Tous les billets publiés par Ronald Georges

À propos de Ronald Georges

Le vin, je suis tombé dedans lors de mon premier voyage en Europe, plus exactement en France, la patrie du vin, après mes études universitaires de premier cycle. D’emblée, je me suis mis à mieux goûter cette liqueur divine, et surtout à lire sur le sujet, vaste sujet s’il en est. Après un diplôme de sommellerie-œnologie de l’ITHQ en 2006, je me suis lancé dans la chronique vinicole avec un blogue personnel, les dégustations auprès du grand public, la consultation en services de cave à vin personnelle, en plus de lancer Millésime en 2011. Pour moi, le vin est synonyme de partage d’une bonne bouteille avec les êtres chers, mais aussi de partage d’informations, de culture et de passion.

Le Domaine des Météores après le gel du 18 septembre 2014. Les filets qui protègent le vignoble sont encore au sol. Photo : Domaine des Météores

Le Domaine des Météores après le gel du 18 septembre 2014. Photo : Domaine des Météores

Faire de la viticulture au Québec et au Canada, dans des climats nordiques, relève du courage, et exige des nerfs solides et, parfois, une bonne once de folie.

C’est ce qu’a constaté André Cellard, propriétaire avec Chantal Ippersiel du Domaine des Météores à Ripon, en Outaouais.

La nuit du 18 au 19 septembre, un gel terrible a presque anéanti ce vignoble en culture biologique. À – 4 °C, la photosynthèse dans les plants s’est arrêtée. Impossible donc que la maturation nécessaire au développement sain des raisins se poursuive. « Il a fait – 4 °C pendant 5 à 6 heures. La feuille s’est cassée en deux », raconte André Cellard, qui a constaté les dégâts 12 à 24 heures plus tard.
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Le vigneron Rene Pedebernade, 85 ans, dans ses vignes de Sarragachies dans le Gers en 2012. Photo : Éric Cabanis/AFP/Getty Images

Le vigneron Rene Pedebernade, 85 ans, dans ses vignes de Sarragachies dans le Gers en 2012. Photo : Éric Cabanis/AFP/Getty Images

Une coopérative de vignerons du Plaimont a peut-être trouvé la solution aux problèmes que les changements climatiques provoquent sur les vins : planter de vieux cépages, notamment du pedebernade 5.

En 2002, la Cave de PlaiMont a planté une sélection de cépages historiques qui ont survécu au terrible phylloxéra de 1876. Les recherches portent sur 39 cépages, dont 12 sont complètement inconnus, dont le pedebernade 5. Pedebernade est le nom du propriétaire du vignoble qui produisait ce cépage.

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Photo : Felton Road

Photo : Felton Road

Au printemps dernier, Blair Walter, le vigneron (les anglophones préfèrent le terme plus précis de winemaker) du domaine néo-zélandais Felton Road, était au Québec pour mieux faire connaître les chardonnays et les pinots noirs de la maison.

Le domaine est relativement jeune, les terres ayant été acquises en 1991. Les 32 hectares de vignes, sur les 40, ont été plantés en 1992. M. Walter s’est joint à Felton Road en 1996 et a lancé le millésime inaugural 1997.

Situé à Bannockburn dans le Central Otago, Felton Road s’est convertie à la culture biologique en 2002 (certification Demeter) et à la biodynamie. Bienvenue aux rangs de phacélias, de sarrasin et de moutarde entre les vignes.

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Faire du vin en temps de guerre en Syrie

Jeudi 9 octobre 2014 à 15 h 33 | | Pour me joindre

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Sandro Saade du Domaine de Bargylus. Photo : Hussein Malla

Sandro Saade du Domaine de Bargylus. Photo : Hussein Malla

En Syrie et au Liban, les boutiques de vin, largement dirigées par des chrétiens, ont encore pignon sur rue, malgré des décennies de troubles et l’interdiction de production et de consommation par l’islam.

Cependant, les choses sont devenues moins faciles depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011 et la montée de groupes islamiques extrémistes.

En Syrie, la famille chrétienne grecque orthodoxe Saadé, du Domaine de Bargylus, produit du vin pour affaires, mais surtout pour affirmer son identité, ses racines dans une région de plus en plus hostile aux chrétiens et aux autres minorités.

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Le prince Robert du Luxembourg et Laurent Chavier devant le Château Haut-Brion. Photo : Château Haut-Brion

Le prince Robert du Luxembourg et Laurent Chavier devant le Château Haut-Brion. Photo : Château Haut-Brion

La plus vieille mention écrite du légendaire Château Haut-Brion remonte à 1521.

En mai 2013, le Domaine Clarence Dillon a lancé un défi aux amateurs de vin : découvrir une mention écrite du fameux château avant celle de 1660, contenue dans le livre de cave du roi Charles II d’Angleterre.

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De superbes vins d’Espagne

Jeudi 2 octobre 2014 à 15 h 49 | | Pour me joindre

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La réception de la vendange au vignoble de la famille Sanchez dans l’île de La Palma. Photo : Desiree Martin/AFP/Getty Images

La réception de la vendange au vignoble de la famille Sanchez dans l’île de La Palma. Photo : Desiree Martin/AFP/Getty Images

En mars dernier, pour la première fois en 25 ans, la SAQ avait lancé une opération de vente sur des vins espagnols et portugais. L’offre portait sur 88 vins de la péninsule ibérique, dont 67 espagnols et 21 portugais.

Dans le nouvel arrivage Cellier des 2 et 16 octobre, on revient avec des vins de ces deux pays. Je constate que le choix est relevé, à des prix très corrects, pour la plupart, bien sûr.

Au Québec, les ventes de vins espagnols et portugais ne cessent de croître depuis 2011. Selon des chiffres fournis par la SAQ, la croissance en valeur des vins courants espagnols a crû de 7 % entre 2011-2012 et 2012-2013. La croissance des vins de spécialités est légèrement plus accentuée, soit de 9 %. Pour les années 2012-2013 à 2013-2014, la hausse est de 12 % pour les vins courants, et de 19 %, pour les vins de spécialités.

En ce qui concerne le Portugal, les chiffres sont différents. On remarque une hausse de 10 % des produits courants en 2012-2013 par rapport à 2011-2012, et de 22 % l’année suivante. En vin de spécialités par contre, une forte hausse est survenue la première année (18 %), suivie d’une hausse moins marquée (13 %) en 2013-2014.

Voici mes coups de cœur de la sélection offerte le 2 octobre. Ce ne sont que des vins d’Espagne. Quelques vins d’autres pays se sont aussi glissés dans ces nouveautés, dont un blanc d’Afrique du Sud aujourd’hui.

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Les vendanges d’une parcelle de merlot au Château Fieuzal à Pessac-Léognan. Photo : AFP Photo/Nicolas Tucat

Les vendanges d’une parcelle de merlot au Château Fieuzal à Pessac-Léognan. Photo : AFP Photo/Nicolas Tucat

Comment sera le millésime 2014 à Bordeaux? Après un été maussade, frais et humide, l’automne ensoleillé semble rassurer les vignerons.

Ceux-ci croient que le millésime sera de qualité grâce au retour de la chaleur en août et en septembre.

En blanc, l’équilibre entre sucre et acidité du raisin est impressionnant, selon l’œnologue et directeur de l’Institut des sciences de la vigne et du vin, Denis Dubourdieu, qui compare même la récolte à l’équilibre des raisins blancs sancerrois et bourguignons.

Pour les cépages rouges, le mois de septembre permettra aux vignerons d’aller chercher la maturité qui leur manquait pour vinifier de beaux vins. Notons que le cabernet-sauvignon nécessite une bonne maturité pour être digeste. Certains vignerons croient qu’il devra être vendangé à la mi-octobre.

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Photo : Radio-CanadaRonald Georges

Photo : Radio-CanadaRonald Georges

Après les quatre vins qu’il a lancés l’an dernier, suivis de deux autres au printemps, François Chartier lance aujourd’hui des vins qui seront en vente en épicerie, au IGA.

Fruit d’un partenariat entre IGA et La Maison des Futailles, les vins, un blanc et deux rouges, ont été créés eux aussi avec l’œnologue bordelais Pascal Chatonnet.

Les deux partenaires ont sélectionné les vins dans les cuvées (jusqu’à 150) disponibles chez plusieurs vignerons, qu’ils connaissaient ou non. « Je ne voulais pas nécessairement faire affaire avec des amis », explique François Chartier, qui a ainsi découvert de nouveaux domaines viticoles.

Encore une fois, François Chartier poursuit dans la même veine, afin de « devenir un genre de nouveau négociant, qui élabore des vins selon les pistes aromatiques des aliments ». D’où l’intérêt d’un supermarché : « La compagnie (IGA) voulait des vins créés pour la table. Je n’aurais pas fait le contraire. Les gens m’auraient attendu avec une brique et un fanal si j’avais sorti des vins en épicerie en premier. »

Comment sont-ils? Voici la réponse.

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Photo : Champagne Tribaut Schloesser

Photo : Champagne Tribaut Schloesser

Le champagne coûte atrocement cher au Canada. Nous en achetons cependant en quantité appréciable pour le temps des Fêtes, bon an mal an.

La Société des alcools du Québec vient (enfin!) de mettre sur le marché quatre champagnes sous les 40 $ Ils seront en magasin jeudi.

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Anthony Carone dans son vignoble. Photo : Radio-Canada/Ronald Georges

Photo : Radio-Canada/Ronald Georges

C’est en 1995 que le vignoble Carone est apparu dans le paysage viticole québécois. Le premier millésime a été produit en 2004.

Les parents du copropriétaire, Anthony Carone, sont arrivés d’Italie dans les années 60. Anthony est né ici. Le vignoble était l’idée de ses parents, il y a près de 30 ans. Mais pour survivre, ils cultivaient surtout des légumes.

La propriété compte 20 hectares, mais seulement 8 plantés des cépages cabernet-severnyi, pinot noir, nebbiolo, sangiovese, frontenac, marquette et landal. Carone achète des raisins auprès de 9 fermiers qui exploitent en tout 12 hectares.

Je suis allé visiter le vignoble situé à Lanoraie (il y a cinq autres vignobles dans cette région) et rencontrer ses propriétaires, Anthony Carone et Sarah Hoodspith-Carone, ainsi que Félix-Antoine St-Jean, gestionnaire de compte restauration et SAQ pour le vignoble.

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