Blogue de Ronald Georges

Le vin en 2016

Mardi 29 janvier 2013 à 11 h 43 | | Pour me joindre

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L’édition 2011 de Vinexpo | © Frédéric Demesure/Yann Kerveno

L’exposition est gigantesque. Tous les deux ans depuis 1981, les professionnels du vin se réunissent à Vinexpo, à Bordeaux, dans un espace de 400 000 pieds carrés. Objectif premier de cette rencontre : faire des affaires. Parce que le vin, c’est aussi ça.

En 2013, l’événement aura du 16 au 20 juin. Mais avant de se rencontrer, il faut se connaître, n’est-ce pas? C’est ce que tente de faire Vinexpo depuis 20 ans, avec des études détaillées sur les perspectives mondiales du vin. En collaboration avec l’IWSR (International Wine & Spirit Research), Vinexpo vient de lancer l’étude Conjoncture mondiale du secteur du vin et des spiritueux et ses perspectives à l’horizon 2016.

Dans l’article de Radio-Canada.ca, « Les Canadiens aiment le vin rouge et de préférence italien », mes collègues expliquent bien comment les Canadiens consommeront du vin.

Mais regardons de plus près la consommation mondiale de vin. En résumé, l’étude prévoit que, entre 2012 et 2016, la consommation de vin augmentera de 5,3 % en volume (par millions de caisses de 9 l). La progression sera surtout spectaculaire en Chine et en Afrique du Sud, où elle augmentera respectivement de 54 % et de 31 %. Et elle diminuera en Europe, une tendance remarquée depuis 2007.

L’étude prévoit aussi une augmentation de la consommation de vin rosé. « Le rosé est à la mode. Il y a eu un effort qualitatif de la part des producteurs », souligne le directeur général de Vinexpo, M. Robert Beynat, qui était de passage au Canada pour présenter l’étude. Sans oublier le vin effervescent, dont la consommation augmentera plus rapidement que le vin rouge entre 2012 et 2016 (8,5 %).

Ainsi, la consommation de vin s’accélérera. Les amateurs boiront plus et sont de plus en plus prêts à payer leur bouteille plus cher. Ce sont de bonnes nouvelles, non?

Et le bio dans tout ça?
Vin biologique par-ci, vin biologique par-là. En France, le vignoble cultivé en agriculture biologique a crû de 28 % entre 2009 et 2010, soit 6 % du vignoble au total. Mais pour Robert Beynat, le vin bio n’existe tout simplement pas. « Tous les vins sont bios, puisque la plante est naturelle », a-t-il répondu lorsque les journalistes présents à sa conférence de presse l’ont interrogé sur l’absence de prévisions concernant les vins biologiques. Pourtant la volonté (politique, parfois) de reconnaissance du vin bio est réelle. Depuis le millésime 2012, les producteurs de vin bio peuvent adhérer à une charte de production de l’Union européenne. En plus, Vinexpo consacrera un espace à « ces produits nouveaux »! (lisez le communiqué ici)

Bref, la production mondiale de raisins issus de la culture biologique et biodynamique est certes minime, mais elle existe.

Un blanc, un rouge
Assyrtico/Athiri/Aidani Atlantis Argyros Santorini, Vin de pays des Cyclades 2011
Code SAQ : 11097477
16,65 $
Le cépage autochtone grec assyrtico domine à 90 % l’assemblage, l’athiri et l’aidani le complétant en parts égales. Un vin rond et ample où règnent les fruits blancs, la craie et une légère pointe salée. Amenez-en, des crustacés!

Pago de Cirsus de Inaki Nunez Navarra 2009
Code SAQ : 11222901
16,75 $
Un vin rouge de tous les jours, facile à boire, qui se démarque par ses saveurs de fruits rouges frais et de vanille. La légère chaleur alcoolique devrait être assouplie par les mets qui l’accompagneront.