Billets publiés en août 2012

Le vin, patrimoine de l’humanité

Jeudi 30 août 2012 à 14 h 37 | | Pour me joindre

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Au cours de mes navigations sur le web, je suis tombé sur cet article intitulé « Archéologie : le premier vin de l’humanité ».

Je résume grossièrement : l’homme a commencé à cultiver la vigne au Néolithique, soit entre 8000 et 4000 ans av. J.-C., en Turquie, en Iran et en Géorgie.

Cette constatation m’a également permis de retrouver un reportage diffusé en 2009. Dans « Chasseurs de crus », de l’émission française Envoyé spécial, le vin est abordé en tant que patrimoine de l’humanité.

Les journalistes ont suivi deux passionnés du vin et de son importance historique. Michel Chasseuil possède la plus belle cave de vins rares au monde. Des vins provenant de plus de 35 pays, dont le plus vieux a 273 ans, composent sa cave, qui est impressionnante et majestueuse.

Claude Gilois est un importateur de vins rares. D’Yalta, en Ukraine, au Japon, il est constamment à l’affût de vins rares et historiques, question de faire connaître des crus différents des vins français. D’ailleurs, au cours de son séjour au Japon, il a goûté un vin mousseux qui pourrait mener la vie dure à bien des champagnes prestigieux.

Regardez la vidéo ici.

 

Le vin de la semaine
Castillo de Almansa Seleccion Almansa 2007

Code SAQ : 10856179
16,70 $
Une belle bouteille avec des notes de fraises, de poivre, de bleuets et suffisamment de tannins pour accompagner vos viandes grillées saignantes.

L’indispensable carafe à vin

Mardi 28 août 2012 à 15 h 01 | | Pour me joindre

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© iStockphoto/Andrea Zanchi

Dès que l’amateur ouvre régulièrement des bouteilles, le besoin de se procurer une carafe devient pressant.

La carafe n’est pas un simple objet de décoration, loin de là. Certes, son design peut être étourdissant, et le matériau dans lequel elle a été fabriquée (du cristal, par exemple) peut facilement tripler sa valeur (près de 20 $ pour un prix de départ). Mais il n’est pas nécessaire de vous procurer des objets de grand luxe.

© iStockphoto/Sinankocaslan

Mais pourquoi donc la carafe, déjà? Pour aérer le vin, surtout le vin rouge jeune. Prenez une carafe à fond évasé afin que l’oxygène ait tout l’espace nécessaire pour assouplir et arrondir le vin. Aérez-le de 30 à 60 minutes.

Pour les vins vieux, l’opération est plus sensible si des dépôts se sont accumulés au fond de la bouteille. Préférez une carafe plus droite comme celle-ci (photo), qui peut aussi servir pour les vins blancs. Le temps d’aération est aussi plus court.





Les blancs et les champagnes
Justement, faut-il aérer les vins blancs? Et qu’en est-il du champagne? J’aime bien aérer certains vins blancs complexes, comme des rieslings allemands et alsaciens. Pour le champagne, je conseille au mordu qui possède des bouteilles millésimées de les passer en carafe une quinzaine de minutes s’il veut les consommer jeunes. Cette opération est aussi appropriée pour les champagnes vineux et complexes.


L’entretien

Le nettoyage de la carafe est simple : remplissez-la d’eau chaude et secouez-la vigoureusement. Si des tâches apparaissent au fil du temps, utilisez des billes en argent (en vente dans le commerce), du gros sel ou… une pastille pour nettoyer les appareils dentaires! C’est très efficace, je vous le garantis! Laissez la solution agir dans la carafe pendant une heure, puis rincez-la convenablement.

Pour faire sécher la carafe, j’aime beaucoup le sèche-carafe (à près de 20 $), qui consiste en une tige posée sur une base stable. Vous n’avez qu’à mettre la carafe à l’envers et la laisser égoutter toute la nuit.


En carafe pendant 15 minutes
Les Vignes de Bila-Haut Côtes du Roussillon Villages 2010

Code SAQ : 11314970
16,35 $
Les arômes d’épices, de fruits noirs, de vanille seront réveillés par ce passage en carafe, qui assouplira en même temps les tannins du vin. Un très beau rapport qualité-prix signé du producteur rhodanien Chapoutier.

© Alexis Brault

Traditionnellement, l’escalope parmigiana se cuisine avec du veau, mais avec du porc du Québec, c’est tout aussi bon et surtout, c’est beaucoup moins cher!

Pour 4 personnes

4 escalopes de porc tapées d’environ 125 g chacune
250 ml (1 tasse) de farine
2 œufs battus
250 ml (1 tasse) de chapelure
De l’huile d’olive pour la cuisson
250 ml (1 tasse) de passata (tomates broyées) ou de sauce tomate
150 g (1/3 de lb) de fromage provolone tranché
50 ml (5 cuillères à soupe) de fromage parmigiano frais râpé
Sel, poivre au goût

Paner chaque escalope en la trempant d’abord dans la farine, ensuite dans les œufs, puis dans la chapelure. Saler et poivrer.
Dans un poêlon à feu moyen avec de l’huile, cuire les escalopes panées de chaque côté environ 2 minutes ou jusqu’à ce que la chapelure soit dorée.
Les déposer dans un plat allant au four et napper avec la passata ou la sauce tomate, les tranches de fromage et le parmigiano.
Gratiner au four à gril environ 3 minutes et servir avec ses pâtes favorites.


L’accord vin
Negroamaro Tenute del Sole Salento 2008

Code SAQ : 11253960
15,35 $
Un vin des Pouilles (dans le talon italien), plus exactement de l’IGT Salento. À l’origine, les vins de Salento étaient puissants et mélangés aux cuvées plus faibles du nord de l’Italie. Aujourd’hui, ces vins sont plus frais et la région mise sur la qualité plutôt que la quantité. Ce vin du cépage negroamaro est peu boisé avec des arômes de cerises et de fleurs rouges.


Bob le Chef était à l’émission Pénélope pour présenter une de ses recettes.


La location de cave à vin

Mardi 21 août 2012 à 16 h 21 | | Pour me joindre

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Une cave en location à la SAQ. | © Radio-Canada/Ronald Georges

Dans mon précédent billet, je vous ai parlé de la construction d’une cave à vin à la maison. Mais que faire si l’espace manque? C’est là que la location d’espaces de cave s’avère une solution acceptable.



À la
SAQ
Les caves à vin de la SAQ sont sous son siège social, ainsi que sous les succursales de L’Île-des-Sœurs et d’Outremont. Les celliers sont d’une capacité de 400 à 4000 bouteilles, m’informe Renaud Dugas, agent d’information à la SAQ. La température se situe entre 12 et 14 °C, et l’humidité est de 50 %.

Les locataires ont accès en tout temps à leur casier grâce à une carte magnétique et à une clé individuelle.

Le tarif de location est calculé par bouteille, soit actuellement 2,30 $ par année, plus les taxes.

Problème : moins de cinq celliers sont actuellement disponibles… Solution : louer votre espace ailleurs.


Dans ma Cave à Vin
« Je considère les vins comme mes bébés », déclare Éric Lacasse à propos de la sécurité de ses caves. Durant les inondations du 26 mai à Montréal, le propriétaire de l’entreprise Dans ma Cave à Vin pouvait observer à distance l’état de ses installations. « Tous les espaces sont à trois pouces du sol », dit celui qui a aussi une cave à Sainte-Thérèse, sur la Rive-Nord, dans la région de Montréal.

Lorsque je l’ai rencontré au début de l’été, sa cave du Vieux-Montréal était encore en développement. Éric Lacasse offre des miniespaces de 35 bouteilles (7 $ par mois). Vous voyez grand? Il adaptera l’espace selon votre demande.

La sécurité des lieux est assurée par des caméras de surveillance reliées par ordinateur. « Chaque fois qu’un client entre dans l’une des caves à vin, je suis averti par téléphone cellulaire », explique Éric Lacasse.

La température est stable, entre 11,5 à 12,5 °C entre le haut et le bas du casier, ajoute-t-il. Lors de ma visite, l’humidité se situait à 76 %. « D’habitude, elle est entre 65 et 75 %. L’été, ça peut monter à 85 à 90 %. C’est là que le bois fait son travail. Il absorbe énormément l’humidité », raconte-t-il à propos de ses casiers en pin.

En tout, Éric Lacasse a entre 150 et 160 clients dans ses deux caves; certains d’entre eux vivent la majeure partie du temps à Moscou, en Polynésie française et aux États-Unis.


La Cave St-Jacques
À Montréal, Cave St-Jacques offre aussi la location de casiers à vin. Le sommelier Adrien Rodriguez gère ce service qui existe depuis près de deux ans.

Cave St-Jacques conserve les vins de 30 à 40 clients qui ont le choix de caves de 144 bouteilles (26 $ par mois), de 252 bouteilles (42 $ par mois) et de 288 bouteilles (48 $ par mois).

Celles-ci sont accessibles de 7 h à 22 h tous les jours par puce électronique, « qui permettent de savoir qui entre dans la cave », précise Adrien Rodriguez.

Le système de climatisation est fabriqué au Québec. « Ce sont des évaporateurs par gravité qui utilisent comme force de rotation d’air la gravité. L’air froid naturellement descend, l’air chaud monte. Il fait circuler l’air. »

Les murs sont isolés de polyuréthane, recouvert de béton giclé. Les tuyaux et les condensateurs sont isolés dans d’autres pièces, loin des casiers. Les lumières ne chauffent pas l’espace puisque ce sont des diodes électroluminescentes.

Le système de température est numérique. Il indiquait 13 °C lors de mon passage, et une humidité entre 70 et 80 %.

« Les casiers de 36 bouteilles ont été faits sur mesure pour notre cave. Tous les casiers sont bien ventilés, même sur le dessus. L’air circule constamment », termine Adrien Rodriguez.

Construire une cave à vin

Jeudi 16 août 2012 à 15 h 45 | | Pour me joindre

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Des étagères pour des caves à vin plus classiques. | © Radio-Canada/Ronald Georges

Comment se construit une cave à vin? Quels sont les critères pour conserver les bouteilles? Combien ça coûte? Quels matériaux privilégier?

Ces questions doivent inévitablement trotter dans le ciboulot de l’amateur de vins avant qu’il ne consulte les professionnels en la matière. Faisons le tour de cette question avec deux professionnels, Marc-Alain Lesage, de 12° en cave, et Éloïse Michaud, de la boutique Aux plaisirs de Bacchus.


Un espace

En premier lieu, il faut déterminer où la cave sera installée. Traditionnellement, on la place au sous-sol, orientée vers le nord, indique Marc-Alain Lesage.

En deuxième lieu, un entrepreneur général peut facilement construire l’espace, en favorisant le gypse de salle de bain comme matériel de revêtement intérieur. Pour l’isolation, Marc-Alain Lesage recommande la mousse de polystyrène rigide ou l’uréthane, au lieu de la laine (qui peut se condenser).


Le compresseur

Le choix du compresseur, la machine qui contrôle la température (entre 11 et 14 °C) et l’humidité (50 %) de la cave, dépend de la superficie de la pièce. Le compresseur monobloc se fixe dans un des murs intérieurs de la cave. Comptez entre 600 et 2000 $ pour cette machine.

Vous pouvez aussi opter pour un compresseur à air forcé, qui se place dans ou à l’extérieur de la cave. Mais sortez plus de sous de vos poches, car son prix se situe entre 1500 et 5000 $.

Enfin, un compresseur hybride, soit un évaporateur au plafond lié à un condensateur situé ailleurs (garage, salle mécanique, extérieur) se détaille au moins à 3000 $.


Des étagères au prix abordable et faciles à monter soi-même. | © Radio-Canada/Ronald Georges

Les casiers
Pour les casiers qui accueilleront vos bouteilles, Marc-Alain Lesage privilégie l’acajou, le noyer, le séquoia, soit des bois durs qui résisteront à l’humidité, « naturels et sans teinture si possible ». Selon Éloïse Michaud, les casiers en séquoia sont les moins chers. Elle privilégie aussi ceux en okoumé et en acajou, et ce, avec des teintes différentes : « tant que le bois est bien scellé après, il n’y a pas de problème en ce qui concerne les odeurs », dit-elle. Olivier Grenier, conseiller au magasin spécialisé en bois Langevin & Forest, privilégie aussi l’acajou et l’okoumé.

« On peut faire soit des modules très simples pas chers qu’on assemble soi-même à la maison et qui maximisent l’espace, ou on peut faire des modèles un peu plus haut de gamme. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir une finition extraordinaire si on ne montre pas la cave », explique Éloïse Michaud.

Vous n’aimez pas le bois? Prenez des casiers en métal ou en pierre.

 

Une étagère plus appropriée pour les caves en verre, installées au centre des pièces du rez-de-chaussée. | © Radio-Canada/Ronald Georges


Une tendance
Marc-Alain Lesage, de 12° en cave, a remarqué l’émergence depuis quelques années d’une nouvelle tendance : l’amateur monte sa cave au rez-de-chaussée de sa maison. Dans sa cave en murs de verre (deux ou trois, il exhibe ainsi fièrement ses bouteilles dans sa cuisine ou dans sa salle à manger. Les verres sont traités contre les rayons ultraviolets. Défaut : la qualité d’isolation étant plus basse; il faut donc un compresseur plus puissant.

Oui, une cave coûte cher, mais Marc-Alain Lesage propose une solution pour les budgets limités et pour les petits espaces : installez un petit compresseur à 500 $ et fermez la pièce avec une porte en acier en vente dans toute quincaillerie. Le tour est joué!


Quoi mettre dans la cave?

Pour commencer à remplir votre cave, je vous propose un vin blanc et un rouge en deux scénarios : celui du budget modeste et celui de l’amateur plus fortuné.

Le budget modeste
Domaine Henry Pellé Morogues Clos les Blanchais Menetou-Salon 2010

Code SAQ : 00872572
26,25 $
Un vin blanc de la Loire où émane de la poire et des agrumes. Son acidité élevée garantit une garde de cinq ans en moyenne.


Sela Rioja 2009

Code SAQ : 11693375
27,90 $
Un rouge espagnol où le bois, les fruits noirs (le cassis), la vanille et les épices règnent. Très jeune, attendez-le donc au moins six ans.

Le budget élevé
Nelin Clos Mogadors Priorat 2008

Code SAQ : 11680558
54 $
Un vin blanc de repas avec des arômes complexes de poire, de fruits blancs et une finale saline.

Guigal Hermitage rouge 2005
Code SAQ : 10220875
77,75 $
Soyez patients (au moins 10 ans) avec ce rouge du Rhône, marqué par le poivre blanc, les fruits noirs et une importante masse tannins qui s’assagira avec la garde.

Le Festival des vins de Terrebonne

Mardi 14 août 2012 à 14 h 47 | | Pour me joindre

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Photo : Festival des vins de Terrebonne

Dimanche, je suis allé au 16e Festival des vins de Terrebonne.

C’est au site historique des vieux moulins, dans le décor enchanteur du Vieux-Terrebonne près de la rivière des Mille-Îles, qu’une trentaine d’agences de vins et une dizaine de producteurs de vins, de cidres et de spiritueux québécois faisaient goûter leurs produits.

La foule, nombreuse, se composait de gens de tous les âges et de jeunes familles avec leurs tout-petits.

Voici un panorama des vins qui m’ont plu.
Depuis 200 ans, la maison Chapoutier élabore de grands crus dans la vallée du Rhône. Depuis quelques années, elle a mis la main sur des vignobles en Australie, mais aussi en Roussillon et en Provence.

La Ciboise Chapoutier Lubéron 2010
Code SAQ : 11374382
14,35 $
Ici, les cépages grenache et syrah sont vinifiés en grappes entières (macération carbonique) comme dans le Beaujolais. Un vin où la fraise et le poivre dominent, pour un résultat joufflu et savoureux.

Les Vignes de Bila-Haut Côtes du Roussillon Villages 2010
Code SAQ : 11314970
16,35 $
Ici, les épices, les fruits noirs et la vanille enrichissent ce vin qui offre un très beau rapport qualité-prix.

 

Carone cabernet severnyi Venice 2010 (le 2008 se détaille 24,60 $ à la SAQ, code 11004488)
Le nez de ce vin québécois s’ouvre sur des fruits rouges. La bouche, tannique, suit ces mêmes arômes, mais laisse cependant une légère verdeur en finale. Un bon vin rouge d’un producteur de Lanoraie, mais un peu cher.

Un vin australien des plus intéressants…
Petit Verdot Pirramimma McLaren Vale 2008

Code SAQ : 10829120
27,95 $
Composé entièrement du cépage bordelais petit verdot, ce vin respirait les noyaux de fruits noirs et la torréfaction.
 

Crognolo Toscana i.g.t. 2009
Code SAQ : 10297039
31 $
Un vin italien (cher lui aussi) avec des fruits rouges, du tabac et des fruits confits en finale.


Vinkara Quattro Beyaz 2011 (en vente à la SAQ à la fin 2012)

De Turquie, un vin blanc composé des cépages narince (à 80 %), chardonnay et riesling. En bouche, il est salé, minéral, citronné et amer.

Depuis plusieurs années, il faut compter le Festival des vins de Terrebonne parmi les plus importants au Québec. Ça ne peut que continuer pour les prochains rendez-vous.

Un bourgogne avec des fusilli

Jeudi 9 août 2012 à 16 h 11 | | Pour me joindre

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© iStockphoto/Robert Linton

Pour sa recette de la semaine, Bob le Chef a encore une fois pensé à votre volonté de manger santé et léger cet été.

Fusilli au saumon fumé et à la ricotta
Pour 4 personnes

200 ml de fromage ricotta
50 ml d’aneth ciselé
75 ml d’huile d’olive
1 gousse d’ail haché
½ échalote grise ciselée
250 ml de poireaux ciselés
1 poivron rouge coupé en lanières
100 ml de vin blanc
750 ml de fusilli préalablement cuits
Une vingtaine de feuilles d’épinards
200 g de saumon fumé coupé en lanières
Sel et poivre au goût
Le zeste d’un citron

Dans un bol, mélanger le fromage ricotta et l’aneth, puis réserver.
Dans un poêlon à feu moyen avec l’huile, faire suer l’ail, l’échalote et le poireau.
Ajouter le poivron et poursuivre la cuisson 1 minute.
Déglacer avec le vin blanc.
Incorporer le mélange de fromage et d’aneth dans le poêlon.
Une fois le fromage fondu, ajouter les pâtes, les épinards et le saumon fumé.
Assaisonner et garnir avec le zeste de citron.



Le vin suggéré
Pouilly-Fuissé Terroir de Pouilly Les Combes Verget v.v. 2009

Code SAQ : 11479571
39,50 $
Ce vin de Jean-Marie Guffens, un Belge installé en Bourgogne, est d’une qualité exceptionnelle. Les arômes, légers, de beurre, le citron, la vive acidité et la longue finale sauront s’harmoniser avec cette recette de pâtes. Je l’ai également essayé avec des roulés au poisson fumé et à la coriandre.


Le Festival des vins de Terrebonne
À partir de vendredi a lieu le Festival des vins de Terrebonne. Et ce n’est pas rien, puisque l’événement en est à sa 16e édition.

Une trentaine d’agences de vins, une dizaine de producteurs de vins, de cidres et de spiritueux québécois et des commerçants en gastronomie et en accessoires du vin seront à l’événement.

J’y vais dimanche. Au plaisir de vous croiser et de déguster les vins des producteurs qui seront présents.

Le soufre, ami ou ennemi du vin?

Mardi 7 août 2012 à 14 h 06 | | Pour me joindre

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Un ouvrier mélange le dioxyde de soufre qu’il vient d’ajouter au moût du vin rosé. | © AFP/Patrick Valasseris

Présent naturellement dans le vin, le soufre lui permet de conserver ses propriétés. Il empêche son oxydation et le développement de microbes.

Ajouté en trop grande quantité, le soufre donne mal à la tête – le fameux mal de bloc. Vous êtes intolérant au vin blanc (ou aux vins liquoreux)? Le soufre en est peut-être la cause, puisqu’il y est plus présent.

Les quantités de soufre sont plus faibles dans les vins issus de la culture biologique. Certains vignerons n’en ajoutent pas, mais il y a des risques pour le vin : un vieillissement précoce (oxydation) et une instabilité, ce qui rend difficiles son transport et son exportation.


Une expérience
Le sujet du soufre m’a amené à une expérience, que j’ai tentée avec le concours de Loron et Fils, une maison de négoce de vin du Beaujolais et du Mâconnais.

Durant la semaine du 11 juin, j’ai reçu de France trois vins, vinifiés sans ajout de soufre – ceux-ci ne sont pas en vente au Canada. Je les ai dégustés après quelques semaines, soit les 18 et 19 juillet, le temps qu’ils « reprennent leurs esprits » après le transport par avion.


Maison Loron Virée-Clessé AOC 2011

Ce vin se présentait sous une robe jaune d’or assez soutenu avec des reflets verdâtres. Le nez, distingué, était net avec des odeurs de fruits frais, de fleurs blanches et d’épices. En bouche, les épices (graines de carvi) et la crème de citron étaient entourées d’agrumes amers et d’un peu de vanille. Un vin en grande forme, qui serait excellent avec des asperges cuites simplement.

J’ai laissé un fonds de vin dans un verre toute la nuit sur mon bureau. Le lendemain, à 9 h, il sentait encore les fruits, mais confits, sucrés. Et, 24 heures plus tard, le vin de la bouteille conservée au réfrigérateur était encore en forme, parfaitement aromatique. Enfin, quatre jours plus tard, il restait encore du fruit au nez.

Anecdote : ma collègue Marie-Christine ne boit pas de vin blanc, vu qu’elle souffre (!) du fameux mal de tête causé par le soufre ajouté. Je lui ai offert un verre de ce chardonnay, et elle n’en a eu aucun effet désagréable.


Maison Loron Beaujolais Clos des Vieux marronniers 2011

Dégusté à 16 °C, ce beaujolais présentait un nez peu aromatique de fruits rouges et de fraises. En bouche, aux arômes de fraises s’ajoutaient ceux des cerises, des griottes et des épices. Un vin acide, peu tannique et équilibré avec une finale florale. Très bon. À 18 °C, il est devenu plus tannique, plus fruité, plus rond. Là encore, je l’ai dégusté le lendemain. Verdict? Le vin était complètement décharné, sans fruit.


Maison Loron Château de la Pierre Régnié 2009

À 16 °C, ce cru du Beaujolais sentait les œufs pourris avant aération. Après quelques minutes d’aération, la mauvaise odeur s’est estompée légèrement pour laisser la place à un parfum de fruits rouges confits. En bouche, fruits noirs, viande fumée et poivre noir se mêlaient dans une masse acide et tannique. Un vin complexe qui gagnerait à vieillir encore afin qu’il digère mieux son alcool. Dégusté à 20 °C, il était plus rond, plus complexe et plus épicé. Je propose ce vin avec des fromages d’été, comme un comté et un beaufort. Encore une fois, je l’ai dégusté le lendemain, mais la nuit ne lui a pas porté conseil…

Le résultat de l’expérience : ces vins sans soufre ajouté ont bien supporté le transport par avion. D’un point de vue gustatif, ils étaient tous les trois de qualité plus que satisfaisante. N’oubliez pas que depuis 2009, le Beaujolais produit des vins dont la qualité est assez impressionnante. Avec une récolte et une vinification soignée, les vignerons créent des vins dotés d’une solide structure pour traverser le temps.

Un vin turc pour le barbecue

Mercredi 1 août 2012 à 11 h 00 | | Pour me joindre

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Un vignoble du producteur turc Doluca. | Photo : Wines of Turkey

Située entre l’Europe et l’Asie, entourée des mers Méditerranée, Égée et Noire, la Turquie produit du vin, et ce, depuis des temps immémoriaux, soit la période néolithique.

La vigne foisonne en Turquie, qui est tout de même le quatrième producteur de raisin au monde. Mais nous parlons ici de raisins de table, bien sûr. Pour le vin, la Turquie ne se trouve qu’en 36e position sur l’échiquier de la viticulture mondiale. « Seulement 3 % de la production est vinifiée pour produire 90 millions de bouteilles par an », selon le site Vitisphère.

Les autorités turques ont séparé la production en sept territoires. En matière de cépages, le pays porte principalement ses espoirs sur 13 cépages. Les cépages autochtones bogazhere et öküzgözü côtoient les cépages internationaux comme le cabernet-sauvignon et le chardonnay.


J’ai goûté à :
Kocabag Kapadokya 2011

Code SAQ : 10703754
13 $
Cette compagnie produit du vin depuis le millésime 1986. Sur 35 hectares, Kocabag cultive les cépages autochtones öküzgözü, bogazkere, narince et emir. Ce vin est un mélange de quelques-uns de ces cépages.

La bouteille, ouverte depuis une trentaine de minutes, offrait un nez de fruits frais écrasés, un mélange de fruits rouges si vous voulez. Après quelques minutes d’aération dans le verre, des odeurs d’épices, de bacon et de viande sont apparues.

En bouche, le vin laisse une impression de fumée, entouré de tannins et d’une acidité suffisante. Un vin bien équilibré malgré ses 14 % d’alcool par volume. Un vin tout indiqué avec des saucisses sur le barbecue, la pizza à la viande et le poulet grillé.

Notez que les vins turcs sont rares. Seul celui-ci est en vente à la SAQ, et la LCBO n’en vend aucun.