Billets publiés en novembre 2011

Jean-Marie Bourgeois | © Radio-Canada/Ronald Georges

Lors de la Grande dégustation de Montréal, en octobre dernier, j’ai eu la chance de discuter pendant quelques minutes avec Jean-Marie Bourgeois, le président du Domaine Henri Bourgeois.

« On apporte du vin? » m’a-t-il demandé avant de quitter sa table de dégustation. Sa cuvée Jadis, un Sancerre blanc, remplissait les deux verres. « Ce vin est produit dans la côte historique des Monts-Damnés. Nos ancêtres disaient que cet endroit était damné, que c’était le diable d’aller travailler sur un coteau aussi difficile. Celui-là a une histoire de plus de 1000 ans », m’a expliqué le vigneron de Sancerre, dans la vallée de la Loire.

Dans sa maison de vin, la vinification se fait à l’ancienne, dans des barriques âgées de trois à cinq ans, avec bâtonnage (pour les blancs). « On laisse reposer le vin, on le met en bouteille en fonction des lunes. Il n’y a pas de collage, pas de filtration. » Notez que le domaine ne produit que des sauvignons et des pinots noirs.

À cheval entre le Nouveau et le Vieux Monde
Voyageur d’affaires, Jean-Marie Bourgeois a toujours aimé déguster des vins étrangers. « Je ne suis pas un bon Français. Un bon Français doit être chauvin et affirmer qu’il n’y a que le vin français qui est bon. J’estime qu’un vigneron, qu’il soit en Californie, au Chili ou en Nouvelle-Zélande, dès l’instant qu’il fait son vin avec du cœur, de la sueur et beaucoup d’amour, on doit le respecter. »

C’est pourquoi il a cherché pendant une douzaine d’années la terre parfaite pour produire les meilleurs sauvignons blancs et pinots noirs. « Nous sommes allés, il y a 10 ans, en Nouvelle-Zélande et j’ai vraiment eu un coup de foudre. Cette année, on a eu la récompense suprême : remporter la palme du meilleur sauvignon du monde lors de la deuxième édition du Concours mondial du sauvignon 2011, à Bordeaux! »

Le site Internet des vins Henri Bourgeois

Château le Puy, le vin de Dieu

Mercredi 30 novembre 2011 à 15 h 00 | | Pour me joindre

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Jean-Pierre Amoreau | © Radio-Canada/Ronald Georges

Les grands Bordeaux, c’est bon, mais c’est cher. Solution : acheter des appellations plus confidentielles, entre autres les Côtes-de-Francs où est situé le vignoble Château le Puy. Rencontre avec Jean-Pierre Amoreau, patriarche de cette famille de vignerons depuis 13 générations.

Au Château le Puy, les vignes sont cultivées en biodynamie et les vins sans soufre. « Notre façon de faire est traditionnelle. Il y a 90 ans, tout le monde travaillait comme nous. Les molécules de synthèse (engrais) sont arrivées après la Première Guerre mondiale. Mon grand-père n’a pas acheté d’engrais. Il nous a rendu service, car on a continué la culture traditionnelle », explique Jean-Pierre Amoreau.

Une philosophie
« Faire notre vin et transmettre du bonheur au gens par notre vin », tel est l’objectif premier de la famille Amoreau. « Le vin, c’est la boisson la plus inutile du monde. On peut vivre toute une vie en pleine santé avec de l’eau. Si on prend du vin, c’est pour deux raisons : on ajoute des nutriments et on se donne du bonheur. Si je ne vous donne pas les deux à la fois dans votre verre, je dois changer de métier », pense depuis toujours Jean-Pierre Amoreau.

Jean-Pierre Amoreau peut être fier de son vin, déclaré le vin par excellence du célèbre manga Les gouttes de Dieu (2003). « On en est très fier, mais on reste nous-mêmes, on est des vignerons. »

La dégustation
Dégusté à la Grande dégustation de Montréal, le Bordeaux blanc Château le Puy Marie-Cécile 2009 (48 $). Composé de sémillon, des notes de noix, de noisettes révélaient un caractère oxydatif. Il faut aimer le genre.

Aussi, le Bordeaux rouge Château le Puy Côtes de Francs 2000 cuvée Émilien. Au verre, du cassis, de bois élégant, du kirsch et une acidité suffisante pour lui faire tenir la route encore quelques années. En vente en importation privée.

Le site Internet du Château le Puy

Du vin, rien que du vin

Mercredi 30 novembre 2011 à 12 h 00 | | Pour me joindre

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L'excellent vin mexicain Adobe Guadalupe cuvée Miguel 2004 vino tinto | © Ronald Georges

Il est fruité, acide, tannique s’il est rouge, parfois sucré, autant en blanc qu’en rouge.

Il préfère vivre à l’étroit, dans une bouteille de préférence protégée par un bouchon de liège, mais de plus en plus par un bouchon en plastique, en verre ou en aluminium.

Pour mieux vieillir, il adore l’obscurité, l’humidité, la tranquilité.

Oui, vous avez remarqué que je parle du vin. Et je le ferai régulièrement dans ce blogue de la nouvelle section Alimentation. Sous toutes ses robes.

Qui suis-je pour discuter de vin? Mon intérêt pour le vin est apparu lors d’un premier voyage en France. Et il s’est concrétisé durant ma formation professionnelle en sommellerie à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.

Conseils (les températures de service du vin par exemple), actualité vinicole, accords mets-vins et, bien sûr, suggestions de beaux flacons feront partie de ce blogue.

Je ferai également des portraits de vignerons, de sommeliers, de gens du métier.

L’aventure commence, levons notre verre bien haut!