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Carte du métro de Trois-Rivières

Dimanche 31 mars 2013 à 0 h 00 | | Pour me joindre

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Et si Montréal n’était pas la seule ville au Québec à posséder un métro? Nous nous sommes demandé à quoi pourrait ressembler le réseau du métro de Trois-Rivières s’il voyait le jour.

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Selon les nombreuses personnes consultées, ce métro pourrait être constitué de quatre lignes, dont deux se croiseraient au Platon, cette appellation du Vieux-Trois-Rivières qui remonte au temps de Laviolette.

Nous avons poussé l’exercice plus loin en demandant à des étudiants en génie civil de l’Université Laval de commenter ces cartes, afin de savoir s’il serait possible de construire un métro à Trois-Rivières.

Voici la réponse de Jean-Christophe Lemelin.

Trois-Rivières est la ville la plus importante de Mauricie. Les fusions municipales de 2002 ont permis d’augmenter sa superficie de même que sa population en incorporant quelques municipalités adjacentes. La densité de population à Trois-Rivières est de 455 habitants/km², étalée sur une superficie relativement grande (près de 290 km²). Selon les premières esquisses, les stations de Métro seraient très espacées, ce qui ne favorisera pas l’accessibilité à ce service pour la population ne se trouvant pas près de ces stations.

Aperçu géologique

La ville de Trois-Rivières se situe dans la province géologique des Basses-Terres-du-Saint-Laurent, juste au sud de la province du Grenville. Les sols sont essentiellement des dépôts quaternaires d’origine marine ou fluvio-glaciaire, de type pulvérulent (sables, silts) ou cohérent (argile). Ces dépôts présentent des épaisseurs localement considérables. La nappe phréatique se trouve à des profondeurs variables. Lors de la construction des lignes de métro et des stations, une nappe phréatique élevée et près de la surface dans des matériaux granulaires risque de causer des problèmes pour les excavations. Les coûts pour le rabattement de la nappe phréatique sur de grandes distances et à des profondeurs importantes pourraient grimper rapidement. L’utilisation d’une technique de pompage par pointes filtrantes à grande échelle pourrait être requise.

Les défis géologiques

La topographie de la ville de Trois-Rivières est caractérisée par la présence d’un bas plateau près du fleuve (altitude ≈ 0 mètre), puis d’une augmentation graduelle de l’altitude vers le nord (≈ 75 mètres à son point le plus haut).

La rivière Saint-Maurice traverse la ville à l’est et le fleuve Saint-Laurent borde le sud de la ville. Pour le métro proposé, on devra prévoir deux traversées sous-marines: la première est prévue sous le Saint-Laurent, en direction de Bécancour, tandis que la seconde est planifiée sous la rivière Saint-Maurice.

Les travaux de construction en tunnel associés à ces traversées sont de grande envergure, complexes, coûteux et très difficiles d’exécution. Ce type de travaux en milieu fluvial pose également des défis significatifs sur le plan environnemental.

Viabilité

Le plan proposé pour les lignes de métro, comme pour tout métro, favorise le centre-ville, où il y a beaucoup de commerces et de bureaux. Par contre, ce n’est qu’une infime partie de la population d’une ville de moyenne envergure qui doit se rendre à cet endroit pour le travail. Les quartiers industriels se trouvant en périphérie, où travaillent des milliers de personnes, ne seraient pas desservis par ce métro.

Afin de résoudre ce problème, le système d’autobus déjà établi semble la meilleure option à conserver ou à améliorer pour l’accessibilité au plus grand nombre de passagers au transport en commun à Trois-Rivières.

Carte du métro de Rimouski

Samedi 30 mars 2013 à 6 h 00 | | Pour me joindre

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Et si Montréal n’était pas la seule ville au Québec à posséder un métro? Nous nous sommes demandé à quoi pourrait ressembler le réseau du métro de la ville de Rimouski s’il voyait le jour.

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Selon les nombreuses personnes consultées, s’il y avait un métro, il suivrait la route 132, ou boulevard aux cinq noms, et aurait des ramifications à partir de la place des Anciens-Combattants.

Nous avons poussé l’exercice plus loin en demandant à des étudiants en génie civil de l’Université Laval de commenter ces cartes afin de savoir s’il serait possible de construire un métro à Rimouski.

Voici la réponse de Jessie Duguay-Blanchette et de Jordan Yamine.

Rimouski a une densité de population de 140 habitants/km2, soit une population de 46 860 personnes sur un territoire de 335,33 km2. En 2002, la ville a fusionné avec les municipalités proches d’elle, Rimouski-Est, Pointe-au-Père, Saint-Odile, Saint-Blandine et Mont-Lebel. La municipalité du Bic s’est jointe aux villes fusionnées en 2009. Rimouski connaît une expansion démographique depuis plusieurs années. La possibilité de desservir les municipalités éloignées du centre-ville rend donc l’idée de la construction d’un métro potentiellement attrayante.

Les défis géologiques

La ville de Rimouski se situe dans la province géologique des Appalaches. Son socle rocheux est constitué d’un mélange de roches sédimentaires et volcaniques très plissé et parfois faillé. Il est peu profond, ce qui constitue un avantage pour la construction d’un métro. Des dépôts postglaciaires constitués d’argile silteuse ou de sable et de gravier recouvrent le roc. Ils proviennent du retrait de la mer de Champlain et de la formation du fleuve Saint-Laurent. L’épaisseur de ces dépôts meubles varie de quelques mètres à plus de 20 mètres.

Considérer le relief

La topographie de la région peut représenter un défi si l’on veut construire un métro. Le relief de la ville de Rimouski et des localités avoisinantes est formé de plateaux qui ressemblent à des escaliers. Son altitude minimale est au niveau de la mer, tandis que son altitude maximale est de 400 m. Par contre, le dénivelé maximal entre deux stations n’est que de 31 m et le dénivelé moyen est de 11 m. Il ne s’agit pas d’un défi insurmontable.

Étalement urbain

La ville de Rimouski a une superficie importante pour une petite ville. Sa population est répartie dans différentes municipalités qui sont assez éloignées les unes des autres. La ville a une plus grande superficie que celle de Trois-Rivières, mais une population, 2,7 fois moins nombreuse. Cet étalement urbain entraînera une distance considérable entre les différentes stations de métro situées à l’extérieur du secteur du centre-ville.

Viabilité

La construction d’un métro est complexe et l’évaluation de sa pertinence passe par la réalisation d’une étude de faisabilité économique rigoureuse. Un examen des métros déjà construits ne permet pas de relever de cas similaire à celui de Rimouski. Le projet est très ambitieux pour la région du Bas-Saint-Laurent, qui commence qu’à s’intéresser aux transports en commun. Il serait peut-être opportun, dans un premier temps, de bonifier le système de transport en commun, le Rimouskibus, inauguré en 2011, pour qu’il desserve mieux les régions au lieu de construire un métro.

Carte du métro de Québec

Vendredi 29 mars 2013 à 6 h 00 | | Pour me joindre

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Et si Montréal n’était pas la seule ville au Québec à posséder un métro? Nous nous sommes demandé à quoi pourrait ressembler le réseau du métro de la ville de Québec s’il voyait le jour.

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Selon les nombreuses personnes consultées, le métro de Québec comprendrait cinq lignes, se croisant pour la plupart à la colline Parlementaire, dans ce cas située à l’édifice Marie-Guyart (complexe G), et couvrant une bonne partie des quartiers de Québec, de la pointe de Sainte-Foy et de l’aéroport jusqu’à Charlesbourg, Beauport et Lévis.

Nous avons poussé l’exercice plus loin en demandant à des étudiants en génie civil de l’Université Laval de commenter ces cartes, afin de savoir s’il serait possible de construire un métro à Québec.

Voici la réponse de Pierre-Olivier Maltais.

Un métro dans la Vieille Capitale? Ce n’est pas si fou que ça! Dans une ville où le promontoire devient de plus en plus saturé en commerces, condominiums, tours à bureau, bars, restaurants, il semble naturel d’envisager l’utilisation de l’espace souterrain. La mise en service récente du métro de Rennes, une ville dont l’envergure est semblable à celle de Québec, est un grand succès et prouve qu’un métro peut être très bénéfique, même pour une ville de moindre population.

Géologie de la ville de Québec et construction en souterrain

Trois provinces géologiques composent le sous-sol de la ville de Québec. Au nord, le Bouclier canadien (Province du Grenville), au centre, les Basses-Terres du Saint-Laurent, et finalement, au sud (promontoire de Québec), les Appalaches. La faille Logan définit la limite entre la Basse-Ville de Québec (Basses-Terres du Saint-Laurent), et la Haute-Ville (Appalaches). Cette faille traverse la ville de Cap-Rouge jusqu’au centre-ville.

De manière générale, le sol du nord de la ville et du promontoire est composé de dépôts sableux et silteux de faible hauteur reposant sur un socle rocheux de bonne qualité. Au centre, le sol est composé de dépôts marins argileux et d’assemblages de formations alluvionnaires, fluviales ou marines.

Il est beaucoup plus aisé de creuser un tunnel dans un socle rocheux de bonne qualité que dans un sol mou argileux. Ainsi, la partie centrale de la ligne rose, la ligne jaune et la ligne bleue, situées sur le promontoire, sont bien localisées pour permettre la mise en place d’un métro souterrain. Les lignes verte et orange ainsi que les extrémités de la ligne rose pourraient être des métros en surface, ce qui faciliterait leur mise en place et limiterait les coûts de construction.

La géologie de la ville de Québec présente donc une combinaison parfaite pour la mise en place d’un métro mixte en surface/en tunnel.

Topographie

Une des problématiques qui se poserait lors de la mise en place d’un métro dans la Vieille Capitale est l’important dénivelé entre la Basse-Ville et la Haute-Ville. Des dénivelés pouvant atteindre près de 75 m seraient à prévoir entre deux stations. Le métro de Lausanne, en Suisse, ville à fort dénivelé, comprend des pentes allant jusqu’à 12 % et est muni de freins d’urgence. Il ne s’agit donc pas d’un défi insurmontable pour l’implantation d’un métro à Québec.

Étalement urbain

Le problème à l’implantation d’un métro dans la ville de Québec est l’étalement de sa population sur un grand territoire. Ainsi, un bon service d’autobus amenant la population aux gares situées en banlieue de la ville doit être mis en place pour assurer la longévité d’un tel projet.

Viabilité

Ce court écrit ne reflète bien sûr qu’une infime partie du problème, basé sur le peu de connaissances de l’auteur face à l’implantation et à la construction d’un métro dans une communauté urbaine.

Un métro souterrain reliant le « vieux » centre-ville au « nouveau » centre-ville (ligne rose) permettrait de réduire considérablement le trafic dans cette zone. Pour les autres lignes, une combinaison métro en surface/en tunnel serait une solution envisageable en raison du plus grand espace disponible en banlieue.

Des coûts de maintenance des voies, en raison de l’hiver, seraient cependant à prévoir.

 

Carte du métro de Saguenay

Jeudi 28 mars 2013 à 6 h 00 | | Pour me joindre

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Et si Montréal n’était pas la seule ville au Québec à posséder un métro? Nous nous sommes demandé à quoi pourrait ressembler le réseau du métro de la ville de Saguenay s’il voyait le jour.

Cliquez sur la carte pour voir le résultat et parcourir le réseau.

Selon les nombreuses personnes consultées, le métro de Saguenay pourrait ressembler à deux boucles qui se rejoignent sur le boulevard Talbot, à la hauteur des centres commerciaux. Ainsi, les usagers circuleraient aisément de Jonquière à Chicoutimi et à La Baie, en passant par les alumineries., l’université, les cégeps, l’hôpital et la zone portuaire. Cette illustration est une autre façon de visiter Saguenay en insistant sur les lieux où vivent les citoyens.

Nous avons poussé l’exercice plus loin en demandant à des étudiants en génie civil de l’Université Laval de commenter ces cartes, afin de savoir s’il serait possible de construire un métro à Saguenay.

Voici la réponse de Charles Lamothe et de Sarah Bouchard.

La ville de Saguenay, avec une population de 144 231 habitants (2011), s’étale sur un territoire d’environ 1165 km2. Avec un si grand territoire, abritant une population en décroissance, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de construire un métro souterrain dans cette ville.

Les défis géologiques

Le sol supportant la ville de Saguenay est majoritairement constitué d’argile et de sédiments alluvionnaires provenant du retrait du golfe de Laflamme de la mer Champlain. Ces argiles sont délicates, et leur présence rend la construction d’ouvrages souterrains plutôt délicate. Il faudrait donc minimiser les parties souterraines du métro et prioriser un métro aérien. Toutefois, le socle rocheux de cette région est composé de roches ignées et métamorphiques offrant d’excellentes qualités mécaniques. Par contre, il se situe parfois en profondeur. Pour l’atteindre, il faudrait excaver des mètres d’épaisseur de matériaux sus-jacents.

Considérer le relief

Le relief accidenté dans les secteurs de Chicoutimi et de La Baie, avec la présence de plateaux découpés par de nombreuses vallées incisées dans les dépôts de l’ancien golfe de Laflamme, entraînerait des dénivelés importants entre certaines stations et compliquerait la construction d’un tunnel de métro.

Contraintes urbanistiques

La ville peut être décomposée en quatre secteurs d’intérêt, deux zones plus denses en population et deux autres, plus petites, éloignées vers l’est. Un métro viendrait considérablement améliorer la circulation entre ces secteurs, étant donné que le service d’autobus n’est peut-être pas suffisant pour la totalité de la ville. Toutefois, de longues distances séparent les secteurs peu densément peuplés de la ville.

Viabilité

Il est bien évident que la problématique n’est pas entièrement étudiée, mais il a pu être possible de mettre en évidence certains facteurs à considérer pour la construction de ce type de projet. Parmi les facteurs favorables, l’unification de zones urbaines éloignées nous paraît intéressante. D’autre part, et en premier lieu, une étude coûts-bénéfices devrait être effectuée pour évaluer la pertinence et la faisabilité économique d’un tel projet.