« Le patient a besoin de repères, qu’ils soient visuels ou sonores. L’art crée des réactions absolument positives. Je comprends que ceux qui n’ont pas été mis en contact avec ce genre de manifestations aient quelques réserves, mais l’art participe à la guérison. Ça crée un lien avec la société. »
Il se rappelle avoir présenté la Bohème de Puccini devant des patients âgés en fauteuil roulant. Certains chantaient, d’autres dansaient, et ceux qui ne pouvaient faire que ça tapaient dans leurs mains.
Le choix des couleurs, du type de l’expression est primordial dans la sélection des oeuvres d’art à présenter sur les murs des centres hospitaliers.
Le patron du CHUM discute de cette dimension importante avec Earl Pinchuk, cofondateur de la Fondation de l’art pour la guérison.
« Il faut montrer une image définie, une image figurative, aux patients, l’art abstrait peut être déstabilisant pour les personnes âgées et malades », souligne Earl Pinchuk, dont l’organisation fait affaire avec une cinquantaine d’établissements hospitaliers au pays.
- Écoutez la discussion entre Christian Paire et Earl Pinchuk. >>

