Billets classés sous « Osheaga »

Florence Welch. Photo AP/Silvia Izquierdo

Florence Welch. Photo AP/Silvia Izquierdo

Comment met-on sur pied la programmation d’un festival comme Osheaga? Voici un aperçu du mode d’emploi.

Le festival Osheaga a terminé cette semaine sa programmation de l’événement, qui célébrera son 10e anniversaire du 31 juillet au 2 août. Florence and the Machine, Kendrick Lamar et The Black Keys sont les têtes d’affiche du festival qui présentera aussi Weezer, Alt-J, Of Monsters and Men, St. Vincent, Patrick Watson et Gary Clark jr.

Pourquoi eux et pas Drake, Foo Fighters ou System of a Down, qui sont en vedette dans des festivals de musique ailleurs au Canada, aux États-Unis ou en Europe? Les organisateurs ont tous une vision spécifique en matière de programmation. À défaut de parler de recette immuable, il y a indiscutablement un mode d’emploi. Voici celui d’Osheaga.

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Alex Turner, des Arctic Monkeys, le mois dernier en Hongrie. Photo AP/Balazs Mohaï

Alex Turner, des Arctic Monkeys, le mois dernier en Hongrie. Photo AP/Balazs Mohaï

Avec plus de 110 prestations prévues ce week-end au parc Jean-Drapeau, le festival Osheaga ratisse large, rayon genres et styles de musique. Des festivaliers vont se diriger vers le site pour voir la jeune sensation néo-zélandaise Lorde, le trio pop féminin Haim, Nick Cave, London Grammar ou les vétérans des Replacements.

Mais peu importe le volume et l’offre, ce sont quand même les têtes d’affiche qui assurent le succès d’un festival. Rappelons-nous comment The Flaming Lips a tiré les marrons du feu dès la première année du festival (2006) devant une foule modeste, puis, les marées humaines pour Coldplay (2009), Eminem (2011) et Mumford & Sons (2013).

Et, non, le succès d’une tête d’affiche n’est jamais garanti par sa simple présence sur la grande scène en fin de soirée. Rappelons-nous les Smashing Pumpkins en 2007 (spectacle mou) et Elvis Costello en 2011 (parterre déserté)… Outkast (vendredi), Jack White (samedi) et Arctic Monkeys (dimanche) auront la lourde tâche de clore chaque soirée avec éclat. Survol.

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L’idée générale, c’était de doter Montréal d’un – autre – festival modelé sur ceux de Glastonbury, en Angleterre, Coachella, en Californie, et Lollapalooza, qui fut longtemps un festival itinérant avant de s’établir à Chicago. Le festival Osheaga aura mis cinq bonnes années pour s’implanter fermement dans le paysage québécois.

À deux jours de sa septième présentation, on ne sait pas encore si l’alléchante affiche musicale de cette cuvée 2012 saura s’imposer sur les planches, mais le succès économique de l’entreprise est assuré, rayon achalandage.

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