Billets classés sous « Métropolis »

Jean Leloup au Métropolis/Photo Radio-Canada

Jean Leloup au Métropolis/Photo Radio-Canada

Un spectacle collectif avec sept musiciens, une section de cordes, des succès d’antan à la pelle et 9 des 10 chansons de Jean Leloup à Paradis City, disque majeur de l’année 2015, au menu: tous les ingrédients étaient là pour que Jean Leloup fasse la fête au Métropolis, jeudi soir.

La fête? Bien plus que ça. Splendeur et chute de Paradis City, avec Jean Leloup et son orchestre ne fut rien de moins que l’un des spectacles les plus jubilatoires de Leloup. Habité, intense et déchaîné, le chanteur et guitariste a livré pas moins de huit chansons supplémentaires lors de trois rappels dans un Métropolis surchauffé. Plus de 30 titres au total.

Vingt autres spectacles collectif – ou en solo – sont prévus d’ici au mois de février 2016. La critique complète du spectacle à Jean Leloup nous ouvre les portes de Paradis City.

Ariane Moffatt
Ariane Moffatt, que l’on voit lors du lancement de 22 h 22, a fait un carton vendredi soir au Métropolis.

Elle m’a bien eu, la belle Ariane, avec 22 h 22, son disque onirique parfois aérien, tantôt atmosphérique, nappé de musique électro somme toute pas trop remuante. Charmé, étais-je, à l’écoute de l’album. Mais taillée pour la scène, cette galette? Je doutais un peu. Pourtant, depuis le temps que je la vois sur les planches. J’aurais dû savoir…

Vendredi soir au Métropolis, à 22 h 22 tapant (attention, concept!), Ariane a arrimé Eye of the Tiger, de Survivor, à la finale endiablée de Soleil chaleur et une foudroyante onde de choc a balayé la salle de la rue Sainte-Catherine. Si la naissance de ses jumeaux a, de son propre aveu, transformé la femme, l’artiste a démontré qu’elle ne cesse de se renouveler.

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Louis-Jean Cormier au Métropolis à MontréalLouis-Jean Cormier au Métropolis à Montréal

Rien de tel que la parution d’un nouveau disque et une nouvelle tournée pour voir où se situe un artiste en regard de son passé récent. Progresse-t-il? Fait-il du sur-place? Ou bien, malheureusement, régresse-t-il?

La réponse offerte jeudi soir par Louis-Jean Cormier à cette interrogation a été à ce point sans équivoque qu’il y a de quoi être bouchée bée. La tournée de l’album Les grandes artères, paru en mars, et sa virée amorcée depuis seulement quelques semaines, peut-elle être – déjà – aussi convaincante que celle du Treizième étage? Peu de gens en doutaient en sortant du Métropolis.

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Hozier durant la cérémonie des Grammy, en février. Photo AP/John Shearer

Hozier durant la cérémonie des Grammy, en février. Photo AP/John Shearer

Le vedettariat instantané ne date pas d’hier dans l’industrie de la musique et le phénomène est décuplé quand une plateforme visuelle s’y rattache. C’était déjà vrai au début des années 1960, bien avant que le clip ne soit une forme d’art. C’est tout aussi vrai au 21e siècle, en cette ère de médias sociaux.

En 1962, Shelley Fabares interprète Johnny Angel durant La famille Stone (The Donna Reed show) : plus d’un million de 45 tours seront vendus. Cinquante ans plus tard, en 2012, le clip Gangnam style du Sud-Coréen Psy fait son apparition. On compte aujourd’hui plus de deux milliards de vues. Deux époques différentes, deux supports distincts, un même résultat. Et l’histoire se répète avec Hozier.

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Depuis qu’On va s’aimer encore a été sacrée chanson de l’année au gala de l’ADISQ en 2011, le statut de Vincent Vallières a quelque peu changé. Terminées, les premières à l’Astral ou au Club Soda. Désormais, c’est au Métropolis que ça se passe.

Cela dit, il y a encore un clivage entre les amateurs qui suivent l’auteur-compositeur-interprète depuis plus d’une décennie et ceux qui l’ont découvert il n’y a pas si longtemps grâce aux ondes radiophoniques. Et c’était patent, jeudi, lors de la rentrée montréalaise du principal intéressé.

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Jake Bugg est là pour durer

Lundi 13 janvier 2014 à 2 h 37 | | Pour me joindre

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Jake Bugg au Hammersmith de Londres, en décembre. Photo AP/Joel Ryan

Jake Bugg au Hammersmith de Londres, en décembre 2013. Photo AP/Joel Ryan

MONTREAL – Le passage de Jake Bugg au festival Osheaga à l’été 2013 a été l’occasion de découvrir l’auteur-compositeur-interprète sur scène. Son retour au théâtre Virgin Mobile Corona en septembre a été la confirmation que le jeune homme natif de Nottingham n’était pas un feu de paille attisé par de bonnes critiques et la volatilité des réseaux sociaux.

À défaut de parler de consécration, le troisième spectacle offert par Bugg à Montréal en moins de six mois, dimanche soir, au Métropolis, aura mené à une certitude : pour paraphraser la phrase fétiche de la chanson de Neil Young Hey hey my my (into the black), Jake Bugg est là pour durer.

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Vigile au Métropolis à la mémoire du technicien Denis Blanchette

Je ne devais pas y aller. En fait, je ne voulais plus y aller, à ce spectacle du groupe américain The Offspring, déplacé mercredi soir du Métropolis à l’Olympia de Montréal en raison de la tragédie survenue moins de 24 heures plus tôt lors du rassemblement du Parti québécois.  Rien ne m’obligeait à le faire. Pourtant, j’y suis allé. Parce que lorsqu’une tragédie nous secoue – personnellement ou collectivement -, nous cherchons tous des moyens d’en contrer les effets néfastes. Et la musique a toujours été mon remède de prédilection.

Bien sûr, j’aurais pu faire comme des centaines de personnalités et de concitoyens et me rendre devant le Métropolis afin de participer à une manifestation pour l’unité. Ça m’était tout à fait impossible en raison du lieu où sont survenus les événements.

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