Blogue de Philippe Rezzonico

Dix concerts à voir en février

Vendredi 29 janvier 2016 à 16 h 08 | | Pour me joindre

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Ozzy Osbourne et ses collègues de Black Sabbath ont fait l'unanimité au Centre Bell en 2014

Ozzy Osbourne et ses collègues de Black Sabbath ont fait l’unanimité au Centre Bell en 2014. Photo AP

Voici le mois de février qui s’annonce peut-être moins « malfaisant » que ne l’indique Vincent Vallières dans sa chanson, du moins, si l’hiver clément que l’on connaît se poursuit. À défaut d’aller voir des spectacles pour nous réchauffer la tête et le cœur, nous irons tout simplement pour le plaisir.

Et du plaisir, nous risquons d’en avoir encore entre les rentrées montréalaises (Les sœurs Boulay, Boogat, Les Cowboys Fringants), la visite de la France (Lou Doillon, Zaz) et les adieux aux fondateurs du heavy métal (Black Sabbath). Février, un mois divertissant, finalement.

Koriass, Le Cercle et Club Soda (5 et 6 février) : Plongé dans le rap à un très jeune âge, Koriass est devenu l’une des figures de proue du genre au Québec depuis une dizaine d’années. Celui pour lequel confiance rime parfois avec arrogance lance, le 5 février, un nouveau disque intitulé Love Supreme, un clin d’œil à l’album de légende du musicien de jazz John Coltrane. On peut l’écouter sur le site d’ICI musique et assister aux spectacles-lancements le 5 février à Québec (Le Cercle) et le 6 février à Montréal (Club Soda).

Les sœurs Boulay, La Tulipe (11 février) : Révélées aux Francouvertes en 2012, Les sœurs Boulay ont séduit le public et la critique avec leur disque Le poids de confettis l’année suivante. Lancé l’an dernier, l’album 4488 de l’Amour a fait la démonstration irréfutable que le succès des frangines Stéphanie et Mélanie n’était pas un feu de paille. Outre la rentrée montréalaise, leur tournée se poursuit en février à Trois-Rivières (salle Anaïs Allard-Rousseau, 26 février), à Gatineau (Maison de la culture, 27 février) et un peu partout au Québec jusqu’au mois de juin.

Boogat, Casa Del Popolo (17 février) : Le nouveau disque, paru l’an dernier, s’intitule Neo-Reconquista. En effet, il faut parfois reconquérir des territoires, mais aussi des espaces sonores. C’est un peu beaucoup le lot du chanteur, parolier et réalisateur Boogat, dont la démarche artistique repose sur des découvertes en musique latine ou tropicale, en hip-hop ou en électronica.

Également à Québec (Le Cercle, 19 février), à Toronto (Lula Lounge, 25 février) et à Ottawa (Mercury Lounge, 27 février).

Lou Doillon, Métropolis (19 février) – Il y a des indices qui ne mentent pas. Quand un spectacle doit être présenté dans une salle de quelque 600 places comme le Club soda et qu’il est déplacé au Métropolis (2300 places), c’est qu’il y a un engouement pour l’artiste que même les producteurs ont sous-estimé.

Lou Doillon (Getty Images/Andrew H. Walker)

Pour Lou Doillon, fille du réalisateur Jacques Doillon et de la grande Jane Birkin, demi-sœur de Charlotte Gainsbourg, l’occasion est idéale pour faire un carton lors du festival Montréal en lumière avec les compostions de son deuxième album, Lay Low, réalisé par le Montréalais Taylor Kirk de Timber Timbre. Également à Québec (salle Albert-Rousseau, 21 février).

The Seasons, L’Astral (20 février) : Après avoir joué ici et ailleurs dans le monde au cours de l’année 2015, The Seasons commence à présenter du nouveau matériel. La semaine dernière, ils interprétaient deux nouvelles chansons à l’émission Belle et bum. D’autres nouveautés en vue pour Julien et Hubert Chiasson, Samuel Renaud et Rémy Bélanger? On verra. Première partie : Pascal Picard en solo.

Emilie & Odgen, Club Soda (20 février) : Emilie Kahn, qui a grandi à Saint-Lazare, s’est fait connaître mondialement quand Taylor Swift a souligné, sur les réseaux sociaux, la reprise de sa chanson Style par la harpiste. Des centaines de milliers de visionnements ont suivi sur YouTube.

Emilie et sa harpe (Odgen), c’est plus que ça : du folk alternatif qui vaut le détour, une voix particulière et une communion bien sentie avec son instrument. Première partie : Charlotte Cardin. Aussi à Ottawa (Megaphono 2016, 2 février), à Guelph (Université de Guelph, 10 février), à Toronto (hôtel Drake) et à Québec (Le Cercle, 17 février).

Black Sabbath, Centre Bell (23 février) : Il y a des tas de groupes dont la carrière a pris fin abruptement à la suite du décès prématuré d’un membre. Eux ont tenu le coup, en dépit d’excès démentiels durant des décennies, des engueulades, des ruptures et de la maladie. Mais cette fois, Black Sabbath tire de son propre chef sa révérence avec sa tournée The End.

Ozzy Osbourne, Tony Iommi et Geezer Butler seront-ils aussi étonnamment bons que lors de leur passage en ce soir d’élections québécoises du 7 avril 2014? On verra, mais la dernière grande messe noire va attirer sa légion de fidèles à Montréal et ailleurs, n’en doutez pas. Aussi à Calgary (Scotiabank Saddeldome, 1er février), à Vancouver (Rogers Arena, 3 février) et à Hamilton (First Ontario Centre, 21 février).

Zaz, salle Wilfrid-Pelletier (23 février) : Zaz a élargi son public de base en 2014 avec son album Paris, disque de reprises très « joie de vivre » de la capitale française. C’est le menu principal qui nous attend lors du festival Montréal en lumière pour cette baroudeuse des planches qui a visité un grand nombre de genres musicaux avant de faire sa place avec son extrait Je veux en 2010.

En spectacle également à Sherbrooke (théâtre Granada, 25 février) et à Québec (Grand Théâtre, 26 février).

Fred Pellerin, salle Wilfrid-Pelletier (25 et 26 février) : Cela fait des années qu’il nous envoûte avec ses contes issus de son génial imaginaire et inspirés du quotidien de son village natal. Mais Fred peut aussi chanter. On l’a entendu sur le disque Plus tard qu’on pense (2015). Ce mois-ci, il trimbale le spectacle du même nom partout au Québec du 2 au 26 février avec 15 représentations dans 9 villes. Allons donc entendre Fred chanter, pour faire changement.

Les Cowboys Fringants (Photo : La Tribu)

Les Cowboys Fringants, Métropolis (26 février) : Après avoir présenté leur nouveau spectacle et les compositions du dernier-né, Octobre, à Québec, à Brossard et même en Europe, le plus international des groupes francophones du Québec, Les Cowboys Fringants, se pointe enfin à Montréal. Au menu, des chansons endiablées, de l’humour et une ambiance dynamitée.

Également à Valleyfield (Café chez Rose, 13 février), à Granby (Le Palace, 19 février), à Saint-Casimir (Théâtre la Taverne, 20 février) et à Baie-du-Fèvre (Théâtre Belcourt, 27 février). Et, ma foi, si vous êtes à Paris dans les prochains jours, il reste des billets pour la représentation au Palais des Sports (8 février). Les spectacles au Trabendo (7 février) et à L’Olympia (9 février) affichent complet.