Blogue de Philippe Rezzonico

Des spectacles pour réchauffer l’âme et combattre le froid

lundi 29 décembre 2014 à 13 h 44 | | Pour me joindre

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Jersey Boys: l'histoire de Frankie Valli et des Four Seasons. Photo courtoisie.

Jersey Boys: l’histoire de Frankie Valli et des Four Seasons. Photo courtoisie.

Le mois de janvier est historiquement le moins achalandé au rayon des spectacles, mais il y a toujours quelque chose à entendre dans une salle toute proche où plus loin, histoire de se réchauffer.

Car la musique, ne l’oublions pas, réchauffe le cœur, l’âme et parfois le corps, du moins pour ceux qui sont assez aventureux pour aller faire la fête à l’extérieur en hiver. Au menu de janvier : comédie musicale, pop, rap, rock lourd, voix d’ange et rayons de soleil.

Du 6 au 11 janvier, Jersey Boys, Salle Wilfrid-Pelletier : Frankie Valli est une icône dans la lignée des artistes légendaires nés dans l’État du New Jersey. Quelque chose comme le chaînon entre Frank Sinatra et Bruce Springsteen. Jersey Boys, c’est la comédie musicale portant sur la vie de ce chanteur à la voix incomparable et de son groupe, The Four Seasons, présentée pour une première fois au Québec. Vous êtes prêts? Tous en chœur : « Sheeerry! Sherry baby! Sheeerry! »

7 janvier, Laura Babin, Le Divan orange : On a parlé du Divan orange pour de bien mauvaises raisons en 2014. Commençons la nouvelle année en s’offrant une visite à la salle du boulevard Saint-Laurent pour entendre Laura Babin dont le minialbum Tranquillement, paru au mois de mars, mérite une écoute. Sans sommeil, notamment, est une fichue de bonne chanson. Et en raison de la nature folk, pop et parfois acoustique des compositions, personne ne devrait se plaindre du bruit…

9 janvier, Black Label Society, Métropolis : Avec un logo qui affiche une tête de mort et un look qui permettrait au leader Zack Wylde de se joindre aux motards de la série télévisée Sons of anarchy, Black Label Society est l’un des groupes au son lourd les plus prolifiques qui soit depuis 15 ans avec une douzaine d’albums à son actif. Et rien de tel qu’un spectacle d’un groupe dont le plus récent album se nomme Catacombs of the black Vatican pour brûler les calories après les Fêtes.

14 janvier, G-Easy, Théâtre Virgin Corona : Rappeur de son état, G-Easy est aussi un recycleur hors pair, comme il l’a démontré en concoctant avec Greg Banks une nouveauté/relecture charpentée sur le classique de Dion, Runaround Sue, vue par plus de quatre millions d’internautes sur YouTube. Au menu : les compositions de These things happen, paru plus tôt cette année. Également à Toronto le 13 janvier (Danforth Music Hall).

Du 16 au 18 janvier, du 23 au 25 janvier et du 30 janvier au 1er février, Igloo Fest, Quai Jacques-Cartier : Même si on gèle à la mi-janvier, l’Igloo Fest fait le plein de milliers de spectateurs qui dansent en plein air sur des musiques électroniques, bien emmitouflés dans des habits chauds et kitch. La neuvième présentation de l’événement s’étire sur quatre week-ends (le dernier en février), avec un nombre considérable de DJ d’ici et d’ailleurs. Consultez la programmation sur le site officiel pour connaître la grille complète d’artistes et les tarifs.

19 janvier, Sam Smith, Centre Bell : Étudiant en jazz, le jeune Sam Smith chante au sein de chœurs et de productions musicales à l’adolescence. Une collaboration (Latch) avec le duo de Disclosure lance sa carrière en 2012. Un minialbum en 2013 (Nirvana) et un premier disque (In the lonely hour) qui grimpe directement au numéro un des palmarès britanniques cimentent sa jeune renommée. Bilan : six nominations en vue de la prochaine cérémonie des Grammy. Aussi à Toronto (Centre Air Canada) le 20 janvier.

23 janvier, London Grammar, Olympia de Montréal : On a aimé la prestation du trio au festival Osheaga l’été dernier, même si une scène extérieure en plein jour n’est pas l’encadrement idéal pour apprécier les chansons du groupe anglais. Le trio était attendu au Québec à l’automne, mais le spectacle a été reporté. Cette fois, c’est la bonne. La voix d’Hannah Reid va nous faire léviter encore une fois.

24 janvier, Bob Seger, Centre Air Canada : Internautes basés à Toronto qui lisez ceci, si vous n’avez jamais vu Bob Seger en spectacle, précipitez-vous. Un peu comme pour Billy Joel, on se dit qu’on ne connaît que quelques-uns de ses grands succès, puis, en spectacle, on réalise que le monsieur interprète des dizaines d’immortelles en succession. Même message pour les internautes québécois, en définitive. Car pour voir l’ami Bob, il faut sortir du Québec. Sa base de fans n’est pas assez substantielle dans notre province pour rentabiliser un passage au Centre Bell.

27 janvier, Arthur H, Club Soda : Il y a quelques artistes venus de France qui sont fidèles au Québec. Très fidèles, même. Des artistes qui nous visitent avec régularité et – surtout – qui viennent sur nos terres hors des sentiers battus des festivals. Thomas Fersen, -M- et Arthur H sont du nombre. Ce dernier nous propose pour ses 25 ans de carrière rien de moins qu’une tournée hivernale québécoise afin de faire connaître dans toute la province les chansons de Soleil dedans, un disque réalisé au Québec en 2014.

Également à Gatineau (23, Salle Jean-Deprez), Rosemère (24, Salle Pierre Legault), Rimouski (28, Salle Desjardins Telus), Saint-Hyacinthe (30, Centre des arts Juliette-Lassonde) et Sherbrooke (31, Théâtre Granada).

31 janvier, Ne me quitte pas : un hommage à Brel, Grand théâtre de Québec : Si vous n’avez pas vu ce spectacle hommage qui figure parmi les meilleurs jamais dédiés à l’immortel grand Jacques, c’est l’occasion ou jamais. Avec Marc Hervieux, Isabelle Boulay, Luc De Larochellière, Marie Élaine Thibert, Diane Tell, Pierre Flynn, Bia, Paul Piché et Danielle Oderra.