Billets publiés en juillet 2014

Justin Timberlake affiche désormais une maîtrise exceptionnelle de son art. photo AP/Charles Sykes

Justin Timberlake affiche désormais une maîtrise exceptionnelle de son art. photo AP/Charles Sykes

Chaque génération musicale possède un artiste-phare. Celui qui symbolise la quintessence contemporaine de son art, au point qu’il peut s’approprier le répertoire des géants qui l’ont précédé sans coup férir. Justin Timberlake, le garçon révélé au petit écran par le club Mickey Mouse et qui, adolescent, a chanté au sein du boys band  *NSYNC, est devenu cette référence en matière de pop.

Le spectacle à guichets fermés livré par l’Américain, vendredi, au Centre Bell, fut d’une qualité rarement atteinte par quiconque. Voix porteuse, fougue indéniable, chansons irrésistibles, musiciens de haut calibre, chorégraphies redoutables, production spectaculaire : le tout, offert face à une foule conquise (17 000 personnes) qui a hurlé sa joie au point d’y laisser ses cordes vocales ou ses tympans, c’est selon.

Plus »

Arcade Fire (Photo : Kevin Winter/GI)

Vous n’êtes pas d’accord avec le choix de la chanson numéro 1 du palmarès de CBC music portant sur les 100 plus grandes chansons du pays? Moi non plus. Both sides now, de Joni Mitchell, est une chanson remarquable, mais c’est un titre de Leonard Cohen – peut-être Hallelujah, qui me fait léviter quand je l’entends – qui aurait dû, en toute logique, trôner au sommet. Imaginez le même exercice en Angleterre sans que ce soit une chanson des Beatles qui occupe le premier rang…

Remarquez, j’ai des réserves avec le choix de la deuxième place. Neil Young, oui. Mais Helpless… Vraiment? Tom Sawyer (Rush) au 7e rang devant Suzanne (Cohen) en 8e place? Certainement pas pour moi. En revanche, c’est rafraîchissant de voir des chansons du 21e siècle comme Wake up (Arcade Fire, no 5) et Mushaboom (Feist, no 9) parmi les 10 premières.

Sympathique, aussi, de voir une « oubliée » des jeunes générations comme Four strong winds (Ian and Sylvia) se trouver si haut, mais j’aurais mis 5 days in may à la place de Lost together (no 16), quitte à insérer une chanson de Blue Rodeo parmi les 20 premières. Et… Et c’est ainsi.

Plus »

Billy Joel au Madison Square Garden au mois de mai. Photo AP/Scott Roth

Billy Joel au Madison Square Garden au mois de mai. Photo AP/Scott Roth

Les noms de Lady Gaga et de Bruce Springsteen ont circulé il y a quelques mois, quand les médias cherchaient à dévoiler en exclusivité l’identité des vedettes qui allaient se produire au Festival d’été de Québec. La rumeur s’est confirmée pour la gaga de lady, mais c’est finalement un contemporain de Springsteen, Billy Joel, qui se pointe sur les plaines d’Abraham vendredi. Déçus, gens de Québec? Il ne faut pas.

Le nom de Billy Joel ne vient jamais au premier rang quand on dresse la liste des grandes vedettes musicales pop-rock des années 1960 et 1970 toujours en activité. Ceux de Paul McCartney, des Rolling Stones, de Roger Waters et d’Elton John, notamment, viennent d’emblée en tête. Et pourtant…

Plus »

Diana Ross : le survol suprême

Mercredi 2 juillet 2014 à 15 h 35 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Diana Ross fera un retour à Montréal après des années d'absence au FIJM. Photo AP

Diana Ross fera un retour à Montréal après des années d’absence au FIJM. Photo AP

NEW YORK – Chanteuse, actrice, diva, reine de Motown et icône de la communauté gaie, Diana Ross fait un retour après des décennies d’absence à Montréal avec la présentation de deux spectacles au Festival international de jazz de Montréal. Coup d’œil en primeur de La filière Rezzonico à ce qui attend le public montréalais, jeudi et vendredi soir, à la salle Wilfrid-Pelletier.

Les deux batteurs-percussionnistes qui jouent dans la pénombre depuis le lever du rideau marquent un temps d’arrêt. La mélodie se fait entendre, puis, la ligne de guitare. On entend : « I’m coming! » Les lumières s’allument. Diana Ross arrive sur scène, et les 5600 spectateurs présents le 21 juin au théâtre du Madison Square Garden bondissent de leur siège comme mûs par un unique ressort.

Plus »