Billets publiés en octobre 2012

Cœur de pirate est repartie avec deux Félix dimanche. (Photo : David Champagne)

L’espoir fait vivre, dit-on. Nous avons le droit d’en avoir à la lumière du 34e Gala de l’ADISQ, qui a célébré les auteurs-compositeurs, cette race de créateurs qui n’a pas toujours occupé le haut du pavé lors de la fête annuelle de la musique québécoise.

Cœur de pirate (avec trois Félix), Richard Desjardins (deux), Avec pas d’casque (deux), ainsi que Vincent Vallières, Lisa LeBlanc, Fred Pellerin et Mes Aïeux ont été honorés, tant au sein de catégories reposant sur le vote du public que de catégories reposant sur le poids des ventes de disques et le vote de jurys spécialisés. Une belle représentativité sur la forme (les genres de musique) et le fond (la diversité des artistes). Mais il faut savoir lire entre les lignes.

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Les Cowboys Fringants, récipiendaires du Félix de l’Album rock de l’année | Photo : La Tribu

Chaque année, je me dis – naïvement – que l’on va assister à de belles luttes lors de la remise des Félix au Gala de l’ADISQ. Hormis une surprise ou deux, le palmarès me fait réaliser qu’en définitive, le poids des ventes de disques et la notoriété de certains artistes font pencher la balance du côté de ceux-ci plus souvent qu’à leur tour.

Aucun système de votation n’est parfait, et ceux mis en place par l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) proposent un bon équilibre entre vente de disques, vote populaire et vote de jurys spécialisés. Mais en refusant de mettre en compétition directe des artistes issus de genres musicaux différents, les remises ressemblent trop souvent à un prévisible défilé de vedettes. Explications.

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Gene Simmons et Paul Stanley, du groupe Kiss. (Photo : Chris Young | PC)

L’habit ne fait pas le moine, dit le proverbe. Rien de plus faux dans le vaste monde culturel, où accessoires, habits, vêtements, costumes et déguisements permettent aux artistes et aux personnages de frapper l’imagination populaire. Parfois, cela devient même un culte qui perdure durant des générations.

Cinéma, musique, illustrés, télévision : le monde culturel foisonne de figures marquantes et de costumes qui ont fait l’histoire. Le fait d’en porter quelques-uns (l’Halloween approche, après tout) ne fait pas de vous une vedette à part entière, mais cela a le mérite de transformer votre quotidien.

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La nouvelle websérie Le Judas

L’industrie du cinéma n’a certes pas vécu la décroissance subie par l’industrie du disque depuis une décennie. N’empêche, comme celle de la musique, cette industrie culturelle cherche de nouvelles plateformes de diffusion pour son art. Le Festival du nouveau cinéma, par exemple, joue un rôle de défricheur avec sa section œuvres interactives/projets web.

De nos jours, presque tout contenu culturel passe par le web, même s’il n’est pas originalement prévu pour une diffusion sur cette plateforme désormais universelle. Musique, cinéma, télévision, arts visuels, littérature, jeux vidéo : tout fini par trouver une niche dans le cyberespace.

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Confessions jazz à Québec

Lundi 15 octobre 2012 à 11 h 06 | | Pour me joindre

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Le trompettiste Erik Truffaz

Erik Truffaz, Arturo Sandoval, Gretchen Parlato, Robert Glasper, Sophie Hunger, Joe Sullivan, Dave Liebman, Paolo Fresu et Omar Sosa, David Binney, Marc Copeland et Gary Peacock… Non, il ne s’agit d’artistes prévus à la programmation 2013 du Festival international de jazz de Montréal, mais bien d’une partie de l’affiche 2012 du Festival de jazz de Québec (FJQ) qui s’amorce ce soir, 15 octobre, et qui se poursuit jusqu’au 28.

À cette jolie brochette d’artistes internationaux s’ajoutent les grands noms du Québec et du Canada que sont François Bourassa, Vic Vogel, Marianne Trudel, Lorraine Desmarais, Ingrid Jensen, Chet Doxas et James Gelfand. À sa sixième présentation, le FJQ confirme qu’il est bien en selle et qu’il est un joueur avec lequel il faudra compter durant les prochaines années dans le domaine de la diffusion du jazz au Québec.

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Louis-José Houde à l’animation du gala de l’ADISQ.

Lorsque l’organisation des prix Junos a annoncé, jeudi dernier, que l’événement annuel allait se tenir à Winnipeg en 2014, l’estimé collègue de la radio de CBC Pierre Landry a twitté : « Hé, les Junos? Qu’avez-vous contre Montréal? Nous avons la scène musicale la plus effervescente et vous choisissez Winnipeg pour la deuxième fois? »

Ne rêve pas, mon vieux, ni toi ni moi ne risquons de voir la cérémonie des prix Juno se tenir à Montréal ni même au Québec avant de prendre notre retraite, pacte de non-agression entre les Junos et l’ADISQ oblige.

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Analis Morissette, Yann Perreau et Antoine Bertrand, qui joue dans la pièce Tout ça m’assassine.

Les dirigeants de la Ligue nationale de hockey, qui ont mis les joueurs en lock-out le 16 septembre, ont officiellement annulé, jeudi, tous les matchs du calendrier de leur circuit jusqu’au 24 octobre, inclusivement. Pour l’amateur de notre sport national d’un océan à l’autre, le responsable de ce gâchis importe peu. L’implacable réalité demeure : il n’y aura pas de hockey professionnel comme prévu à partir du 11 octobre.

Des millions d’assidus des arénas professionnels, du bar sportif du coin ou de leur confortable sofa qui fait face à leur téléviseur de 50 pouces seront en manque dans quelques jours. En manque de buts spectaculaires, d’arrêts à bout portant, de plaquages robustes et de bagarres violentes.

Des amateurs en manque comme le fumeur privé de cigarettes, le buveur social sans sa boisson favorite et l’amant sans sa blonde. Amateurs de hockey, en dépit de cette tragédie d’ordre sociologique, sachez retenir vos larmes. La culture, intarissable, arrive à votre rescousse.

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Céline Dion participera au concert-bénéfice de lundi soir au Métropolis.

Aider son prochain. Ce n’est pas d’hier que les artistes donnent leur temps et leur talent pour aider et soutenir des amis, des concitoyens, des compatriotes et parfois des inconnus qui résident tout près d’eux ou très, très loin. Ce sera le cas, lundi soir, au Métropolis, lors du spectacle offert à la mémoire du technicien Denis Blanchette, assassiné au terme de la soirée des élections, le 4 septembre. Et on aimerait bien que tout le monde affiche la même solidarité…

Le groupe Arcade Fire ainsi que Céline Dion, Cœur de pirate, Patrick Watson, Ian Kelly, Vincent Vallières et Ben Harper se succéderont sur les planches de la salle de spectacle de la rue Sainte-Catherine, à quelques mètres de l’endroit où Blanchette a perdu la vie. L’objectif : amasser des fonds pour sa fille de 4 ans, qui a perdu son père. Cause noble et beau geste de l’Équipe Spectra qui a réussi à réunir une brochette spectaculaire d’artistes en un rien de temps.

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