Billets publiés en septembre 2012

 

Un gros bouquin richement illustré intitulé L’art de la bande dessinée (Citadelles et Mazenod) a vu le jour en Europe ce mois-ci. En quatrième de couverture, l’éditeur se pète les bretelles en soulignant que cet ouvrage, sous la direction du professeur d’histoire contemporaine Pascal Ory, paraît au sein de la prestigieuse collection L’Art et les Grandes Civilisations, soulignant deux fois plutôt qu’une qu’il marque un pas de plus vers la reconnaissance du neuvième art. Ben voyons… comme dirait Gaston Lagaffe, ça fait longtemps que la BD n’est plus un art mineur.

Dans les faits, l’appellation neuvième art désignant la bande dessinée existe depuis 1964. Mais si pour répondre à la définition d’art il faut un langage particulier, un univers spécifique et faire découvrir d’autres horizons, la bande dessinée a accompli son but il y a bien plus d’un demi-siècle.

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John Paul Jones, Robert Plant et Jimmy Page, de Led Zeppelin.

Celebration day sera le titre du double disque compact, des coffrets de trois ou quatre disques audio et DVD (régulier ou Blu-ray), du triple vinyle, de l’édition numérique et du film relatant le spectacle de Led Zeppelin présenté à l’aréna O2, à Londres, le 10 décembre 2007. Huit formats différents! Opération mercantile? Il n’y a aucun doute là-dessus. Mais il s’agit aussi du spectacle dont les billets étaient les plus recherchés de l’histoire de la musique.

Je divague? Pas du tout. Pas moins de 20 millions (!) d’amateurs ont tenté il y a 5 ans de mettre la main sur un billet pour assister aux retrouvailles des 3 membres encore vivants de Led Zeppelin (Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones) avec Jason Bonham, le fils de leur ami disparu, John Bonham. Seulement 1 million d’entre eux ont réussi à s’inscrire en ligne pour le tirage au sort des 16 000 billets. Environ 2000 sièges étaient réservés pour des personnalités. Mesurez l’écart entre l’offre et la demande… Du jamais vu. Plus »

Plus de 600 artistes au programme… Non, il ne s’agit pas de la programmation 2013 du Festival international de jazz de Montréal, mais celle du 11e festival Pop Montréal, qui s’amorce mercredi pour se terminer dimanche. Plus de 600 artistes présents à l’une ou l’autre des activités du festival dans une fenêtre de cinq jours… Menu gargantuesque! Célébration de l’art orgiaque! Choisissez votre superlatif.

Rayon achalandage, Pop Montréal est un festival de taille moyenne. Environ 50 000 festivaliers vont défiler dans les lieux de diffusion ces prochains jours. Nous sommes loin des affluences millionnaires du FIJM, des FrancoFolies, de Juste pour rire et du Festival d’été de Québec. Il est néanmoins le festival qui offre la grille horaire la plus dense en raison du nombre d’événements au quotidien.

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 Faut-il acheter le numéro 79 de l’illustré Green Lantern/Green Arrow paru en 1970 et disponible à l’état presque neuf, attendre plus d’une heure pour obtenir l’autographe de Brent Spiner – Data, de la série Star Trek : the Next Generation -, ou débourser 10 $ afin de se faire photographier à côté de la Batmobile du film de 1989? Ce sont les interrogations existentielles qui meublent le quotidien des amateurs qui assistent au Comiccon de Montréal jusqu’à dimanche soir au Palais des congrès.

Véritable foire du super-héros et univers parallèle de la science-fiction, cet événement annuel  est pour certains l’équivalent de ce que représente le Salon du livre, celui de l’automobile ou de la mariée pour d’autres. Dans les faits, il est un peu les trois à la fois, quand on observe l’échantillonnage de ce que l’on y trouve.

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Pas moins de 93 prix Gémeaux seront remis en 2012. Quatre-vingt-dix-sept, en fait, en comptant les quatre prix spéciaux, incluant le Gémeaux attribué par le public pour son émission préférée. Évidemment, toutes ces statuettes ne seront pas décernées durant le 27e gala du genre, qui sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada le dimanche 16 septembre. Cela dit, n’est-ce pas trop?

Certes, l’Association canadienne du cinéma et de la télévision (ACCT), qui régit les prix Gémeaux et Génie, regroupe un nombre colossal d’artisans. Les remises de prix sont divisées en trois événements distincts : la soirée des artisans et du documentaire (le 13 septembre), l’avant-première (le 16 septembre, ARTV, 15 h) et le gala en soirée (le 16 septembre, Radio-Canada, 19 h 30). Le modèle est le même que celui de l’ADISQ, qui remet, elle aussi, ses Félix en trois temps.

Sauf que l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo comptait 56 catégories à son gala de 2011. Ce nombre passera à 57 aujourd’hui (le 12 septembre) quand l’ADISQ dévoilera ses nominations en fin d’après-midi à Montréal. Les Gémeaux remettent 40 statuettes de plus. Est-ce justifié? Voyons ça de plus près.

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Jack White, L’affaire Dumont (Podz),  Marie-Lise Pilote, Les femmes savantes (Denis Marleau), À genoux dans le désir (Yann Perreau), Une histoire de l’impressionnisme (MBAM),  Les bobos, Peter Gabriel, Holy motors (Leos Carax), Martin Petit, Tout ça m’assassine  (Dominic Champagne), No 2 (Bernard Adamus), Kaguyahime (Grands ballets canadiens), Unité 9,  Neil Young, Lincoln (Steven Spielberg), Louis-José Houde, Nom de domaine (Olivier Chonière), Le treizième étage (Louis-Jean Cormier), En thérapie, Leonard Cohen, Life of Pi (Ang Lee), Mike Ward, À des milles (Caïman Fu), De rouille et d’os (Jacques Audiard),  Anne Sylvestre, Bob Dylan,  The Hobbit (Peter Jackson),  Stéphane Rousseau, Omniprésent (Damien Robitaille)…

Disques, films, télévision, spectacles, littérature, expositions,  théâtre, arts visuels, humour : la rentrée automnale dont on vous parle depuis des semaines n’est rien de moins qu’une avalanche de propositions culturelles. Insistance, ici, sur le mot avalanche.

D’où le volume considérable de l’énumération ci-dessus qui, dans les faits, n’est que la crête du tsunami culturel qui va s’abattre sur nous. Et qui vient avec l’interrogation sous-jacente : quelles sont les limites – de temps et d’argent – du consommateur de culture?

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Vigile au Métropolis à la mémoire du technicien Denis Blanchette

Je ne devais pas y aller. En fait, je ne voulais plus y aller, à ce spectacle du groupe américain The Offspring, déplacé mercredi soir du Métropolis à l’Olympia de Montréal en raison de la tragédie survenue moins de 24 heures plus tôt lors du rassemblement du Parti québécois.  Rien ne m’obligeait à le faire. Pourtant, j’y suis allé. Parce que lorsqu’une tragédie nous secoue – personnellement ou collectivement -, nous cherchons tous des moyens d’en contrer les effets néfastes. Et la musique a toujours été mon remède de prédilection.

Bien sûr, j’aurais pu faire comme des centaines de personnalités et de concitoyens et me rendre devant le Métropolis afin de participer à une manifestation pour l’unité. Ça m’était tout à fait impossible en raison du lieu où sont survenus les événements.

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