Blogue de Philippe Rezzonico

Production visuelle : Coldplay repousse encore les limites avec ses bracelets

Vendredi 27 juillet 2012 à 11 h 44 | | Pour me joindre

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Par Philippe Rezzonico

Éblouis et ébahis par la production visuelle du premier des deux spectacles de Coldplay, présenté jeudi au Centre Bell, les quelque 21 000 spectateurs qui ont assisté à cette prestation des Britanniques doivent se demander jusqu’où les artistes peuvent aller.

Des bracelets électroniques sont remis lors de concerts de Coldplay. Photo : Joanie Lavoie

Bien sûr, nous avons eu droit à des tas de superproductions au cours des ans. Il suffit de rappeler l’immense structure de la tournée The wall, de Roger Waters, ou la scène démesurée de U2 pour sa virée 360. Ces productions misaient toutefois sur le gigantisme. Avec de petits bracelets électroniques intelligents, Coldplay a repoussé les frontières des effets de scène en misant sur le facteur multiplicatif de milliers de points lumineux.

Une dizaine de bracelets qui clignotent, c’est bien. Plus de 21 000 d’entre eux qui s’illuminent au gré des tempos et des rythmes des chansons interprétées par Coldplay, c’est époustouflant.

L’effet visuel généré par ce gadget électronique nouveau genre ne peut pratiquement pas être expliqué par de simples mots.

Il fallait entendre les cris d’exclamation des fans renversés par ce bombardement visuel… Il fallait voir cet océan de lumières multicolores qui brillaient du parterre jusqu’aux plus hautes rangées des sections supérieures du Centre Bell… Essayez d’imaginer l’aréna du Canadien transformé en un gigantesque arbre de Noël. C’était féerique.

Les bracelets en question ne sont pas de vulgaires bracelets bon marché : un bracelet en tissu solidement cousu de couleur variable (bleu, jaune, rouge, vert, rose) au sein duquel on trouve les éléments lumineux activés par une pile. Une fois qu’il est accroché au poignet, on a l’impression de porter une montre.

Concept pas donné

Mais cette magie a un prix pour Coldplay. Le mois dernier, lors d’une entrevue au Sun de Londres, le guitariste Jonny Buckland révélait que le coût des bracelets pour chaque spectacle était de l’ordre de 400 000 livres sterling, soit environ 630 000 $ canadiens par spectacle.

Il faut comprendre que les spectateurs ramènent le bracelet à la maison comme souvenir et que peu d’entre eux retournent l’objet à son port d’attache. Des informations à ce sujet sont disponibles sur le site Xylobands dont l’adresse est inscrite à l’intérieur des bracelets.

Là où Coldplay a eu du flair, c’est qu’il ne s’est pas servi de ce gadget qu’à la fin du spectacle. Dès le départ, le groupe a hissé la barre très haut, se servant aussi à profusion de confettis, de lasers et d’autres éléments visuels forts. Bien utilisées, toutes ces composantes ont parfaitement encadré les livraisons des nouvelles chansons comme Hurts like heaven, Charlie Brown, et Every teardrop is a waterfall, et les classiques comme In my place et Clocks.

Aux spectateurs qui sont attendus vendredi soir au Centre Bell, on vous assure que vous allez en avoir plein les yeux. Mais amenez aussi vos bouchons… Car les cris d’approbation de la foule présente jeudi étaient à la hauteur de la production.