Blogue de Philippe Rezzonico

Exclusif (1 de 3) : Madonna à Amsterdam, les controverses

lundi 9 juillet 2012 à 3 h 12 | | Pour me joindre

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@ AFP / Jack Guez | Madonna lors du premier spectacle de la tournée MDNA à Tel Aviv en 2012.

Amsterdam – On l’a vue… Quand les images défilaient sur l’écran en prélude à l’interprétation de Nobody knows me. La croix gammée… Sur le front de Marine Le Pen. Pendant une ou deux secondes, comme lors de la première mondiale de la tournée MDNA à Tel-Aviv, le 31 mai.

Après cet épisode, Marine Le Pen, la présidente du Front national, avait déclaré que si Madonna osait présenter en France ces images où elle lie la politicienne à Hitler, « on l’attendrait au tournant ». Le tournant, il est tout proche. Madonna se produit au Stade de France le 14 juillet.

Cette controverse fut la première d’une série de coups d’éclat qui ont marqué la tournée de l’Américaine.

À Istanbul, durant le strip-tease de Human nature, Madonna a volontairement dévoilé un sein. Et puis ses fesses à Rome quelques jours plus tard. Ce qu’elle a encore fait dimanche à Amsterdam. En Europe, ce genre d’écart est parfois interprété comme de l’art. Je doute qu’il en soit de même dans certaines villes des États-Unis qui seront visitées par Madonna cet été.

Et il y a la violence. Pas nouveau, me direz-vous, avec Madonna. Ceux qui ont vu la tournée Re-invention (mitraillettes, grenades, tanks) savent que cela fait partie de son univers à l’occasion. Sauf qu’à l’époque, Madonna voulait dénoncer l’invasion de l’Irak. De façon maladroite, peut-être, mais on comprenait l’intention.

Tirer sur tout ce qui bouge

Durant Gang bang, quand elle est installée dans la petite chambre du motel Paradise, Madonna, vêtue comme la Veuve noire des Avengers, abat près d’une dizaine de cagoulards comme si elle était Uma Thurman dans le film Kill Bill. Et chaque fois qu’elle fait mouche, l’écran géant tout blanc de 50 ou 60 pieds de haut est taché d’une giclée de sang. Une fois, je veux bien. Mais à répétition?

Au-delà du propos de la chanson (celle d’une femme qui veut se venger de son ex en lui tirant une balle dans la tête), cette démonstration au pied de la lettre du texte est de la violence totalement gratuite. Cher chantait à peu près la même chose dans Bang bang il y 40 ans, et jamais n’a-t-on illustré la chanson de cette façon.

Mais Madonna n’est pas Cher. Autre temps, autres artistes… Et parions qu’on va autant parler des controverses de la madone que de sa musique dans les prochains mois.