Billets publiés en juillet 2012

Par Philippe Rezzonico

Éblouis et ébahis par la production visuelle du premier des deux spectacles de Coldplay, présenté jeudi au Centre Bell, les quelque 21 000 spectateurs qui ont assisté à cette prestation des Britanniques doivent se demander jusqu’où les artistes peuvent aller.

Des bracelets électroniques sont remis lors de concerts de Coldplay. Photo : Joanie Lavoie

Bien sûr, nous avons eu droit à des tas de superproductions au cours des ans. Il suffit de rappeler l’immense structure de la tournée The wall, de Roger Waters, ou la scène démesurée de U2 pour sa virée 360. Ces productions misaient toutefois sur le gigantisme. Avec de petits bracelets électroniques intelligents, Coldplay a repoussé les frontières des effets de scène en misant sur le facteur multiplicatif de milliers de points lumineux.

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Le gazon est toujours plus vert chez le voisin, dit-on. Ce proverbe s’applique depuis longtemps pour les artistes musicaux qui désirent que leurs oeuvres aient un rayonnement supplémentaire sur d’autres plateformes ou médiums (photo, animation, bande dessinée). Et ils prennent de plus en plus les moyens pour le faire.

Parmi les plus récents exemples, il y a Mylo Xyloto, de Coldplay. Titre de leur album de 2011 dont les compositions seront en vedette jeudi et vendredi lors de leur passage au Centre Bell, Mylo Xyloto est aussi le nom d’un personnage qui sera la figure centrale d’un projet de bande dessinée destiné à voir le jour en 2013.

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Suites, antépisodes, redémarrages, nouvelles versions, adaptations : depuis des années, le cinéma souffre d’un manque d’imagination quand vient le temps de proposer du neuf, et ce symptôme  n’est jamais plus flagrant que durant la saison « estivale » qui s’amorce dès le printemps.

L’année 2012 n’échappe pas à cette règle. En fait, on a l’impression qu’il n’y a pas une seule semaine où l’une des nouveautés en salle n’est pas du réchauffé, du remâché ou une nouvelle adaptation de quelque chose de familier.

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Soupir de déception, mardi, dans l’industrie québécoise francophone de la musique, quand la courte liste du prestigieux prix Polaris 2012 a été dévoilée : aucun artiste d’expression française n’a été retenu parmi les 10 finalistes dont l’un d’entre eux sera couronné le 24 septembre prochain à Toronto. Déception légitime. Mais pour les théories de complot ou de conspiration envers les francophones du Québec, il faudra repasser.

En toute franchise, les albums de Marie-Pierre Arthur (Aux alentours), Avec pas d’casque (Astronomie), Ariane Moffatt (MA) et Cœur de pirate (Blonde) méritaient de figurer dans le dernier peloton. Même que les disques d’Arthur et d’Avec pas d’casque me semblaient les candidats les plus susceptibles d’y figurer en raison de leur facture sonore.

Il faut toutefois comprendre le mécanisme de votation du prix créé en 2006 par le Torontois Steve Jordan pour réaliser que le triomphe de Karkwa en 2010 relève plus de l’exception que de la règle.

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@ AFP / Jack Guez | Madonna lors de la première de son spectacle MDNA à Tel Aviv.

Amsterdam – Toujours provocante, controversée, sensuelle, désormais fragile et affichant une forme physique digne d’une athlète olympique, Madonna célèbre toutes les facettes de son ADN avec sa tournée mondiale MDNA, qui passera au pays cet été. Une virée qui plaira assurément aux inconditionnels de la grande dame de la pop en raison de ses choix esthétiques et éditoriaux, mais qui est moins fédératrice et rassembleuse que les précédentes au plan musical… exactement pour les mêmes raisons.

Bâti sur une thématique durant laquelle le spectateur suit le parcours d’une femme qui s’égare sur le chemin du pêché, mais qui aura droit à la rédemption après 1 heure et 55 minutes de prestation, ce spectacle vu dimanche dans le Ziggo Dome, à Amsterdam, est découpé en 4 blocs distincts, comme tous ceux de la madone depuis une bonne décennie.

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@ AFP / Jack Guez | Madonna lors de la première de son spectacle MDNA, à Tel-Aviv en 2012.

 

AMSTERDAM – Scène rectangulaire avec une plateforme de 36 cubes pouvant s’élever à une demi-douzaine de niveaux différents, passerelle avancée en forme de triangle au parterre, trappes ici et là, relectures de ses chansons classiques : Madonna ne se contente pas de demi-mesures quand elle reprend le chemin des arénas et des stades.

Pour MDNA, la vedette internationale a privilégié une passerelle triangulaire à deux niveaux au parterre, similaire à celle utilisée pour la tournée Re-invention (2004), ce qui lui permet d’installer deux ou trois cents heureux spectateurs dans le triangle, comme U2 le faisait récemment dans son parterre ovale.

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@ AFP / Jack Guez | Madonna lors du premier spectacle de la tournée MDNA à Tel Aviv en 2012.

Amsterdam – On l’a vue… Quand les images défilaient sur l’écran en prélude à l’interprétation de Nobody knows me. La croix gammée… Sur le front de Marine Le Pen. Pendant une ou deux secondes, comme lors de la première mondiale de la tournée MDNA à Tel-Aviv, le 31 mai.

Après cet épisode, Marine Le Pen, la présidente du Front national, avait déclaré que si Madonna osait présenter en France ces images où elle lie la politicienne à Hitler, « on l’attendrait au tournant ». Le tournant, il est tout proche. Madonna se produit au Stade de France le 14 juillet.

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Philippe Rezzonico

Michael Bourne. Vous connaissez? Ce n’est pas un acteur de cinéma, un animateur télé ou une vedette rock. Journaliste, est-il. Peu de collègues le connaissaient avant samedi, quand la direction du Festival international de jazz de Montréal a annoncé que la salle de presse de la Maison du Festival allait dorénavant porter son nom. Et pourquoi lui? Parce que Michael Bourne aime le festival comme pas un.

D’une année à l’autre, on se fait dire que le FIJM est le plus grand, le plus gros et le plus couru des festivals de jazz du monde, chiffres à l’appui. On n’en doute d’ailleurs pas une seconde, mais quand on couvre l’événement de la ville où l’on vit, on est tellement près de l’arbre que celui-ci cache parfois la forêt.

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