Billets publiés en juin 2012

J’ai émis ce commentaire à voix haute : « Que sera le Festival de jazz cette année sans ses mégavedettes pop? » Comprendre que ce 33e FIJM qui s’est amorcé jeudi nous présente un James Taylor, une Norah Jones et un Al Stewart, par exemple, mais personne de la stature des Prince, Stevie Wonder, Robert Plant et autres Paul Simon vus ces dernières années. Mon amie m’a rétorqué : « Hein! Mais il n’y a que des vedettes pop cette année! »

Pardon? Stupeur… Sa réaction m’a secoué. Serais-je dans l’erreur? Remarquez, la définition de ce qui est jazz et de ce qui ne l’est pas peut varier grandement d’une personne à l’autre. Question d’appréciation. N’empêche, sa réflexion a remis sur le tapis la sempiternelle – et annuelle – question : le Festival international de jazz de Montréal est-il encore un festival où le jazz domine, au sens propre et noble du terme?

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Par Philippe Rezzonico

La controverse entourant les sommes récoltées par le spectacle bénéfice de la Coalition des humoristes indignés (CHI) a pris fin, mardi, quand le regroupement a annoncé que la Clinique juridique Juripop allait être l’unique bénéficiaire des fonds amassés par l’événement décrié par certains membres de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Entre les bonnes intentions de départ des humoristes de la coalition et le malaise réel provoqué par le refus de la CLASSE d’accepter la portion de la cagnotte qui devait lui être remise (environ 12, 000 $), cet épisode surréaliste qui défraie les manchettes depuis quelque temps représente un flagrant cas d’espèce de perception indélébile, de communication déficiente et d’incompréhension commune.

Analyse…. et retour en arrière.

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Par Philippe Rezzonico

Les manifestations monstres et répétitives liées au conflit étudiant et à l’instauration de la loi 78 ont tellement monopolisé l’attention ces derniers mois que l’on avait presque oublié que les plus grands rassemblements annuels sont d’ordinaire liés aux célébrations de la fête nationale.

Les mégaspectacles prévus à Montréal et à Québec et tous ceux qui seront présentés dans les villes et municipalités de la province ce week-end vont regrouper des milliers de citoyens qui voudront faire la fête. Il faut toutefois être naïf pour croire que les événements des derniers mois ne vont pas teinter ces rassemblements.

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Par Philippe Rezzonico

Qu’est-ce qui est permis à l’écran? Un peu comme un parent responsable qui est un filtre pour ses enfants quand vient le temps de déterminer ce à quoi ils peuvent être exposés, il y a des paramètres. À la télé, une chaîne publique et une chaîne privée n’ont pas nécessairement les mêmes balises. Un réseau généraliste et un réseau spécialisé non plus. Le degré d’audace et de frilosité varie, même s’il y a des règles de base similaires pour tous. De là à refuser la diffusion du clip de la chanson Mon cœur pour te garder, d’Amélie Veille, tourné lors du mouvement Occupons Montréal, c’est à n’y rien comprendre.

Ce refus initial, c’est celui de MusiMax qui remonte aussi loin qu’au 4 avril dernier, alors que le conflit étudiant et les manifestations à répétitions étaient amorcés au Québec. Le diffuseur a avisé la gérance d’Amélie Veille qu’il n’allait pas mettre le clip en ondes « pour ne pas susciter de controverse ».

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Le constat s’est imposé, mardi, quelques instants après être entré au Club Soda pour assister à la présentation des Variations fantômes, de Philippe B et du Quatuor Molinari. « Tiens… Une salle comble », me suis-je dit. Et c’est là que j’ai réalisé que nous étions à la sixième soirée des FrancoFolies et que je voyais mon tout premier spectacle dans une salle archibondée.

Par Philippe Rezzonico

Il faut toujours être prudent quand vient le temps de mesurer la fréquentation en salle d’un festival. On a beau voir une quantité considérable de prestations – plus de 30 dans mon cas –, on ne peut être dans toutes les salles simultanément, et notre parcours est forcément tributaire de notre perception.

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Par Philippe Rezzonico

Les FrancoFolies de Montréal célèbrent cette année leur 24e anniversaire. L’animatrice Monique Giroux travaille derrière le micro depuis 25 ans. Sa présence à cette fête francophone allait donc de soi en 2012.

Mais Monique Giroux est bien plus qu’une animatrice. La langue française est sa source de vie. La musique se veut le véhicule privilégié pour la propager. Les artistes sont ses amis et confidents. Tout est donc en place pour Monique Giroux fait une scène à l’occasion des FrancoFolies, lundi soir.

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Par Philippe Rezzonico

Dix ans. Dix années sans interruption. Une décennie complète durant laquelle Pierre Lapointe a participé aux FrancoFolies de Montréal. Quand il montera sur la scène extérieure en face de l’esplanade de la Place des Arts, jeudi soir, Lapointe amorcera sa deuxième décennie de spectacles au festival montréalais de chanson francophone. Beau bilan, à tout juste 31 ans…

De la scène extérieure du Complexe Desjardins au Métropolis, en passant par le Monument-National, la salle Wilfrid-Pelletier et le Spectrum, Lapointe aura, de 2002 à 2012, participé à presque toutes les séries des Francos dans pratiquement toutes les salles: des séries thématiques, des programmes doubles, des productions exclusives, des spectacles de groupe, des participations à des collectifs… En tout, 10 spectacles différents en tant que tête d’affiche répartis sur 20 représentations, ainsi que 2 spectacles collectifs et une apparition lors d’une première partie. Qui dit mieux?

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