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Emilie-Claire Barlow se produira deux soir avec l'OSQ. Photo Yasushi Yoneda.

Emilie-Claire Barlow se produira deux soir avec l’OSQ. Photo Yasushi Yoneda.

Après un mois de septembre riche de nouveaux albums qui ont mené à une foule de spectacles-lancements au Québec, le mois d’octobre nous plonge dans une saison automnale où l’on ne sait plus où donner de la tête, rayon spectacles.

L’accalmie de septembre – seulement 15 spectacles présentés conjointement au Centre Bell, au Métropolis et au Club Soda – s’explique par le déferlement de centaines d’artistes de juin à juillet à Montréal durant les festivals. Mais le retour d’octobre rime avec feuilles mortes et calendrier chargé.

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Ronnie Spector vient présenter ses chansons et son histoire. Photo courtoisie Pop Montréal

Ronnie Spector vient présenter ses chansons et son histoire. Photo courtoisie Pop Montréal

Figure emblématique des groupes de filles des années 1960, Ronnie Spector a eu une vie à la fois de contes de fées et de films d’horreur. Égérie de la pop qui a survécu à la violence conjugale, l’interprète des immortelles Be my baby et Baby I love you vient nous raconter son histoire sans filtre à Pop Montréal.

Beyond the beehive est un spectacle qui marie confidences, chanson, photos et vieilles images de films. Celle qui était perçue comme la bad girl de son époque peut ainsi raconter de vive voix, en chanson ou par l’entremise de la vidéo, le périple de sa vie publique avec les Ronettes et de sa vie privée avec Phil Spector.

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Charles Aznavour à Berlin le 22 mai, jour de son 90e anniversaire de naissance. Photo AP

Charles Aznavour à Berlin le 22 mai, jour de son 90e anniversaire de naissance. Photo AP

Le retour de Charles Aznavour (90 ans) mercredi soir au Centre Bell ramène sur le tapis une question que l’on évite d’ordinaire de poser à voix haute, ne fût-ce qu’en raison du respect que l’on voue à nombre de légendes de la musique : à quel moment un artiste d’un âge avancé devrait-il cesser de se produire sur scène?

Le triste spectacle offert par B.B. King (87 ans) en juillet durant le Festival de jazz nous a douloureusement rappelé que toute chose a une fin et qu’il est déchirant de voir sur les planches quelqu’un qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

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Metric clôturera le MCRY Bloc Party.

Metric clôturera le MCRY Bloc Party.

Le MRCY Bloc Party aura lieu le vendredi 12 septembre à l’Espace Montmorency, à Laval. Vous avez entendu parler? L’affiche pourrait être celle d’une scène du festival Osheaga, du Festival d’été de Québec ou du Festival de musique émergente.

Metric, Neutral Milk Hotel (États-Unis), Death From Above 1979, The Barr Brothers, Sky Ferreira (États-Unis), Thus Owls et Caravane seront de la partie. On se penserait à Pop Montréal… Laval, ville musicale branchée? Et pourquoi pas?

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Arcade Fire a proposé un spectacle festif et rassembleur en clôture de sa tournée mondiale. Photo PC.

Arcade Fire a proposé un spectacle festif et rassembleur en clôture de sa tournée mondiale. Photo PC.

Après une année de virée et plus de 110 spectacles présentés dans quelque 80 villes réparties sur 4 continents, la tournée Reflektor, d’Arcade Fire, jetait l’ancre à Montréal, samedi, pour sa dernière escale.

Si les chansons de Reflektor se voulaient la charpente de cette prestation offerte devant 25 000 personnes au parc Jean-Drapeau, ce spectacle était aussi le point d’orgue d’une décennie qui aura vu le groupe basé à Montréal grimper au sommet de l’Olympe.

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Le roi lion: une histoire universelle. Photo courtoisie Disney.

Le roi lion: une histoire universelle. Photo courtoisie Disney.

Walt Disney a produit de son vivant les films d’animation Fantasia, Bambi, Cendrillon, Peter pan, La belle et le clochard et Les 101 dalmatiens, qui ont défini le genre et charmé plusieurs générations d’enfants et de cinéphiles.

Comment aurait-il pu se douter qu’un film réalisé par ses studios près de 30 ans après sa mort allait devenir plus populaire que ses chefs-d’œuvre, au point que le musical qui en est inspiré fait fureur de nos jours. C’est pourtant ainsi. Le roi lion trône désormais au sommet du royaume de tonton Walt.

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James Hetfield, de Metallica, au festival Glastonbury en juin. Photo AP/Joel Ryan

James Hetfield, de Metallica, au festival Glastonbury en juin. Photo AP/Joel Ryan

Vous voulez entendre Creeping death, Whiplash, Ride the lightning, Fade to black, Master of puppets ou The shortest straw? Amateurs de Metallica, il n’en tient qu’à vous, car la prestation que livrera le légendaire groupe métalloïde, samedi, au festival Heavy Montréal, sera taillée sur mesure selon vos goûts.

En effet, ce sont les fans du groupe californien formé il y a plus de trois décennies qui détermineront la sélection des chansons présentées. Cet élément participatif du public vient s’ajouter au fait que ce spectacle de Metallica est le seul offert en Amérique du Nord cet été. Rarissime, dans les deux cas.

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Alex Turner, des Arctic Monkeys, le mois dernier en Hongrie. Photo AP/Balazs Mohaï

Alex Turner, des Arctic Monkeys, le mois dernier en Hongrie. Photo AP/Balazs Mohaï

Avec plus de 110 prestations prévues ce week-end au parc Jean-Drapeau, le festival Osheaga ratisse large, rayon genres et styles de musique. Des festivaliers vont se diriger vers le site pour voir la jeune sensation néo-zélandaise Lorde, le trio pop féminin Haim, Nick Cave, London Grammar ou les vétérans des Replacements.

Mais peu importe le volume et l’offre, ce sont quand même les têtes d’affiche qui assurent le succès d’un festival. Rappelons-nous comment The Flaming Lips a tiré les marrons du feu dès la première année du festival (2006) devant une foule modeste, puis, les marées humaines pour Coldplay (2009), Eminem (2011) et Mumford & Sons (2013).

Et, non, le succès d’une tête d’affiche n’est jamais garanti par sa simple présence sur la grande scène en fin de soirée. Rappelons-nous les Smashing Pumpkins en 2007 (spectacle mou) et Elvis Costello en 2011 (parterre déserté)… Outkast (vendredi), Jack White (samedi) et Arctic Monkeys (dimanche) auront la lourde tâche de clore chaque soirée avec éclat. Survol.

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Justin Timberlake affiche désormais une maîtrise exceptionnelle de son art. photo AP/Charles Sykes

Justin Timberlake affiche désormais une maîtrise exceptionnelle de son art. photo AP/Charles Sykes

Chaque génération musicale possède un artiste-phare. Celui qui symbolise la quintessence contemporaine de son art, au point qu’il peut s’approprier le répertoire des géants qui l’ont précédé sans coup férir. Justin Timberlake, le garçon révélé au petit écran par le club Mickey Mouse et qui, adolescent, a chanté au sein du boys band  *NSYNC, est devenu cette référence en matière de pop.

Le spectacle à guichets fermés livré par l’Américain, vendredi, au Centre Bell, fut d’une qualité rarement atteinte par quiconque. Voix porteuse, fougue indéniable, chansons irrésistibles, musiciens de haut calibre, chorégraphies redoutables, production spectaculaire : le tout, offert face à une foule conquise (17 000 personnes) qui a hurlé sa joie au point d’y laisser ses cordes vocales ou ses tympans, c’est selon.

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Arcade Fire (Photo : Kevin Winter/GI)

Vous n’êtes pas d’accord avec le choix de la chanson numéro 1 du palmarès de CBC music portant sur les 100 plus grandes chansons du pays? Moi non plus. Both sides now, de Joni Mitchell, est une chanson remarquable, mais c’est un titre de Leonard Cohen – peut-être Hallelujah, qui me fait léviter quand je l’entends – qui aurait dû, en toute logique, trôner au sommet. Imaginez le même exercice en Angleterre sans que ce soit une chanson des Beatles qui occupe le premier rang…

Remarquez, j’ai des réserves avec le choix de la deuxième place. Neil Young, oui. Mais Helpless… Vraiment? Tom Sawyer (Rush) au 7e rang devant Suzanne (Cohen) en 8e place? Certainement pas pour moi. En revanche, c’est rafraîchissant de voir des chansons du 21e siècle comme Wake up (Arcade Fire, no 5) et Mushaboom (Feist, no 9) parmi les 10 premières.

Sympathique, aussi, de voir une « oubliée » des jeunes générations comme Four strong winds (Ian and Sylvia) se trouver si haut, mais j’aurais mis 5 days in may à la place de Lost together (no 16), quitte à insérer une chanson de Blue Rodeo parmi les 20 premières. Et… Et c’est ainsi.

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