Accueil

Vitiligo : prudence au soleil!

Dimanche 20 mai 2012 à 10 h 45 | | Pour me joindre

Pour me joindre

En début de semaine, Sébastien, 20 ans, inquiet, me consulte pour des plaques blanches sur les bras. Diagnostic: vitiligo.

Le vitiligo est une maladie de la peau causée par la destruction des mélanocytes qui sont les cellules responsables de la couleur de notre peau, ce qui entraîne des  taches blanches (dépigmentation).  Ces taches sont de formes irrégulières et peuvent  apparaître sur le visage, les lèvres,  les bras, les mains, les pieds , etc….

Les causes du vitiligo sont plus ou moins connues. Les gens plus à risque sont ceux ayant des antécédents familiaux ou qui souffrent d’hyperthyroïdie, d’anémie par déficit en vitamine B12 ou d’une maladie auto-immune.

Le vitiligo touche autant les hommes que les femmes. Apparaissant généralement entre 10 ans et 30 ans, il peut toucher tous les types de peau, mais ses effets sont plus visibles sur une peau foncée. Vous comprendrez donc que l’arrivée de l’été peut décourager les gens atteints de vitiligo. D’autant plus que ces personnes ont plus de risque d’avoir un cancer de la peau, dû à l’absence de pigmentation qui augmente la sensibilité au soleil. C’est pourquoi il une protection solaire adéquate est extrêmement importante (écran solaire avec facteur de protection de 30 et plus).

Le vitiligo ne se prévient pas et ne se guérit pas. Mais il existe plusieurs traitements pour limiter la grosseur et le nombre de taches de dépigmentation.

L’utilisation de fonds de teint ou des crèmes auto-bronzantes permet de camoufler la décoloration de la peau. Des traitements dits de repigmentation peuvent aussi être tentés : application de certaines crèmes médicamenteuses sur les taches blanches ou encore traitement par photothérapie. Des greffes de peau peuvent aussi  être proposées pour des cas particuliers.

En terminant, il est vrai que le vitiligo n’est pas une maladie grave, mais il a un impact très négatif sur la qualité de vie des gens qui en souffrent.

Lundi, je discutais avec un ami, victime de deux commotions cérébrales en jouant au hockey. Il semblait s’être bien remis après la première, mais malheureusement, une dure mise en échec a occasionné une deuxième commotion qui lui a causé des problèmes de concentration et de mémoire qui perdurent.

Une commotion cérébrale survient le plus souvent lorsqu’on reçoit un coup à la tête, au visage ou au cou, directement ou indirectement, et ce, à haute vitesse. Pensons aux placages au football, une collision entre 2 joueurs de soccer, mise en échec au hockey, etc.

Lorsqu’on est victime d’une commotion cérébrale, le cerveau se déplace à l’intérieur du crâne et frappe les os qui forment la boîte crânienne. On ne sait pas encore exactement ce qui se produit pour les cellules cérébrales, mais on note des changements dans le fonctionnement du cerveau.

Ainsi, les symptômes peuvent apparaître immédiatement après le traumatisme, mais peuvent aussi se présenter plus tard. On parle ici de perte de mémoire, de confusion, de nausées, de fatigue, de maux de tête, de vertiges, etc. Il est important de noter qu’il n’est pas nécessaire que quelqu’un perde connaissance pour qu’on pose le diagnostic de commotion cérébrale.

Il faut être très attentif à ces symptômes et consulter rapidement un médecin, ceci diminuant les risques de séquelles.

Des chercheurs de l’Université de Montréal ont noté que « les effets des commotions cérébrales subies par les jeunes adultes en pratiquant des sports sont encore présents plus de 30 ans après la date de la commotion et que ces effets altèrent notamment l’acquisition des connaissances et les fonctions motrices quand l’athlète vieillit. » (1)

En cette semaine québécoise des traumatisés crâniens, je souhaite que nous soyons encore plus conscients de l’importance de bannir les coups portés à la tête, peu importe le niveau de compétition sportive. Décideurs, entraîneurs, parents et sportifs doivent réaliser que chaque année, de 3000 à 5000 Québécois subissent un traumatisme crânien dont les séquelles sont permanentes!

 

(1) De Beaumont, L., H. Théoret, et coll. (2009). « Brain function decline in healthy retired athletes who sustained their last sports concussion in early adulthood. » Brain : a journal of neurology

Aussi appelée « intolérance au gluten », la maladie cœliaque est une affection auto-immune héréditaire déclenchée par la consommation de grains céréaliers contenant du gluten.

On parle ici des différentes espèces de blé, d’orge et de seigle. Ainsi, lorsque la personne atteinte ingère du gluten, il se produit une réaction immunitaire anormale créant une inflammation qui, à la longue, endommage la paroi intérieure de l’intestin grêle. Cette inflammation diminue la capacité d’absorption de plusieurs nutriments, vitamines et minéraux, tels le fer, le calcium, l’acide folique, etc.

Cette maladie affecte près de 1 % de la population et peut se manifester à tout âge. Les femmes sont de 2 à 3 fois plus touchées. On ne connaît pas les causes précises, mais des facteurs génétiques et environnementaux semblent être impliqués. Les gens plus à risque sont ceux qui ont des antécédents familiaux de maladie cœliaque, qui sont diabétiques de type 1 ou qui souffrent d’une maladie auto-immune comme la thyroïdite.

Symptômes

Les symptômes de la maladie cœliaque varient beaucoup d’une personne à l’autre. Les plus fréquents sont surtout digestifs : diarrhées avec selles plutôt « collantes », ballonnement et crampes abdominales. Certains vont rapporter de la fatigue, de l’anémie, un retard de croissance chez les enfants, perte de poids, aphtes buccaux, douleurs articulaires, etc.

Diagnostic

Le diagnostic se fait après avoir éliminé d’autres pathologies intestinales plus fréquentes, tels une maladie inflammatoire intestinale, un colon irritable, etc. Des tests sanguins nous permettent de détecter des taux élevés de certains anticorps spécifiques. Puis une biopsie de l’intestin grêle confirmera le diagnostic. Il est très important de procéder à l’investigation avant de retirer le gluten dans l’alimentation.

Traitement

Le traitement repose sur l’adoption d’une diète sans gluten en tout temps. Après 6 à 12 mois, les symptômes disparaissent et on note habituellement une guérison complète de l’intestin grêle. Heureusement, l’éventail des produits alimentaires étiquetés sans gluten va toujours en grandissant.

Prévenir le cancer de la peau

Mercredi 9 mai 2012 à 22 h 18 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Les nouvelles Statistiques canadiennes sur le cancer 2012 ont été dévoilées le 9 mai dernier. En plus de la lutte contre le tabac et le dépistage précoce de certains cancers, la Société canadienne du cancer (SCC ) a priorisé trois autres enjeux, dont la prévention du cancer de la peau.

Une peau bronzée est souvent associée à tort à la santé, ce qui explique l’engouement pour le bronzage artificiel. Mais on sait aujourd’hui qu’une peau bronzée est une peau abîmée. Près de 250 000 jeunes Québécois (16 % ont entre 15 et 29 ans) utilisent le bronzage artificiel 11 fois / année en moyenne. Chez les jeunes filles, 15 % ont entre 14 et 15 ans et 35 % ont 17 ans.

Saviez-vous que le cancer de la peau est l’un des cancers les plus fréquents au Québec?

Rappelons-nous que les lits de bronzage sont un facteur de risque important de développer un tel cancer. Les rayons de ces lits sont de 5 à 15 fois plus forts que le soleil de midi. Au Québec, plus de 1000 salons de bronzage sont actifs et plusieurs se retrouvent dans des endroits insolites : agences de voyages, clubs vidéo, etc.

Depuis quelques années, les dermatologues lancent un cri d’alarme en affirmant qu’ils diagnostiquent de plus en plus de cancers de la peau chez des patients de plus en plus jeunes.

En février dernier, la SCC s’est présentée devant la Commission de la santé et des services sociaux avec les signatures de 60 000 Québécois et les lettres d’appui de 65 groupes. On demande entre autres au gouvernement d’interdire la vente de services de bronzage artificiel aux jeunes de moins de 18 ans!

Quand on sait que l’utilisation d’appareils de bronzage artificiel avant l’âge de 35 ans augmente de 75 % le risque de développer un mélanome. Il y a de quoi s’inquiéter!

Êtes-vous en bonne santé mentale?

Mercredi 9 mai 2012 à 16 h 46 | | Pour me joindre

Pour me joindre

La 61e Semaine nationale de la santé mentale se déroule du 7 au 13 mai 2012, sous le thème : « Épaulez Alain Térieur – À l’intérieur comme à l’extérieur, se sentir bien et en sécurité, c’est important! »

À la question : « C’est quoi, pour vous, une bonne santé mentale? », mes étudiants ont répondu : « C’est d’avoir une sorte d’équilibre entre les différents aspects de sa vie (physique, psychologique, etc.) et de croire en soi. »

Effectivement, la santé mentale a une influence dans toutes les sphères de notre vie. Regardons les principaux facteurs qui permettent à un individu de développer et de maintenir sa confiance en lui : l’amour des siens, la santé, l’amitié, le développement de ses habiletés et le fait d’apprendre de ses expériences.

À l’opposé, lorsque l’on interroge les gens sur ce qui contribue à la perte de confiance en soi, ils mentionnent entre autres le rejet, le manque d’argent, l’échec, la perte d’autonomie et le dénigrement.

On le sait, depuis le début des années 1990, la fréquence des problèmes de santé psychologique au travail augmente sans cesse. Ceci inclut l’épuisement professionnel (burn-out), la dépression, le stress et les troubles anxieux.

Statistique alarmante

Chaque jour, 500 000 personnes s’absentent de leur travail à cause de problèmes de santé mentale. Et un tiers de la population souffrirait d’anxiété, considérée actuellement comme le principal problème de santé mentale.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que, d’ici 2020, les maladies mentales seront le deuxième problème de santé en importance. Et, d’ici 2030, les problèmes de santé mentale feront partie des principales causes d’invalidité au Canada. Personne n’est à l’abri.

Rappelons-nous que nous avons un rôle à jouer pour améliorer notre propre santé mentale, mais aussi celle des gens qui nous entourent. Prenons un peu de temps pour être attentif aux autres!

iStockPhoto

iStockPhoto

C’est une question assez fréquente dans mon bureau. Saviez-vous qu’environ 25 % de la population va avoir, à un moment donné, une verrue plantaire?

Plus courante chez les enfants et les adolescents, la verrue plantaire est causée par le virus du papillome humain (VPH). Ce virus

adore les endroits humides. Il réussit à s’infiltrer dans la peau, par une petite éraflure ou fissure sous le pied, et plusieurs semaines plus tard apparaît une petite excroissance rugueuse sur la plante des pieds. On peut remarquer aussi des points noirs dans

l’excroissance, qu’on nommait à tort « racines », alors que ce sont de petits vaisseaux sanguins. La verrue plantaire peut devenir douloureuse si elle est située là ou le poids exerce une pression (marche ou position debout).

Comment s’infecte-t-on?

Tout simplement en marchant pieds nus sur une surface contaminée, particulièrement dans les douches publiques, au bord de la piscine, ou dans les vestiaires sportifs.

Si vous avez une verrue plantaire, ne grattez pas et ne faites pas saigner la verrue, car vous augmentez le risque de propagation et de surinfection. N’oubliez pas que les verrues plantaires sont très contagieuses, il faut donc désinfecter tout instrument dont vous vous êtes servi pour enlever de la corne par exemple et qui auraient pu être en contact avec la verrue. Ne pas partager les serviettes ou les gants de toilette. Bien nettoyer le bain ou la douche après votre passage pour éviter de contaminer l’un de vos proches. Le lavage des mains est important après avoir touché à la verrue ou aux petites peaux qui s’en dégagent.

Il y a beaucoup de traitements efficaces contre les verrues, depuis les crèmes jusqu’au traitement au laser. Elles peuvent prendre du temps à disparaître, mais plus elles sont récentes, plus elles répondent au traitement.

Discutez avec un professionnel de la santé avant d’acheter n’importe quel produit. Il vous aidera à choisir le traitement qui vous convient.

La fibrose kystique (FK) est une maladie génétique qui entraîne la formation d’une quantité trop importante de mucus et un épaississement de celui-ci. Ce mucus se retrouve dans les sinus, les poumons, le pancréas, le foie, l’intestin et le système reproducteur.

iStockPhoto

iStockPhoto

L’incidence de la FK est d’environ 1 cas sur 3600 naissances vivantes au Canada, ce qui en fait l’une des maladies génétiques graves les plus fréquentes au Canada. Dans 60 % des cas, elle est détectée avant 1 an et dans 90 % des cas, avant l’âge de 10 ans. (1) Malheureusement, on ne peut prévenir son apparition.

En général, les symptômes respiratoires dominent et apparaissent dès la première année de vie. On parle de toux, d’expectoration de mucus, de respiration sifflante, d’essoufflement au moindre effort…

Le mucus empêche les enzymes digestifs de faire leur travail et entraîne un faible gain de poids, un retard de croissance, des difficultés d’absorption des éléments nutritifs, des selles volumineuses et malodorantes, des diarrhées et des douleurs abdominales.

Pour confirmer le diagnostic, on fait un test de sudation. La sueur des personnes atteintes de FK étant beaucoup plus concentrée en sel (de 2 à 5 fois plus que la normale). Des tests génétiques sont aussi disponibles.

Est-ce que la fibrose kystique se traite?

Les traitements visent à améliorer la capacité respiratoire de la personne (drainage postural, bronchodilatateurs) et à éviter que celle-ci s’infecte (vaccination, antibiothérapie). L’alimentation est aussi importante et doit être équilibrée, riche en calories et en protéines, associée à la prise de suppléments tels : vitamines liposolubles, enzymes pancréatiques…

Grâce à l’amélioration des traitements, la qualité et l’espérance de vie des gens atteints ont été grandement améliorées. Et les recherches en cours, du côté des thérapies génétiques, nous permettent d’envisager, dans un avenir rapproché, la possibilité de traiter encore plus adéquatement les gens atteints de FK.

(1)     Fibrose kystique Canada

Le 3 mai, on bouge au Québec!

Mercredi 2 mai 2012 à 20 h 54 | | Pour me joindre

Pour me joindre

iStockphoto

iStockphoto

Vous me connaissez; je crois beaucoup à l’importance de saines habitudes de vie! C’est pourquoi je ne peux passer sous silence la Journée nationale du sport et de l’activité physique!

Cette journée, et la fin de semaine qui suit, se veut un moment pour inciter toute la population, jeunes et moins jeunes, à passer à l’action.

On souhaite que, dans les écoles, dans les municipalités, dans les milieux de travail, on prenne un moment pour rappeler l’importance et le plaisir d’être actif!

Vous le savez, l’activité physique demeure la meilleure pilule. Du côté cardiovasculaire, elle diminue les risques d’infarctus, d’angines, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et de taux de cholestérol élevé. Elle favorise par ailleurs une meilleure capacité respiratoire et musculaire, une amélioration de la densité osseuse, et j’en passe…

Pour ce qui est du cancer, il a été reconnu qu’une activité physique régulière et d’assez bonne intensité diminuait les risques des cancers suivants : colon, sein, poumon et endomètre.

Mais saviez-vous que l’activité physique en milieu de travail, c’est rentable?

Les gens en bonne condition physique ont un meilleur sommeil, une plus grande concentration et une meilleure gestion du stress.  Pourquoi, dans les entreprises, ne pas favoriser le maintien d’un mode physiquement actif en créant des aménagements (douches, supports à vélo, etc) et des incitatifs pour favoriser les transports actifs (vélo, marche, etc)?

Les recommandations sur l’activité physique pour favoriser la santé :

- Pour les jeunes de 5 à 17 ans : faire au moins 60 minutes d’activité physique chaque jour, d’intensité moyenne à élevée.

- Pour les adultes : faire au moins 150 minutes d’activité physique par semaine, modérée à vigoureuse, par périodes d’au moins 10 minutes.

Rappelez-vous que toutes les occasions sont bonnes pour bouger un peu plus, et ce dans le plaisir!

« Le 3 mai 2012, vous êtes tous et toutes invités à pédaler, marcher, patiner, sauter, danser et surtout courir la chance de devenir actifs pour la vie! » – ministère de l’Éducation du Québec

iStockphoto

iStockphoto

La saison du vélo est commencée! Bien sûr, il faut vérifier l’état du vélo pour éviter de fâcheux accidents. Mais qu’en est-il de votre casque de vélo?

Chaque année, on signale de nombreux accidents de vélo. Les blessures à la tête sont la première cause de décès. Comme le mentionne Vélo-Québec, « ces blessures causent 60 % des décès et 30 % des blessures graves ».

Oui, je sais, porter un casque n’est pas nécessairement très glamour… quoique le choix soit maintenant intéressant!

Il existe trois critères importants à retenir : la sécurité, le confort et ensuite… l’apparence.

Débutons avec la sécurité. Le casque constitue un équipement de protection. Il doit couvrir le front, le dessus et l’arrière de la tête ainsi que les tempes, et ce, sans limiter votre champ de vision.

Il est fortement recommandé d’acheter un casque homologué. Cela signifie qu’il répond à des normes de sécurité, preuve qui doit figurer non seulement sur l’emballage, mais aussi à l’intérieur du casque.

L’ajustement est aussi très important! Un casque correctement ajusté évite à la tête d’absorber la force de l’impact d’un accident, ce qui peut diminuer de 85 % le risque de traumatisme crânien grave. Ce n’est pas rien.

Comme la durée de vie d’un casque est d’environ cinq ans, vous comprendrez qu’il n’est pas conseillé d’acheter un casque usagé. Vous ne pouvez savoir si le casque a déjà subi des impacts et, donc, si la protection est encore efficace. Il en est de même pour les achats sur Internet.

Question de confort, il faut prendre le temps d’essayer différents modèles et de s’assurer que le casque n’est ni trop grand ni trop petit et qu’il est bien ventilé.

Finalement, en ce qui concerne l’apparence, certes, il faut le choisir à notre goût et surtout à celui de nos enfants, mais il faut retenir que les casques les plus chers ne sont pas nécessairement les meilleurs!

Bonne saison de vélo!

Thérapie par l’art : efficace?

Mercredi 25 avril 2012 à 22 h 06 | | Pour me joindre

Pour me joindre

iStockphoto

iStockphoto

Il y a environ 3 mois, j’annonçais à une femme et sa fille de 28 ans que cette dernière était atteinte d’un cancer des ovaires. Durant la période d’attente avant la chirurgie, elles ne savaient pas trop comment réagir et étaient terrorisées par ce qui les attendait. Nous avons discuté de plusieurs solutions aidantes, dont l’art-thérapie. La semaine dernière, la mère est revenue me voir pour me montrer ce qu’elle avait fait avec sa fille et combien cela les avait aidées toutes les deux.

Très touchée, j’ai eu envie de vous dire quelques mots sur ce type de psychothérapie qui utilise différentes formes d’art (dessin, photographie, peinture, sculpture, etc.) pour aider les gens à mieux identifier un problème ou un conflit, ou encore pour leur donner des outils pour affronter certains moments difficiles dans la vie. (1)

Au départ, pas besoin d’être des descendants d’un grand peintre ou sculpteur pour bénéficier de l’art-thérapie. Tout en discutant avec le thérapeute, vous créez une image et des mots qui expriment vos pensées et vos sentiments (douleur, anxiété, peur, traumatisme…). Plusieurs études ont démontré que l’art-thérapie peut être bénéfique pour aider les patients atteints de cancer. On a noté une diminution des niveaux d’anxiété et de dépression ainsi qu’une amélioration de la qualité de vie des participants. Ils se sentent mieux préparés pour faire face à la maladie.

D’autres bénéfices très positifs ont été observés auprès des personnes âgées qui participaient à des expositions d’œuvres d’art ou à une autre forme d’art-thérapie, des séances de théâtre par exemple. On a pu constater une amélioration des fonctions cognitives, et du niveau de fatigue et de stress, ainsi qu’une diminution des douleurs.

Bien sûr, d’autres recherches sont nécessaires pour être en mesure d’utiliser le plein potentiel de cette forme de thérapie. Mais déjà, les bénéfices dépassent vraiment les risques.
Et si on jumelait de plus en plus l’art et la science?