Blogue de Johanne Blais

Mars : le mois de la sensibilisation au cancer colorectal

Mardi 6 mars 2012 à 18 h 59 | | Pour me joindre

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J’ai appris qu’une de mes amies luttait contre un cancer du côlon.

Et cela m’a rappelé que, pendant longtemps, on a cru que ce cancer était beaucoup plus fréquent chez les hommes. Or, actuellement, il est la deuxième cause de décès par cancer au Canada, et ce, autant chez les hommes que chez les femmes.

Comment se développe le cancer du côlon?

Le cancer colorectal se forme le plus souvent à partir de petits polypes (petits bourgeons) dans la paroi interne du gros intestin. Ces polypes ne sont pas cancéreux au départ, mais certains peuvent se transformer en tumeurs malignes. Un polype peut prendre jusqu’à 10 ans avant de devenir une tumeur cancéreuse. Fort heureusement, tous ne le deviendront pas.

On connaît un peu plus les facteurs de risque de ce cancer. Certains ne sont pas modifiables : avoir plus de 50 ans, des antécédents familiaux ou personnels de cancer du côlon ou de polypes, et être atteint d’une maladie inflammatoire intestinale. Mais d’autres facteurs de risque sont modifiables : la consommation d’alcool et d’un régime alimentaire pauvre en fibres et en fruits et légumes et riche en viande rouge et en charcuterie, le tabagisme et la sédentarité sont autant de comportements qui peuvent être améliorés.

Par ailleurs, inutile de vous dire qu’il vaut mieux ne pas attendre d’avoir des symptômes pour passer un test de dépistage. On recommande à tous les hommes et femmes de plus de 50 ans, sans antécédents personnels ou familiaux de cancer du côlon, de faire une recherche de sang dans les selles tous les ans ou tous les deux ans. Si ce test revient positif, votre médecin discutera alors avec vous des examens à faire.

Comme le cancer colorectal se développe lentement, il peut être guéri s’il est diagnostiqué à un stade précoce.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.colonversation.ca.