La police de Montréal (SPVM) peut bien s’enorgueillir de son nouvel uniforme bleu-noir lancé en grande pompe, hier, mais la police d’Oslo, elle, se démarque sur Twitter.
L’organisation des Social Media Days, qui couvre tout ce qui touche les médias sociaux en Norvège, a souligné le sens de l’humour dont fait preuve le service de police de la capitale dans ses communications avec les citoyens sur Twitter.
Comme le rapporte l’agence AFP, la police d’Oslo a déjà écrit, en parlant d’un cas de conduite erratique, qu’un « un véhicule intercepté sur soupçon de conduite en état d’ébriété s’est avéré être un Grec conduisant pour la première fois sur les routes hivernales norvégiennes ».
Plus drôle encore, le compte Twitter @oslopolitiops a décrit une opération auprès d’un musicien de rue (encore un « gratteux de guitare »?) dont le répertoire ne comportait qu’une seule chanson, qu’il jouait en boucle depuis des mois au même endroit.
Qu’est-ce que le SPVM attend pour entrer dans la danse? On imagine volontiers un appel au public pour enregistrer le dernier épisode de 19-2 ou bien une annonce aux squeegees concernant une hausse fulgurante du prix du liquide lave-glace.
Le bâton et le gag
L’utilisation par la police de procédés humoristiques est assez répandue. Cela permet d’adoucir l’image d’une institution détenant le monopole de la force et d’établir des ponts avec la population.
Prenez par exemple la réaction à chaud de la police de Seattle à l’annonce de la légalisation de la marijuana dans l’État de Washington, en décembre dernier.
Sur le blogue du service de police, le porte-parole a publié une entrée expliquant que, dorénavant, les citoyens « peuvent, s’ils le souhaitent, se geler de façon responsable, commander de la pizza et faire un marathon de Lord of the Rings dans la confidentialité de leur foyer ».
Un peu plus au nord, dans l’île de Vancouver, la police de Saanich a retenu l’attention avec des communiqués d’avis de recherche mettant en vedette le « criminel moron du mois ».
Tout cela est bien amusant, mais attention de ne pas dépasser les bornes. Comme cet enquêteur de Thunder Bay qui a rédigé un faux communiqué sur l’arrestation d’un suspect dans le meurtre d’un Autochtone dans lequel il a placé une blague de mauvais goût. Ce qui devait être une sorte d’amusement entre collègues s’est transformé en boulet lorsque l’auteur du document l’a expédié à sa liste d’envoi, permettant à tout un chacun d’apprécier son humour décapant.




