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La mort d’un laissé-pour-¢ompte

Lundi 4 février 2013 à 12 h 24 | | Pour me joindre

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Le sou noir en cinq dates

Quand on y regarde de plus près, la pièce d’un sou, c’était comme le mouton noir de la famille de la monnaie canadienne. C’était celui qu’on laissait à la maison, qu’on n’invitait pas dans les soirées parce qu’on avait honte de le montrer en public, entre autres parce qu’on entretenait des doutes sur son hygiène générale. C’était un objet encombrant dans nos vies, et personne ne semblait vouloir s’en occuper.

Aujourd’hui, avec le retrait graduel de ce disque de métal mal-aimé – pourtant frappé à 35 milliards d’unités –, c’est une page d’histoire qui se tourne. Une histoire qui remonte à 1858…

Pas étonnant, donc, que ce soit LE sujet sur toutes les lèvres en ce début de semaine. On se réjouit déjà des micros-trottoirs que les bulletins de nouvelles diffuseront en boucle les cinq prochains jours.

Au-delà des considérations de nature strictement économique (facture de 11 millions de dollars par année pour le retrait la pièce, selon Ottawa), ne devrait-on pas y voir une question de santé publique?

En effet, dans ce tourbillon d’opinions sur la mort de la cenne noire, l’équipe d’Infoman a trouvé que le commentaire de cet internaute sur CBC News surclassait tout ce qu’on avait pu lire jusqu’à ce jour :

En tant que caissière, je dois admettre que [l’abandon du sou noir] est une mauvaise nouvelle. Pas parce que j’aime le sou noir ni que je crois que « le gouvernement vole notre argent ». Non. J’estime que c’est négatif puisque je serai pognée pour écouter des idiots se plaindre de ce changement pendant des mois et des mois. Ils vont dire que c’est de l’arnaque et vont me reprendre sur la façon d’arrondir les montants.

En ce 4 février, pensez aux caissiers et caissières que vous croiserez. Si l’envie vous prenait d’aborder la question du sou noir, dites-vous que vous êtes probablement la 75e personne à vous prononcer sur le sujet.