On vous parlait la semaine dernière de cette enquête exclusive de l’émission Marketplace, de la CBC, relativement à la malpropreté flagrante et troublante constatée dans un échantillon d’établissements hôteliers du Canada.
Le but était de souligner que les bactéries sont partout et que, par conséquent, il n’était absolument pas surprenant d’apprendre que les surfaces de comptoirs, les poignées de porte et les télécommandes ne sont pas des objets dont on devrait se délecter, dans le sens littéral.
On n’a pas discuté de la réaction des propriétaires des hôtels visés, mais, évidemment, ils se sont tous dits surpris, rappelant que cela ne correspondait pas à leur standard de qualité et que des mesures correctives allaient être appliquées.
Eh bien, aux Pays-Bas, il existe au moins un hôtel qui fait de cet apparent handicap un atout dans une stratégie de marketing à la fois audacieuse et « dégueu ».
Le Hans Brinker Budget Hostel, à Amsterdam, s’est autoproclamé « le pire hôtel de la planète ».
S’adressant à une clientèle composée de routards et d’étudiants, l’hôtel, qui compte 511 lits répartis dans 127 chambres, cultive une image de place miteuse avec des slogans comme « Améliorez votre système immunitaire : restez au Hans Brinker! ».

À un maximum de 25 euros par chambre, le client loue en connaissance de cause, insistent les propriétaires, ajoutant que toute cette image crado fait partie d’une expérience recherchée par les jeunes.
D’ailleurs, le formulaire de réservation stipule clairement que les voyageurs réservant un séjour au Hans le font « à leurs risques et péril et qu’ils ne peuvent pas tenir l’hôtel responsable en cas d’empoisonnement alimentaire, de dépression nerveuse, de maladie incurable, d’amputation d’un membre, d’empoisonnement par radiation, de certaines maladies datant du 18e siècle, de la peste, etc. »
En conclusion, s’il y a quelqu’un dans votre entourage qui vous tape sur les nerfs et qui se cherche un endroit sympa où dormir pour son voyage à Amsterdam l’été prochain, ne cherchez plus.



