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Du cœur au ventre

Mercredi 5 décembre 2012 à 21 h 55 | | Pour me joindre

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Chaque petite communauté a son histoire et son identité. Hearst, une petite ville dans le nord-est de l’Ontario, ne fait pas exception à la règle. Cette histoire s’écrit tous les jeudis, semaine après semaine, alors que la banque alimentaire Le Samaritain du Nord ouvre ses portes.

Banque-alimentaire-Hearst

Jeudi matin…

Pour Claudette Bégin, bénévole et vice-présidente de la banque alimentaire, suit la même routine tous les jeudis depuis plus de 20 ans.

Neuf heures. Elle arrive au local de l’organisme communautaire pour accueillir les bénévoles. Quelques minutes plus tard, les hommes partent en camion pour aller chercher les denrées périssables fournies par l’épicerie Rocheleau.

Une fois arrivés à la banque alimentaire, les aliments sont préparés par les bénévoles puis déposés dans les boîtes qui seront plus tard distribuées aux bénéficiaires.

Treize heures. Les boîtes sont maintenant prêtes et les gens viennent chercher leurs denrées. Une heure plus tard, à 14 heures, une quarantaine de familles se sont présentées à la banque alimentaire et Mme Bégin a le sentiment du devoir accompli!

Une soupe qui fait chaud au cœur

Il y a plus d’une vingtaine d’années, le père Rémi Lessard, de la paroisse Saint-Pie X, et le conseiller municipal André Rhéaume ont décidé d’offrir à la population de Hearst un lieu de rassemblement. Un endroit qui permettait aux citoyens dans le besoin de se réunir autour d’un repas préparé par des bénévoles. En plus du repas, cet endroit remettait des denrées aux moins nantis.

Dès les débuts du projet communautaire, Annette Jacques s’est engagée. « Nous avions deux équipes de bénévoles qui préparaient le repas. Nous avons travaillé très fort pour aller chercher le nécessaire afin de répondre aux besoins de notre population. »

Les années ont passé et la clientèle a changé. « Les gens qui venaient à la soupe communautaire étaient surtout des personnes plus âgées et seules. Maintenant, nous fournissons uniquement des denrées aux familles dans le besoin. »

Près de 5000 personnes résident à Hearst. Selon les dernières données du recensement fédéral, la population a chuté d’environ de 10 % de 2006 à 2011. Cette baisse est attribuable à la crise de l’industrie forestière, qui a lourdement touché les habitants de cette ville monoindustrielle. Des centaines d’emplois liés à l’industrie forestière ont disparu et de nombreuses personnes ont quitté la ville à la recherche de travail. Ces pertes d’emplois ont entraîné un recul économique qui s’est fait sentir à la banque alimentaire.

« La situation est précaire et nous avons plus de demandes. Plusieurs jeunes familles, dont fait partie une quarantaine d’enfants de 12 ans et moins, ont maintenant recours à nous. Malgré tout, les gens du village sont très généreux, ce qui nous aide à fournir les denrées aux résidents », affirme Claudette Bégin.

Un projet de Dieu

Malgré une demande plus forte et une population en décroissance, Annette Jacques, qui n’est plus bénévole à la banque alimentaire, croit que l’organisme a encore plusieurs belles années devant elle.

« Le Samaritain du Nord est un projet de Dieu. Je me souviens, un des jeudis, nous n’avions pas notre camion pour aller chercher les denrées périssables. Comme par magie, une personne que nous ne connaissions pas est arrivée et nous a offert son aide! Nous avons plusieurs histoires comme ça. Dieu a voulu que ce projet voie le jour et il s’arrangera pour que l’organisme communautaire aide les générations à venir. »

Saskatoon : la face cachée de la croissance

Mercredi 5 décembre 2012 à 21 h 51 | | Pour me joindre

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Née en 1984 en pleine récession, rien ne destinait la banque alimentaire de Saskatoon à la pérennité. Ses fondateurs jugeaient qu’au-delà de six mois, une autre solution devrait être imaginée. C’est pourtant en plein boom économique, 28 ans plus tard, que la population de cette ville de 222 000 habitants a plus que jamais recours à ses services.

Paradoxe? Parlons plutôt des effets secondaires d’une croissance en flèche, qui a fait grimper le coût de la vie et en contraint plusieurs à choisir entre se loger et se nourrir. C’est du moins un des éléments forts des témoignages entendus lors de ma visite de la Saskatoon Foodbank and Learning Centre.

Au cours de la dernière année, elle a servi plus de 808 000 kg de nourriture répartis dans 66 207 paniers alimentaires. Ce sont une centaine, parfois 200 personnes qui, chaque jour ouvrable, se présentent au comptoir pour requérir cette aide de dernier recours. Sachant qu’on ne peut s’en prévaloir que deux fois par mois, faites le calcul. Parmi les usagers, une grande majorité de familles : à quelque 67 000 reprises cette année, un panier devait permettre de nourrir un enfant pendant deux à trois jours.

Nécessité oblige, la banque alimentaire a toujours pignon sur rue. Elle a même fait le choix de s’ancrer davantage dans la communauté. Au fil des ans, elle s’est repensée comme centre de services intégrés de lutte à la pauvreté, afin de couvrir le problème sur tous les fronts et en mobilisant autant que faire se peut ce qu’il y a de forces vives dans le milieu. De la santé à l’éducation populaire, de la défense des droits au développement de l’employabilité, les projets sont nombreux. Parmi les derniers nés, une ferme urbaine (http://sfbgardenpatch.com/) qui a généré en trois ans quelque 55 000 livres de produits agricoles. Et un défi lancé à des personnalités publiques de la région de vivre une semaine avec un panier et de partager leurs réflexions sur un blogue (http://foodbasketchallenge.com/posts).

J’y ai croisé des gens aux parcours variés mais qui portent ce projet collectif chacun à leur manière : la directrice Laurie, qui sera mon guide;  Michelle, Graham, Melissa faisant rouler la production; Donna, Elizabeth et Sophie s’affairant dans la boutique; Jasmin, passionnée de jardinage, et Ryan, l’instructeur; Evelyn, coordonnatrice des bénévoles, qui aimerait bien en finir avec les inégalités sociales. Puis d’autres encore. Sans parler des bénévoles, qui fournissent des milliers d’heures par mois, amalgame improbable de gens aux réalités si différentes que rien, d’emblée, ne prédisposerait à réunir.

Ils m’ont bien accueillie, nouvelle recrue qui a rangé sa caméra pour relever ses manches. Une recrue moins efficace, certes, trop attentive à la composition de ses paniers. Dans l’un deux, ce jour-là, elle y a mis : des protéines en boîtes (thon, jambon, raviolis au bœuf, fèves au lard); 2 petites bouteilles de jus de pomme; 2 boîtes de soupe, l’une au poulet, l’autre aux tomates; champignons et pois verts en boîtes; 1 sachet de riz assaisonné; 3 petites boîtes de céréales; 1 sac de pommes de terre; 2 pots de yogourt; 1 sac de pains et une boîte de muffins. Et des poudings au chocolat. Tout au long de cette tâche, elle était bien tentée d’y ajouter quelques extras, se disant qu’après tout, le menu qu’elle confectionnait devrait peut-être nourrir une personne pour les deux semaines à venir…


Blogue du Food Basket Challenge : http://foodbasketchallenge.com/posts

Blogue de la ferme urbaine Garden Patch  : http://sfbgardenpatch.com/

Site de la Saskatoon Foodbank and Learning Centre : http://saskatoonfoodbank.org/

 

Programmation à la télévision de Radio-Canada :

 

Pour le plaisir 

Le 6 décembre, l’émission sera consacrée au thème de la guignolée. Le quatuor des filles de L’auberge du chien noir composé des comédiennes Julie Daoust, Isabelle Lemme, Linda Sorgini et Sophie Paradis participera à l’émission et chantera You’ve got a friend (version Céline Dion et ses amies). Le porte-parole de La grande guignolée des médias, Ricardo, sera aussi de la partie.

Ricardo

Le 6 décembre, l’émission sera consacrée à la guignolée.

La ferme de Zénon

En échange d’un don, le public pourra participer à un tirage au sort pour gagner une visite à La ferme de Zénon. Une famille composée de deux adultes et deux enfants, ou d’un parent et trois enfants, pourra ainsi rencontrer ses marionnettes préférées et les marionnettistes.

Le tirage aura lieu le 7 décembre en matinée et la date de la visite sera choisie en fonction des disponibilités de l’équipe de production et de la famille gagnante.

Toc toc toc

En échange d’un don, les amateurs de cette émission pour enfants pourront participer à un tirage au sort leur permettant de gagner l’un des deux lots suivants :

Lot 1 : une visite au village de Toc toc toc en présence de quelques personnages. L’invitation est pour six personnes. Le tirage aura lieu le 7 décembre en matinée. La date de la visite sera choisie en fonction des disponibilités de l’équipe de production et du gagnant.

Lot 2 : un ensemble de produits de l’émission Toc toc toc, dont :

  • Les DVD des saisons 1 à 4
  • La peluche de la Grubule et le coussin Magli
  • Deux casse-têtes
  • Deux tablettes géantes à colorier
  • Trois jeux de table
  • Une chaise Grubule
  • Un parapluie Toc toc toc
  • Un ballon Toc toc toc

Annie Brocoli chez les Minitomes

En échange d’un don, vous pouvez participer à un tirage au sort permettant à une famille de quatre personnes (deux adultes, deux enfants ou un adulte et trois enfants) de dîner en compagnie d’Annie Brocoli, le jeudi 20 décembre 2012 à midi au Bistro Chez Miville de Radio-Canada.

Le tirage aura lieu le 7 décembre en matinée.

30 vies

En échange d’un don, les amateurs de la quotidienne pourront participer à un tirage au sort leur donnant la chance de faire une visite de plateau lors du tournage de certaines scènes. L’invitation est pour six gagnants différents.

Le tirage aura lieu le lundi 17 décembre en matinée. La date sera choisie en fonction des disponibilités de l’équipe de production et des gagnants.

Unité 9

En échange d’un don, les passionnés de la série auront la chance de participer à un tirage au sort leur permettant de faire une visite de plateau lors du tournage de certaines scènes. L’invitation est pour six gagnants différents.

Le tirage aura lieu le lundi 17 décembre en matinée. La date sera choisie en fonction des disponibilités de l’équipe de production et des gagnants.

À la Première Chaîne radio:

C’est bien meilleur le matin

De 5 h à 9 h, René Homier-Roy et son équipe consacreront leur émission à cette collecte avec des invités surprises, des prestations en direct et des collaborateurs aux quatre coins de la ville.

Pour recueillir les dons, Philippe Marcoux revêtira le manteau du père Noël sur le parvis de la maison de Radio-Canada; Guy Bertrand y vendra des dictionnaires autographiés; Stéphane Leclair sera au métro Place-des-Arts, Yves Desautels, au coin des avenues du Parc et du Mont-Royal, Véronique Mayrand, à la Place Longueuil et Jean-François Poirier, à Saint-Jérôme. Au fil de l’émission, d’autres personnalités radio-canadiennes se joindront à l’équipe, dont Catherine Perrin, Michel C. Auger, Charles Tisseyre, Patrice Roy et Jean-François Lépine.

En studio, l’animateur s’entretiendra avec les porte-parole de Moisson Montréal et de la Société Saint-Vincent de Paul, et en musique, des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal offriront des prestations en direct.

De plus, lors de sa chronique « S’en sortir », Monique Lapointe présentera quatre nouveaux portraits de personnes d’horizons divers aux prises avec des problèmes d’argent.

Désautels

De 15 h à 17 h, en direct du studio 12, Jacques Beauchamp conviera la population à donner. Il sera en contact avec un « commando de collectes », des personnalités déployées dans différents points de la ville pour recueillir les dons. Pour animer la portion musicale, il recevra Yves Lambert Trio, Radio Radio et quatre comédiens de L’auberge du chien noir pour une prestation de barber shop : Renaud Paradis, François L’Écuyer, Olivier Aubin et Pierre-Alexandre Fortin. Julie Le Breton, Émilie Bibeau et Paul Ahmarani feront la lecture de textes choisis pour l’occasion.

L’incontournable jeu-questionnaire télé/radio revient à la demande générale avec l’équipe de Désautels qui affrontera l’équipe de la télévision dirigée par Marie-Maude Denis, d’Enquête.

À Espace musique:

Un don pour une chanson

Une émission spéciale diffusée en direct de 11 h à 14 h du studio 85 de Radio-Canada animée par Philippe Fehmiu, Rebecca Makonnen et Marie-Christine Trottier. Pour une deuxième année consécutive, les auditeurs et le public seront invités à offrir un don en échange de la chanson de leur choix, qui sera diffusée sur Espace musique au cours de la journée.

Plaisirs Therrien, émission spéciale L’auberge du chien noir

Le jeudi 6 décembre de 15 h à 17 h 30, les comédiens de L’auberge du chien noirse joignent à l’équipe de Plaisirs Therrien, en direct de l’ARTVstudio, à Montréal. Le comédien Vincent Gratton fait équipe avec Pierre Therrien pour coanimer cette émission spéciale dans le fameux bar reconstitué de l’auberge. Chers auditeurs, vous êtes invités à donner pour la bonne cause.

C’est avec enthousiasme et générosité que les comédiens ont préparé une série de numéros musicaux pour ce cabaret acoustique. Au menu : chanson française, jazz, grands succès pop et bien sûr quelques airs de Noël, sous la direction bienveillante de Renaud Paradis au piano. De plus, les auteurs Sylvie Lussier et Pierre Poirier ont aussi préparé quelques surprises pour ajouter à cette émission spéciale d’Espace musique, pleine de joie et de chaleur.

Aux 80 premières personnes à faire un don de 25 $ ou plus, des places de choix sont assurées.
Joignez-vous à nous pour cette traditionnelle journée de collecte.

Pour y assister, vous pouvez dès maintenant faire votre don en téléphonant au 514 597-5590 ou en le remettant au comptoir multiservice de Radio-Canada entre 8 h 30 et 17 h. L’ARTVstudio est situé au cœur de la Place des Arts à Montréal, près de l’entrée de la Maison symphonique de Montréal et de la salle Wilfrid-Pelletier.

Espace musique vous offre son chœur

Le chœur de Dompierre : pour un soir seulement

Imaginez un chœur qui réunira, pour un soir seulement, les voix de Daniel Lavoie, de Catherine Major, de Claire Pelletier et du Vent du Nord, ainsi que la harpiste Valérie Milot, le violoniste Antoine Bareil, l’organiste et réalisateur Marc-André Doran et le chœur des employés d’Espace musique. Ces interprètes revisiteront les grands classiques de Noël, Adeste fideles, Les anges dans nos campagnes, Entre le bœuf et l’âne gris, mais aussi des chants de Noël du monde, El Noi de la mare, par exemple. Les chants anciens Noël nouvelet et Noël huron, pour un détour obligé par l’histoire. Voyez, ce sera un grand concert qui clôturera La grande guignolée des médias.

Espace musique vous offre son chœur sera enregistré à l’église Saint-Pierre-Apôtre, le jeudi 6 décembre à 19 h 30.

Deux diffusions de ce concert sont au programme d’Espace musique pour la période des Fêtes : le dimanche 23 décembre à midi et le mardi 25 décembre à 15 h.

 À ARTV:

Le jeudi 6 décembre, de 8 h à 10 h, à quelques pas de l’ARTVstudio, situé au cœur de la Place des Arts, des animateurs d’ARTV feront la cueillette de dons à l’intérieur de la station de métro Place des Arts. L’animatrice du magazine Lire, Claudia Larochelle, l’animatrice de voulez-vous danser?, Geneviève Guérard, les touilleurs François Longpré et Sylvain Côté ainsi que l’animatrice de la websérie Elle rencontre, Catherine Trudeau, seront présents afin de récolter vos précieux dons en argent.