Pour ceux et celles qui parcourent le web et les médias sociaux au quotidien, vous avez entendu parler des « bitcoins », sorte de monnaie virtuelle à cheval entre l’argent de Monopoly et la valeur refuge. Attention toutefois : les mots spéculation, bulle et « buzz » doivent être immédiatement accolés à celui de « bitcoins ».
C’est quoi? C’est une monnaie virtuelle créée par un Japonais en 2009 qu’on peut acheter sur des sites comme www.bitcoins.org.
Ça sert à quoi? C’est comme une vraie monnaie, mais il n’y a pas de pièces ou de billets physiques. Vous pouvez vous en servir pour acheter ou vendre des biens ou des services, sans passer par une banque, de gré à gré, sans encadrement d’une autorité réglementaire ou d’une banque centrale. C’est totalement libre et décentralisé. Pour l’instant du moins…
Est-ce bon pour vous? Les variations de prix sont très fortes. C’est très spéculatif et volatile. Des attaques informatiques ont été menées récemment sur le marché. Compte tenu du flou et du cours sans entrave de cette monnaie, les milieux criminels ont pu s’emparer de ce marché : vente de drogue, activités mafieuses, etc.
Est-ce une valeur refuge? Un jour, si cette monnaie survit et maintient son intérêt, elle pourrait devenir une valeur refuge comme l’or. Il est prévu qu’un maximum de bitcoins sera émis, soit environ 21 millions. Valeur refuge? Peut-être selon notre invité, l’économiste indépendant Ianik Marcil mardi soir, qui a exprimé beaucoup de réserve sur la viabilité des « bitcoins ». Voyez l’entrevue qu’il nous a accordée à RDI Économie.
Pourquoi une telle devise virtuelle? Parce qu’un homme, Satoshi Nakamoto, a vu le potentiel d’une telle aventure. Il a créé sa devise, a organisé son marché, une demande s’est installée rapidement et a pris de l’ampleur. Parce que bien des investisseurs sont à la recherche de nouveaux vecteurs de croissance, de refuge ou de protection (si on croit que les monnaies mondiales vont s’effondrer). Et parce que derrière cette devise virtuelle, il y a un logiciel libre qui la soutient, une forme de logiciel qu’on peut distribuer, copier, modifier sans contrôle d’un propriétaire. Le logiciel libre est défendu par des gens qui jugent injuste qu’une entité contrôle l’utilisation d’un logiciel et ses utilisateurs.
Si le bitcoin ne survit pas, représente-t-il tout de même le début d’une nouvelle ère de monnaies d’échanges virtuels, non réglementées et éclatées? Est-ce le début de la fin de l’autorité suprême des banques centrales sur la masse monétaire? Oh les grandes questions… qu’en pensez-vous?

Prix à la rampe de chargement : c’est, selon la description du CAA-Québec, « le montant payé par les clients d’un dépôt pour obtenir de l’essence en gros ». Donc, c’est après le raffinage. Dans ce prix, on a le pétrole, on a le raffinage. Ensuite, il faut ajouter les taxes et la marge du détaillant.
