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Bitcoin : est-ce fait pour vous?

Mercredi 5 février 2014 à 18 h 26 | | Pour me joindre

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Vous faites peut-être partie de ces gens qui aiment bien se lancer dans l’inconnu et dans l’aventure, sensibles aux mondes sans limite, sans cadre, sans entrave. Je le lis, je l’entends et je le perçois ce désir chez certains d’aimer et de croire en une nouvelle monnaie, une cryptomonnaie, enfouie dans les méandres du web, sans contrôle d’une banque centrale ou d’un gouvernement aux mains longues.

Voici à quoi ressemble le premier distributeur de bitcoins à Ottawa.À écouter les adeptes du bitcoin, nous avons enfin accès à une devise qui appartient véritablement aux utilisateurs. C’est l’offre et la demande pure qui est en action, les frais de transaction sont presque absents, vous n’avez qu’à vous ouvrir un compte, acheter des bitcoins et vous procurer des biens et des produits là où la devise est acceptée.

Les avantages d’une telle devise sont réels. Mais, attention! Dans l’inconnu et dans l’aventure, il y a le risque, la spéculation et la possibilité de perdre beaucoup d’argent. Vous pourriez en gagner aussi… mais vous pourriez en perdre pas mal! Un bitcoin vaut un peu plus de 800 $US aujourd’hui. En août, le cours de la devise était de 100 $. On est monté à 1100 $ en décembre, avant de dégringoler de moitié puis de remonter un peu par la suite.

Le dollar canadien évolue au gré de l’offre et de la demande sur les marchés financiers. C’est une devise forte, stable, dont les billets et la monnaie sont émis par une banque centrale, qui peut agir pour agir pour soutenir le dollar canadien si le besoin s’en faisait sentir. Les investisseurs comme les utilisateurs ont confiance en cette devise.

Le bitcoin évolue aussi au gré de l’offre et de la demande, mais son échange se fait sans intermédiaire et sans contrôle d’une banque centrale. L’émission de monnaie s’arrêtera à 21 millions de bitcoin, quelque part probablement autour de 2020. Son avenir repose également sur la confiance des investisseurs et utilisateurs. Si, du jour au lendemain, une crise éclate, la valeur de la devise peut tomber à 0. Et mourir tout simplement!

Donc, si vous possédez des bitcoins et que sa valeur tombe, vous perdrez votre investissement dans cette devise. Il n’y a pas de protection : pas d’assurance dépôt, pas de fonds d’indemnisation. Rien. Vous êtes seul dans le grand univers du web avec vos bitcoins, qui peuvent grandir ou disparaître. Vous le savez, j’espère?

Cela dit, est-ce bien différent de la bourse? Oui et non. Oui, parce qu’une action s’appuie sur une propriété réelle : celle d’une part dans une entreprise existante. Et ce ne l’est pas en ce sens que l’investissement en bourse est aussi une aventure risquée. L’ancien patron de Desjardins Claude Béland nous a déjà dit à RDI économie qu’il était quand même incroyable qu’on ait réussi au fil du temps à convaincre des gens aux moyens modestes de mettre leur argent à risque en bourse!

En fait, la mise en garde doit être bien plus large : toute prise de risque peut vous faire gagner beaucoup d’argent… mais peut aussi vous faire perdre un bon magot. Vous êtes prévenus.

Pour ceux et celles qui parcourent le web et les médias sociaux au quotidien, vous avez entendu parler des « bitcoins », sorte de monnaie virtuelle à cheval entre l’argent de Monopoly et la valeur refuge. Attention toutefois : les mots spéculation, bulle et « buzz » doivent être immédiatement accolés à celui de « bitcoins ».

Le bitcoin : une monnaie virtuelle qui vaut cherC’est quoi? C’est une monnaie virtuelle créée par un Japonais en 2009 qu’on peut acheter sur des sites comme www.bitcoins.org.

Ça sert à quoi? C’est comme une vraie monnaie, mais il n’y a pas de pièces ou de billets physiques. Vous pouvez vous en servir pour acheter ou vendre des biens ou des services, sans passer par une banque, de gré à gré, sans encadrement d’une autorité réglementaire ou d’une banque centrale. C’est totalement libre et décentralisé. Pour l’instant du moins…

Est-ce bon pour vous? Les variations de prix sont très fortes. C’est très spéculatif et volatile. Des attaques informatiques ont été menées récemment sur le marché. Compte tenu du flou et du cours sans entrave de cette monnaie, les milieux criminels ont pu s’emparer de ce marché : vente de drogue, activités mafieuses, etc.

Est-ce une valeur refuge? Un jour, si cette monnaie survit et maintient son intérêt, elle pourrait devenir une valeur refuge comme l’or. Il est prévu qu’un maximum de bitcoins sera émis, soit environ 21 millions. Valeur refuge? Peut-être selon notre invité, l’économiste indépendant Ianik Marcil mardi soir, qui a exprimé beaucoup de réserve sur la viabilité des « bitcoins ». Voyez l’entrevue qu’il nous a accordée à RDI Économie.

Pourquoi une telle devise virtuelle? Parce qu’un homme, Satoshi Nakamoto, a vu le potentiel d’une telle aventure. Il a créé sa devise, a organisé son marché, une demande s’est installée rapidement et a pris de l’ampleur. Parce que bien des investisseurs sont à la recherche de nouveaux vecteurs de croissance, de refuge ou de protection (si on croit que les monnaies mondiales vont s’effondrer). Et parce que derrière cette devise virtuelle, il y a un logiciel libre qui la soutient, une forme de logiciel qu’on peut distribuer, copier, modifier sans contrôle d’un propriétaire. Le logiciel libre est défendu par des gens qui jugent injuste qu’une entité contrôle l’utilisation d’un logiciel et ses utilisateurs.

Si le bitcoin ne survit pas, représente-t-il tout de même le début d’une nouvelle ère de monnaies d’échanges virtuels, non réglementées et éclatées? Est-ce le début de la fin de l’autorité suprême des banques centrales sur la masse monétaire? Oh les grandes questions… qu’en pensez-vous?

Essence : oui, ça s’explique! Un peu…

Mercredi 12 septembre 2012 à 11 h 29 | | Pour me joindre

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Chaque fois que je tente d’expliquer la hausse des prix de l’essence, j’essuie une volée de remontrances, du genre que je ne comprends rien, que je protège les pétrolières, que je ne sais plus quoi inventer pour justifier la hausse des prix et la spéculation. C’est n’importe quoi, je vous le dis tout de suite. Tout ce que j’essaie de faire, c’est d’expliquer ce qui se passe et non de prendre parti pour les géants du pétrole, les détaillants ou les automobilistes.

Beaucoup d’automobilistes expriment leur colère, en particulier ceux qui doivent faire beaucoup de route pour leur travail ou pour se rendre de la maison au bureau. Et quand j’entends les annonces de bouchons interminables dans ma radio, j’imagine que c’est extrêmement frustrant. Et je vous comprends.

Prix de l'essence à Montréal (11 septembre 2012)

Il y a une partie qui s’explique, que vous le vouliez ou non. Mais il y a aussi une partie qui ne s’explique pas vraiment. Et vous avez raison de poser des questions.

Ce qui est difficile à expliquer, c’est la variation soudaine du prix de l’essence dans certains marchés, en particulier dans la grande région de Montréal. Et c’est aussi le niveau fixé par les stations, qui sont nombreuses à se surveiller du coin de l’œil et au coin de la rue pour offrir les mêmes prix aux pauvres clients, privés la plupart du temps d’un marché vraiment concurrentiel.

Pourquoi 1,54 $ alors que le coût d’acquisition se situait à 1,39 $ mardi puis à 1,43 $ mercredi? Pourquoi augmenter le prix de 10 à 14  ¢ d’un coup? Si la marge habituelle de profits pour les détaillants est de 5 ou 6 ¢ en moyenne, pourquoi n’est-ce pas toujours le cas, tous les jours, toutes les heures du jour? Dans un marché encadré, le prix aurait été de 1,44 $ ou 1,45 $ le litre d’essence ordinaire mardi et de 1,48 $ ou 1,49 $ mercredi matin.

Comprenons-nous bien. Un marché encadré ne ferait pas baisser les prix. La moyenne ne changerait pas vraiment sur l’ensemble de la semaine. Mais le client, lui, qui a besoin de mettre de l’essence dans son automobile, n’aurait pas à subir des variations extrêmes et surprises, choquantes et insultantes, si le marché était mieux balisé.

Le gouvernement libéral au Québec n’a rien fait pour maîtriser les variations de prix. Le ministre Clément Gignac affirmait qu’un prix plafond ne serait pas utile parce qu’il ne ferait pas baisser les prix. N’empêche qu’un tel prix aurait pu entraîner une moins grande volatilité dans les prix et une fourchette de variation plus serrée. Cela aurait pu permettre aux automobilistes de mieux prévoir et de mieux gérer leur consommation d’essence.

Est-ce que le gouvernement du PQ fera quelque chose pour contrôler les prix de l’essence?

Par ailleurs, ce qui s’explique, c’est le mouvement de fond, qui pousse les prix de l’essence à la hausse en Amérique du Nord. Je le répète : la réalité qui s’explique, c’est la hausse de l’essence. Ce qui ne s’explique pas, c’est les variations extrêmes et le prix de 1,54 $ mardi.

Fondamentalement, l’essence monte pour plusieurs raisons :

1-      Les stocks énergétiques sont près de leur plus bas en six mois aux États-Unis en raison d’une réduction de la production et du raffinage à cause de l’ouragan Isaac. Moins de production, moins de stocks, alors que la demande est toujours élevée. Ça fait monter les prix sur le marché : prix du pétrole, prix du raffinage.

2-      L’intervention des banques centrales et l’approbation du nouveau Mécanisme européen de stabilité financière entraîneront une injection de plusieurs centaines de milliards de dollars supplémentaires dans les marchés financiers obligataires. Une telle injection d’argent pourrait alimenter une reprise économique. On spécule, oui, on spécule dans les marchés sur les effets de ces interventions, ce qui alimente les prix des ressources à la hausse.

3-      Les tensions géopolitiques en Iran, l’un des plus importants producteurs de pétrole du monde, font pression sur les cours du pétrole, en particulier sur le Brent négocié à Londres. C’est le pétrole qu’on achète dans l’Est du Canada, étant donné que c’est ce pétrole qui est physiquement accessible. Il n’y a pas d’oléoducs en provenance du Venezuela, du Mexique ou de l’Alberta pour acheter le pétrole qui se négocie en fonction du prix à New York, qui se situe entre 95 et 100 $. Ce qu’on achète, c’est le pétrole venu de la mer du Nord et d’Afrique du Nord, dont le prix négocié s’aligne sur le Brent de Londres, qui est à plus de 115 $ le baril. C’est factuel. Il n’y a pas de complot. On n’a pas le choix.

En terminant, l’écart entre Montréal et l’Alberta, ou Montréal et Burlington s’explique par le niveau de taxation. Chez nous, 40 % du prix payé à la pompe, ce sont des taxes : TPS, TVQ, taxe sur l’essence du Québec, taxe d’accise fédérale et la taxe de l’AMT. En Alberta, la taxe sur l’essence est de 9 ¢ le litre et non de 18 ¢ comme au Québec. Ne s’appliquent ensuite que la TPS et la taxe d’accise fédérale. Au Vermont, la taxe sur l’essence est de 19 ¢ le gallon et 3,7 ¢ d’autres taxes, ce qui est minime par rapport aux taxes canadiennes.

J’ai fait un petit calcul mardi après-midi. Depuis leur sommet respectif, quelque part fin mars début avril, le prix du pétrole a chuté de 22 %, le prix à la rampe de chargement pour Montréal a baissé de 12 % et le prix moyen de l’essence à Montréal a reculé de 10 %. Donc, un écart de 10 à 12 points entre la baisse du brut et la baisse du carburant que vous mettez dans votre auto.

Le prix de l'essence a atteint plus de 1,34 $ le litre dans la région.Prix à la rampe de chargement : c’est, selon la description du CAA-Québec, « le montant payé par les clients d’un dépôt pour obtenir de l’essence en gros ». Donc, c’est après le raffinage. Dans ce prix, on a le pétrole, on a le raffinage. Ensuite, il faut ajouter les taxes et la marge du détaillant.

J’ai fait un petit calcul parce qu’il y a plusieurs personnes qui me demandent : le pétrole a beaucoup baissé. Pourquoi le prix de l’essence ne baisse-t-il pas?

Il baisse, mais pas autant que le pétrole. Parce qu’entre le pétrole qui sort de terre ou de mer, il y a le raffinage, le transport, les taxes et les marges. Et parce que s’il y a un écart si important entre la baisse du pétrole et la baisse de l’essence, c’est qu’il y a quelque chose entre les deux qui monte!

Qu’est-ce qui monte? Les marges de raffinage.

Pourquoi? Ah! la bonne question.

Si le travail d’exploration et d’exploitation du pétrole ne cesse jamais, celui du raffinage est régulièrement déstabilisé. D’abord, l’industrie n’a pas augmenté sa capacité de raffinage pour s’ajuster à la demande grandissante. Les raffineries vieillissent, des accidents surviennent, des périodes d’entretien sont nécessaires, les arrêts de production sont fréquents.

Dans un texte publié lundi, Bloomberg rapporte que :

- la raffinerie de Cherry Point de la société BP à Washington a retrouvé un niveau d’opération normal après trois mois d’arrêt provoqué par un incendie en février;

- le géant Exxon Mobil a annoncé la fermeture de quelques-unes de ses installations de la raffinerie de Torrance dans le sud de la Californie pour plusieurs semaines pour des travaux;

- la société Royal Dutch Shell a fermé sa raffinerie de Martinez dans le nord de la Californie le 30 mai dernier pour une raison qui n’a pas été expliquée;

- Tesoro Corp. a rapporté un petit incendie à l’extérieur d’une usine de production d’acide à la raffinerie Golden Eagle, près de Martinez en Californie, toujours le 30 mai. Cela expliquerait la fermeture annoncée de Royal Dutch Shell;

- Phillips 66 est en train de terminer l’entretien de son complexe de San Francisco, fermé depuis avril, qui comprend notamment sa raffinerie de Rodeo dans le nord de la Californie.

Tous ces détails pour vous dire que dans le merveilleux monde du raffinage de pétrole, il y a continuellement des arrêts de travail. Donc, l’ajout ou le retrait de 100 000, 200 000, 500 000 barils de pétrole raffiné par jour a un impact sur le marché du raffinage et les prix qui sont demandés.

Ainsi, non seulement faut-il s’intéresser aux cours du pétrole, mais il faut aussi prendre en compte les variations continuelles dans les prix du raffinage. Entre le pétrole, dont le prix s’affiche clairement et les détaillants, dont les marges sont pas mal moins élevées que vous pensez, il y a ce monde du raffinage qui nous échappe un peu. Et c’est à cause de cette partie du prix de votre litre d’essence que vous avez l’impression, ces jours-ci, que vous ne profitez pas vraiment de la baisse des prix du pétrole.

Nicolas Sarkozy a voulu moraliser le capitalisme au lendemain de la crise financière. Voilà que le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande annonce qu’il veut s’attaquer au « monde de la finance », son véritable adversaire, « sans nom et sans visage », un adversaire, a-t-il dit, qui « ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. » C’est ce qu’il a dit hier en lançant sa campagne en vue de l’élection présidentielle d’avril et mai (1er et 2e tour).
 
C’est important de s’intéresser aux propos de François Hollande. Il est en tête dans les sondages en vue de la présidentielle. Et la France, qui vient de subir une décote de la part de l’agence Standard & Poors, est au coeur des décisions les plus importantes dans la gouvernance de la zone euro.
 
François Hollande propose de mettre fin à la spéculation des grands investisseurs en imposant une taxe sur les transactions financières, ce que le président actuel Nicolas Sarkozy a dit qu’il allait faire lui aussi. Le candidat socialiste entend également interdire les activités des banques françaises dans les paradis fiscaux.
 
Ce qui est intéressant dans ses propositions, c’est qu’il identifie des problèmes fondamentaux importants pour la suite des choses. Pour une économie en santé, pour une croissance durable, les gouvernements doivent adopter des plans crédibles et à long terme dans la gestion de leur budget, mais les institutions financières doivent aussi être encadrées et régulées pour éviter que leurs actions sur les marchés alimentent les dérapages fiscaux et économiques.
 
Malgré les promesses de nombreux dirigeants, de Barack Obama à Nicolas Sarkozy, du G8 au G20, la réalité du monde financier n’a pas beaucoup changé depuis 2008. Les produits exotiques, qui s’alimentent aux malheurs des États et des particuliers, existent toujours. La spéculation gagne, sans cesse, en importance dans les transactions financières au quotidien.
 
Les institutions financières peuvent à la fois parier sur le succès et l’insuccès d’une entreprise ou d’un État, peuvent aussi alimenter les mouvements dans la direction souhaitée. CDS, subprimes, swaps, ventes à découvert, il y a une tonne de produits complexes de pari et d’assurance sur les marchés. Ça existe, ça continue d’exister et ça influence énormément l’évolution des marchés et l’impact sur les économies et les budgets.
 
L’attaque de François Hollande contre la finance est-elle sérieuse? Sera-t-elle vraiment suivie de gestes concrets s’il prend le pouvoir ou le candidat cherche-t-il à s’attirer un électorat, de plus en plus large à dénoncer la mainmise des milieux financiers sur l’économie mondiale?
 
À quoi bon de telles propositions s’il n’y a pas de coordination internationale? Si Londres et Washington, avec l’appui d’Ottawa, refusent la taxe sur les transactions financières? Si les sanctions aux institutions faisant affaire dans les paradis fiscaux ne sont qu’esthétiques?

2 poids, 2 mesures

Mercredi 19 octobre 2011 à 12 h 05 | | Pour me joindre

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S’il fallait encore faire la preuve du fossé qui sépare les indignés des grandes banques américaines, on pourrait ne regarder que les résultats des institutions financières de Wall Street cette semaine. Les milliards pleuvent, les banques ont certainement retrouvé leur erre d’aller sans craindre une interférence sérieuse des pouvoirs publics.

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Sentiment de panique…

Jeudi 22 septembre 2011 à 13 h 11 | | Pour me joindre

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Jour sombre sur les marchés financiers, de fébrilité, d’inquiétude, de suspicion. Un semblant de sentiment de panique qui fait penser à 2008. Je ne dis pas que le monde financier revient à l’hystérie de 2008, après la faillite de Lehman Brothers. Mais les craintes de revivre ce que personne ne veut revivre sont palpables. La crise financière, qui a provoqué la « Grande Récession », est fraîche dans la mémoire de tous.

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La Grèce sacrifiée

Lundi 19 septembre 2011 à 13 h 18 | | Pour me joindre

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En retour d’une aide financière essentielle à sa survie, la Grèce doit accéder aux exigences des autorités économiques et réduire ses dépenses de façon draconienne. Pour y arriver, Athènes privatise des services publics, gèle et réduit des services et des acquis, mais refuse de réduire les dépenses militaires. La population est en colère, et pour cause.

 

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Crise nationale

Vendredi 9 septembre 2011 à 10 h 54 | | Pour me joindre

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L’arrivée de l’an 2000, l’éclatement de la bulle technologique, les attentats du 11 septembre, l’arrivée de George W. Bush, tous ces événements coïncident avec ce qui ressemble à un important tournant dans l’histoire économique des États-Unis.

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Bouillabaisse économique!

Vendredi 2 septembre 2011 à 14 h 03 | | Pour me joindre

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Quelques notes de la semaine, en vrac :
 
- Le voyage de Jean Charest en Asie a été très bien planifié : plusieurs annonces, des discours précis avec un message précis, quelques mots sur les droits de la personne, quelques contrats… Le gouvernement du Québec est conscient que la Chine compte et qu’il faut travailler avec ardeur à établir des liens solides et durables avec les décideurs chinois. En 2010, nos importations chinoises se sont élevées à 7,358 milliards de dollars et nos exportations ont atteint 1,677 milliard. La Chine est le troisième client du Québec, mais ne représente pour l’instant que 2,9 % de la valeur de nos exportations.