C’est malheureusement la même histoire qui se répète. Une usine qu’on n’a pas rénovée quand il le fallait, des travailleurs vieillissants, un modèle de gestion et des technologies de moins en moins adaptés aux exigences de l’économie d’aujourd’hui. Et paf, d’un coup, les propriétaires annoncent la fermeture de l’usine.
Des gens, qui y sont depuis tout le temps, qui voyaient les lueurs de la retraite à quelques pas, assistent impuissants à l’effondrement d’un monde et d’une bonne partie de leurs espoirs.
Ce genre d’événement est plus violent que n’importe quel vidéoclip ou épisode de 19-2! C’est la réalité. C’est la vraie vie. Ce sont de vraies personnes – 216 dans le cas de l’usine Old Dutch à Montréal – qui subissent la décision d’un propriétaire qui a ses raisons c’est certain, mais qui, dans le cas d’Old Dutch, manque littéralement de compassion. Le communiqué est direct et précis :
« Les Aliments Old Dutch Ltée a annoncé aujourd’hui qu’elle mettra un terme à ses activités de production et d’entreposage à son usine de Lachine (Québec) le 27 septembre 2013. L’usine a été construite en 1964 par Humpty Dumpty Inc. et a été exploitée sans interruption depuis lors comme usine de fabrication de grignotines. Humpty Dumpty a été acquise par Les Aliments Old Dutch Ltée en 2006. L’usine a atteint la fin de sa vie utile et Les Aliments Old Dutch Ltée a déterminé qu’il n’était pas faisable de rénover l’usine ou d’ouvrir une nouvelle installation de fabrication de grignotines dans la région. Cette fermeture touchera quelque 216 personnes qui sont présentement soit des employés actifs ou en statut de mise à pied. Dorénavant, le marché du Québec sera approvisionné par d’autres usines de Les Aliments Old Dutch Ltée situées au Canada. Les activités de vente se poursuivront normalement et il est prévu que les clients ne subiront aucune rupture d’approvisionnement pendant cette phase de transition. »
Un communiqué froid. Aucune forme de remerciement. Cela dit, les entreprises, comme Old Dutch, ont tout à fait le droit dans notre société de fermer une entreprise si elles jugent que ce n’est plus dans leur intérêt financier.
Quand un jeune travailleur perd son emploi, il réussit généralement à se trouver un autre emploi. Ce n’est pas sans conséquence toutefois : perdre son emploi, c’est angoissant, c’est enrageant, c’est décevant. C’est un coup dur sur le plan financier. Et, vous le savez, il y a des gens aussi qui ne se remettent pas vraiment d’une perte d’emploi.
Perdre son emploi quelque part dans la cinquantaine peut être terrorisant. Les travailleurs d’Old Dutch l’ont dit à notre caméra : comment pensez-vous qu’on va se retrouver un emploi à notre âge? Qui veut embaucher un travailleur de 57 ans aujourd’hui? Bien sûr qu’il y a des entreprises qui ont besoin de travailleurs « expérimentés ». Mais, de façon très générale, les femmes et les hommes qui approchent la soixantaine, qui ont travaillé au même endroit presque toute leur vie, ont beaucoup de difficultés à retrouver du boulot.
Alors, que faire
Comment éviter ces fermetures brutales et sans âme? Comment encourager les entreprises à trouver des solutions pour leurs employés, qui peuvent prendre la forme de transferts, d’offres de formation ou de retraites anticipées?
Pourrait-on faire mieux?
La « 
D’abord, précisons que le REER n’est pas fait pour tout le monde. Si vous gagnez peu, vous économisez peu ou vous prévoyez vivre avec un faible revenu à la retraite, il n’est pas conseillé d’investir dans un Régime enregistré d’épargne retraite. Vos retraits du REER sont considérés comme des revenus, qui viendront réduire certaines de vos prestations, comme le Supplément de revenu garanti.
Pour la suite des choses, les défis qui se présentent à la nouvelle chef du gouvernement du Québec sont de taille. Et ils le seront encore plus dans un gouvernement minoritaire, qui détient seulement une avance de quatre sièges sur la nouvelle opposition officielle du Parti libéral.


D’un bout à l’autre de la vie, en fait, nous assistons à des changements profonds et déterminants.