Billets classés sous « Réserve fédérale »

La banque du Canada écrivait, le 4 décembre, qu’une hausse de taux sera « au fil du temps […] probablement nécessaire ». Le 23 janvier, changement de ton, la hausse de taux était tout à coup « moins imminente que prévu auparavant ». Aujourd’hui, elle semble ouvrir la voie à une baisse des taux en affirmant que le niveau très bas des taux actuels « demeurera probablement approprié pendant un certain temps ».

La Banque du Canada indique clairement que la situation économique au pays et le très faible niveau d’inflation l’obligent à maintenir son taux directeur inchangé et pourrait même, peut-être, possiblement, aller jusqu’à annoncer une ou plusieurs baisses de taux. À 1 %, la Banque du Canada a un peu de marge pour réduire son taux directeur.

En même temps, le ministre Flaherty ne souhaite pas qu’un mouvement de baisse des taux s’engage au pays pour favoriser encore davantage l’endettement des Canadiens, notamment pour ce qui est des hypothèques.

source : Banque du Canada

Le lien entre le taux directeur de la Banque du Canada et les taux hypothécaires n’est pas direct. Le taux à un jour de la Banque du Canada touche les coûts d’emprunt à court terme entre les banques. Cela dit, les taux obligataires sont à des niveaux historiquement bas, ce qui influe sur les taux hypothécaires. Les taux sont faibles, à court, moyen et à long terme, ce qui fait en sorte que le « coût » de l’argent au Canada est très faible.

Étant donné que le marché de la construction résidentielle et de la revente de maisons ralentit, les banques pourraient être tentées de se lancer dans une guerre de taux hypothécaires.

À suivre.

Le Dow Jones atteint un niveau record, récupérant ainsi ce qu'il avait perdu durant la dernière récession. Par ailleurs, pourquoi le Dow Jones atteint-il un sommet alors que l’économie demeure fragile? La récession se poursuit en Europe, la croissance chinoise est moins forte que par les années passées, la reprise n’est pas sûre aux États-Unis… Et pourtant, la bourse monte : sommet historique pour le Dow Jones, sommet en 12 ans pour le Nasdaq et sommet en cinq ans et demi pour le Standard and Poors 500.

Deux grandes raisons : les entreprises font de l’argent. La grande majorité des sociétés du S&P500 dépasse les attentes en matière de résultats financiers. Et puis, la Réserve fédérale continue d’alimenter le marché en rachetant encore, cinq ans après le début de la crise, des bons du Trésor. Pourquoi les opérateurs de marché s’inquiéteraient-ils de la suite des choses si les entreprises font autant d’argent et que les pouvoirs publics maintiennent le robinet ouvert?

Obama : présider un pays en crise

Lundi 21 janvier 2013 à 12 h 55 | | Pour me joindre

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Le premier mandat de Barack Obama aura été marqué par des mois d’angoisse pour des millions d’Américains, puisque s’est étirée jusqu’à l’été 2009 la pire récession aux États-Unis depuis la Grande Dépression des années 30. L’essentiel des quatre ans du président Obama aura été consacré à des stratégies de relance de l’économie.

Le président américain Barack Obama

Mais le travail a été ardu. Et les résultats, mitigés. Dans un contexte où la Chambre des représentants était dominée par les républicains, il a été difficile pour le président de mettre en œuvre le plan de relance qu’il souhaitait adopter. Il a dû faire des compromis et, à couper la poire en deux chaque fois, on est arrivé à des résultats en demi-teinte.

 

Ce mandat a été marqué aussi par deux conflits politiques majeurs : celui sur le relèvement du plafond de la dette, qui a mené à la décote de la dette du pays. Et puis, celui appelé le « précipice budgétaire », un péril qui allait survenir le 1er janvier 2013 si républicains et démocrates ne s’entendaient pas sur de nouvelles mesures budgétaires. Une entente a été conclue, mais ce dossier est loin d’être réglé. Des accords doivent survenir sur les dépenses à couper et sur le plafond de la dette.

En fait, soyons francs et clairs : les États-Unis travaillent encore à leur sortie de crise. La Réserve fédérale imprime par milliards des billets en rachetant des bons du Trésor américain, question de stimuler le marché obligataire, de maintenir un haut niveau de liquidité et d’assurer un accès normal au crédit pour les banques, les entreprises et les individus.

Plusieurs craignent un emballement inflationniste avec cette injection monétaire massive. Théoriquement, ils ont raison. Mais, comme l’explique souvent Paul Krugman du New York Times, l’économie américaine est encore dans un état de dépression. Ou, du moins, elle en sort à peine. Que ce mot décrive une situation bien réelle ou qu’il en exagère la réalité, il n’en demeure pas moins que les troubles inflationnistes potentiels semblent bien mineurs à côté des problèmes fondamentaux qui affligent l’économie américaine.

Le chômage est au même point, quatre ans plus tard. Des millions d’emplois perdus n’ont pas été remplacés. Le revenu moyen des ménages a baissé, comme la valeur de leur patrimoine immobilier. Le chemin est encore long pour une reprise économique durable et le retour à une croissance forte et stable dans le pays le plus riche du monde.

Souhaitons, pour l’Américain moyen, que les décideurs à Washington sachent adopter les mesures nécessaires qui assureront leur prospérité, leur protection et leur bonheur. Et, comme c’est important de le rappeler, et comme il l’a rappelé lui-même dans son discours d’assermentation : une société plus verte. Le défi écologique est le défi économique du 21e siècle. Et, alors qu’il doit remettre sur ses rails l’économie de son pays, le président Barack Obama doit aussi orchestrer un plan de match crédible et ambitieux pour réduire de façon importante les émissions de gaz à effet de serre.

Quelle époque, n’est-ce pas ?

Jeudi 13 septembre 2012 à 18 h 59 | | Pour me joindre

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Nous sommes en septembre 2012, la Réserve fédérale nous annonce une troisième intervention dans les marchés financiers à raison de 40 milliards de dollars d’achat d’obligations par mois pour une durée indéterminée.

Ça s’ajoute à l’intervention annoncée de la Banque centrale d’Europe et le déblocage de 500 milliards d’euros pour aider les pays en difficulté en Europe.

La Fed annonce aussi un taux à 0 au moins jusqu’à la mi-2015.

Avril 2006 : les prix des maisons atteignent un sommet aux États-Unis.

Août 2007 : début de la crise du crédit, les papiers commerciaux garantis par des prêts hypothécaires très risqués s’effondrent.

Mars 2008 : Bear Stearns s’effondre.

Septembre 2008 : Lehman Brothers fait faillite, les marchés mondiaux s’effondrent, la crise financière s’amorce et mènera à ce qu’on a appelé la Grande Récession.

Aujourd’hui, cette crise financière s’est mutée en crise de la dette accompagnée d’une faible croissance économique et des récessions un peu partout sur la planète.

Maintenant, la Réserve prévoit maintenir son taux directeur à 0 jusqu’au moins à la mi-2015.

De 2006 à 2015, cette crise, qui a son fondement dans les décennies précédentes, est tout simplement exceptionnelle et son dénouement est imprévisible.

Le 15 septembre prochain, ça fera quatre ans que Lehman Brothers faisait faillite et entraînait dans sa chute les banques, les gouvernements, des milliards d’êtres humains, l’économie mondiale finalement! Si on est aujourd’hui sorti de ce qu’on a appelé « la Grande Récession », la crise financière se poursuit toujours et remonte à la surface les maladies fondamentales qui rongent notre économie : l’endettement, la corruption, la spéculation.

En fait, quatre ans plus tard, l’incertitude persiste. Plusieurs pays sont restés ou sont revenus en récession. Et les craintes d’une nouvelle glissade mondiale augmentent. On se demande encore si on se posera les mêmes questions sur la suite des choses dans deux, quatre ou six ans.

Retransmission du discours du président de la Fed, Ben Bernanke, à la Bourse de New York.L’économiste en chef de la Banque Nationale Stéfane Marion expliquait sur nos ondes vendredi soir dernier que la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne n’auraient pas vraiment le choix d’intervenir dans les marchés financiers pour stimuler l’économie. Elles pourraient racheter des obligations, des bons du Trésor aux États-Unis, des obligations italiennes et espagnoles. En Europe, l’objectif serait d’éviter une envolée des coûts d’emprunt sur les marchés de la dette. Aux États-Unis, les buts seraient de faciliter les prêts entre institutions, l’accès plus grand aux crédits dans le marché de la consommation et, ultimement, d’alimenter la croissance de l’économie et la réduction du chômage.

Les États-Unis font face à un problème supplémentaire. Des compressions sont prévues à partir du 1er janvier dans les dépenses de l’État, au moment où des allègements fiscaux viennent à expiration. Cela entraînera une hausse d’impôt. Le bureau du budget du Congrès craint, dans les circonstances, un retour en récession aux États-Unis l’an prochain. Et on n’a même pas évalué l’impact assuré de la sécheresse des dernières semaines chez nos voisins du sud.

Le Canada n’est pas à l’abri selon Stéfane Marion. Tous les paliers de gouvernements devront revoir leurs prévisions de revenus et leurs objectifs budgétaires, à son avis. « La marge de manœuvre est disparue », nous a-t-il dit vendredi à RDI Économie.

Les exportations sont moins fortes, la consommation ralentit et les ménages sont très endettés. Les entreprises investissent encore, mais accumulent leurs stocks. Et quand on accumule les stocks, il y a de fortes chances que les entreprises ralentissent leur production prochaine pour écouler les inventaires. Stéfane Marion s’attend à une décélération de l’économie canadienne dans ce contexte avec un ralentissement encore plus marqué au Québec, où le PIB ne devrait pas dépasser 1 % cette année. Et la récession n’est pas à exclure pour le Canada, selon lui. Il établit ce risque à environ 30 %.

En bourse, le tableau est différent : le pessimisme s’exprime surtout dans les marchés émergents, qui décélèrent, en particulier la Chine et le Brésil. Ça se répercute sur le marché canadien, axé largement sur les ressources, et qui compte sur la demande mondiale pour ses matières premières. Voici le tableau présenté jeudi dernier à RDI Économie par le directeur de la stratégie d’investissement à la Banque Scotia, Vincent Delisle :

 

Indices boursiers                    2012     1 an     2 ans    3 ans    5 ans

Canada (TSX)                           0,5 %    -2,6 %   1,1 %    9,4 %    -9,5 %

É.-U. (S&P 500)                         8,8 %    20,1 %   23,6 %   24,0 %   -8,5 %

Europe (MSCI Europe)              3,0 %    4,0 %    -2,0 %   -10,6 % -37,5 %

Brésil (MSCI Brésil)                   -8,5 %   -11,0 % -25,4 % -15,8 % -7,3 %

Chine (Shanghai A Share)         -9,3 %   -20,0 % -20,7 % -29,6 % -56,0 %

 

Pourquoi la bourse va si bien?

Mardi 24 janvier 2012 à 13 h 04 | | Pour me joindre

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Il n’y a pas toujours de liens directs entre les nouvelles économiques et les mouvements boursiers. Et nous en avons encore la preuve ces jours-ci. Le Standard and Poors 500 a progressé dans 9 de ses 10 dernières séances et a touché un sommet depuis juillet dernier. Toronto était à son plus haut depuis le début novembre et le CAC-40 de Paris, au coeur des troubles de la zone euro, a atteint dans les derniers jours son plus haut niveau depuis la fin octobre.
 
Ce que les analystes et opérateurs de marché voient, c’est une croissance qui reprend aux États-Unis, des liquidités et des profits pour les grandes entreprises et l’intention des autorités financières et monétaires d’intervenir si nécessaire. La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne, le FMI, le Fonds de stabilité financière en Europe, tous sont prêts à injecter massivement des sommes dans les marchés pour soutenir les finances des pays en difficulté et les économies.
 
Pourtant, les nouvelles ne sont pas nécessairement rassurantes. Plusieurs pays d’Europe sont en récession. On craint toujours une faillite de la Grèce. Et la croissance chinoise est de moins en moins forte, bien qu’elle demeure à un niveau franchement plus élevé que celles des pays occidentaux. Mais, comme l’expliquait le stratège Vincent Delisle, de Scotia Capitaux, lundi soir à RDI Économie, ce qui est important de surveiller, ce n’est pas le niveau de croissance en Chine, c’est la décélération de cette croissance dans les derniers trimestres. On est passé d’une croissance de 10,4 % en 2010 à 9,2 % en 2011, voire à 8,9 % au dernier trimestre. La croissance sera de 8,2 % en 2012 selon le FMI.
 
La clé, en fait, ce sont les États-Unis. Plusieurs voient dans les récents chiffres sur l’emploi et l’économie les signaux d’une reprise durable. Mais certains croient que ça ne tiendra pas. Et c’est là que se trouve la mésentente entre les experts. La croissance américaine va-t-elle tenir? Les opérateurs de marché semblent y croire, mais le gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney affirmait dimanche à CTV que les États-Unis mettront des années à se remettre de la crise financière et de la Grande Récession.
 
Surtout, les experts semblent s’entendre pour dire que le Canada et sa bourse pourraient finalement être un peu plus touchée par l’état de l’économie mondiale que les États-Unis. Le FMI vient de réviser à seulement 1,7 % le taux de croissance pour le Canada en 2012. Et, étant donné l’importante pondération des métaux et des ressources sur les marchés canadiens, le TSX pourrait connaître une hausse moins importante que le S&P 500 en raison justement du ralentissement de la croissance en Chine. Vincent Delisle prévoit une croissance de 8 à 10 % pour la bourse américaine, et de 6 % pour le Canada.
 
Alors, la bourse va bien, mais est-ce que ça va tenir?

Bernanke n’a pas de baguette magique!

Mercredi 21 septembre 2011 à 14 h 51 | | Pour me joindre

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Est-ce que le candidat républicain à la présidentielle de 2012 Rick Perry aurait fait peur à Ben Bernanke? Toujours est-il que la Réserve fédérale a décidé de ne pas se lancer dans une troisième séquence d’achat unilatéral d’obligations gouvernementales, qui aurait nécessité de sortir encore la machine à imprimer des billets.

Pour la petite histoire, Rick Perry a déclaré en août, lors d’un rassemblement partisan en Iowa, que « si ce gars [Ben Bernanke] imprime encore plus d’argent d’ici à l’élection présidentielle, je ne sais pas ce que vous lui feriez ici en Iowa, mais nous, au Texas, on le traiterait particulièrement mal. »

 

Crise nationale

Vendredi 9 septembre 2011 à 10 h 54 | | Pour me joindre

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L’arrivée de l’an 2000, l’éclatement de la bulle technologique, les attentats du 11 septembre, l’arrivée de George W. Bush, tous ces événements coïncident avec ce qui ressemble à un important tournant dans l’histoire économique des États-Unis.

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Changement de ton spectaculaire!

Mercredi 7 septembre 2011 à 13 h 41 | | Pour me joindre

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Changement de ton et de vocabulaire à la Banque du Canada. C’est frappant, fascinant et surprenant de voir qu’en 50 jours, la banque centrale du Canada est passée d’un discours prudemment optimiste prévoyant une hausse du taux directeur à un discours pessimiste qui laisse croire à une longue stagnation de ce même taux.

Selon la Banque Royale et la Banque de Montréal, la Banque du Canada maintiendra son taux inchangé jusqu’à la mi-2012. Chez Desjardins, on affirme que la banque centrale attendra 2013.

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Baisse des taux au Canada?

Mardi 6 septembre 2011 à 13 h 03 | | Pour me joindre

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Ils sont de plus en plus nombreux à prévoir une baisse du taux directeur de la Banque du Canada. Cela dit, la grande majorité des experts sont convaincus que la banque centrale va maintenir son taux inchangé à 1% pour une longue période. Les économistes de Desjardins croient même que la Banque du Canada va suivre la Réserve fédérale et attendre l’été 2013, au moins, avant de bouger.
 

L’argent qui dort…

Jeudi 1 septembre 2011 à 13 h 35 | | Pour me joindre

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Où est l’argent? Où est ce capital, ce carburant, cette source vitale qui permettrait aux économies occidentales de se relancer et d’éviter de plonger dans une longue stagnation économique, voire une récession dans certains cas?
 
Cet argent existe, pourtant. Il dort dans les coffres des grandes entreprises et des grandes banques. Il sert à spéculer en grande partie, à faire du rendement certainement, à verser des dividendes, à enrichir des actionnaires et des hauts dirigeants. Mais il y a beaucoup de cet argent qui attend et qui devrait être réinvesti dans l’économie pour créer de la richesse et de l’emploi. Cet argent ne circule pas.