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Et l’emploi, Monsieur Leitao?

Mardi 2 décembre 2014 à 19 h 59 | | Pour me joindre

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Comment expliquer que le gouvernement Couillard s’entête à alourdir le fardeau fiscal des contribuables et des entreprises, pendant que la croissance économique demeure faiblarde et que le Québec a perdu 100 000 emplois à temps plein depuis un an?

Le ministre des Finances Carlos Leitao avait prévu, durant la campagne électorale en mars, une croissance du PIB de 2,1 % en 2014. En juin, il a révisé sa projection à 1,8 %. Aujourd’hui, début décembre, la croissance de 2014 est évaluée maintenant à 1,6 %.

Le ministre a aussi révisé à la baisse sa projection pour 2015. Les entreprises hésitent à investir, le Plan Nord est miné par la chute des prix des métaux, les contribuables épargnent moins, s’endettent plus, mais heureusement les exportations bondissent grâce à la chute du dollar canadien et au rebond américain. Eh oui, on peut espérer une accélération de l’économie avec la baisse des prix de l’essence.

Mais c’est trop peu pour l’instant. L’économie du Québec a besoin de son secteur privé, a besoin de créer de la richesse, de la prospérité et des emplois. Avant de ralentir davantage, l’économie du Québec n’a-t-elle pas besoin d’un plan pour l’emploi de la part de son gouvernement?

Qu’en pensez-vous?

Le ministre Leitao était notre invité à RDI économie, regardez l’entrevue.

Le coeur du Plan Nord s’effondre

Mercredi 19 novembre 2014 à 15 h 54 | | Pour me joindre

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Le Plan Nord, c’est quoi? C’est un potentiel énergétique majeur, c’est beaucoup de forêts, c’est aussi de l’or, du nickel, des terres rares notamment, mais c’est surtout du fer. Le Québec compte trois mines de fer sur la Côte-Nord et c’est, selon le ministère des Ressources naturelles, « la plus importante substance minérale produite au Québec en termes de valeur de production ». Et si les expéditions minières du Québec ont bondi de 2003 à 2011, c’est en bonne partie grâce au minerai de fer, dont l’utilisation mondiale est massive.

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Source : Index Mundi

Or, le prix du fer est en chute libre. Les cours ont baissé de près de 50 % depuis le début de l’année, et le propriétaire américain de la mine du lac Bloom au nord de Sept-Îles, Cliffs Natural Resources, vient d’annoncer son intention de se départir de ses activités dans l’est du Canada. Ça pourrait entraîner la fermeture de la mine du lac Bloom et la mise à pied de 600 personnes.

Le fer dégringole parce que l’offre augmente et que la demande ralentit, un vieux concept en économie. Pour la première fois depuis 2000, la consommation de fer en Chine devrait baisser cette année. La Chine représente 70 % de la demande mondiale en fer. Au même moment, la production de fer augmente, notamment en Australie. Les dernières données statistiques en Chine, sur la baisse des prix des maisons neuves depuis six mois, ont donné un coup de plus dans les jambes de l’industrie. Le prix a chuté de 7 % en deux jours.

Il est clair que les gouvernements ne peuvent pas baser leurs décisions sur les virages et revirements du marché. Mais le gouvernement Couillard doit réaliser que son objectif de générer des revenus en s’appuyant en grande partie sur le Plan Nord n’est pas réaliste à court et moyen termes. En fait, c’est le contraire qui est en train de se produire avec la décision de Cliffs Natural Resources. Le Nord pourrait bientôt perdre près de 600 emplois.

Le Québec doit miser sur une amélioration de la productivité des entreprises pour les rendre plus compétitives dans le marché nord-américain. Les exportations sont en hausse cette année, bonne nouvelle. Mais le travail de fond est fondamental pour permettre aux PME de profiter à long terme du rebond américain, tout en réduisant leur exposition aux fluctuations économiques internationales.

La flamme éteinte…

Vendredi 7 novembre 2014 à 12 h 39 | | Pour me joindre

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Il n’y a aucune source de réjouissance dans les chiffres sur l’emploi publiés pour le Québec en octobre. Rien ne laisse entrevoir une reprise du marché en ce moment. Depuis janvier 2013, l’emploi stagne. Et depuis janvier 2014, l’emploi chute. Brève reprise durant l’été, mais rien de solide. Le bilan depuis un an, c’est l’ajout de 70 000 emplois à temps partiel au Québec, mais la perte de 100 000 à temps plein. C’est très décevant.

Pendant ce temps, la croissance de l’emploi se poursuit en Ontario, et le total pour l’ensemble du Canada continue d’augmenter. Il s’est ajouté plus de 200 000 emplois au Canada cette année jusqu’à maintenant. L’Ontario  a gagné près de 120 000 emplois depuis décembre.

 

 

Que se passe-t-il au Québec? Qu’est-ce qui explique l’absence de vitalité du marché de l’emploi? Qu’est-il arrivé dans les derniers mois et les dernières années pour que le Québec cesse de créer des emplois? Je sais qu’ici, les discussions deviendront partisanes. C’est la faute aux péquistes, diront certains. D’autres vont ironiser  en disant que c’est « l’effet libéral ».

N’y a-t-il pas des explications un peu plus profondes et structurelles? Sans écarter l’effet des décisions politiques, sur lesquelles il est difficile d’aller sans se faire accuser de pencher d’un bord ou de l’autre, prenons le temps d’analyser certains facteurs et événements qui auraient eu un impact sur l’état de santé du marché de l’emploi depuis un an et demi :

  1. La chute des matières premières. Depuis le début de 2013, les prix des matières premières sont en baisse et plusieurs projets miniers ont ralenti leur développement ou reporté des projets. Que ce soit le « Nord pour tous » ou le « Plan Nord », la dégringolade des prix de l’or et du fer a un impact économique réel.
  2. Le Québec tarde à ressentir les effets de la reprise américaine. La croissance des États-Unis est de plus en plus solide. Les économistes de Desjardins écrivent ce matin qu’il « faudra peut-être attendre 2015 pour en voir les effets concrètement au Québec ».
  3. Le secteur privé en Ontario et dans l’ensemble du pays crée de l’emploi. Depuis un an, il s’est ajouté 140 000 emplois au Canada dans le privé, alors qu’au Québec on a perdu près de 50 000 emplois dans les entreprises privées. Pourquoi? Qu’est-ce qui explique la réticence du secteur privé à créer des emplois au Québec?
  4. Fondamentalement, nous en parlons souvent, la structure démographique du Québec change. Le taux d’activité, c’est-à-dire les gens qui travaillent et ceux qui cherchent de l’emploi par rapport à l’ensemble de la population de 15 ans et plus, baisse au Québec. Ce taux est passé de 65,3 % en janvier à 64,4 % en octobre. Beaucoup de gens partent à la retraite.
  5. Si on devait ajouter un aspect politique, on pourrait évoquer la présence d’un gouvernement minoritaire pendant 18 mois, la menace d’augmenter les impôts en septembre 2012 et, aujourd’hui, les mesures d’austérité du gouvernement qui s’accompagnent d’une réduction du soutien aux entreprises.

 

Difficile de montrer du doigt un, deux ou trois éléments précis. Une chose cependant qu’on peut dire, c’est que le climat de confiance doit être rétabli. Pourquoi une entreprise voudrait-elle investir au Québec, créer de l’emploi ici et vivre au Québec? Pourquoi un entrepreneur déciderait-il de se lancer dans un projet d’entreprise ou un projet d’économie sociale en ce moment au Québec?

Qu’est-ce qui stimule l’économie en ce moment, qu’est-ce qui donne le goût aux femmes et aux hommes du Québec d’aller de l’avant avec leurs projets, leurs innovations, leurs idées de grandeur? Qu’est-ce qui peut rallumer la flamme, dites?

Le vrai problème du Plan Nord

Mercredi 24 septembre 2014 à 14 h 23 | | Pour me joindre

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Sur le plan politique, il est de bon ton de dire que le Plan Nord est mort avec l’arrivée du Parti québécois au pouvoir et qu’il vient de ressusciter avec le retour des libéraux. C’est un peu plus complexe que cela dans la réalité. Oui, le vocable « Plan Nord » a été abandonné par le gouvernement Marois, mais le développement du Nord ne s’est pas arrêté pour autant. On ne peut pas exclure l’impact des décisions d’un gouvernement sur le développement économique, mais dans ce cas-ci, une bonne partie du problème est ailleurs. Mais vraiment ailleurs.

Et, péquistes ou libéraux, le problème est encore le même aujourd’hui : le marché est en déclin, les prix baissent, les entreprises hésitent. C’était vrai en 2013. C’est encore le cas cette année. Le premier ministre Philippe Couillard a d’excellentes raisons de miser sur le développement du Nord et d’aller en parler à des investisseurs à New York. Mais, dans le contexte économique actuel, le gouvernement devra être très généreux en avantages fiscaux pour stimuler les investissements. Et, comme on le sait, Québec ne semble pas très enclin à faire des cadeaux à des entreprises en ce moment.

Le marché est à son plus bas en cinq ans. Pourquoi? Parce que la Chine ralentit. La deuxième économie mondiale ne croît plus à 9 ou 10 % par année. Elle est plus près de la barre de 7 %, et les récents signaux économiques en provenance de Pékin laissent croire à un ralentissement de la demande.

Prenez l’or et le fer, deux minéraux développés au Québec. L’or a chuté en 2013, a remonté légèrement en 2014 et est maintenant reparti à la baisse depuis le début de l’été.

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Ce tableau de Bloomberg illustre l’évolution de l’indice des ressources, le prix du pétrole BRENT et le prix du fer. La tendance est nettement à la baisse :

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Le test de la réalité, c’est les chiffres du marché. On peut bien dire qu’on relance le Plan Nord. Si la demande n’est pas au rendez-vous, si les prix culbutent, les promesses auront du mal à décoller. À moins que le gouvernement Couillard sorte le chéquier!

Boom minier au Québec : du calme!

Jeudi 29 novembre 2012 à 17 h 26 | | Pour me joindre

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Quand on parle des mines du Québec ou encore du potentiel pétrolier, il y en a qui s’emballe et qui sorte les gros chiffres qui viendront régler tous les problèmes financiers du gouvernement. Mais, en y regardant de plus près, est-ce qu’un Klondike nous attend vraiment?

Selon Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et expert dans les questions de ressources, « les ressources minières du Québec ne sont ni plus ni moins intéressantes que celles du reste du pays. » C’est ce qu’il affirme dans son plus récent livre, Le défi des ressources minières publié aux Éditions MultiMondes.

Malgré les annonces spectaculaires effectuées par l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest, les attentes sont trop élevées selon lui. « L’impact du Plan Nord mis de l’avant par le gouvernement Charest semble mineur », écrit-il. Pour quatre raisons.

  1. Les projets miniers du Québec « visent un minimum de transformation locale. Le minerai quittera le Québec sous sa forme la plus brute possible, faute d’une volonté politique ». À ce propos, on peut se demander ce qu’il en sera au projet de mine de fer Sunny Lake de Century Iron Mines au nord-ouest de Schefferville tandis qu’un producteur chinois (Wisco International) vient d’acheter 60 % des actions du projet?
  2. « De 2000 à 2008, 14 entreprises minières n’avaient versé aucune redevance malgré une production annuelle qui atteignait 4,2 milliards de dollars collectivement. Quant aux autres entreprises minières, elles n’avaient dû payer, ensemble, qu’un peu plus de 30 millions par année, soit seulement 1,5 % de la valeur brute de leur production. » Avec le nouveau régime mis en place par les libéraux, le professeur Mousseau évalue que les minières auraient payé en 2010-2011, « l’équivalent de 4,5 % de la valeur du minerai ». Il dénonce dans son livre le manque d’informations sur chacune des mines.
  3. Et « la restauration des dégâts causés par l’industrie minière coûtera cinq fois le montant des redevances collectées de 2000 à 2008, ou quatre fois celui obtenu en 2010-2011, sous le nouveau régime ».
  4. C’est « en grande partie l’argent public et non l’industrie minière directement qui fournira la majorité des emplois [par l'entremise d'Hydro-Québec notamment] et des retombées annoncés dans un rapport préparé bénévolement par SECOR, une firme de consultant ».

On peut se demander si la conjoncture économique ne viendra pas contrecarrer les plans du gouvernement pour les mines et les ressources. C’est difficile à dire. Des suspensions de travaux ou des reports d’investissements, ainsi que des problèmes de financement de plus en plus apparents, peuvent se produire et avoir un impact pour un certain temps. Mais c’est une donne à considérer puisque les découvertes évoluent. L’arrêt d’un projet peut signifier sa fin aussi.

Le gouvernement Marois corrigera-t-il le tir à propos de la transformation locale? Ira-t-il de l’avant avec une redevance sur la valeur brute de 5 % et sur les « surprofits » dépassant un certain niveau, tel que promis en campagne électorale? Et qu’en sera-t-il du niveau de responsabilité des minières à propos des sites contaminés et dont la production a cessé?

À quand le régime minier et la nouvelle loi sur les mines? Si on y croit vraiment, il faut un plan de match clair, pour les minières, les travailleurs et l’ensemble des contribuables québécois.

Les 5 grands défis de Pauline Marois

Mercredi 5 septembre 2012 à 12 h 53 | | Pour me joindre

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La soirée électorale s’est terminée tragiquement la nuit dernière au rassemblement du Parti québécois à Montréal. L’enquête nous en dira plus long sur les circonstances de cet événement. J’offre mes plus sincères condoléances à la famille de l’homme qui a perdu la vie.

La nouvelle première ministre du Québec, Pauline MaroisPour la suite des choses, les défis qui se présentent à la nouvelle chef du gouvernement du Québec sont de taille. Et ils le seront encore plus dans un gouvernement minoritaire, qui détient seulement une avance de quatre sièges sur la nouvelle opposition officielle du Parti libéral.

Qui aurait cru en janvier que Pauline Marois allait être première ministre neuf mois plus tard, alors que ses appuis à l’interne et dans l’ensemble du Québec fondaient comme neige au soleil? Qui aurait cru que le Parti libéral allait revenir si fort dans l’opposition après neuf ans de pouvoir et quantité d’allégations de corruption?

Le résultat, c’est un gouvernement qui n’aura pas du tout les coudées franches pour mettre en œuvre son plan de match socioéconomique. Mais souhaitons que les partis d’opposition et le nouveau gouvernement collaborent sainement et sincèrement pour faire avancer l’économie du Québec dans le bon sens, une économie qui, je vous le rappelle, ralentit sérieusement.

Alors, les cinq grands défis économiques de Pauline Marois, première ministre, sont les suivants :

  • Continuer à viser le déficit zéro afin de ne pas alimenter les craintes exprimées par certains quant au maintien de la note de crédit du Québec au niveau actuel. Cet objectif doit tenir malgré l’annulation des hausses de tarifs prévues (électricité, scolarité, contribution santé) et dans un contexte de ralentissement économique;
  • revoir le pacte entre employés et municipalités, entre les Québécois et la RRQ, afin d’assurer la viabilité des régimes de retraite;
  • préciser la politique du gouvernement sur le Plan Nord et le régime des redevances, la protection des sièges sociaux et le rôle de la Caisse de dépôt et placement, ce sont des changements majeurs qui étaient prévus dans la plateforme du Parti québécois;
  • à plus long terme, établir une stratégie réaliste pour faire face au vieillissement de la population : combler le manque à venir de main-d’œuvre, prolonger la vie au travail des Québécois, améliorer la productivité et surtout favoriser l’éducation des Québécois en misant sur la formation continue et la diplomation;
  • revoir le pacte fiscal avec Montréal pour lui donner une structure plus simple, stimuler son économie, faire baisser le chômage et redonner à la ville centre un attrait qui s’étiole au profit des banlieues.

En marge de ces défis, le futur ministre des Finances, probablement Nicolas Marceau, doit préparer un plan de relance économique, comme le gouvernement du Canada le fait en ce moment aux dires du ministre des Finances Jim Flaherty, en cas de ralentissement marqué de l’économie mondiale et de l’économie québécoise.

Compte tenu du contexte économique et politique, je crois qu’on peut dire que la tâche sera ardue.

Les propositions du Parti libéral

Vendredi 17 août 2012 à 13 h 53 | | Pour me joindre

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Je complète mon tour d’horizon des principales propositions économiques des partis représentés à l’Assemblée nationale. Ce dernier blogue coïncide avec la publication des cadres financiers du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec.

Aujourd’hui, pour terminer, voici les mesures économiques du Parti libéral. Ce soir, notre invité sera Raymond Bachand, candidat dans Outremont pour le Parti libéral à RDI Économie à 18 h 30 (HAE). Retrouvez d’ailleurs ces entrevues sur ici.radio-canada.ca/elections-economie.

Jean Charest et son équipe.

Voici donc les principales propositions économiques du Parti libéral :

  • équilibre budgétaire en 2013-2014;
  • réduction de 3 à 2 % du niveau de croissance des dépenses en 2014-2015, 600 millions de dollars;
  • création de 250 000 emplois en 5 ans, dont 50 000 seront des « emplois verts »;
  • taux de chômage de 6 % et plein emploi prévu pour 2017;
  • renouvellement de la Stratégie québécoise sur la recherche et l’innovation orientée vers les technologies vertes, les sciences de la vie, l’aérospatiale et les technologies;
  • plan manufacturier pour aider les entreprises à trois niveaux : innovation et commercialisation de nouveaux produits, nouveaux procédés et développement de nouveaux marchés d’exportations;
  • Fonds Ambition Québec de capital de risque pour financer des acquisitions d’entreprises à l’étranger; 1 milliard du gouvernement et d’Investissement Québec;
  • « Mesures qui permettront aux entreprises québécoises d’évaluer une proposition d’achat et de pouvoir refuser, ce qui n’est pas le cas actuellement »;
  • exonération fiscale d’impôt des gains en capital de 750 000 $ pour les propriétaires de PME qui souhaitent vendre leur entreprise à un membre de leur famille;
  • exonération fiscale d’impôt des gains en capital de 1 000 000 $ au lieu de 750 000 $ pour le transfert familial d’une entreprise agricole québécoise;
  • incitatif de 120 $ par mois en plus de l’aide sociale pour les jeunes de moins de 21 ans qui se lancent dans un parcours de retour en emploi;
  • hausse du nombre de personnes seules admissibles à la Prime au travail;
  • crédit d’impôt de près de 20 % des dépenses admissibles jusqu’à concurrence de 3000 $ pour des travaux de rénovation verte;
  • indexation à l’inflation du tarif des garderies à 7 $;
  • abaissement de 65 à 62 ans de l’âge d’admissibilité au crédit d’impôt allant jusqu’à 1500 $ pour les travailleurs expérimentés;
  • « Réduction de la taxe sur la masse salariale allant jusqu’à 1000 $ pour les entreprises qui emploient des personnes de 65 ans et plus »;
  • « Nouveaux soutiens salariaux pour l’embauche et l’intégration en emploi des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus »;
  • immigration : plus de points pour les demandeurs qui détiennent déjà une offre d’emploi;
  • CPE en entreprise : crédit d’impôt de 50 % des coûts récurrents d’exploitation d’un service de garde en entreprise;
  • « Épargne Plan Nord » : crédit d’impôt allant jusqu’à 500 $ pour un investissement annuel maximal de 5000 $ dans des produits financiers élaborés par les Fonds de travailleurs et Capital régional et coopératif Desjardins;
  • 50 millions de dollars pour des programmes de formation à distance basée sur les besoins du Plan Nord;
  • 2,5 milliards sur 5 ans pour soutenir les travaux sylvicoles et la gestion des forêts;
  • 268 millions sur 5 ans pour développer une industrie forestière « adaptée à l’évolution des marchés »;
  • appuis financiers de 330 millions à Québec pour : nouvel amphithéâtre, Théâtre Le Diamant, Nouvelles-Casernes, phase III de la promenade Samuel-De Champlain;
  • 55 millions pour les fêtes du 375e anniversaire de Montréal, qui s’ajoutent aux investissements prévus dans le budget (125 millions) pour le Biodôme, le Jardin botanique, l’Insectarium ainsi que le parc Jean-Drapeau, l’oratoire Saint-Joseph et le Musée des beaux-arts de Montréal;
  • 325 millions pour rénover les stations de métro de Montréal et ajout de 300 kilomètres de voies réservées pour le transport en commun;
  • remboursement du prix existant entre un véhicule électrique ou hybride et un véhicule à essence de catégorie comparables pour les propriétaires de taxi;
  • ajout de « plusieurs millions » pour les diffuseurs pluridisciplinaires;
  • majoration du crédit d’impôt pour les aidants naturels;
  • aide financière de 100 $ par enfant, non imposable, pour l’achat d’articles scolaires;
  • financement doublé pour le programme d’Aide aux devoirs;
  • hausse des droits de scolarité maintenue à 254 $ par année sur 7 ans et mise en place du plan annoncé d’accessibilité aux études (prêts, bourses, remboursement proportionnel au revenu).

Merci de me faire part de vos observations. Bonne fin de semaine. Bon débat dimanche soir!

Le yin et le yang du Plan Nord

Mercredi 14 mars 2012 à 13 h 08 | | Pour me joindre

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Dans une étude publiée aujourd’hui sur le Plan Nord, l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) arrive à la conclusion que le projet de Jean Charest est « exagérément favorable à l’entreprise privée en faisant porter la plus grande part des risques aux contribuables québécois en échange de faibles retours sur leur investissement collectif ».
 
Entre les investissements publics et les redevances, taxes et impôts, « le déficit du Plan Nord s’élève à 8,45 milliards de dollars pour les contribuables québécois », selon l’organisme.
 
Jean Charest discute du Plan Nord devant 1200 convives réunis à Montréal à l'invitation du journal Les Affaires.Dans une autre étude publiée le 24 février par la firme Secor, et que le premier ministre Charest préfère à celle de l’IRIS, on arrive à une conclusion tout à fait différente : « Le Plan Nord permettrait de soutenir 37 200 emplois directs et indirects annuellement au Québec lorsqu’on combine les différentes phases, et ce, sur une période d’au moins 25 ans. La création de richesse (la valeur ajoutée additionnelle) s’élèverait en moyenne à 5,9 milliards de dollars sur cette même période, un niveau correspondant à environ 1,8 % du PIB québécois de 2011. Les revenus fiscaux et parafiscaux du gouvernement du Québec seraient estimés à 781 millions de dollars par année. »
 
Bien. On a le yin et le yang du Plan Nord.
 
Chose certaine, et c’est ici que je vous amène ailleurs, c’est que le Québec est en train de changer. Les investissements miniers vont grimper de 62 % en 2012 selon les intentions dévoilées par les sociétés minières. Ça signifie des investissements records de 4,4 milliards de dollars, la moitié de tous les investissements privés miniers au Canada. Le Québec, malgré la hausse de ses redevances, demeure un lieu privilégié pour les minières qui n’hésitent pas à y investir. Les investissements prévus en 2012 pourraient ajouter un point de pourcentage au PIB du Québec!
 
Selon l’économiste Stéphane Marion de la Financière Banque Nationale, « ce développement sans précédent nous amène à un changement très profond à la structure industrielle du Québec » pour la simple et bonne raison que les investissements miniers pourraient bientôt dépasser les investissements privés dans le secteur manufacturier.
 
Qui va en profiter?

Depuis que Michael Sabia dirige la Caisse de dépôt, il n’y a pas grand-chose à redire de la conduite des affaires à l’intérieur de l’une des plus grandes institutions du Québec. Ce n’est pas de la complaisance que d’écrire une telle chose, c’est la réalité. Depuis que l’ex-patron de Bell a pris les rênes de ce qu’on appelle « le bas de laine des Québécois », la Caisse a retrouvé son statut de premier de classe.

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