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Est-ce que le nouveau gouvernement Couillard pourrait annuler les ententes d’exploration de l’île d’Anticosti conclues et annoncées par le gouvernement Marois à la mi-février avec les entreprises privées Pétrolia, Corridor Ressources, Maurel & Prom et Junex?

Ce n’est pas clair pour deux raisons.

D’abord, il faut dire qu’il y a deux ententes dans ce dossier. Une première qui semble ferme avec Pétrolia, Corridor et Maurel & Prom sur la création d’une coentreprise qui va procéder à des travaux d’exploration. Ressources Québec détient 35 % de la coentreprise, les trois autres partenaires, 21,67 % chacun. L’autre accord est une entente de principe conclue avec Junex. Elle prévoit une prise de participation de 40 % par Ressources Québec et dans laquelle un autre partenaire doit être trouvé. On imagine que cette deuxième entente sera plus facile à rompre que la première.

Puis, deuxième chose : malgré les propos aigres-doux de Philippe Couillard en février sur le projet d’exploration de l’île d’Anticosti, on peut se demander si le nouveau gouvernement va vraiment se demander s’il faut annuler les ententes d’investissements à Anticosti.

En février, au moment de l’annonce du projet d’exploration pétrolière par Pauline Marois, Philippe Couillard s’est dit « favorable à l’exploitation des hydrocarbures de façon responsable », mais s’interrogeait sur les risques que l’État allait assumer du point de vue financier. « Il me semble qu’on fait entrer le contribuable sur le risque un peu trop tôt », disait-il. Un risque, toutefois, qui en vaut la peine nous disait la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet à RDI économie.

On n’a pas le détail des ententes. L’expert en énergie Pierre-Olivier Pineau nous dit toutefois qu’il y a probablement des clauses de sortie si le gouvernement décide de jeter les ententes à la poubelle, mais avec des pénalités.

« Ce qui est certain, nous écrit Pierre-Olivier Pineau, c’est qu’après les 15-18 carottes prélevées cet été et les 3 forages avec fracturation de l’été 2015, le conseil d’administration de la nouvelle coentreprise décidera d’aller de l’avant ou non avec un programme d’exploration de confirmation du potentiel, qui mènerait à une découverte (prouvée) officielle, puis à un programme de développement. C’est à l’automne 2015 qu’une éventuelle sortie du projet serait naturelle. Évidemment, les 100 millions du gouvernement seraient dépensés à ce moment. Étant donné que les choses sont en marche et que les 100 millions du gouvernement ne sont pas si importants (dans l’absolu), ça m’étonnerait fort que le nouveau gouvernement change de plan. »

Alors, maintenant au pouvoir, Philippe Couillard nous dira-t-il que le risque en vaut la chandelle? Ou qu’il faut tout revoir?

L'île d'Anticosti vue des airsEn injectant 115 millions de dollars dans deux projets d’exploration pétrolière de l’île d’Anticosti, le gouvernement du Québec décide d’assumer une grande partie du risque lié à de telles activités. Les deux projets, réalisés avec Pétrolia, Junex, Maurel et Prom ainsi que Corridor Resources, vont nécessiter des investissements totaux de 190 millions de dollars.

Le total de l’argent prévu par Québec est plus élevé que la valeur rassemblée de Junex et de Pétrolia en bourse. Le gouvernement Marois va là où le gouvernement Charest ne voulait pas aller. Les libéraux préféraient laisser le privé prendre les risques en retour de permis à très faibles coûts, sinon gratuits.

Il faut savoir que la phase d’exploration permettra trois choses : vérifier le type de pétrole disponible, vérifier la quantité et évaluer la rentabilité. Ce sont des étapes qui pourraient, à n’importe quel moment, amener les partenaires à ne pas investir dans l’exploitation. Et si le marché devait ralentir, comme c’est le cas dans les métaux en ce moment, il y a fort à parier que les projets d’investissements seraient mis sur la glace.

Québec prend en charge ses ressources sans en devenir tout à fait propriétaire. Québec met lui-même le pied sur l’accélérateur pour que les choses avancent et évoluent.

Mais à quel prix?

Qu’en pensez-vous?

C’est à Washington que se fera le débat sur l’avenir du transport de pétrole par train en Amérique du Nord. Pour ceux qui sont inquiets de voir de plus en plus de train transportant du pétrole circuler tous les jours au cœur des villes et villages du pays, le fait que des sénateurs se soient emparés du dossier aux États-Unis peut les réjouir. Pourquoi?

Le train de la MMA a quitté Farnham dimanche.Parce que c’est à Washington que se trouvent les lobbys, les groupes de pression corporatifs, mais aussi les groupes citoyens. Le Congrès est le théâtre de nombreux affrontements entre les élus, représentant le peuple, et les industries, les entreprises, les responsables de toutes sortes. Des politiques se font et se défont au Congrès, des réputations aussi d’ailleurs. Des enjeux de taille sont négociés, débattus, déconstruits au Congrès.

Il est clair que si le Congrès se saisit du dossier du transport de pétrole par train, il y a là une possibilité pour les différents groupes de se faire entendre et d’avoir de l’influence. Le secteur ferroviaire et les producteurs de pétrole vont défendre leurs industries. Mais des maires, des citoyens et d’autres groupes pourront se faire entendre également. C’est ainsi qu’on pourra possiblement entendre la mairesse de Lac-Mégantic Colette Roy-Laroche, qui sera invitée à témoigner en mars prochain.

Les Américains ont été ébranlés par les événements de Lac-Mégantic. L’explosion qui s’est produite dans la nuit du 5 au 6 juillet aurait pu très bien se produire dans le Maine. Ce train se dirigeait vers les États-Unis. Et en se stationnant à Nantes, il n’était qu’à quelques dizaines de kilomètres de la frontière. Des déraillements de wagons transportant du pétrole ont eu lieu aussi dans les dernières semaines en Alabama et dans le Dakota du Nord. Si la mort a frappé à Lac-Mégantic, les Américains savent qu’elle peut frapper aussi n’importe où sur leur territoire.

Colette Roy-Laroche« La question de la sécurité des gens est plus importante que les profits réalisés par les compagnies ferroviaires », a déclaré Mme Roy-Laroche mardi matin à Lac-Mégantic. Si cette réflexion semble évidente à bien des gens, elle l’est un peu moins pour les compagnies ferroviaires. Le retrait des vieux wagons-citernes qui ne respectent pas les nouvelles normes gouvernementales, environ 215 000 au Canada, prendra 10 ans et coûtera plus de un milliard de dollars affirme l’industrie. Le délai est considérable, certes, mais les coûts le sont aussi disent les transporteurs ferroviaires.

C’est trop long selon la mairesse de Lac-Mégantic. Même si les risques sont très faibles, le danger existe et nous connaissons trop bien les conséquences possibles. Nous avons posé la question dans ce blogue il y a quelques semaines : pour assurer la sécurité des gens, ne devrait-on pas investir les milliards de dollars nécessaires? Des wagons plus étanches, des voies ferrées qui contournent les zones habitées quand il est question de transport de matières dangereuses comme le pétrole, est-ce vraiment trop demandé?

Chose certaine, ce qui va se passer en mars à Washington sera crucial pour la suite des choses.

Pétrole… vert?

Mercredi 8 janvier 2014 à 17 h 29 | | Pour me joindre

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Les signataires du Manifeste pour tirer profit collectivement de notre pétrole appuient leurs arguments sur des objectifs louables, réels et importants. Mais, pour des raisons de communication ou par conviction réelle, ils enrobent leur discours d’un vernis vert et on se demande si c’est vraiment nécessaire.

Les Bernard Landry, Monique Jérôme-Forget, Françoise Bertrand et Simon Prévost notamment, ex-politiciens et actuels meneurs économiques et politiques, demandent au gouvernement du Québec d’autoriser l’exploration pétrolière, d’engager le débat sur l’exploitation et de finalement aller de l’avant avec l’exploitation « en définissant rapidement un cadre réglementaire qui repose, entre autres, sur de hauts standards de protection de l’environnement ».

Les auteurs écrivent que « les conséquences [des changements climatiques] sont de mieux en mieux documentées et que contrairement à ce que certains pourraient croire, exploiter notre pétrole n’est pas contraire à cette préoccupation qui doit aujourd’hui animer tous les États du monde ». Ils ajoutent qu’ils prennent « position aujourd’hui en faveur d’une exploitation responsable du pétrole québécois ».

Les signataires sont prudents, mais ils ne convaincront personne à associer pétrole et environnement. Explorer et exploiter le pétrole provoquent des gaz à effet de serre. Aucune technologie n’a été trouvée pour neutraliser efficacement le CO2 ou pour réduire les émissions. On peut développer d’autres technologies et d’autres sources d’énergies renouvelables et vertes en parallèle, mais tous ces efforts seront nécessairement amoindris par une exploitation grandissante du pétrole.

Il faut ajouter que produire et consommer, c’est deux choses. Si on produit, notre bilan carbone se détériore. Et on ne peut pas dire que ça s’annule sur le plan de la consommation parce qu’il y a différents types de pétrole. Nous importons en ce moment du pétrole conventionnel que nous voudrions remplacer par du pétrole qui nécessiterait plus de coûts et plus d’énergie à produire.

Le perdant, si le Québec décidait d’exploiter son pétrole, ce serait assurément l’environnement. Un perdant de taille, mais peut-être le seul. Les auteurs du manifeste gagneraient à concentrer leur message sur les gains possibles du Québec s’il y avait exploitation de cette ressource :
  • des revenus supplémentaires pour les finances publiques;
  • la constitution d’un Fonds des générations bien plus riche en s’inspirant de l’exemple norvégien;
  • une réduction de la dépendance aux importations étrangères de pétrole et donc une réduction du déficit commercial;
  • et, comme l’expliquait Bernard Landry en entrevue, la possibilité de maintenir la protection du tissu social du Québec.

Les vrais gains sont là. Qu’ils le disent. Parce que sur l’environnement, ils n’ont pas grand-chose à gagner.

Les leçons de 2013

Vendredi 20 décembre 2013 à 13 h 14 | | Pour me joindre

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L’année qui se termine a été riche en événements qui devraient nous permettre de réfléchir et de tirer des leçons sérieuses. Pour le respect de la vie humaine et de la dignité des femmes et des hommes. Sur les 10 événements économiques les plus importants, selon notre analyse, plusieurs nous obligent à une réflexion profonde sur le capitalisme, les décisions économiques, la sécurité, l’environnement et notre rapport aux justes coûts des biens et des services.

Déraillement de train à Lac-Mégantic, le 6 juillet 20131- L’événement de l’année, c’est bien sûr l’explosion de Lac-Mégantic le 6 juillet. L’impensable s’est produit ce jour-là, mais des révélations du Globe and Mail nous ont appris que des signes avant-coureur ont été ignorés. Le niveau de dangerosité de certains types de pétrole, notamment celui qui était transporté dans les wagons qui ont déraillé à Lac-Mégantic, n’a pas été bien évalué. L’étiquettage des wagons n’a pas été bien fait. Le type de wagon utilisé était, de toute évidence, inapproprié. L’entreprise MMA faisait partie de celles qui avaient connu le plus d’incidents par les années passées. Bref, après coup, on réalise qu’il y avait plusieurs voyants rouges sur le tableau de bord. Cette tragédie soulève de sérieuses questions sur la sécurité entourant le transport du pétrole. En 2011, les trains transportaient au Canada 100 000 barils de pétrole par jour. En 2014, ce sera 1,1 million. Avec le développement possible d’oléoducs vers l’est, le sud et l’ouest, l’enjeu de la sécurité ne peut être que prioritaire. La production de pétrole ne cesse de grandir en Alberta, mais aussi aux États-Unis : le Texas vit un boom, le Dakota du Nord aussi avec le pétrole de schiste. Les États-Unis deviendront le premier producteur de pétrole du monde en 2015.

2- Un autre événement malheureux nous oblige à un examen de conscience. Le 25 avril dernier, l’horreur a frappé au Bangladesh. Un bâtiment qui abrite plusieurs manufactures de vêtements s’est effondré faisant plus de 1000 morts. Dans cette usine, on fabriquait des vêtements pour des entreprises occidentales, notamment la Canadienne Loblaw. Le gouvernement du Bangladesh a annoncé en novembre que le salaire minimum des employés du textile allait passer de 36 à 72 dollars par mois. Ce qui s’est passé là nous fait réaliser que nos bas prix, qu’on vante tant chez nous, sont attribuables dans certains cas au fait qu’on offre des conditions misérables à des milliers de travailleurs. Doit-on faire des économies au magasin au détriment de la vie humaine ?

3- Et puis, autre enjeu socio-économique majeur : la crise budgétaire américaine. La paralysie du gouvernement en octobre, provoquée par un affrontement politique entre les Républicains et les Démocrates, a entraîné la mise à pied temporaire de 800 000 fonctionnaires américains. Pendant plus de deux semaines, des pronostics pessimistes ont circulé sur l’impact économique. Complètement déconnectés de la réalité économique des millions de ménages américains, pauvres et sans aucune assurance, des membres du Congrès sont passés à quelques heures de plonger le pays dans un défaut de paiement. L’enjeu portait essentiellement sur le financement de la réforme santé du président Obama, réforme qui a pour but de permettre à des dizaines de millions d’Américains d’avoir accès à une assurance santé.

Dans les autres événements à retenir, 2 sont liés au gouvernement du Canada, 1 autre au gouvernement du Québec et plusieurs autres portent sur des entreprises canadiennes.

Le ministre Nicolas Marceau présente sa mise à jour économique.4- À Québec, le ministre des Finances Nicolas Marceau nous a dit longtemps que l’emploi allait bien, que l’économie se portait bien et que le déficit 0 allait être atteint comme prévu en 2013-14. En septembre, il nous disait même que c’était un « engagement ferme ». Finalement, la croissance économique en 2013 a été décevante et le ministre Marceau a été obligé de se rendre à l’évidence et de reporter de 2 ans l’équilibre budgétaire. Déficit cette année de 2,5 milliards de dollars en incluant la provision pour le Fonds des générations. Déficit prévu de 1,75 milliard $ l’an prochain. Et puis, déficit zéro en 2015-2016 avec toutefois une somme d’UN milliard de dollars à identifier. L’agence de notation Fitch a placé la dette du Québec sous surveillance avec perspective négative.

5- À Ottawa, les choses semblent s’accélérer. On prévoit plus qu’un déficit zéro dans 2 ans, on prévoit même un surprlus. Dans le budget du 21 mars dernier, le ministre Jim Flaherty a annoncé l’abolition graduelle du crédit d’impôt pour fonds de travailleurs d’ici 2017. Cette décision a soulevé une vive opposition au Québec où se trouvent les 2 plus importants fonds de travailleurs : le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction CSN. Des syndicats, des travailleurs, des employeurs, des patrons, des politiciens sont sortis publiquement pour défendre le crédit d’impôt. Dans le cas du Fonds de solidarité FTQ, ça s’est fait dans des conditions difficiles puisqu’en même temps, il y a eu plusieurs révélations à la Commission Charbonneau sur l’influence du crime organisé auprès de certains dirigeants du Fonds FTQ. Ottawa maintient sa décision de mettre fin au crédit d’impôts pour les fonds de travailleurs.

6- Le 18 octobre, le premier ministre du Canada Stephen Harper a annoncé qu’après 4 ans de négociations, le Canada a conclu une entente de libre-échange avec l’Union Européenne. L’accord couvre pratiquement tous les secteurs d’activité. Le système de gestion de l’offre est protégé, mais le traité permettra l’importation de plus de fromages européens au Canada.

7- La catastrophe de l’année dans le monde des affaires au pays, c’est sans contredit la déconfiture de BlackBerry. En début d’année, le 30 janvier, tous les espoirs étaient permis. Le PDG Thorsten Heins, à la manière de Steve Jobs qui aimait présenter ses nouveaux produits sur une scène en faisant un véritable spectacle, a dévoilé le Q10 et le Z10. Ces deux appareils représentaient alors l’avenir de l’entreprise, qui a même annoncé ce jour-là un changement de nom, de Research in Motion à Blackberry. La suite a été décevante : le nouvel appareil n’a pas connu le succès escompté, les ventes ont été décevantes, l’entreprise s’est mise à annoncer des pertes, le PDG est parti, comme plusieurs autres dirigeants et administrateurs. On a tenté de trouver un acheteur pour l’entreprise, on a ensuite laissé tomber. Aujourd’hui, John Chen est le patron par intérim et il doit trouver une voie d’avenir pour ce joyau technologique canadienne qui a dû supprimer plusieurs milliers d’emplois. Il prévoit le retour à la rentabilité en 2016.

8- 27 juin : le CRTC dit oui à la vente d’Astral à Bell. Transaction de 3 milliards 400 millions de dollars.

9- 26 novembre : acquisition pour 12 ans des droits de diffusion au Canada des matchs de la Ligue nationale de hockey par Rogers pour 5,2 milliards de dollars.

10- 7 novembre : les investisseurs ont les yeux tournés vers Twitter, qui entre en bourse. L’action bondit de 75 % à sa première journée, ce qui permet d’évaluer l’entreprise à environ 25 milliards de dollars.

À surveiller en 2014

- les négociations sur les régimes de retraite au Québec : une loi cadre devrait être adoptée pour permettre le partage à parts égales des cotisations dans les régimes à prestations déterminées et organiser les négociations dans les municipalités ;
- un affrontement est à prévoir entre la direction de Postes Canada et son syndicat sur les compressions annoncées en décembre, la réduction des services, la suppression de postes et la réorganisation du régime de retraite ;
- avant ou après d’éventuelles élections, il y a aura un budget à Québec quelque part entre février et avril : pas de hausse d’impôts et de taxes en vue ;
- il y aura aussi bien sûr un budget à Ottawa au printemps : les premiers cadeaux fiscaux en vue des élections de 2015 seront probablement annoncés ;
- pas de hausse à prévoir du taux directeur de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine ;
- est-ce que BlackBerry va survivre à 2014 ?
- comment Rona va-t-elle remonter la pente après une année difficile ?

Enfin, mes personnalités économiques de l’année sont :

- au Québec : Pauline Marois. Ce n’est pas un jugement sur la qualité de ses politiques économiques, mais sur son hyperactivité dans l’économie. Le gouvernement Marois est très très présent dans tous les secteurs d’activité de l’économie. Plusieurs prêts et subventions ont été annoncés. Le gouvernement a aussi dévoilé sa politique économique, qui vise à stimuler le secteur manufacturier, améliorer la recherche et l’innovation, mettre en place l’électrification des transport en plus d’encourager le commerce extérieur. Aussi, bien sûr, le report du déficit 0 est un élément marquant de l’année 2013.

- au Canada : Stephen Poloz. Il est en place depuis 6 mois et le ton de la Banque du Canada est radicalement différent de celui de son prédécesseur Mark Carney. Sa politique favorise la baisse du dollar canadien. Il a offert une admission sans précédent à RDI économie en déclarant que la politique de la Banque du Canada depuis 6 ans a aidé à la surévaluation du marché immobilier canadien. Son défi : faire remonter l’inflation tout en évitant d’accentuer le problème de l’endettement des ménages.

Les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, en 2004- dans le monde : Sergey Brin et Larry Page, les patrons de Google. L’empire qu’ils ont bâti est à l’avant-garde des tendances et se démarque en terme d’innovation par rapport à ses concurrents. Google ne cesse d’ajouter des applications et de les bonifier. Son opérateur Android est dominant, ses applications font partie de celles qui sont les plus téléchargées, la recherche, les cartes, les jeux, les vidéos, les courriels. L’entreprise mise en ce moment sur l’acquisition d’entreprises qui conçoivent des robots dans l’objectif de profiter du marché grandissant de l’aide domestique. Google peut même vous dire où vous étiez dans les derniers jours avec son historique de localisation. Selon Forbes, Sergey Brin et Larry Page font partie des personnes les plus puissantes de la planète. La fortune du premier est évaluée à 24,4 milliards, celle du second à 24,9 milliards de dollars. L’action a dépassé la barre des 1000 dollars cette année. Google fait aujourd’hui 10 capitalisations les plus importantes de la bourse dans le monde.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes !

Québec, état pétrolier?

Mardi 26 novembre 2013 à 13 h 36 | | Pour me joindre

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Dans 10 ans, en 2023, le Québec sera-t-il à la fois raffineur et producteur de pétrole en plus d’être un point de transit pour le transport de pétrole vers l’Europe, la côte Est et le sud des États-Unis? Si la tendance se maintient, la face du Québec en matière énergétique pourrait changer sérieusement au cours des prochaines années.

Le trajet de la ligne 9B d'EnbridgeEnbridge veut transporter le pétrole de l’Ouest vers le Québec et demande à l’Office national de l’Énergie, organisme fédéral, d’approuver l’inversion de l’oléoduc 9B entre Sarnia et Montréal.

TransCanada veut aussi transporter le pétrole vers l’Est, jusqu’au Nouveau-Brunswick en passant par le Québec. La société énergétique a le projet de transformer son port de Cacouna en port maritime pétrolier.

Puis, le gouvernement du Québec explore la possibilité d’exploiter le pétrole du gisement Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent, le pétrole de la Gaspésie et celui enfoui dans la pierre de l’île d’Anticosti. On est loin de la première exploitation à grande échelle, mais Pauline Marois a exprimé un avis favorable dès son premier discours comme première ministre à l’Assemblée nationale en octobre 2012.

Du point de vue économique, le Québec aurait probablement raison d’exploiter son pétrole. La ressource se vend cher, la demande demeure en croissance et quand on regarde l’impact de l’exploitation sur les finances publiques de Terre-Neuve-et-Labrador, on ne peut que constater le succès engendré : Terre-Neuve s’est libérée de la péréquation en exploitant son pétrole.

Du point de vue environnemental, le Québec ne peut pas gagner avec le pétrole. Et c’est la question que je souhaite vous poser : le Québec serait-il en train de changer de camp s’il décidait d’exploiter son pétrole en plus d’encourager les projets d’Enbridge et de TransCanada?

La question est légitime. Bien sûr, les projets ne sont pas encore approuvés. Mais Québec tient une commission parlementaire sur la proposition d’Enbridge. Quel message sera envoyé par le gouvernement Marois? Enbridge n’a pas trop l’intention de tenir compte de l’avis de cette commission, semble-t-il, affirmant que la décision revient à l’Office national de l’Énergie. Il sera tout de même intéressant de connaître le vrai point de vue du gouvernement sur ce projet.

Le Québec importe son pétrole d’Algérie, un pétrole conventionnel, un brut léger dont la valeur commerciale demeure élevée. Le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta est un pétrole lourd, plus polluant, plus cher à produire. Passer du pétrole algérien au pétrole albertain est-il une bonne décision environnementale?

Le pétrole qui s’aligne sur le prix du Brent à Londres est vendu plus cher en ce moment que le pétrole nord-américain. L’industrie affirme qu’un plus grand accès au pétrole canadien permettrait à l’Est du pays de bénéficier de prix plus bas. Peut-être, mais peut-être pas non plus. Une plus grande capacité d’offre pour le pétrole canadien entraînerait à coup sûr une hausse du prix sur le marché. Passer du pétrole algérien au pétrole albertain serait-il vraiment une bonne affaire?

A-t-on besoin du pétrole d’Enbridge et de TransCanada? A-t-on besoin de revoir nos fournisseurs de pétrole? A-t-on besoin d’exploiter notre pétrole?

Questions entières. Qu’en pensez-vous? Exprimez-vous!

 

Pétrole importé au Québec (2011)

Algérie                 37,6 %

Kazakhstan        21,5 %

Angola                 11,0 %

Norvège              7,9 %

Royaume-Uni   7,4 %

Est canadien      7,2 %

Mexique             4,4 %

Nigeria                 1,0 %

Ouest canadien 0,8 %

Autres                  1,1 %

Les questions environnementales et l’acceptation sociale occupent des places très importantes au Québec lorsque vient le temps d’approuver ou de rejeter un projet. Il est essentiel au Québec de tenir des audiences publiques sur un projet d’investissement et de réaliser des études environnementales. Certains projets passent le test. D’autres, non.

Quoi qu’on en pense, les exigences réglementaires, la mauvaise gestion du développement de certains projets comme celui sur le gaz de schiste et la présence de groupes qui s’expriment avec force sur les questions sociales et environnementales donnent une image plutôt négative du Québec face aux investisseurs et aux entreprises d’exploration.

Puits de pétrole près de Tioga, au Dakota du NordC’est du moins l’impression que nous avons en lisant le dernier rapport de l’Institut Fraser, organisme campé à droite et qui fait de la recherche sur les politiques publiques. Fraser publie aujourd’hui une enquête sur les perceptions de 864 dirigeants représentant 762 entreprises du monde dans les secteurs du pétrole et du gaz.

Le titre de son communiqué en français est évocateur de l’irritation de l’Institut Fraser face aux résultats : « Une enquête mondiale met le Québec dans le même panier que la Syrie et la Libye en matière d’investissements pétroliers et gaziers. » Et vlan!

En fait, sur 157 territoires, le Québec se retrouve au 141e rang des endroits où il fait bon investir dans le pétrole et le gaz. Pourquoi le Québec est si loin dans ce classement? Parce que les obstacles seraient trop nombreux pour les entreprises d’exploration selon le groupe de recherche. « Les investisseurs tournent le dos au Québec, affirme l’Institut, à cause des coûts élevés qu’entraînent la conformité aux règlements, le régime fiscal en général et les incertitudes relatives aux zones protégées. […] Malheureusement, la politique énergétique du Québec est truffée de règlements obscurs et incohérents qui empêchent la province d’exploiter le potentiel de ses ressources énergétiques. »

Seulement 5 % des dirigeants sont d’avis que le Québec encourage l’investissement dans le pétrole et le gaz, alors qu’ils sont 53 % à dire que le Québec dissuade l’investissement. Par catégorie, le Québec est au 157e rang sur les 157 juridictions en ce qui a trait à la réglementation environnementale et aux coûts associés à la réglementation.

Les modèles à suivre selon l’industrie sont l’Oklahoma, le Mississippi, la Saskatchewan, le Texas et l’Arkansas. L’Alberta arrive 19e. La Colombie-Britannique recule dans le classement en raison de « l’incertitude politique » qui persiste à propos de deux projets de pipelines et parce que la province a adopté une taxe carbone.

Deux questions pour vous :

  1. Le Québec a-t-il raison d’être exigeant à tous points de vue avec les sociétés gazières et pétrolières, quitte à donner une image négative aux investisseurs?
  2. Le Québec va-t-il trop loin et se trouve-t-il à adopter des politiques contre-productives, nuisibles à l’économie?

Le débat est ouvert!

Pétrole : 99,9 % sûr, mais…

Lundi 11 novembre 2013 à 12 h 48 | | Pour me joindre

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On n’est pas prêt de revoir un « bidon de pétrole » repasser par Lac-Mégantic me disait un homme d’affaires de l’endroit la semaine dernière quand je me suis rendu dans mon coin de pays pour préparer un reportage sur les défis de la reconstruction et les choix qui se prennent pour l’avenir de la ville. On s’affaire ces jours-ci à remettre en place des rails pour permettre le transport de marchandises vers le parc industriel. Mais la seule idée de revoir le train repasser dans la ville vient rouvrir des blessures profondes que nous sommes loin d’avoir cicatrisées à Lac-Mégantic. Ça ne fait que quatre mois…

Le train de la MMA a quitté Farnham dimanche.Dimanche, à Farnham, la MMA, cette même compagnie ferroviaire au cœur du drame du 6 juillet à Lac-Mégantic, a eu l’autorisation de déplacer un convoi de wagons transportant du pétrole, convoi immobilisé depuis la nuit d’enfer. Les gens ont exprimé un soulagement au départ de ce train immobilisé à quelques pas seulement de plusieurs maisons.

D’ailleurs, on les remarque tous maintenant ces wagons-citernes noirs, de plus en plus nombreux derrière les locomotives qui traversent les villes et les villages du Québec et du pays.

Si les gens de Lac-Mégantic, et peut-être ceux de Farnham aussi, ne veulent plus voir de pétrole traverser leur ville, c’est parce que le lien de confiance entre les compagnies ferroviaires et les populations est totalement brisé. L’explosion d’un autre train transportant du pétrole en Alberta, puis un autre vendredi dernier dans l’Alabama, sont des événements qu’on ne veut pas voir, qu’on ne veut pas vivre et qui, fondamentalement, sont totalement inacceptables.

Dans la réalité, ne sommes-nous pas en train d’intégrer ces événements comme étant impossibles à éviter? Le risque zéro n’existe pas nous dit-on. Notre niveau de sécurité dépasse 99,9 % nous disent les entreprises de transport de pétrole, que ce soit par train ou par oléoduc.

En affirmant qu’on ne pourra jamais éliminer le risque, sommes-nous en train d’accepter ces quelques accidents, en espérant qu’ils ne soient jamais aussi terribles que celui de Lac-Mégantic? Si les responsables des communications, les lobbys du pétrole et les ministres responsables ne peuvent pas dire les choses comme ça, la réalité, la vérité, elle, est claire : oui, il y a des accidents. Et, une fois ce constat assimilé, on continue.

En fait, le débat n’est pas de savoir s’il faut, oui ou non, transporter du pétrole. Il le faut. Pour un temps encore, certainement. Mais comment? Et c’est ici que l’enjeu devient moral.

Si on propose de faire passer les trains de pétrole loin des milieux habités, pour éviter toute autre tragédie semblable à celle de Lac-Mégantic, on nous dit : oui, mais vous avez réalisé les coûts? À Lac-Mégantic, faire passer le rail en dehors de la ville coûterait des dizaines de millions de dollars, semble-t-il. Vous imaginez? Très bien. Donc, si on ne fait pas les investissements nécessaires, n’est-ce pas l’équivalent de dire qu’on accepte implicitement ce qui s’est passé le 6 juillet dernier?

Si on continue à transporter des matières dangereuses à quelques mètres des fenêtres et des murs des maisons, et si ce volume de transport ne fait qu’augmenter, n’acceptons-nous pas de voir se produire encore des tragédies?

Ne devrait-on pas investir les milliards nécessaires pour éloigner le transport de marchandises dangereuses des milieux habités? Les dangers pour l’environnement seraient tout aussi considérables, certes. Mais on pourrait, à tout le moins, éviter un autre Lac-Mégantic. Non?

La tragédie de Lac-Mégantic est survenue à un moment où le secteur pétrolier est en pleine expansion en Amérique du Nord. Plusieurs tracés d’oléoducs sont à l’étude. Le transport de pétrole par train augmente très rapidement. Les Américains comme les Canadiens produisent de plus en plus. Les États-Unis n’auront plus besoin très bientôt du pétrole étranger, un objectif que vise également le Canada.

L’Est du pays demeure très dépendant du pétrole venu du Moyen-Orient au prix le plus élevé de la planète : celui qui se fixe sur le marché de Londres, le Brent.

Il est donc impossible d’aborder la question sur le transport de pétrole sans parler d’un enjeu essentiel : celui de la sécurité. Oui, il y a des oléoducs qui explosent ou qui fuient. Ces événements sont toutefois moins fréquents que pour le transport de pétrole par train, mais ils sont souvent de plus grande ampleur selon Patrick Bonin de Greenpeace.

La MMA perd son permis Ce qui s’est passé à Lac-Mégantic oblige tous les intervenants – les régulateurs à Ottawa comme les entreprises ferroviaires et énergétiques – à améliorer sensiblement la sécurité. Un tel événement ne peut pas se reproduire. Et la sécurité des citoyens ne peut pas être écartée au profit des seuls intérêts économiques.

Il est important de parler de la sécurité. À Lac-Mégantic, plusieurs entrepreneurs, qui embauchent des centaines de personnes, ont besoin de la reprise du train. Mais à quel prix? Doit-on laisser un train transportant du pétrole circuler de nouveau dans la ville?

Le projet d'olédoduc de la compagnie TransCanadaEt puis, à Edmundston au Nouveau-Brunswick, TransCanada amorce une série de rencontres avec les citoyens pour expliquer son projet d’oléoduc ouest-est, qui a pour but de transporter du pétrole de l’Alberta jusqu’à Saint-Jean. Ce pétrole pourrait nourrir l’Est du Canada et pourrait aussi être exporté vers d’autres régions en partance du terminal Canaport.

Vers l’est, vers l’ouest, vers le sud, il y a trois grands projets d’oléoducs à l’étude en ce moment au Canada. Pendant ce temps, le secteur ferroviaire mise sur le pétrole pour croître. De 100 000 barils de pétrole par jour en 2011, l’industrie transportera 1,1 million de barils de pétrole par jour au Canada l’an prochain. Expansion spectaculaire.

Des élus de Montréal expriment aussi leurs inquiétudes. Il faut savoir ce que les trains, qui traversent les quartiers de la ville, transportent afin de savoir comment intervenir en cas d’urgence, disent-ils. Le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest Benoit Dorais est très préoccupé : « Je rappelle qu’en septembre 2011, un déraillement a eu lieu à proximité de nombreuses résidences, d’une école, d’un centre sportif, d’un centre communautaire et d’une bibliothèque. Heureusement qu’il n’y a pas eu d’incident grave et que le déversement n’était pas inflammable. Malgré tous mes efforts, une abondante correspondance, un appui aux revendications issues de la population pour que le CN fournisse des réponses précises quant aux raisons ayant causé ce grave incident et les correctifs apportés, rien de concret n’a été dit. »

On se comprend : avec l’augmentation de la production et du transport de pétrole au Canada, les risques d’accident sont plus nombreux. En fait, on ne peut plus parler de ce qu’il faut faire pour éviter une catastrophe. Elle s’est produite. Elle est possible. On sait ce qui peut arriver.

 

Plus de pétrole, moins de GES?

Lundi 10 juin 2013 à 15 h 38 | | Pour me joindre

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Il est extrêmement difficile de croire aux avancées environnementales quand on parle aux chefs du monde énergétique. On trouve et on produit plus de pétrole, on cherche à en transporter davantage. La population est en forte croissance, tout comme l’accès à l’électricité. Si on doit se réjouir de voir des millions de personnes accéder à un meilleur niveau de vie sur la planète, il n’en demeure pas moins que tout cela présente un défi écologique majeur.

Dans une entrevue à RDI économie, le secrétaire général du Conseil mondial de l’énergie, Christoph Frei, et la future présidente du conseil de l’organisme, la Québécoise Marie-José Nadeau, qui est vice-présidente à Hydro-Québec, nous expliquent la complexité dans laquelle nos défis économiques et écologiques se posent.

« D’ici 2050, selon Christoph Frei, les besoins énergétiques vont doubler, sinon tripler. En même temps, il faut diminuer de moitié les émissions de gaz à effet de serre. […] C’est très clair que la notion du risque politique est fondamentale. Pourquoi? […] L’argent va là où le risque politique est bien géré. C’est une balance entre trois dimensions. […] Chaque gouvernement doit être capable de fournir des conditions qui mettent en équilibre les soucis de sécurité, les soucis d’environnement et les soucis d’équité. »

Marie-José Nadeau formule les choses ainsi : « Dans tous les développements importants, c’est vrai pour l’hydroélectricité, c’est vrai pour les autres formes d’énergie, il faut à la fois rencontrer un critère économique, donc la santé et la solidité du plan d’affaires, il faut avoir un projet qui tienne la route sur le plan environnemental et qui soit accepté par les communautés. »

En plaçant sur un pied d’égalité les questions de production, d’acceptation sociale et d’environnement, on pourrait croire qu’on s’assure de prendre de bonnes décisions. Mais, du point de vue environnemental, il est clair qu’il est difficile, dans une telle perspective, de penser qu’on puisse atteindre les objectifs de réduction d’émissions si la production ne cesse d’augmenter. En même temps, sur le plan de la sécurité énergétique, il est clair aussi que les enjeux environnementaux pourraient compromettre l’accès à une énergie abordable.

Mais a-t-on le choix? A-t-on le choix de prendre des décisions sensées pour protéger notre environnement alors que l’Agence internationale de l’énergie reconnaît elle-même qu’il est urgent d’adopter de nouvelles mesures pour éviter un réchauffement climatique supérieur à 2 degrés Celsius? A-t-on le choix d’adopter des mesures fortes en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour éviter des impacts écologiques ET économiques désastreux à l’avenir?

Dans un rapport publié à Londres lundi, la directrice de l’organisme, Maria van der Hoeven, a déclaré que « la question des changements climatiques a été mise en veilleuse dans l’ordre des priorités. Mais, ajoute-t-elle, le problème est toujours là ». Selon l’AIE, au rythme où vont les choses, nous nous dirigeons vers un réchauffement climatique de 3,6 à 5,3 degrés Celsius.

Dans l’entrevue que nous ont accordée Christoph Frei et Marie-José Nadeau, on parle de transition et de transformation de la production et de la consommation énergétique. Sommes-nous vraiment dans cette transition? Des actions sérieuses ont-elles été adoptées pour développer des énergies vertes et renouvelables, qui pourront remplacer petit à petit le pétrole? La découverte du gaz de schiste aux États-Unis devrait permettre d’améliorer le bilan environnemental de nos voisins du Sud, dont la consommation de charbon demeure élevée? La production de pétrole est toutefois en hausse en Amérique et, vous le savez, de nombreux projets sont à l’étude pour permettre de croître encore davantage.

Nous avons besoin de pétrole, c’est vrai et c’est clair. Mais place-t-on autant d’énergie dans les énergies autres pour atteindre l’objectif ultime qui est celui de réduire notre empreinte sur le climat?