Billets classés sous « jardinier »

Comme c’est le cas en fin d’année, depuis plusieurs saisons déjà, on aime bien à RDI économie vous proposer des suggestions de lecture pour le temps des fêtes et les prochains mois. C’est ce que nous avons fait le jeudi 20 décembre à l’émission.

Voici donc les suggestions de lecture de nos journalistes et les miennes!

Et joyeuses fêtes!

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Dorison, Xavier (scénario) et Thomas Allard (dessin). 2012. HSE, Human stock exchange (tome 1). Dargaud Édition, 56 p. (proposé par Andrée-Anne Saint-Arnaud)

Francq, Philippe et Jean Van Hamme. 2012. Colère rouge (tome 18). 2012. Dupuis, 56 p. (proposé par Andrée-Anne Saint-Arnaud)

Bourguignon, François. 2012. La mondialisation de l’inégalité. Coll. « La République des idées ». Seuil, 112 p. (proposé par Jean-Sébastien Bernatchez)

Acemoglu, Daron et James Robinson. 2012 Why nations fail. Crown Business, 546 p. (proposé par Jean-Sébastien Bernatchez)

Latynina, Julia. 2012. La trilogie du Caucase (2) : Gangrène. Actes Sud / Leméac, 516 p. (proposé par Daniel Bordeleau)

Musolino, Michel. 2012. La crise pour les nuls. Coll. Poche pour les nuls. Éditions First, 297 p. (proposé par Jean-Philippe Robillard)

Jérôme-Forget, Monique. 2012. Les femmes au secours de l’économie. Éditions Stanké, 192 p. (proposé par Maxime Bertrand)

Marron, Donald. 2012. Théories économiques en 30 secondes. Coll. Livres pratiques. Éditions Hurtubise, 160 p. (proposé par Maxime Bertrand)

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Pour ma part, voici quelques livres lus cette année, dont on a parlé à RDI économie :

Rubin, Jeff. 2012. La fin de la croissance. Éditions Hurtubise, 373 p.

  • La fin de la croissance ne signifie pas le début de la décroissance. C’est plutôt un rappel que notre planète ne peut plus en prendre plus. Nous consommons un pétrole cher, qui sera toujours plus cher. Il faut repenser notre modèle de production et de consommation.

Duhamel, Pierre. 2012. Les entrepreneurs à la rescousse. Éditions La Presse, 237 p.

  • C’est un cri du cœur de Pierre Duhamel pour nous rappeler que l’économie n’existe pas sans ces gens, les entrepreneurs, qui prennent des risques, qui créent de la richesse et qui donnent de l’emploi à des millions de personnes. C’est très fouillé.

Castonguay, Claude. 2012. Santé, l’heure des choix. Éditions du Boréal, 206 p.

  • Sortir l’hôpital du cœur de notre système, c’est ce que nous dit Claude Castonguay. La chaîne de prévention et d’intervention est totalement défaillante et on devrait avoir honte de notre système de santé, affirme l’ancien ministre. Des tonnes de solutions pour le nouveau ministre de la Santé au Québec, qui doit gérer le système avec une vision à long terme.

Mousseau, Normand. 2012. Le défi des ressources minières. Éditions MultiMondes, 260 p.

  • Livre à la fois technique et analytique. Livre de référence sur les mines, ressources et métaux du Québec. Normand Mousseau nous rappelle que ce secteur demeure modeste à l’échelle de l’économie du Québec et que le développement du nord ne va pas enrichir le Québec pour toujours.

Fortier, Jean-Martin. 2012. Le jardinier-maraîcher. Écosociété, 198 p.

  • Pour le jardinier-maraîcher expert ou le jardinier maison, ou pour l’amoureux de la nature et du vrai, il faut lire le livre du fermier Jean-Martin Fortier. C’est unique, c’est précis, sans prétention, simple, accessible et réaliste.

Martin, Éric et Maxime Ouellet. 2012. Université inc. Lux Éditions, 147 p.

  • Il n’y aura pas de hausse de droits de scolarité finalement au Québec. Et certains militent pour la gratuité. Ici, tous les arguments pour ceux qui ont porté le carré rouge. Le débat se poursuit.

Robichaud, David et Patrick Turmel. 2012. La juste part. Documents. Atelier 10, 97 p.

  • Avec le magazine Nouveau projet, Atelier 10 publie des essais sociaux, économiques, politiques. Jocelyn Maclure et Nicolas Langelier nous offrent une nouvelle publication tous les six mois remplie de bons et longs textes, dans une mise en page sublime et léchée. L’un des petits essais, qui se lit sur le bord du feu à la campagne ou dans le salon de votre condo, c’est celui-ci!

Voilà! Là-dessus, joyeuses fêtes, amusez-vous, faites attention à vous et à vos proches… et à l’an prochain. Et merci de faire vivre ce blogue depuis maintenant plus de six ans. Merci!

Depuis 1941, le nombre de fermes au Québec a dramatiquement chuté, passant de 155 000 à 29 335 en 2011, selon les dernières données de l’UPA, l’Union des producteurs agricoles. C’est une baisse de 81 %, attribuable au développement des villes et aux déplacements des populations, à l’empiétement urbain constant sur les territoires agricoles et à des changements fondamentaux dans la structure financière de l’industrie et notre façon de nous alimenter.

Depuis 2007, l’UPA affirme que c’est au Québec, mis à part la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique, que le rythme de réduction du nombre de fermes est le plus lent. Depuis 2007, c’est environ 2,5 fermes qui disparaissent chaque semaine. Si on prend 2006, la moyenne est plutôt de 5,1. Il y a donc eu une certaine amélioration, mais la chute se poursuit tout de même.

On ne réécrira pas le rapport Pronovost ici, les causes, les conséquences, les recommandations, mais il est clair que nous sommes toujours dans un processus visant à trouver des solutions durables pour rendre le modèle agricole accessible et prospère.

L’une des avenues possibles pour les agriculteurs, les enfants de fermier ou ceux qui veulent se lancer dans ce secteur, c’est l’agriculture biologique. Ce n’est pas la seule option, mais le rapport Pronovost recommandait, en 2006, « que le gouvernement se dote d’une stratégie de soutien à la production biologique afin de répondre aux attentes des citoyens et des consommateurs québécois de remplacer les importations par des produits biologiques cultivés au Québec. » Le rapport recommandait aussi qu’on soutienne les producteurs ou le groupe d’agriculteurs actuels qui veulent procéder à une « reconversion vers la production biologique. »

Jean-Martin Fortier Jean-Martin Fortier se dit «fermier de famille». Il était l’invité de RDI Économie vendredi pour parler d’un manuel qu’il vient de publier, Le jardinier-maraîcher (Écosociété), qui s’adresse au professionnel comme à l’amateur. Son objectif : expliquer qu’on peut bien vivre d’une agriculture biologique et locale, non mécanisée, efficace sur une petite surface.

En se basant sur ses études universitaires, ses propres recherches et plusieurs visites à l’étranger, Jean-Martin Fortier a développé avec sa conjointe une méthode très productive d’exploitation du sol. Sur un hectare et demi, il parvient à produire plus de 200 paniers de légumes par semaine, d’une valeur d’environ 25 $ chacun, vendus à des ménages désireux d’encourager un producteur local et biologique. Et qui veulent bien manger!

C’est un modèle d’entrepreneuriat, un modèle d’affaires, mais aussi un mode de vie et un choix idéologique. Jean-Martin Fortier, en publiant son manuel, a le désir profond de partager l’idée que l’agriculture bio, c’est une « bonne affaire »! La démarche, la philosophie, les outils, les techniques, les méthodes, tout est expliqué clairement, avec de multiples détails et beaucoup de chiffres, dans ce livre qui offre, en plus, pour le jardinier amateur, une description des légumes à cultiver, qui offrent un bon rendement agricole et financier.

Il faut de la rigueur et de la discipline pour faire fonctionner avec autant de résultats une petite terre, comme celle cultivée par Jean-Martin Fortier dans les Cantons-de-l’Est. Il faut prendre des notes, beaucoup de notes, et se rappeler qu’il faut une excellente préparation avant de passer à l’action. Il y croit, et Le jardinier-maraîcher pourrait vous donner le goût de foncer à votre tour. En tous cas, notre agriculture a bien besoin de gens engagés et créatifs comme Jean-Martin Fortier…