Billets classés sous « Greenspan »

Difficile de trouver un événement qui symbolise autant le capitalisme que la Conférence de Montréal qui se déroule dans le cadre du Forum économique international des Amériques. C’est un événement annuel qui rassemble à Montréal de grandes pointures mondiales pour discuter des grands enjeux et des grands défis économiques de la planète.
 
18e Forum économique international des AmériquesLes plus grandes entreprises du pays sont les commanditaires de cet événement, de Power Corporation à Rio Tinto Alcan, en passant par les banques, les grands investisseurs comme la Caisse de dépôt et placement du Québec ainsi qu’Investissement Québec, en collaboration avec McGill, HEC et l’UdeM, appuyé par les premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper, d’ailleurs présents à l’événement.
 
Des gouverneurs de banques centrales sont présents, ceux du Canada, du Mexique, de France, du Portugal. Les dirigeants des grandes organisations internationales sont sur place : OCDE, OIF, OEA, BAD, OMC, AIE, etc.
 
On y parle de quoi? D’économie, de gouvernance, de démographie, de ressources, d’éducation, d’alimentation, de libre-échange, de santé, d’innovation, d’environnement, de développement durable, les grands thèmes y sont tous. J’y suis allé faire un tour lundi matin : tout le monde parle de l’Espagne et de la situation dans la zone euro.
 
Ces enjeux doivent aussi nous mener à la question du partage de la richesse. Les grands créateurs de richesse sont réunis pour parler de développement et de relance. Mais parlent-ils aussi de partage de richesse pour ces populations qui ne trouvent plus de travail dans plusieurs pays d’Europe? Pour les Africains, qui attendent toujours les prétendues répercussions positives de la mondialisation et de l’ouverture des marchés? Pour ces millions d’Américains qui subissent et subiront encore longtemps les contrecoups de la crise qui s’est amorcée en 2008?
 
Faut-il le rappeler : le chômage mondial augmente, la faim augmente aussi. En fait, les défis fondamentaux n’ont pas changé :
 
– comment faire en sorte que tous aient une chance d’accéder à une vie décente?
– comment permettre aux citoyens de profiter des richesses de leur pays?
– comment produire et développer sans entamer davantage notre capital environnemental?
– comment assurer une équité entre les humains et entre les générations?
 
Il est très bien de discuter de la gouvernance des institutions, de commerce international et d’innovation. Mais comment marier les défis écologiques et démographiques dans un monde qui ne mise que sur la croissance du PIB?