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Taxe carbone et prix de l’essence

Lundi 20 octobre 2014 à 16 h 07 | | Pour me joindre

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Le prix de l’essence va monter d’environ 2 ¢ le litre le 1er janvier 2015 au Québec en raison de l’entrée en vigueur du marché du carbone. Dès l’an prochain donc, les entreprises commerciales et industrielles devront respecter des quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES), acheter des crédits d’émissions pour compenser ce qu’ils rejettent en trop et réduire à terme leurs GES.

Dans ces circonstances, les distributeurs de carburant auront l’obligation de participer à ce marché. Et ils vont donc refiler la facture à leurs clients, les automobilistes. C’est ainsi que le marché du carbone va fonctionner : toutes les entreprises qui seront soumises au marché trouveront une façon d’incorporer le coût supplémentaire dans leurs prix.

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Québec a décidé d’éliminer la redevance de 1 ¢ que doivent verser les distributeurs au Fonds vert. Cette décision viendra réduire la hausse envisagée par l’entrée en vigueur du marché du carbone. C’est pourquoi, comme l’écrivait Le Devoir en septembre, le ministère de l’Environnement prévoit un prix de 1,9 ¢ le litre, et non de 2,9 ¢.

Selon l’Institut économique de Montréal, le marché du carbone conjoint avec la Californie entraînera une taxe supplémentaire de 10 ¢ le litre d’ici 2020.

Que penser de cette taxe?

  1. Cette taxe carbone est nécessaire pour tenter de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les grandes institutions, comme le FMI et l’OCDE, soutiennent la taxation du carbone.
  2. Toutefois, cette taxe réduit le pouvoir d’achat des consommateurs.
  3. La taxe carbone pourrait favoriser le transport en commun et l’adoption de modes de transport autres que l’automobile.
  4. Cette taxe permettrait également au gouvernement du Québec d’investir les sommes recueillies dans le marché du carbone dans des projets verts, des initiatives de transports durables et des projets qui entraînent une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Il est clair qu’il y a un coût associé aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais il y a un coût également associé à l’absence d’efforts, une sorte d’hypothèque qu’on laisserait aux générations futures. Êtes-vous prêts à payer le prix nécessaire pour réduire votre empreinte carbone?

C’est donc Krugman qui avait raison?

Vendredi 26 avril 2013 à 16 h 16 | | Pour me joindre

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« Paul Krugman a gagné » annonçait sur son blogue mercredi l’ancien analyste financier de la CIBC et de Merrill Lynch, Henry Blodget, dont la carrière s’est écroulée avec l’éclatement de la bulle techno au début des années 2000. Il anime aujourd’hui The Daily Ticker sur Yahoo et dirige The Business Insider. Mais, c’est une autre histoire.

Concentrons-nous sur Paul Krugman. Il a gagné quoi au juste?

Selon le blogueur, et selon plusieurs observateurs, cinq ans après le début de la crise, force est de constater que les tenants de l’austérité avaient tort. La crise européenne ne cesse de prendre de l’ampleur, tandis que plusieurs pays endettés ont été obligés d’imposer de sévères mesures d’austérité, qui ont réduit considérablement le niveau de vie des Grecs, des Espagnols, des Portugais, des Italiens, notamment. L’austérité n’a rien réglé.

Ajoutons à cela les États-Unis avec un endettement qui dépasse les 100 % du PIB, mais qui ont du mal à générer des revenus nouveaux et durables au moment où la reprise est extrêmement timide. Paul Krugman a toujours dénoncé les coupes budgétaires américaines. Il affirmait qu’il fallait continuer à stimuler l’économie pour assurer une reprise durable, des revenus supplémentaires et à une réduction de la dette à long terme.

« Il est rare que des débats économiques se terminent par un K.-O. technique, écrit le chroniqueur Paul Krugman dans le New York Times ce matin. Mais le grand débat des dernières années entre les keynésiens, qui militent en faveur de dépenses gouvernementales durables et en croissance durant les temps de dépression, et les pro-austérité, qui exigent des réductions de dépenses immédiates, s’achève, du moins dans le monde des idées.

« En ce moment, poursuit Krugman, la position de ceux qui favorisent l’austérité a implosé. Non seulement leurs prédictions touchant le monde réel ont complètement échoué, mais la recherche scolaire sur laquelle ils appuyaient leur position était finalement truffée d’erreurs, d’omissions et de statistiques discutables. »

Le chroniqueur fait référence aux économistes Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart, qui ont admis s’être trompés dans leurs calculs. Un pays qui arrive à un niveau d’endettement représentant 90 % de son PIB ne voit pas sa croissance baisser de 0,1 %, comme ils l’affirmaient, mais croître plutôt de 2,2 % en moyenne. L’étude des deux économistes avait largement été citée par les pays occidentaux pour justifier les mesures d’austérité. Les experts qui ont découvert l’erreur dans le tableau Excel de Rogoff et Reinhart s’entendent tout de même avec eux pour dire qu’un endettement grandissant à long terme n’est pas soutenable pour les finances publiques.

Il faut ajouter qu’en début d’année, Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, affirmait à titre personnel, de concert avec un autre économiste du FMI Daniel Leigh, que les experts avaient sous-estimé l’impact de l’austérité sur la croissance. Leur déclaration a fait grand bruit.

Pourquoi tant d’austérité alors? Pourquoi ce discours est-il encore très présent malgré un affaiblissement de sa domination dans les derniers mois?

Paul Krugman affirme qu’une « partie de la réponse repose certainement sur le désir très répandu de considérer les questions économiques comme un jeu moral, comme une histoire d’excès et de conséquences. Nous visons au-dessus de nos moyens, l’histoire se répète, et maintenant nous payons le prix inévitable ».

Selon lui, on peut expliquer longtemps que des dépenses supplémentaires vont réduire le chômage, « on s’en fout, bien des gens ont la profonde impression que nous vivons dans le péché et que la rédemption viendra de la souffrance ».

Voilà où nous en sommes. Depuis 2010, on annonce année après année une reprise durable de l’économie américaine et de l’économie mondiale. Nous sommes en 2013 et les prochains mois seront encore décevants selon les prévisionnistes. Mais, encore là, il y a de l’espoir parce que les signaux sont encourageants aux États-Unis.

Que faire? Les autorités politiques et économiques doivent encore se poser la question aujourd’hui et continuer de tirer des leçons de ce qui est arrivé au cours des cinq dernières années. Il y a, dans les pays développés, 26 millions de jeunes de 15 à 24 ans qui sont au chômage ou qui ne sont pas à l’école selon The Economist. C’est inquiétant. Comment réagir? Compte tenu des espoirs de reprise, doit-on poursuivre sur la voie de l’austérité ou stimuler l’économie pour asseoir cette reprise?

Déficits et dettes : les chiffres

Mardi 16 avril 2013 à 17 h 05 | | Pour me joindre

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Amateurs de chiffres, bonsoir!

Voici les prévisions du FMI en matière de déficit budgétaire et de dette publique pour plusieurs États du monde pour 2013.

Pour consultations et discussions!

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Déficit budgétaire (en pourcentage du PIB)

Japon : 9,8
Inde : 8,3
Irlande : 7,5
Royaume-Uni : 7,0
Espagne : 6,6
États-Unis : 6,5
Portugal : 5,5
Grèce : 4,6
France : 3,7
Canada : 2,8
Italie : 2,6
Chine : 2,1
Brésil : 1,2
Allemagne : 0,3
Russie : 0,3

Dette publique (en pourcentage du PIB)

Japon : 245,4
Grèce : 179,5
Italie : 130,6
Portugal : 122,3
Irlande : 122,0
États-Unis : 108,1
Royaume-Uni : 93,6
France : 92,7
Espagne : 91,8
Canada : 87,0
Allemagne : 80,4
Brésil : 67,2
Inde : 66,4
Chine : 21,3
Russie : 10,4

Incroyable cet aveu exprimé jeudi dernier par l’économiste en chef du FMI Olivier Blanchard et par Daniel Leigh, économiste également au Fonds monétaire international. En quelques mots, ils ont dit que les experts comme eux, qui orientent les grandes décisions mondiales en matière de finance, se sont trompés en misant à tout prix sur l’austérité dans le but de réduire le plus rapidement possible les dettes souveraines.

Olivier Blanchard

Ils parlent à titre personnel et pas au nom du FMI. Mais, tout de même, dans un texte publié sur le site du FMI, ils affirment ceci : « Nous démontrons que, dans les économies développées, une plus forte consolidation fiscale est allée de concert avec une croissance plus faible que prévu. »

En quelques mots et quelques chiffres, ils s’attendaient à ce que la réduction des dépenses publiques équivalentes, disons à 1 % du PIB, allait entraîner une réduction de l’activité économique de 0,5 point de pourcentage. Or, l’effet a été bien pire : réduction de l’activité de 0,9 à 1,7 point. L’erreur, c’est d’avoir appliqué un modèle qu’on connaît en période de croissance dite normale, alors que les pays visés par des mesures d’austérité étaient en pleine crise.

Comme l’ont titré plusieurs groupes de presse : oups!

Des Grecs manifestent à l'extérieur du ministère des Finances à Athènes, le 17 octobre 2012, contre les mesures d'austérité. Ce constat n’est pas banal. Le FMI, l’UE, l’Allemagne, la BCE et les agences de notation ont fait pression dès 2009 pour que d’importantes mesures d’austérité soient appliquées afin de réduire l’endettement des pays développés. Hausse d’impôts, compressions dans les programmes sociaux, suppressions d’emplois dans la fonction publique, quantité de mesures ont été mises en place de façon quasi dogmatique, plongeant encore davantage la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et plusieurs autres pays dans une récession qui semble sans fond.

Aujourd’hui, près de 19 millions de personnes sont au chômage dans la zone euro, du jamais vu depuis la création de la monnaie unique en 1999. Taux de chômage de 11,8 % avec des pointes à 26 % en Grèce et à presque 27 % en Espagne. Et cette hausse du chômage se poursuit toujours dans la zone euro.

Cela dit, un point de vue divergent apparaît dans un texte publié dans Bloomberg lundi. Anders Aslund, chercheur au réputé Peterson Institute for International Economics, affirme que l’austérité fonctionne, contrairement à ce qu’affirment les économistes Blanchard et Leigh. « L’Europe du Nord est en bonne santé financière, merci à l’austérité, écrit-il, alors que l’Europe du Sud souffre d’une austérité à demi-assumée, pire, de mesures de stimulation fiscale. »

Anders Aslund compare la Grèce à la Lettonie. D’un côté, dit-il, il y a un pays qui n’a pas adopté les mesures d’austérité nécessaires, avec une rigueur absolue. C’est la Grèce, dont l’économie se décompose un peu tous les jours. De l’autre, il y a la Lettonie, qui s’est obligée à un régime de pain sec pendant deux ans, conduisant à une chute de son PIB de 24 %. Aujourd’hui, la croissance dépasse les 5 % annuellement et le déficit budgétaire ne représente plus que 1,5 % de son PIB.

À quel prix toutefois? Le FMI affirme que la Lettonie a beaucoup trop réduit ses dépenses sociales. Mais sa directrice, Christine Lagarde, déclarait tout de même en septembre que ce pays était un exemple à suivre. Le FMI est venu en aide à la Lettonie, qui a déjà commencé à rembourser son prêt au Fonds monétaire international.

Les victimes de l’austérité se comptent par millions, c’est indéniable. Et c’est pourquoi tout cela m’apparaît profondément troublant.

Récession ou déficit?

Lundi 15 octobre 2012 à 13 h 19 | | Pour me joindre

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L’intervention des banques centrales au cours des derniers mois a alimenté la hausse boursière, notamment à New York. Mais ce mouvement haussier est-il en train de s’essouffler?

L’indice S&P500 est au même niveau qu’il y a six semaines. New York est encore 12 % au-dessus de son creux de juin, mais est en baisse de plus de 3 % depuis la mi-septembre. Il est trop tôt pour établir des tendances. Mais la question se pose : quelle est la suite? Les banques centrales ont-elles atteint la limite de ce qu’elles pouvaient faire pour relancer l’économie?

Du point de vue boursier, dans ces circonstances, plusieurs analystes se demandent si une correction n’est pas en cours. Sur le plan économique, les dirigeants qui se sont rencontrés en fin de semaine à Tokyo dans le cadre du sommet annuel du FMI et de la Banque mondiale se sont demandé s’il ne fallait pas faire une pause dans les mesures d’austérité budgétaire pour miser davantage sur la stimulation de l’économie.

Christiane Lagarde, directrice du FMI.

La directrice du FMI, Christine Lagarde, a déclaré que la politique budgétaire des pays avancés doit être « calibrée de manière à être aussi favorable que possible à la croissance ». Les dirigeants se sont aussi entendus pour accorder deux années supplémentaires à la Grèce pour que le pays atteigne ses objectifs budgétaires.

La question qu’il faut se poser, c’est comment éviter une nouvelle récession mondiale. Le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance la semaine dernière, confirmant le ralentissement de l’économie mondiale et le pouvoir limité des banques centrales pour relancer l’économie.

Sur Yahoo Finance, l’investisseur Robert Wiedemer, directeur d’Absolute Investment Management, affirme que si on continue comme ça, il y aura bel et bien une récession. « Mais on peut l’éviter, selon lui, cette récession. Et la façon de le faire, c’est d’augmenter le déficit, comme on l’a fait auparavant. Si vous faites passer le déficit de 1000 à 2000 milliards de dollars [aux États-Unis], vous allez voir que nous serons loin de la récession! »

La Chancelière de l'Allemagne, Angela Merkel

Doit-on aller jusque-là?

Le niveau d’endettement est très élevé dans plusieurs pays occidentaux. C’est un problème. Et, l’Allemagne continue d’affirmer qu’il faut s’attaquer d’abord et avant tout à ce problème fondamental. L’Allemagne est exigeante parce que c’est elle qui paie une bonne partie de la note pour aider les pays européens en difficulté. En même temps, c’est elle aussi qui a largement contribué à l’endettement excessif de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande, en exportant quantité de biens dans ces pays. L’Allemagne a profité de la crise, accusent les plus critiques. Et la chute de l’euro a aussi servi ses exportateurs.

Berlin doit peut-être revoir ses positions. Alternatives économiques rapportait dans son édition de septembre les propos de Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Schröder, qui disait ceci : « Il serait à la fois tragique et ironique que l’Allemagne réunifiée provoque pour la troisième fois, par des moyens pacifiques cette fois et avec les meilleures intentions du monde, la ruine de l’ordre européen. »

Nous sommes à un tournant. Plus d’austérité, plus de contraction économique? Ou une pause dans l’austérité, plus de déficit sans doute, plus de dette aussi, avec un espoir que cette fois-ci, ce sera assez pour relancer l’économie?

La Grèce pourra-t-elle se relever?

Mardi 21 février 2012 à 13 h 08 | | Pour me joindre

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Malgré une entente à l’arrachée sur la restructuration de la dette grecque, il est loin, très loin d’être acquis que la Grèce est sur la bonne voie pour se sortir d’affaires. Le gouvernement devra encore réduire ses dépenses, imposer des mesures d’austérité qui ont pour conséquence d’accentuer la grave crise sociale et économique que connaît le pays.
 
Tout ça dans l’objectif de faire passer son niveau d’endettement de 164 % par rapport au PIB aujourd’hui à 120,5 % en 2020 et d’éviter un défaut de paiement dans un mois.
 
Drapeaux grec et européen
Or, le pays ne cesse de s’enfoncer dans la récession, les coûts d’emprunts sur les marchés demeurent prohibitifs et les exigences du FMI et de l’UE ne permettront pas au gouvernement d’investir dans son économie et de tenter de relancer l’emploi et la croissance. L’essentiel de l’aide à la Grèce ira au remboursement de la dette et le gouvernement devra se soumettre à une surveillance accrue de la part de ses créanciers. Des rumeurs commencent déjà à circuler quant à la possibilité qu’un troisième plan d’aide soit nécessaire pour soutenir la Grèce.
 
En fait, la réalité, c’est qu’on maintient le patient en vie, mais on ne fait rien de concret pour le remettre sur pied. Et les coûts ne cessent d’augmenter. Bloomberg calcule que les soutiens financiers de l’Europe à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande s’élèvent jusqu’à maintenant à 386 milliards d’euros, soit 507 milliards de dollars canadiens. La survie de la jeune zone euro coûte une fortune.
 
J’ai vu un film en fin de semaine qu’on m’a recommandé : Debtocracy, un pamphlet de Katerina Kitidi et d’Aris Hatzistefanou, très critiqué du fait qu’il ne présente qu’une seule solution : la Grèce doit cesser de payer sa dette. Plutôt que de choisir les banques, le gouvernement doit choisir son peuple et cesser de le faire souffrir.
 
Des comparaisons sont faites avec l’Équateur et l’Argentine. L’Équateur, parce que son président Rafael Correa a nettement fait le choix de ne pas faire souffrir son peuple aux profits des créanciers. L’Argentine, parce que le pays a connu une grave crise en 2001.
 
Les experts interrogés appuient leur conclusion sur le concept de « dette odieuse », une dette qui a été contractée et qui n’était pas dans l’intérêt des citoyens du pays. Dans le cas de la Grèce, la dette prétendument odieuse serait associée aux dépenses pour les Jeux olympiques de 2004 et la sécurité.
 
Je n’irai pas plus loin sur ce point. Je ne m’y connais pas assez. Toutefois, posons la question : même en restructurant sa dette comme elle le fait, la Grèce sera-t-elle vraiment capable de se remettre sur pied, de retrouver une croissance normale et de retrouver des finances publiques soutenables? Tout ce qui est demandé aux Grecs nous conduira à quel résultat?

Pourquoi la bourse va si bien?

Mardi 24 janvier 2012 à 13 h 04 | | Pour me joindre

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Il n’y a pas toujours de liens directs entre les nouvelles économiques et les mouvements boursiers. Et nous en avons encore la preuve ces jours-ci. Le Standard and Poors 500 a progressé dans 9 de ses 10 dernières séances et a touché un sommet depuis juillet dernier. Toronto était à son plus haut depuis le début novembre et le CAC-40 de Paris, au coeur des troubles de la zone euro, a atteint dans les derniers jours son plus haut niveau depuis la fin octobre.
 
Ce que les analystes et opérateurs de marché voient, c’est une croissance qui reprend aux États-Unis, des liquidités et des profits pour les grandes entreprises et l’intention des autorités financières et monétaires d’intervenir si nécessaire. La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne, le FMI, le Fonds de stabilité financière en Europe, tous sont prêts à injecter massivement des sommes dans les marchés pour soutenir les finances des pays en difficulté et les économies.
 
Pourtant, les nouvelles ne sont pas nécessairement rassurantes. Plusieurs pays d’Europe sont en récession. On craint toujours une faillite de la Grèce. Et la croissance chinoise est de moins en moins forte, bien qu’elle demeure à un niveau franchement plus élevé que celles des pays occidentaux. Mais, comme l’expliquait le stratège Vincent Delisle, de Scotia Capitaux, lundi soir à RDI Économie, ce qui est important de surveiller, ce n’est pas le niveau de croissance en Chine, c’est la décélération de cette croissance dans les derniers trimestres. On est passé d’une croissance de 10,4 % en 2010 à 9,2 % en 2011, voire à 8,9 % au dernier trimestre. La croissance sera de 8,2 % en 2012 selon le FMI.
 
La clé, en fait, ce sont les États-Unis. Plusieurs voient dans les récents chiffres sur l’emploi et l’économie les signaux d’une reprise durable. Mais certains croient que ça ne tiendra pas. Et c’est là que se trouve la mésentente entre les experts. La croissance américaine va-t-elle tenir? Les opérateurs de marché semblent y croire, mais le gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney affirmait dimanche à CTV que les États-Unis mettront des années à se remettre de la crise financière et de la Grande Récession.
 
Surtout, les experts semblent s’entendre pour dire que le Canada et sa bourse pourraient finalement être un peu plus touchée par l’état de l’économie mondiale que les États-Unis. Le FMI vient de réviser à seulement 1,7 % le taux de croissance pour le Canada en 2012. Et, étant donné l’importante pondération des métaux et des ressources sur les marchés canadiens, le TSX pourrait connaître une hausse moins importante que le S&P 500 en raison justement du ralentissement de la croissance en Chine. Vincent Delisle prévoit une croissance de 8 à 10 % pour la bourse américaine, et de 6 % pour le Canada.
 
Alors, la bourse va bien, mais est-ce que ça va tenir?

Le Canada a-t-il raison?

Vendredi 14 octobre 2011 à 13 h 26 | | Pour me joindre

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Deux visions s’affrontent, dont une fortement soutenue par le gouvernement du Canada. D’un côté, Stephen Harper et le premier ministre britannique David Cameron militent en faveur d’une réduction draconienne de l’endettement des pays d’Europe, à court et moyen terme. De l’autre, on retrouve notamment Christine Lagarde, à la tête du FMI, qui est d’accord avec la nécessité de réduire l’endettement des pays, mais sans tuer la reprise avec trop d’austérité, tout de même!
 

L’Europe avance, mais…

Jeudi 29 septembre 2011 à 12 h 00 | | Pour me joindre

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Paralysée par de multiples intérêts politiques et bousculée par une forte activité spéculative sur les marchés, l’Europe sort de sa torpeur et agit. Bien que le président des États-Unis se permette de faire la leçon aux Européens en leur disant d’en faire plus (lui s’est pourtant souvent écrasé face à ses opposants), on ne peut pas dire que les autorités européennes ne prennent pas aujourd’hui le taureau par les cornes. 

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La Grèce, à un pas de la faillite

Lundi 26 septembre 2011 à 13 h 39 | | Pour me joindre

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Appelons un chat, un chat : la Grèce est à un pas de la faillite! Si on faisait la comparaison avec une entreprise ou un particulier, on peut dire que la Grèce s’est placée sous la protection des tribunaux et qu’elle négocie en ce moment sa restructuration avec ses créanciers.