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Consommez-vous trop?

lundi 9 décembre 2013 à 12 h 40 | | Pour me joindre

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C’est une période de l’année exigeante, avouons-le. Les fêtes, c’est une occasion de se rassembler, de se retrouver, de s’amuser, de faire plaisir aux autres, aux enfants d’abord. Mais c’est un moment de l’année où la pression de la consommation est très forte. On veut bien recevoir, on veut gâter nos proches, on veut acheter les cadeaux que réclament nos enfants. Comment garder le contrôle?

Endettement pendant la période des FêtesSi on veut éviter de s’endetter, il faut faire comme Nicolas Marceau : il faut travailler sur les revenus et les dépenses! Or, comme pour le ministre des Finances, si les revenus ne sont pas au rendez-vous, contrôlez vos dépenses! Comment? En faisant des choix, en magasinant sérieusement vos achats, en vous faisant un budget, en évitant de sombrer dans les bras enveloppants de la consommation. Facile à dire!

Oui, c’est vrai, facile à dire. D’autant que la publicité, le marketing, les soldes, les annonces de toutes parts nous interpellent et nous font saliver. Il est interdit de cibler les enfants dans les publicités. Mais nous ne sommes pas dupes. Les enfants captent quand même les messages! Et puisqu’ils n’ont pas la responsabilité de gérer le portefeuille, ils se sentent autorisés à s’occuper de la liste de cadeaux, n’est-ce pas?

L’équipe économique de Radio-Canada a préparé une émission spéciale pour vous donner des conseils en matière de consommation. Cette émission se veut aussi une invitation à la réflexion sur la consommation et les pressions qui s’exercent sur nous.

RDI économie spéciale des fêtes (HNE)

  • Lundi 9 décembre 18 h, 23 h
  • Samedi 14 décembre 21 h 30
  • Dimanche 15 décembre 18 h
  • Dimanche 22 décembre 12 h 30

Les questions posées sont les suivantes:

  1. Les enfants reçoivent-ils trop de cadeaux?
  2. Les rabais du temps des fêtes sont-ils vraiment des rabais?
  3. Acheter tout préparé ou cuisiner?
  4. Que penser des commerces éphémères?
  5. Y a-t-il des économies à faire sur le web… et aux États-Unis?
  6. Que donner à ceux qui ont tout?

Rendez-vous avec nos invités et nos journalistes Vincent Maisonneuve, Maxime Bertrand, Mathieu Dion, Raphaël Bouvier-Auclair et Pascal Poinlane.

Et vous?

Que faites-vous pour garder le contrôle de la consommation dans le temps des fêtes?

Quels sont vos trucs, vos suggestions?

Dites-nous…

L’économie, c’est passionnant…

jeudi 24 octobre 2013 à 17 h 27 | | Pour me joindre

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J’ai reçu et j’ai lu plusieurs commentaires à la suite du débat des candidats à la mairie de Montréal lundi, seul débat économique de la campagne. Je vous en parle aujourd’hui parce que bien des gens m’ont dit des choses du genre : c’était très intéressant, très dynamique, on ne s’attendait pas à ça d’un débat sur les enjeux économiques.

Mon bon ami François Cormier, journaliste spécialisé dans la couverture de la politique municipale de Montréal, a bien résumé dans son reportage le préjugé qui en habite plusieurs sur l’économie : « Avec comme thème l’économie, le débat aurait pu être ennuyant. Mais, au contraire, c’est celui qui, depuis le début, a soulevé le plus les passions. »

L'ancien 100 $ des États-Unis

Permettez-moi un plaidoyer en faveur de l’économie, de la nouvelle économique et d’un plus grand intérêt pour les questions économiques.

L’économie, c’est quoi? À la racine du mot grec, c’est de gérer son foyer. Alors, c’est quoi gérer ou administrer son foyer? C’est organiser sa vie! L’économie, finalement, c’est toute notre vie. Du petit matin au suivant, du petit déjeuner à la tisane en regardant les nouvelles.

Ainsi, en escaladant la barrière du préjugé, on constate qu’il n’y a pas une décision prise dans ce bas monde sans qu’il y ait un enjeu sous-jacent ou un intérêt économique. Combien ça coûte? Combien ça rapporte? Est-ce rentable? Surtout : est-ce possible?

Bien sûr qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie. Et heureusement d’ailleurs. Mais c’est un enjeu économique qui brille derrière une tonne d’événements de la vie, que ce soit de passer du bon temps à la campagne, de s’offrir un billet de théâtre ou un excellent souper au restaurant, de se permettre une semaine de vacances, une visite chez des amis ou encore de s’abonner au câble, à un club de bowling ou de s’acheter un billet de loto.

En ai-je les moyens? Si je les ai ces moyens, c’est parce que j’ai un bon emploi, je suis bien rémunéré, j’ai de bons avantages sociaux, j’ai bien négocié, j’ai travaillé fort, j’ai fait des heures supplémentaires. Ou si je n’ai pas besoin de beaucoup de choses dans la vie, je mise sur la simplicité volontaire, je consomme peu, je recycle, je composte, je réutilise. Bien, tout ça, ce sont des choix de vie et ce sont aussi des décisions économiques.

Quand on parle des taxes au débat municipal, on parle de votre capacité de payer et de bien vous en sortir. Quand on parle du transport, de la congestion et de l’efficacité du métro, on parle de votre qualité de vie, de ce qui va vous pousser à vivre ici ou ailleurs. Cette question du transport est fondamentale pour l’économie de Montréal : une ville qui est fluide, qui permet des déplacements faciles et rapides, qui pense son transport en fonction des habitations et des lieux de travail, c’est une ville qui développe son économie. C’est prouvé.

Quand je vous parle à RDI économie d’environnement, de culture, de finance, de bourse, d’itinérance, de santé, d’éducation, surtout d’éducation, je vous parle de quoi? D’ÉCONOMIE!

Plus on est formé, plus on se donne les moyens de mieux vivre. Un diplômé, qui s’est donné une formation professionnelle, collégiale ou universitaire, aura de meilleurs revenus durant sa vie, une meilleure santé et vivra plus heureux que celui qui n’a pas de diplôme. C’est une généralité, c’est une moyenne, ce n’est pas le cas de tout le monde. Mais, dans la plupart des cas, c’est comme ça. Plus de gens formés entraînent une augmentation de la richesse, de la croissance, de la productivité. Si ce n’est pas économique…

Quand Richard Béliveau est venu nous parler des cinq grands problèmes de santé à RDI économie il y a deux ans, il est venu nous parler d’économie. Nos habitudes de vie ont un impact direct sur notre santé, notre système de santé, les dépenses publiques, les finances de l’État et l’économie en général. Santé et économie vont de pair, parlez-en au ministre des Finances.

Demandez aux meneurs montréalais si le dynamisme culturel de la métropole québécoise ne représente pas l’un des piliers économiques principaux de cette ville. Autour d’une salle de spectacles, il y a des restaurants, des commerces divers, une vie économique liée à l’existence d’une offre culturelle. En fait, on pourrait aller plus loin : sans culture, il n’y a pas d’économie. Qui veut vivre dans un monde gris, sans couleur, sans sourire, sans éclat?

Les Journées de la culture quelques suggestions d'activités à faire dans le cadre de la 17e édition des Journées de la culture.
Et puis, l’environnement est un enjeu franchement économique, lui aussi. Pourquoi? Parce que la hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) représente un défi de taille pour l’humanité. Combien coûte une décontamination? Quels seront les coûts associés aux changements technologiques nécessaires quand on réalisera que l’environnement ne supporte plus les émissions de GES engendrées par une activité industrielle? La seule incertitude associée aux coûts futurs est un enjeu économique majeur pour une entreprise.

La confiance est économique. Si vous avez peur, vous allez moins consommer. Si vous croyez que les choses vont bien aller pour vous et votre société, vous irez de l’avant avec vos projets, qui auront nécessairement des répercussions sur l’économie. La maison de campagne que vous allez acheter, le voyage en Inde que vous vous promettiez depuis longtemps, l’équipement de peinture que vous allez vous procurer pour vos loisirs. Ces gestes que vous allez faire auront des répercussions importantes sur l’économie.

Ne pas se préoccuper de l’économie, c’est, à mon sens, une occasion perdue de mieux comprendre le monde dans lequel on vit. L’économie, ce n’est pas la seule affaire de la Chambre de commerce, des PDG d’entreprises, des amateurs de bourse ou des économistes.

C’est vrai que les questions économiques paraissent parfois complexes ou ardues. Elles sont surtout mal aimées, incomprises, victimes de préjugés tenaces. Il faut élargir notre vision de l’économie, souvent coincée dans une conception étroite de la réalité.

Bref, l’économie, ça vous concerne et fiez-vous sur moi, c’est passionnant!

Le ministre des Finances Jim Flaherty a présenté un nouveau budget déficitaire, avec un manque à gagner de 18,3 milliards de dollars. Il mise sur la lutte à l’évasion fiscale pour équilibrer les finances publiques avant les élections générales de 2015. Les chômeurs et les provinces devront pour leur part s’adapter à la nouvelle formule que le gouvernement imposera concernant la formation de la main-d’œuvre.

 

Dans une lettre que m’a fait parvenir une attachée de presse d’une maison d’édition, il est écrit à propos du dernier livre de Jeff Rubin : « Jeff est économiste, mais son analyse conclut au développement durable et au ralentissement de la consommation. Néanmoins, je pense que ses hypothèses auraient leur place à RDI Économie. »

Deux mots ont attiré mon attention dans cette missive et qui révèlent, en sous-texte, certains préjugés : « mais » et « néanmoins », deux adverbes et conjonctions qui nous révèlent, dans toute leur splendeur, le besoin d’expliquer ce que sont l’économie et les gens qui la font vivre et évoluer. Loin de moi l’intention de m’attaquer à la personne qui m’a envoyé cette lettre. En fait, l’offre de la maison d’édition, c’est de parler du livre de Jeff Rubin, La fin de la croissance, livre que je suis d’ailleurs en train de lire et dont nous allons traiter plus tard en octobre à RDI Économie.

Mais c’est important de le souligner, les économistes ne sont pas systématiquement contre le développement durable et le ralentissement de la consommation du fait qu’ils sont économistes! Être économiste n’est pas synonyme d’être en faveur du libre marché, de la croissance, du pétrole et des baisses d’impôts pour les riches! Il y a toute une diversité de points de vue chez les économistes. Il y en a de gauche, comme de droite!

Et ceux qui étudient la société de façon pragmatique et non idéologique sont capables d’arriver à des conclusions qui ne correspondent pas nécessairement à leur vision personnelle des choix sociopolitiques qui doivent être faits.

L’économiste Jeff Rubin arrive à différentes conclusions sur le développement durable et le ralentissement de la consommation non pas malgré le fait qu’il soit économiste, mais bien parce qu’il l’est! C’est son expertise, son expérience, son travail qui l’amènent à ces conclusions. Et c’est bien parce que les questions de développement durable et de consommation sont d’ordre économique que nous allons en parler à RDI Économie.

Nous vivons une période trouble. Les crises du crédit, de la finance et de la dette nous ont plongées depuis quatre ans dans un marasme économique, dont il sera difficile de s’extirper. « L’augmentation des prix de l’énergie n’est pas un symptôme de nos problèmes économiques, elle en est la cause », écrit d’emblée Jeff Rubin dans son nouveau livre. C’est son analyse. Certains seront d’accord. D’autres non. Dans tous les cas, c’est de l’économie.

Donc, on ne peut pas opposer économie et environnement ou encore, économie et décroissance. On doit plutôt ouvrir le débat sur les choix économiques à faire.

Ses derniers mots, écrits le 20 août, résument la vision socio-économique de Jack Layton. Dans une vibrante et touchante lettre, il dit aux jeunes Canadiens : « Plusieurs défis vous attendent, de l’accablante nature des changements climatiques à l’injustice d’une économie qui laisse tant d’entre vous exclus de la richesse collective, en passant par les changements qui seront nécessaires pour bâtir un Canada plus solidaire et généreux. Votre énergie, votre vision et votre passion pour la justice sont exactement ce dont ce pays à aujourd’hui besoin. »

 

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