Billets classés sous « crise financière »

Nos suggestions de livres

Mercredi 1 janvier 2014 à 12 h 25 | | Pour me joindre

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Chers amis!

Voici les suggestions de lecture de nos journalistes, diffusées dans notre édition spéciale RDI économie – résolutions 2014.

 

Andrée-Anne Saint-Arnaud

  • Economix par Michael Goodwin, illustrations de Dan E. Burr, Éditions Les Arènes, 2013, 304 pages
  • Dette : 5000 ans d’histoire par David Graeber, Éditions Les liens qui libèrent, 2013, 623 pages

Vincent Maisonneuve

  • Arrêtons d’avoir peur! : Insecticides, OGM, alimentation, pollution, radioactivité, énergie nucléaire, antennes de téléphones portables… Ne croyez pas les nouvelles alarmistes par Maurice Tubiana, Éditions Michel Lafon, 2012, 253 pages
  • L’Apocalypse n’est pas pour demain : pour en finir avec le catastrophisme par Bruno Tertrais, Éditions Denoël, 2011, 285 pages

 

Maxime Bertrand

  • Rebâtir l’avenir par Jacques Racine, Éditions Médiaspaul, 2013, 264 pages
  • Crise financière : pourquoi les gouvernements ne font rien par Jean-Michel Naulot, Éditions Seuil, 288 pages

 

Mathieu Dion

  • Freakonomics: A rogue economist explores the hidden side of everything par Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner, Éditions HarperCollins, 2005, 336 pages (en français, Éditions Folio en 2007)
  • L’économie : les grands concepts expliqués par Collectif, Éditions Marcel Didier, 2013, 352 pages

 

Gérald Fillion

  • Créer et partager la prospérité : sortir l’économie canadienne de l’impasse par Diane Bellemare, préface de Claude Castonguay, Éditions Presses de l’Université du Québec, 2013, 252 pages
  • L’égalité, c’est mieux par Richard Wilkinson et Kate Pickett, préface de Claude Cossette, Éditions Écosociété, 384 pages

Sommes-nous à l’abri d’une autre crise?

Vendredi 13 septembre 2013 à 13 h 53 | | Pour me joindre

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Ça fait cinq ans déjà… cinq ans déjà qu’on tente de se remettre de l’effondrement de Lehman Brothers, la quatrième banque des États-Unis, vénérable institution née au milieu du 19e siècle. Cinq années de misères, d’incertitudes, d’espoirs déçus, de décisions malheureuses et de drames humains. Encore aujourd’hui, on croit apercevoir une sortie de crise réelle. La croissance est plus forte aux États-Unis, il y a des signaux encourageants en Europe, la croissance en Chine recommence à s’accélérer. Est-ce la bonne?

Depuis la faillite de Lehman Brothers, les grands pays occidentaux ont injecté des milliers de milliards de dollars dans l’économie, pour sauver les banques, les constructeurs automobiles, pour relancer des industries et des entreprises en dérive. Depuis cinq ans, on a cru à un rebond économique solide à trois ou quatre reprises, on a sous-estimé les effets de l’austérité, qu’on croyait essentielle d’abord et avant tout pour remettre en marche l’économie. Les coûts d’emprunt de plusieurs pays se sont emballés, les taux de chômage en Grèce et en Espagne ont explosé.

Ça fait cinq ans et les taux directeurs sont toujours au plancher aux États-Unis, en Europe, en Angleterre, même au Canada. Les banques centrales jouent encore un rôle actif dans les marchés. La Réserve fédérale hésite encore à ralentir son intervention, évaluée en ce moment à 85 milliards de dollars par mois. Ça pourrait bientôt changer, les marchés l’anticipent. Mais, c’est à voir…

Le rôle du gouvernement Bush

Il faut dire que c’est plus que la faillite de Lehman Brothers qui nous a menés dans le gouffre qu’on a connu. Après avoir sauvé la banque Bear Stearns en mars 2008, puis les sociétés de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac à l’été 2008, le gouvernement Bush avait décidé qu’il ne voulait plus mettre d’argent public dans le sauvetage d’une institution financière. C’était contre nature pour les républicains, d’autant que nous étions en pleine année électorale pour la présidentielle.

Une crise se déroulait depuis un an dans les marchés financiers. On savait que la bulle immobilière était en train d’éclater et que ça nuisait à toutes les obligations associées aux prêts hypothécaires. Là où ça faisait le plus mal, c’était dans le marché des hypothèques adossées à des créances douteuses ou très risquées, les « subprimes ». Ces obligations étaient garanties par des prêts qui avaient été octroyés par des gens mal intentionnés à des personnes qui n’avaient pas les moyens de s’offrir une maison.

Tout le monde avait alors établi Lehman Brothers comme étant l’institution la plus exposée à ces « subprimes » et éprouvant le plus de difficultés. Le secrétaire au Trésor Hank Paulson cherchait des investisseurs privés pour sauver la banque, mais il ne voulait pas mettre d’argent dans l’enveloppe. Tout ce qui a été tenté a échoué, et le conseil d’administration de l’institution a voté en faveur d’une déclaration de faillite.

On connaît la suite.

Mais cet événement est la clé. On a laissé les institutions financières prendre des risques inconsidérés, les investisseurs savaient que les échafaudages financiers qu’ils montaient étaient risqués, mais ils n’étaient pas nombreux à mesurer le danger qui les guettait. Au pire, on croyait que l’État allait intervenir au bon moment. Comme il l’avait fait à l’été 2007, puis avec Bear Stearns, Fannie Mae et Freddie Mac.

On était tellement insouciant à Wall Street qu’entre le 15 mars 2008 et le 15 septembre 2008, l’indice S&P500 n’a cédé que 2 %. Le baril de pétrole a même atteint la barre des 150 $ quelques semaines avant la chute de Lehman Brothers, comme quoi la planète financière et économique continuait de tourner comme si de rien n’était.

Washington a bien tenté de recoller les pots cassés en aidant AIG, puis en adoptant un plan de soutien de 700 milliards de dollars, mais le mal était fait. Le marché du crédit s’est bloqué, la confiance s’est enrayée, le chômage a bondi rapidement à 10 % aux États-Unis.

Et aujourd’hui?

Cinq ans plus tard, de nouvelles règles sur les capitaux de réserve ont été adoptées. Les banques doivent rendre des comptes de façon plus sérieuse et des avancées importantes, mais incomplètes, ont été faites sur la transparence des activités dans les paradis fiscaux.

Mais, dans la réalité, la possibilité de prendre de grands risques existe toujours. Les banques peuvent encore utiliser l’effet de levier, peuvent encore se débarrasser de créances en les revendant sur les marchés pour prêter encore davantage et pour prendre d’autres créances. Les échafaudages financiers risqués et dangereux existent toujours.

On n’a pas connu 1929, mais on a vécu 2008. En principe, on comprend ce que c’est une vraie crise financière et économique. Malgré cela, l’appât du gain domine toujours. Et l’insouciance est de retour. On s’imagine même qu’une telle crise ne peut se produire qu’une fois par siècle.

Sommes-nous inconscients?

Quelle époque, n’est-ce pas ?

Jeudi 13 septembre 2012 à 18 h 59 | | Pour me joindre

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Nous sommes en septembre 2012, la Réserve fédérale nous annonce une troisième intervention dans les marchés financiers à raison de 40 milliards de dollars d’achat d’obligations par mois pour une durée indéterminée.

Ça s’ajoute à l’intervention annoncée de la Banque centrale d’Europe et le déblocage de 500 milliards d’euros pour aider les pays en difficulté en Europe.

La Fed annonce aussi un taux à 0 au moins jusqu’à la mi-2015.

Avril 2006 : les prix des maisons atteignent un sommet aux États-Unis.

Août 2007 : début de la crise du crédit, les papiers commerciaux garantis par des prêts hypothécaires très risqués s’effondrent.

Mars 2008 : Bear Stearns s’effondre.

Septembre 2008 : Lehman Brothers fait faillite, les marchés mondiaux s’effondrent, la crise financière s’amorce et mènera à ce qu’on a appelé la Grande Récession.

Aujourd’hui, cette crise financière s’est mutée en crise de la dette accompagnée d’une faible croissance économique et des récessions un peu partout sur la planète.

Maintenant, la Réserve prévoit maintenir son taux directeur à 0 jusqu’au moins à la mi-2015.

De 2006 à 2015, cette crise, qui a son fondement dans les décennies précédentes, est tout simplement exceptionnelle et son dénouement est imprévisible.

2 poids, 2 mesures

Mercredi 19 octobre 2011 à 12 h 05 | | Pour me joindre

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S’il fallait encore faire la preuve du fossé qui sépare les indignés des grandes banques américaines, on pourrait ne regarder que les résultats des institutions financières de Wall Street cette semaine. Les milliards pleuvent, les banques ont certainement retrouvé leur erre d’aller sans craindre une interférence sérieuse des pouvoirs publics.

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Du meilleur et du pire…

Mercredi 28 septembre 2011 à 14 h 16 | | Pour me joindre

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Il s’écrit et se dit beaucoup de choses sur l’état de l’économie, sur la bourse, sur une possible nouvelle crise financière et une autre récession. Dans notre univers d’informations, d’opinions, de réseaux sociaux, de médias en continue, des gens de tous horizons se prononcent. Et plusieurs « annoncent » ce qui va se passer. Projections, prévisions, prédictions, on nous annonce le meilleur et le pire.
 

Bernanke n’a pas de baguette magique!

Mercredi 21 septembre 2011 à 14 h 51 | | Pour me joindre

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Est-ce que le candidat républicain à la présidentielle de 2012 Rick Perry aurait fait peur à Ben Bernanke? Toujours est-il que la Réserve fédérale a décidé de ne pas se lancer dans une troisième séquence d’achat unilatéral d’obligations gouvernementales, qui aurait nécessité de sortir encore la machine à imprimer des billets.

Pour la petite histoire, Rick Perry a déclaré en août, lors d’un rassemblement partisan en Iowa, que « si ce gars [Ben Bernanke] imprime encore plus d’argent d’ici à l’élection présidentielle, je ne sais pas ce que vous lui feriez ici en Iowa, mais nous, au Texas, on le traiterait particulièrement mal. »

 

La Grèce sacrifiée

Lundi 19 septembre 2011 à 13 h 18 | | Pour me joindre

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En retour d’une aide financière essentielle à sa survie, la Grèce doit accéder aux exigences des autorités économiques et réduire ses dépenses de façon draconienne. Pour y arriver, Athènes privatise des services publics, gèle et réduit des services et des acquis, mais refuse de réduire les dépenses militaires. La population est en colère, et pour cause.

 

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Crise nationale

Vendredi 9 septembre 2011 à 10 h 54 | | Pour me joindre

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L’arrivée de l’an 2000, l’éclatement de la bulle technologique, les attentats du 11 septembre, l’arrivée de George W. Bush, tous ces événements coïncident avec ce qui ressemble à un important tournant dans l’histoire économique des États-Unis.

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Tiens, le pape Benoît XVI nous parle d’économie. Vous avez vu ça passer? Je le cite, jeudi, aux Journées mondiales de la Jeunesse à Madrid : « L’économie ne doit pas se mesurer à l’aune du profit maximum, mais à celle du bien commun [...] L’économie ne peut pas fonctionner uniquement selon une autorégulation mercantile, elle a besoin d’un fondement éthique afin de travailler pour l’homme. »
 
Que vous soyez croyant ou pas, que vous aimiez ou pas le pape, n’est-ce pas intéressant comme commentaire?
 
 
Les opérateurs de marché savaient bien que la Réserve fédérale ne pouvait pas faire de miracle. La hausse boursière des cinq premières heures de transaction aujourd’hui reposait sur une fausse attente de propos rassurants de la part de la Fed. C’était en fait une occasion de faire de bonnes affaires dans un marché déprimé, qui a chuté trop rapidement.

Ben Bernanke Photo: La Presse Canadienne /Carolyn Kaster

La Fed dresse un portrait sombre mais réaliste de l’économie américaine. Elle se contente d’affirmer qu’elle va agir si nécessaire. Que pouvait-elle faire de plus?

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