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Consommez-vous trop?

Lundi 9 décembre 2013 à 12 h 40 | | Pour me joindre

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C’est une période de l’année exigeante, avouons-le. Les fêtes, c’est une occasion de se rassembler, de se retrouver, de s’amuser, de faire plaisir aux autres, aux enfants d’abord. Mais c’est un moment de l’année où la pression de la consommation est très forte. On veut bien recevoir, on veut gâter nos proches, on veut acheter les cadeaux que réclament nos enfants. Comment garder le contrôle?

Endettement pendant la période des FêtesSi on veut éviter de s’endetter, il faut faire comme Nicolas Marceau : il faut travailler sur les revenus et les dépenses! Or, comme pour le ministre des Finances, si les revenus ne sont pas au rendez-vous, contrôlez vos dépenses! Comment? En faisant des choix, en magasinant sérieusement vos achats, en vous faisant un budget, en évitant de sombrer dans les bras enveloppants de la consommation. Facile à dire!

Oui, c’est vrai, facile à dire. D’autant que la publicité, le marketing, les soldes, les annonces de toutes parts nous interpellent et nous font saliver. Il est interdit de cibler les enfants dans les publicités. Mais nous ne sommes pas dupes. Les enfants captent quand même les messages! Et puisqu’ils n’ont pas la responsabilité de gérer le portefeuille, ils se sentent autorisés à s’occuper de la liste de cadeaux, n’est-ce pas?

L’équipe économique de Radio-Canada a préparé une émission spéciale pour vous donner des conseils en matière de consommation. Cette émission se veut aussi une invitation à la réflexion sur la consommation et les pressions qui s’exercent sur nous.

RDI économie spéciale des fêtes (HNE)

  • Lundi 9 décembre 18 h, 23 h
  • Samedi 14 décembre 21 h 30
  • Dimanche 15 décembre 18 h
  • Dimanche 22 décembre 12 h 30

Les questions posées sont les suivantes:

  1. Les enfants reçoivent-ils trop de cadeaux?
  2. Les rabais du temps des fêtes sont-ils vraiment des rabais?
  3. Acheter tout préparé ou cuisiner?
  4. Que penser des commerces éphémères?
  5. Y a-t-il des économies à faire sur le web… et aux États-Unis?
  6. Que donner à ceux qui ont tout?

Rendez-vous avec nos invités et nos journalistes Vincent Maisonneuve, Maxime Bertrand, Mathieu Dion, Raphaël Bouvier-Auclair et Pascal Poinlane.

Et vous?

Que faites-vous pour garder le contrôle de la consommation dans le temps des fêtes?

Quels sont vos trucs, vos suggestions?

Dites-nous…

L’Union des consommateurs met en lumière les problèmes de prévisions d’Hydro-Québec dans un document d’analyse déposé aux audiences de la Régie de l’énergie sur la demande tarifaire de la société d’État pour 2014-2015. Nous savons depuis un certain temps qu’Hydro-Québec produit trop d’électricité, que son offre excède la demande. Elle doit donc racheter ses surplus, une dépense évaluée entre 1,2 milliard et 1,3 milliard de dollars par année.

L’analyste Jean-François Blain, qui a préparé le document de l’Union des consommateurs, a comparé les prévisions de consommation et les ventes réelles. De façon globale, depuis 2005, de façon systématique, Hydro-Québec surestime la consommation.

Voici les chiffres (prévisions en GWh) de l’analyse :

Année   prévisions    ventes réelles     écart
2004     144 221         144 934                +0,5 %
2005     149 844         147 418                -1,6 %
2006     147 042        140 198                -4,7 %
2007     146 548        144 274                -1,6 %
2008     145 260        141 856                 -2,3 %
2009     142 095        137 837                -3,0 %
2010     140 607        138 380                -1,6 %
2011     143 324         141 507                 -1,3 %
2012     143 835         139 430                -3,1 %
2013     143 873        143 474                 -0,3 %
2014     145 456

En moyenne donc, en prenant les données disponibles depuis 10 ans, Hydro-Québec surestime presque toujours la consommation (les ventes réelles) de ses clients, un écart de 1,9 % en moyenne. La surestimation est de 2,93 % dans la catégorie des petites et moyennes puissances, de 2,11 % dans la catégorie industrielle et de 0,84 % dans la catégorie domestique.

Hydro-Québec réclame maintenant pour 2014 une majoration des tarifs de 5,8 %. Cette hausse doit couvrir en partie les coûts qui seront nécessaires au développement éolien.

Les statistiques répertoriées par l’Union des consommateurs sont préoccupantes. Dans un contexte de surplus énergétique, et compte tenu des intentions du gouvernement du Québec de favoriser une hausse de la production d’électricité, jusqu’à quel point le consommateur québécois doit-il casquer? Comment expliquer les erreurs de prévisions qui ont mené à une production trop élevée par rapport à la consommation réelle?

 

La décevante reprise au Canada

Vendredi 31 mai 2013 à 15 h 20 | | Pour me joindre

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La croissance au pays a été plus forte qu’attendu au premier trimestre, mais… il y a des mais! D’abord, la hausse du PIB est attribuable à la croissance des exportations énergétiques en janvier et en février. Et la demande intérieure et la consommation ne progressent presque plus. C’est une bonne nouvelle que les exportations prennent le relais, mais est-ce que ça va durer?

Notre PIB dépend toujours en bonne partie de la croissance américaine. On le sait, les signaux sont encourageants, mais l’austérité dans les dépenses gouvernementales à Washington semble ralentir quelque peu la reprise américaine.  Et puis, la croissance chinoise ne cesse de ralentir. À 7,8 % pour 2013, le PIB de la Chine s’éloigne de plus en plus des années fastes de 9 et de 10 %.

Surtout, derrière la statistique du premier trimestre au Canada, se cache une réalité dont on n’a peu parlé jusqu’à maintenant : au Canada aussi, la reprise est décevante. C’est l’économiste Éric Pineault qui nous a fait parvenir un courriel sur la question. De 1975 à 1991, les récessions ont été moins profondes que celle de 2009 et les reprises ont été plus fortes. Aujourd’hui, on vit une reprise beaucoup plus faible que la moyenne historique.

Vous voyez sur le tableau l’évolution de trimestre en trimestre de la croissance économique : la moyenne des trimestres comparables durant les récessions et les reprises de 1975 à 1991. Et l’évolution sur le même temps de la période entourant la récession de 2009.

Pourquoi est-ce ainsi? Parce que la croissance mondiale est faible, particulièrement celle des États-Unis. Et, selon Éric Pineault, parce que le Canada a aussi fait le choix de l’austérité budgétaire. Le directeur parlementaire du budget a publié des études dans les dernières années pour expliquer que les compressions dans les dépenses au gouvernement fédéral réduisent la croissance du PIB et la création d’emplois. Éric Pineault est d’avis que les mesures d’austérité nous donnent une reprise décevante, qui pourraient même conduire à une stagnation économique.

Quand le ministre des Finances Jim Flaherty affirme que le Canada domine les pays du G7 en terme de croissance au 4e trimestre, il offre un portrait un peu plus étincelant qu’il ne l’est en réalité. Dans la vraie vie,  on est « moins pire » que les autres! Il est difficile de bomber le torse avec des croissances annualisées de 0,7 % et de 0,6 % dans les deux derniers trimestres de 2012 et une chute des exportations de près de 10 % au cours de la dernière année.

Le ministre des Finances Jim Flaherty lors de la conférence de presse, le 1er mars 2013Le Canada connaît une très faible croissance économique et les perspectives ne sont pas exactement rassurantes. Dans ces circonstances, les revenus attendus pour atteindre l’équilibre budgétaire dans le budget de 2015-2016 ne seront possiblement pas au rendez-vous. Et c’est pourquoi c’est dans les dépenses que le gouvernement devra trouver son déficit zéro.

Et la question avec laquelle jongle le ministre Flaherty ces jours-ci, c’est de savoir si la croissance est assez forte pour soutenir une nouvelle ronde de compressions budgétaires.

La consommation des ménages ne pourra pas, à elle seule, soutenir la croissance. C’est une donne importante : c’est environ 60 % de la croissance économique. Et puis, deux des secteurs qui ont littéralement propulsé le Canada au cours des dernières années connaissent un passage à vide, dont la durée est indéterminée : l’immobilier et le pétrole.

Dans le cas du premier, la TD annonce que les prix vont stagner au cours des 10 prochaines années. Ils vont baisser d’ici 2015 avant de remonter légèrement dans les années suivantes. Après un boom exceptionnel, la construction de nouvelles propriétés ralentit et la revente de maisons décélère. Les courtiers hypothécaires tiennent le gouvernement Harper responsable de cette situation parce qu’Ottawa a resserré à quatre reprises les règles hypothécaires pour calmer l’endettement parfois disproportionné des ménages.

Aujourd’hui, le niveau de mises en chantier est tombé à un rythme de construction plus modeste, soit autour de 170 000 ou de 180 000, loin des années à plus de 200 000. Et les ventes chutent, notamment à Montréal, où elles ont dégringolé de 22 % en février par rapport au même mois en 2012, au plus bas niveau depuis 2009.

Installation pétrolière à Fort McMurray en AlbertaPour ce qui est du pétrole, plus l’écart entre le prix de l’Alberta et le prix du WTI américain et du Brent londonien grandit, plus le Canada perd des revenus. Selon Charles Saint-Arnaud, de la firme Nomura à New York, une différence de 50 $ entre le prix de vente du baril albertain et celui qui est négocié en fonction du Brent entraîne une perte de revenus pour l’économie canadienne de 2,5 milliards de dollars par mois.

Nous en avons parlé à quelques reprises : en raison de la hausse de la production américaine et de l’absence de nouveaux oléoducs pour transporter son pétrole, l’Alberta vend son produit issu des sables bitumineux à 60 ou 70 $. C’est de 20 à 30 $ plus bas que le prix américain. C’est de 40 à 50 $ plus bas que le prix international fixé sur le Brent.

Moins de consommation, moins de profits pour les entreprises, moins de revenus pour le gouvernement. Le Canada est un pays en excellente santé financière. Mais ça n’empêche pas le ministre Flaherty de devoir trouver un équilibre à court et à moyen terme pour éviter de gaspiller cette avance.

Le commerçant et son client

Vendredi 14 décembre 2012 à 12 h 06 | | Pour me joindre

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Je suis fasciné par les rouages de l’économie. Par les gens qui font et qui animent l’économie. Par les femmes et les hommes qui font en sorte que tous les jours, nous vivons, nous mangeons, nous bougeons, nous avançons, nous évoluons dans l’objectif universel d’être heureux! On est loin d’y arriver tous les jours. Être heureux, ça peut prendre toute une vie pour y arriver. Et encore! Nos petites chimies intérieures et les hauts et les bas de la vie brouillent parfois, et pour plusieurs souvent, nos desseins de bonheur, de paix et de sérénité.

Des clients font la queue à la caisse du magasin de  jouet Toys R Us à Winnipeg vendredi matin.Au Centre Laval, dans les dernières semaines, et jeudi soir lors de notre spéciale des fêtes en direct, j’ai rencontré là des gens que je connais. Je ne veux pas dire que je les connais personnellement. Mais j’ai vu des êtres humains qui m’ont fait penser à d’autres personnes que j’ai connues dans ma vie. Des gens qui travaillent souvent 6 jours semaine, des journées qui peuvent dépasser les 12 heures, des gens qui doivent sacrifier une bonne partie du temps de famille et de loisir pour gagner leur vie.

Les commerçants. Les détaillants. Vos voisins, vos frères et vos soeurs, vos amis, ces gens-là fabriquent, fournissent, vendent des biens et des services que nous achetons et que nous consommons. On le fait par besoin ou par plaisir. Ils le font par nécessité. C’est leur gagne-pain, c’est leur salaire.

Ils sont les deux tiers de l’économie. Près de 70 % du PIB au Québec, au Canada et aux États-Unis reposent sur la consommation. C’est trop? Peut-être, probablement. Le dérapage, de nos jours, si je peux me permettre d’utiliser ce mot, ce n’est pas la consommation. C’est la surconsommation! La conseillère de l’ACEF de l’Île Jésus Eduarda Freitas nous disait jeudi soir en direct à RDI qu’il y a des besoins et des désirs. Il faut obligatoirement s’occuper de l’un et espérer pouvoir combler l’autre.

Mais combler les désirs en s’endettant sans savoir comment rembourser nos cartes de crédit, c’est un aller simple vers l’enfer budgétaire! À 20% d’intérêt, les cartes de crédit peuvent vous faire plonger dans un véritable « précipice budgétaire » pour reprendre une expression à la mode ces jours-ci.

Et notre défi social, il est là. Le vice de notre modèle économique, c’est l’endettement dû à la surconsommation. C’est acheter avec de l’argent qu’on n’a pas et gonfler un peu plus chaque jour la bulle des dépenses et des dettes.

Comment fait-on pour continuer à stimuler l’économie et l’emploi, par la consommation qui, je vous le rappelle, fait vivre une majorité de nos voisins, amis et parents, tout en évitant de crouler sous les dettes et de sombrer dans les dépenses inutiles, irresponsables et contre-productives?

Le monsieur de la caverne d’Ali baba du Centre Laval m’a fait visiter sa jolie boutique jeudi soir. Une partie de sa vie, c’est ce commerce qu’il aime, dont il est fier, qu’il m’a présenté comme l’une des grandes merveilles du monde. Il m’a dit que les affaires étaient relativement bonnes.

J’ai parlé à la propriétaire d’une bijouterie qui, elle, affichait des rabais de 50 % dans sa boutique. Il y a une dizaine de bijouteries dans son petit centre commercial. La concurrence est féroce. Il y a un gros « Target » qui s’en vient au Centre Laval, ça va attirer des gens m’a-t-elle dit.

D’un côté, le commerçant, qui vit d’espoir et d’optimisme, qui attend, qui est patient, qui se doit d’être créatif, ingénieux et original. De l’autre, le consommateur, qui doit faire des choix, qui doit se raisonner, se faire un budget, respecter ses limites et éviter les pièges de l’endettement.

Entre les deux : l’économie. Le rapport social, le lien entre les humains, les besoins, les désirs. Le capitalisme dans ce qu’il y a de meilleur et de pire aussi.

Fêtes : le défi de mieux consommer!

Lundi 10 décembre 2012 à 12 h 07 | | Pour me joindre

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Je ne vous cacherai pas d’avoir été étonné par les résultats de ventes de la grande fin de semaine de l’Action de grâces aux États-Unis et du Black Friday, jour de soldes qui, traditionnellement, lance la grande période du magasinage des fêtes. Dans le contexte économique des États-Unis, le niveau de confiance qui est fragile et le taux de chômage qui demeure élevé, on aurait pu croire que les Américains auraient modéré leurs ardeurs à l’approche des fêtes.

Mais non. Pas du tout! Selon un sondage de la National Retail Federation, 247 millions de consommateurs ont magasiné dans les commerces et sur le web durant la grande fin de semaine de l’Action de grâces, comparativement à 226 millions en 2011. C’est une hausse de plus de 9 %. Ils ont dépensé 423 $ chacun, en moyenne, soit 6,3 % de plus qu’en 2011. Total des dépenses : 59,1 milliards de dollars.

Un foule se presse pour profiter des aubaines du Black Friday, au Mall of America, le 25 novembre 2011.Et, comme chaque année, nous avons assisté à des scènes surréalistes. Des gens, en file d’attente depuis des heures, devant des magasins, qui se précipitent, se poussent, se marchent dessus, se blessent pour atteindre les produits en solde sur les planchers des commerces qui viennent d’ouvrir, très très tôt le matin du Black Friday. C’est moins violent, disons-le, devant son écran d’ordinateur, où se font toujours un peu plus d’achats tous les ans.

Les gens consomment donc, malgré les inquiétudes, l’état de l’économie et la précarité dans laquelle plusieurs sont enfoncés. Et l’économie carbure à cette consommation! Environ 70 % de nos économies avancées s’appuient sur la consommation de toute sorte. Et pour s’assurer que l’économie ne s’effondre pas, des tonnes de possibilités ont été, de façon ingénieuse et créative, échafaudées au fil du temps pour faire en sorte que les gens ne cessent de consommer : cartes de crédit, marge de crédit, cartes-cadeaux, paiements étalés, marketing et publicités audacieuses et attractives, etc. On peut consommer, sans s’arrêter, mais tout en payant des intérêts bien sûr! Ce système ne prend pas de vacances. Il tourne à fond!

MagasinLes Canadiens ne sont pas en reste. Selon un sondage effectué par Deloitte, 65 % des gens vont acheter entre 1 et 10 cadeaux pour les fêtes. Des cartes cadeaux, de l’argent, des vêtements, des jouets, des produits électroniques. On cherche les soldes et on compare les prix. Au final : on achète! Tellement qu’on prévoit l’ouverture de 12 à 15 centres commerciaux de plus au Canada dans les prochaines années. De plus, en 2013, plusieurs chaînes américaines, dont Target, ont prévu s’installer au Canada.

Il y a de l’argent à faire… et les commerçants se battent pour attirer votre dollar et vos petites cartes de plastique! Selon un autre sondage, celui-là effectué par la BMO, les Canadiens prévoient augmenter de 15,6 % leurs achats de cadeaux en 2012. Et ils vont voyager encore plus cette année. Voici les données tirées du sondage :

Achats

2012

2011

Achats de cadeaux

674 $

583 $

Voyages

563 $

360 $

Divertissements

267 $

307 $

Autres

106 $

147 $

Dépenses du temps des fêtes au pays

Achats

TOTAL

Atl.

Qué.

Ont.

Man./Sask.

Alb.

C.-B.

Achats de cadeaux

674 $

625 $

359 $

924 $

645 $

553 $

673 $

Voyages

563 $

347 $

286 $

801 $

411 $

639 $

529 $

 
Divertissements

267 $

156 $

125 $

383 $

165 $

240 $

323 $

Autres

106 $

99 $

48 $

133 $

61 $

93 $

173 $

L’ingéniosité est au rendez-vous pour vous attirer. Selon Gerrick Johnson, analyste de jouets (vous avez bien lu…) pour BMO Marché des capitaux, « les consommateurs profiteront de nouvelles tactiques des détaillants, comme des systèmes de réservation de jouets innovateurs, des programmes de correspondance de prix plus dynamiques, la livraison le même jour des commandes en ligne et des mises de côté moins chères ».

La consommation est au cœur de notre société. Nous travaillons tous les jours pour produire des services et des biens qui sont ensuite vendus. Mais, le problème, c’est que la roue tourne toujours un peu plus vite. Et les gens s’endettent toujours un peu plus sans prendre garde aux conséquences qui sont, pour certains, désastreuses. Comment éviter les pièges de la consommation?

Ce sont des questions qu’on va se poser jeudi soir à 20 h (HNE) sur RDI. On vous présente une émission spéciale : RDI économie, édition des fêtes, émission d’une heure au cours de laquelle on va aborder quatre thèmes :

  1. Tendance : qu’est-ce qui est bon à acheter et qu’est-ce que vous devez éviter?
  2. Comment éviter les pièges de l’endettement? Mieux consommer, moins consommer?
  3. Qu’est-ce qu’on achète sur Internet? Est-ce moins cher? Qu’est-ce qu’on évite sur Internet?
  4. Et comment consommer de façon responsable? Des trucs.

Source – sondage Deloitte : http://www.deloitte.com/assets/Dcom-Canada/Local%20Assets/Documents/CB/12-2969%20CB%20Holiday%20Survey%202012_FR_FIN.pdf

Source – sondage BMO : http://nouvelles.bmo.com/press-releases/perspectives-2012-de-bmo-sur-les-depenses-du-temps-tsx-bmo-201211080832502002

Est-ce la fin de la croissance?

Vendredi 26 octobre 2012 à 14 h 31 | | Pour me joindre

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Page 52 du nouveau livre de l’économiste Jeff Rubin, La fin de la croissance publié chez Hurtubise en français, la semaine prochaine : « Que vous soyez du type libre marché ou adepte de l’intervention de l’État, vous partagez avec la plupart des économistes la croyance indéfectible selon laquelle la croissance est la panacée à tous les maux de nature économique. »

Plus loin, l’auteur pose la question : « Que surviendra-t-il si nos économies cessent de croître? Nous le saurons bientôt parce que ce scénario est sur le point de se produire. »

Jeff Rubin explique, une fois de plus, que l’économie mondiale est vulnérable aux fluctuations du pétrole. Chaque fois que le pétrole a atteint un sommet, explique-t-il, l’économie mondiale est tombée en récession. Croissance économique et consommation de pétrole sont intimement liées. On a vraiment l’impression d’être dans un cercle vicieux : la croissance fait grimper le prix du pétrole, la hausse du prix du pétrole nuit à la croissance et ramène la récession…

Ainsi, l’ex-économiste de la CIBC est d’avis que tout converge vers une montée des cours du pétrole, ce qui viendra ralentir l’économie des pays avancés, qui ne seront pas en mesure de maintenir une croissance soutenue. Un pétrole plus cher est alimenté par une croissance plus forte, mais entraîne un ralentissement de cette croissance, une décélération des revenus des États, qui s’endettent davantage à un taux d’intérêt plus élevé. Dans un contexte économique difficile, les emprunts sont aussi plus difficiles à obtenir.

Cette situation ne sera pas temporaire, mais permanente, selon l’analyse de Jeff Rubin. Il suggère qu’on commence tout de suite à nous adapter à un mode de vie plus simple, basé sur la réduction de notre consommation d’énergie.  Heureusement, dit-il, « les pays de l’OCDE voient déjà naître une nouvelle génération de consommateurs : des jeunes qui rejettent le matérialisme de leurs parents pour adopter un mode de vie plus simple ».

À ceux qui croient que les nouvelles découvertes technologiques vont permettre de régler le problème, il répond ceci : « Les innovations technologiques […], comme la fracturation hydraulique, ne sont pas une solution miracle pour combler tous les besoins énergétiques de la planète. […] De telles innovations technologiques rendent possible une légère augmentation de l’offre de brut, mais ne réussissent pas à exercer la poussée nécessaire pour combler les besoins de la planète pour l’avenir. »

Les États-Unis doivent mettre au point leur stratégie énergétique parce que le pays pourrait manquer de pétrole bientôt. « Si la consommation de pétrole double en Chine, écrit Jeff Rubin, le nombre de barils destinés aux États-Unis pourrait chuter de moitié (ou presque) puisque le volume d’énergie est limité. Cette notion simple deviendra bientôt une réalité asphyxiante pour les États-Unis et les autres pays de l’OCDE. »

Mais, qu’en sera-t-il pour le Canada, dont la production de pétrole est appelée à augmenter et pour qui la situation semble se poser différemment? Le Canada n’est-il pas le mieux placer pour profiter de la demande chinoise avec son projet de pipeline Northern Gateway et des besoins américains avec son projet Keystone? Mais, en même temps, un ralentissement de la croissance pourrait-il toucher plus durement le Canada?

Un livre essentiel, à lire.

Dans une lettre que m’a fait parvenir une attachée de presse d’une maison d’édition, il est écrit à propos du dernier livre de Jeff Rubin : « Jeff est économiste, mais son analyse conclut au développement durable et au ralentissement de la consommation. Néanmoins, je pense que ses hypothèses auraient leur place à RDI Économie. »

Deux mots ont attiré mon attention dans cette missive et qui révèlent, en sous-texte, certains préjugés : « mais » et « néanmoins », deux adverbes et conjonctions qui nous révèlent, dans toute leur splendeur, le besoin d’expliquer ce que sont l’économie et les gens qui la font vivre et évoluer. Loin de moi l’intention de m’attaquer à la personne qui m’a envoyé cette lettre. En fait, l’offre de la maison d’édition, c’est de parler du livre de Jeff Rubin, La fin de la croissance, livre que je suis d’ailleurs en train de lire et dont nous allons traiter plus tard en octobre à RDI Économie.

Mais c’est important de le souligner, les économistes ne sont pas systématiquement contre le développement durable et le ralentissement de la consommation du fait qu’ils sont économistes! Être économiste n’est pas synonyme d’être en faveur du libre marché, de la croissance, du pétrole et des baisses d’impôts pour les riches! Il y a toute une diversité de points de vue chez les économistes. Il y en a de gauche, comme de droite!

Et ceux qui étudient la société de façon pragmatique et non idéologique sont capables d’arriver à des conclusions qui ne correspondent pas nécessairement à leur vision personnelle des choix sociopolitiques qui doivent être faits.

L’économiste Jeff Rubin arrive à différentes conclusions sur le développement durable et le ralentissement de la consommation non pas malgré le fait qu’il soit économiste, mais bien parce qu’il l’est! C’est son expertise, son expérience, son travail qui l’amènent à ces conclusions. Et c’est bien parce que les questions de développement durable et de consommation sont d’ordre économique que nous allons en parler à RDI Économie.

Nous vivons une période trouble. Les crises du crédit, de la finance et de la dette nous ont plongées depuis quatre ans dans un marasme économique, dont il sera difficile de s’extirper. « L’augmentation des prix de l’énergie n’est pas un symptôme de nos problèmes économiques, elle en est la cause », écrit d’emblée Jeff Rubin dans son nouveau livre. C’est son analyse. Certains seront d’accord. D’autres non. Dans tous les cas, c’est de l’économie.

Donc, on ne peut pas opposer économie et environnement ou encore, économie et décroissance. On doit plutôt ouvrir le débat sur les choix économiques à faire.

Quand tout le monde en parle…

Mercredi 4 janvier 2012 à 14 h 54 | | Pour me joindre

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Autour d’une table bien garnie, les discussions se croisent : on se donne des nouvelles, on raconte ce qu’on sait, on écoute ce qu’on veut savoir et on parle fort d’actualité. Entre les marrons chauds et la traditionnelle bûche, on parle de DSK bien sûr, aussi de la toute récente réaction ulcérée de la Turquie face à la France et sa loi interdisant de nier tous les génocides, y compris le génocide arménien. Et surtout, on parle de la crise!

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Le 10 juin 2010, à RDI Économie, le gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney déclarait que les Canadiens devaient « régler leurs affaires » en vue d’une hausse des taux d’intérêt. Inquiet du niveau d’endettement des ménages, il appelait les Canadiens à la prudence.