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Les leçons de 2013

Vendredi 20 décembre 2013 à 13 h 14 | | Pour me joindre

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L’année qui se termine a été riche en événements qui devraient nous permettre de réfléchir et de tirer des leçons sérieuses. Pour le respect de la vie humaine et de la dignité des femmes et des hommes. Sur les 10 événements économiques les plus importants, selon notre analyse, plusieurs nous obligent à une réflexion profonde sur le capitalisme, les décisions économiques, la sécurité, l’environnement et notre rapport aux justes coûts des biens et des services.

Déraillement de train à Lac-Mégantic, le 6 juillet 20131- L’événement de l’année, c’est bien sûr l’explosion de Lac-Mégantic le 6 juillet. L’impensable s’est produit ce jour-là, mais des révélations du Globe and Mail nous ont appris que des signes avant-coureur ont été ignorés. Le niveau de dangerosité de certains types de pétrole, notamment celui qui était transporté dans les wagons qui ont déraillé à Lac-Mégantic, n’a pas été bien évalué. L’étiquettage des wagons n’a pas été bien fait. Le type de wagon utilisé était, de toute évidence, inapproprié. L’entreprise MMA faisait partie de celles qui avaient connu le plus d’incidents par les années passées. Bref, après coup, on réalise qu’il y avait plusieurs voyants rouges sur le tableau de bord. Cette tragédie soulève de sérieuses questions sur la sécurité entourant le transport du pétrole. En 2011, les trains transportaient au Canada 100 000 barils de pétrole par jour. En 2014, ce sera 1,1 million. Avec le développement possible d’oléoducs vers l’est, le sud et l’ouest, l’enjeu de la sécurité ne peut être que prioritaire. La production de pétrole ne cesse de grandir en Alberta, mais aussi aux États-Unis : le Texas vit un boom, le Dakota du Nord aussi avec le pétrole de schiste. Les États-Unis deviendront le premier producteur de pétrole du monde en 2015.

2- Un autre événement malheureux nous oblige à un examen de conscience. Le 25 avril dernier, l’horreur a frappé au Bangladesh. Un bâtiment qui abrite plusieurs manufactures de vêtements s’est effondré faisant plus de 1000 morts. Dans cette usine, on fabriquait des vêtements pour des entreprises occidentales, notamment la Canadienne Loblaw. Le gouvernement du Bangladesh a annoncé en novembre que le salaire minimum des employés du textile allait passer de 36 à 72 dollars par mois. Ce qui s’est passé là nous fait réaliser que nos bas prix, qu’on vante tant chez nous, sont attribuables dans certains cas au fait qu’on offre des conditions misérables à des milliers de travailleurs. Doit-on faire des économies au magasin au détriment de la vie humaine ?

3- Et puis, autre enjeu socio-économique majeur : la crise budgétaire américaine. La paralysie du gouvernement en octobre, provoquée par un affrontement politique entre les Républicains et les Démocrates, a entraîné la mise à pied temporaire de 800 000 fonctionnaires américains. Pendant plus de deux semaines, des pronostics pessimistes ont circulé sur l’impact économique. Complètement déconnectés de la réalité économique des millions de ménages américains, pauvres et sans aucune assurance, des membres du Congrès sont passés à quelques heures de plonger le pays dans un défaut de paiement. L’enjeu portait essentiellement sur le financement de la réforme santé du président Obama, réforme qui a pour but de permettre à des dizaines de millions d’Américains d’avoir accès à une assurance santé.

Dans les autres événements à retenir, 2 sont liés au gouvernement du Canada, 1 autre au gouvernement du Québec et plusieurs autres portent sur des entreprises canadiennes.

Le ministre Nicolas Marceau présente sa mise à jour économique.4- À Québec, le ministre des Finances Nicolas Marceau nous a dit longtemps que l’emploi allait bien, que l’économie se portait bien et que le déficit 0 allait être atteint comme prévu en 2013-14. En septembre, il nous disait même que c’était un « engagement ferme ». Finalement, la croissance économique en 2013 a été décevante et le ministre Marceau a été obligé de se rendre à l’évidence et de reporter de 2 ans l’équilibre budgétaire. Déficit cette année de 2,5 milliards de dollars en incluant la provision pour le Fonds des générations. Déficit prévu de 1,75 milliard $ l’an prochain. Et puis, déficit zéro en 2015-2016 avec toutefois une somme d’UN milliard de dollars à identifier. L’agence de notation Fitch a placé la dette du Québec sous surveillance avec perspective négative.

5- À Ottawa, les choses semblent s’accélérer. On prévoit plus qu’un déficit zéro dans 2 ans, on prévoit même un surprlus. Dans le budget du 21 mars dernier, le ministre Jim Flaherty a annoncé l’abolition graduelle du crédit d’impôt pour fonds de travailleurs d’ici 2017. Cette décision a soulevé une vive opposition au Québec où se trouvent les 2 plus importants fonds de travailleurs : le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction CSN. Des syndicats, des travailleurs, des employeurs, des patrons, des politiciens sont sortis publiquement pour défendre le crédit d’impôt. Dans le cas du Fonds de solidarité FTQ, ça s’est fait dans des conditions difficiles puisqu’en même temps, il y a eu plusieurs révélations à la Commission Charbonneau sur l’influence du crime organisé auprès de certains dirigeants du Fonds FTQ. Ottawa maintient sa décision de mettre fin au crédit d’impôts pour les fonds de travailleurs.

6- Le 18 octobre, le premier ministre du Canada Stephen Harper a annoncé qu’après 4 ans de négociations, le Canada a conclu une entente de libre-échange avec l’Union Européenne. L’accord couvre pratiquement tous les secteurs d’activité. Le système de gestion de l’offre est protégé, mais le traité permettra l’importation de plus de fromages européens au Canada.

7- La catastrophe de l’année dans le monde des affaires au pays, c’est sans contredit la déconfiture de BlackBerry. En début d’année, le 30 janvier, tous les espoirs étaient permis. Le PDG Thorsten Heins, à la manière de Steve Jobs qui aimait présenter ses nouveaux produits sur une scène en faisant un véritable spectacle, a dévoilé le Q10 et le Z10. Ces deux appareils représentaient alors l’avenir de l’entreprise, qui a même annoncé ce jour-là un changement de nom, de Research in Motion à Blackberry. La suite a été décevante : le nouvel appareil n’a pas connu le succès escompté, les ventes ont été décevantes, l’entreprise s’est mise à annoncer des pertes, le PDG est parti, comme plusieurs autres dirigeants et administrateurs. On a tenté de trouver un acheteur pour l’entreprise, on a ensuite laissé tomber. Aujourd’hui, John Chen est le patron par intérim et il doit trouver une voie d’avenir pour ce joyau technologique canadienne qui a dû supprimer plusieurs milliers d’emplois. Il prévoit le retour à la rentabilité en 2016.

8- 27 juin : le CRTC dit oui à la vente d’Astral à Bell. Transaction de 3 milliards 400 millions de dollars.

9- 26 novembre : acquisition pour 12 ans des droits de diffusion au Canada des matchs de la Ligue nationale de hockey par Rogers pour 5,2 milliards de dollars.

10- 7 novembre : les investisseurs ont les yeux tournés vers Twitter, qui entre en bourse. L’action bondit de 75 % à sa première journée, ce qui permet d’évaluer l’entreprise à environ 25 milliards de dollars.

À surveiller en 2014

- les négociations sur les régimes de retraite au Québec : une loi cadre devrait être adoptée pour permettre le partage à parts égales des cotisations dans les régimes à prestations déterminées et organiser les négociations dans les municipalités ;
- un affrontement est à prévoir entre la direction de Postes Canada et son syndicat sur les compressions annoncées en décembre, la réduction des services, la suppression de postes et la réorganisation du régime de retraite ;
- avant ou après d’éventuelles élections, il y a aura un budget à Québec quelque part entre février et avril : pas de hausse d’impôts et de taxes en vue ;
- il y aura aussi bien sûr un budget à Ottawa au printemps : les premiers cadeaux fiscaux en vue des élections de 2015 seront probablement annoncés ;
- pas de hausse à prévoir du taux directeur de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine ;
- est-ce que BlackBerry va survivre à 2014 ?
- comment Rona va-t-elle remonter la pente après une année difficile ?

Enfin, mes personnalités économiques de l’année sont :

- au Québec : Pauline Marois. Ce n’est pas un jugement sur la qualité de ses politiques économiques, mais sur son hyperactivité dans l’économie. Le gouvernement Marois est très très présent dans tous les secteurs d’activité de l’économie. Plusieurs prêts et subventions ont été annoncés. Le gouvernement a aussi dévoilé sa politique économique, qui vise à stimuler le secteur manufacturier, améliorer la recherche et l’innovation, mettre en place l’électrification des transport en plus d’encourager le commerce extérieur. Aussi, bien sûr, le report du déficit 0 est un élément marquant de l’année 2013.

- au Canada : Stephen Poloz. Il est en place depuis 6 mois et le ton de la Banque du Canada est radicalement différent de celui de son prédécesseur Mark Carney. Sa politique favorise la baisse du dollar canadien. Il a offert une admission sans précédent à RDI économie en déclarant que la politique de la Banque du Canada depuis 6 ans a aidé à la surévaluation du marché immobilier canadien. Son défi : faire remonter l’inflation tout en évitant d’accentuer le problème de l’endettement des ménages.

Les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, en 2004- dans le monde : Sergey Brin et Larry Page, les patrons de Google. L’empire qu’ils ont bâti est à l’avant-garde des tendances et se démarque en terme d’innovation par rapport à ses concurrents. Google ne cesse d’ajouter des applications et de les bonifier. Son opérateur Android est dominant, ses applications font partie de celles qui sont les plus téléchargées, la recherche, les cartes, les jeux, les vidéos, les courriels. L’entreprise mise en ce moment sur l’acquisition d’entreprises qui conçoivent des robots dans l’objectif de profiter du marché grandissant de l’aide domestique. Google peut même vous dire où vous étiez dans les derniers jours avec son historique de localisation. Selon Forbes, Sergey Brin et Larry Page font partie des personnes les plus puissantes de la planète. La fortune du premier est évaluée à 24,4 milliards, celle du second à 24,9 milliards de dollars. L’action a dépassé la barre des 1000 dollars cette année. Google fait aujourd’hui 10 capitalisations les plus importantes de la bourse dans le monde.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes !

BlackBerry vendue! Enfin!

Lundi 23 septembre 2013 à 15 h 06 | | Pour me joindre

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C’est fait, BlackBerry est vendue. En fait, une lettre d’entente a été conclue entre BlackBerry et le groupe financier Fairfax Financial. Valeur de l’entente : 4,7 milliards de dollars. Fairfax, qui détient 10 % des actions de l’entreprise, offre 9 $ pour chaque action qu’elle ne détient pas déjà.

Le Z30Si les actionnaires disent oui à Fairfax, on pourrait parler d’une bonne nouvelle pour trois raisons :

  1. L’entreprise ne sera plus en bourse et ne sera plus soumise à la pression des actionnaires et des analystes, ce qui va donner de la marge de manœuvre à la direction.
  2. Fairfax est une entreprise canadienne avec son siège social à Toronto. La question de la protection d’un fleuron canadien ne se posera pas pour le gouvernement Harper.
  3. Puis, l’entreprise pourra se concentrer sur une nouvelle stratégie à long terme, celle annoncée vendredi. Et qui sait, la clientèle pourrait retrouver confiance en BlackBerry.

En retour, peut-être qu’on ne fait que gagner du temps. Fairfax, ce n’est pas Google ou Microsoft. C’est une société de services financiers qui achète aujourd’hui une entreprise en difficulté dans le but de faire fructifier son investissement. Une fois satisfaite de son rendement, si ce jour arrive, Fairfax pourrait tout simplement revendre BlackBerry à un acheteur étranger, cette fois-là. Dans deux ans? Dans cinq ans? Et là, la question de la propriété pourrait se poser.

Aussi, il faut comprendre que Fairfax « achète » la stratégie de l’équipe de direction en place. Fairfax est l’actionnaire principal de l’entreprise, négociait ce rachat depuis un certain temps déjà et avait tout intérêt à ce qu’une restructuration s’opère dans l’entreprise. Les annonces de vendredi correspondent probablement à la vision de Fairfax… et surtout à son prix!

À 9 $ l’action, BlackBerry, qui n’a pas de dette, est une entreprise qui s’offre probablement à un prix tout à fait raisonnable pour Fairfax. On pourrait penser qu’à Fairfax, on juge que ce n’est pas trop cher payé si la stratégie ne fonctionne pas. C’est un bon pari!

Vendredi, la société a annoncé la suppression de 4500 emplois, des pertes colossales, mais surtout une nouvelle vision d’affaires. L’entreprise réduit son nombre d’appareils et vise dorénavant les entreprises et les administrations, et non plus le grand public. Fairfax, en achetant BlackBerry, va mettre en place le plan de match annoncé vendredi : réduire les dépenses en supprimant notamment des emplois, développer les créneaux les plus prometteurs, valoriser ce qui reste de mieux à BlackBerry.

La stratégie pour croître est terminée. Nous sommes dans la phase de décroissance, celle qui doit permettre à BlackBerry de retrouver un équilibre et peut-être un jour la route du succès.

Le Waterloo de BlackBerry?

Lundi 12 août 2013 à 14 h 09 | | Pour me joindre

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C’est par la nouvelle famille de Q10 et de Z10, lancée cette année, que BlackBerry devait assurer son avenir. L’heure n’est pas au bilan, mais les premiers mois de vente des appareils ont été décevants. Et, aujourd’hui,  l’entreprise se cherche un partenaire ou un acheteur.

À la lumière des commentaires émis par plusieurs analystes, deux questions se posent : BlackBerry sera-t-elle encore canadienne à la fin de l’année? Et son avenir se joue-t-il en Asie?

L’acheteur potentiel est une entreprise qui se cherche un système d’exploitation, une plateforme qui lui est propre. Donc, Apple, Google et Microsoft ne sont pas sur la liste des prétendants. Mais Samsung, Lenovo, ZTE et Huawei sont probablement les acheteurs les plus sérieux selon le Wall Street Journal.

Acheteurs potentiels de BlackBerry

Samsung (Suwon, Corée du sud)
chiffre d’affaires : 188 milliards de dollars

Lenovo (Pékin, Chine)
chiffre d’affaires : 30 milliards de dollars


ZTE (
Shenzhen, Chine)
chiffre d’affaires : 13,5 milliards de dollars

Huawei (Shenzhen, Chine)
chiffre d’affaires : 37 milliards de dollars

 

Au nombre des partenaires qui pourraient s’associer à BlackBerry comme investisseurs, le journal nomme 5 groupes : IBM, Amazon, HTC, Silver Lake Partners et l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada.

Fairfax Financial pourrait aussi jouer un rôle important. Prem Watsa, président de Fairfax,  principal actionnaire de l’entreprise, a annoncé son départ du conseil d’administration pour éviter tout conflit d’intérêts.

Est-ce que les autorités réglementaires américaine et canadienne diraient oui à un acheteur chinois? Ce n’est pas clair. BlackBerry a des contrats avec la Défense, donc des contrats qui touchent à des questions sensibles et stratégiques.

BlackBerry n’arrive pas à stopper son déclin. L’entreprise a supprimé 5000 emplois l’an dernier et a cessé ses activités dans plusieurs endroits. En 2009, l’entreprise détenait jusqu’à 50 % des parts de marché des téléphones intelligents sur la planète. Aujourd’hui, BlackBerry n’est même plus à 3 %… à des lunes de Samsung et d’Apple.

Parts de marché – vente de téléphones intelligents (selon IDC) :

  • Samsung                30,4 %
  • Apple                     13,1 %
  • LG                           5,1 %
  • Lenovo                  4,7 %
  • ZTE                         4,2 %

Parts de marché – systèmes d’exploitation (selon IDC) :

  • Android                 79,3 %
  • IOS                         13,2  %
  • Windows               3,7 %
  • BlackBerry            2,9 %
  • Linux                      0,8 %

BlackBerry perd du terrain aux États-Unis, au Canada et même dans les marchés émergents, où les concurrents qui utilisent la plateforme Android offrent des appareils à moindre coût. Aujourd’hui, 52 % des analystes qui suivent BlackBerry recommandent de vendre l’action.

Dans les derniers résultats financiers diffusés à la fin juin, l’entreprise a annoncé que 40 % des téléphones intelligents qu’elle a vendus étaient des BlackBerry 10. C’est 2,7 millions d’unités. Les analystes attendaient 3,3 millions.

BlackBerry compte 72 millions d’abonnés, une baisse de 4 millions par rapport au trimestre précédent.

L’entreprise devrait survivre. Mais où?

BlackBerry : est-ce la révolution?

Mercredi 30 janvier 2013 à 13 h 29 | | Pour me joindre

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Si c’est Research in Motion qui vole la vedette aujourd’hui au Canada,  c’est pourtant un autre fleuron technologique qui suscite l’enthousiasme en bourse. CGI gagnait 7 % ce midi après la publication de résultats meilleurs qu’attendu. L’acquisition de Logica fait bondir les revenus de l’entreprise. Mais CGI est une entreprise qui ne vous parle pas directement. Elle signe des contrats de service avec des entreprises et des gouvernements et ne vous propose pas de produits dans une boutique qui a pignon sur rue. C’est tout le contraire pour Research in Motion!

Le BlackBerry Z10En fait, l’entreprise de Waterloo, en Ontario, compte sur vous pour vivre et survivre. Dans une mise en scène qui s’est révélée peu enlevante finalement, le PDG de Research in Motion, Thorsten Heins, a dévoilé les deux nouveaux appareils qui seront dorénavant offerts par l’entreprise et qui doivent lui permettre de relancer ses ventes et ses profits.

Je laisserai aux experts technos le soin d’analyser la qualité des produits. Mais, loin de l’excitation ressentie à la présentation de Research in Motion à New York, quelques observations s’imposent sur la suite des choses pour l’entreprise.

D’abord, il est clair que c’est un moment charnière pour Research in Motion. C’est ni plus ni moins une révolution qui doit se produire pour l’entreprise. Changer le nom de la société souligne à grands traits l’importance du moment, qui va donc tout miser sur la marque BlackBerry. Toute l’énergie est concentrée sur la marque, le nouveau système d’exploitation et les deux nouveaux appareils, l’un tactile, l’autre avec clavier traditionnel.

Ensuite, les défis auxquels fait face l’entreprise de Waterloo sont importants et peut-être est-il déjà trop tard. Trois défis majeurs :

  1. RIM doit regagner la confiance des consommateurs. Même avec un appareil que certains peuvent considérer comme étant exceptionnel, l’effondrement dans le marché a été tel qu’il sera difficile pour l’entreprise de ramener les utilisateurs qui l’ont quitté, d’aller surtout les chercher chez les concurrents;
  2. Le BlackBerry est associé aux professionnels et aux entreprises. Le consommateur moyen, charmé par les produits d’Apple, ira-t-il vers le z10?
  3. Et puis, ce n’est pas qu’une guerre d’innovation ou de confiance, c’est aussi une guerre de prix. Research in Motion, qui a survécu grâce aux ventes de produits à faibles coûts dans les pays émergents, veut revenir avec force sur les marchés plus riches. L’appareil est à 650 $ ou à 150 $ avec un contrat de trois ans. Certains concurrents offrent l’appareil avec un contrat. Qui est prêt à payer pour les BlackBerry? Et les utilisateurs des marchés émergents auront-ils les moyens d’acheter le z10 ou le q10?

La société part de loin. Sa part de marché s’est établie dans le monde à 4,6 % dans les téléphones intelligents en 2012, loin de Samsung à plus de 30 % et d’Apple, à plus de 19 %. Elle s’est aussi effondrée aux États-Unis.

Le groupe a supprimé des milliers d’emplois, a réduit de 1 milliard de dollars ses dépenses, a perdu 1 million d’utilisateurs à son dernier trimestre. Son action a chuté de 90 % en 5 ans avant de rebondir dans les dernières semaines.

Est-ce que ça passe ou ça casse?

Nortel et RIM, même destin?

Jeudi 13 octobre 2011 à 10 h 50 | | Pour me joindre

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Oui, le titre est trop fort. Mais plusieurs collègues m’ont demandé hier si les déboires de Research in Motion allaient mener au même résultat tragique que Nortel Networks. Si les deux entreprises ont suscité une grande fierté chez les Canadiens, leurs mésaventures ne sont pas du même ressort.

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L’inquiétant futur de RIM

Vendredi 16 septembre 2011 à 13 h 49 | | Pour me joindre

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Scepticisme est le mot qui revient le plus souvent chez les analystes qui suivent Research in Motion. L’entreprise, qui a dévoilé ses résultats financiers jeudi soir, affirme que les prochains résultats, ceux du troisième trimestre, se situeront au plus bas de la fourchette de prévision de l’entreprise.