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L’obsession du « plein emploi »

Vendredi 4 octobre 2013 à 15 h 24 | | Pour me joindre

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Si la première ministre Pauline Marois dit que son obsession, c’est l’emploi, la sénatrice conservatrice Diane Bellemare pourrait dire, elle, que son obsession, c’est le « plein emploi »!

Diane Bellemare a été nommée au sénat par le premier ministre Stephen Harper il y a un peu plus d’un an. Mais, même si elle fait aujourd’hui de la politique, l’économiste, qu’on voyait régulièrement à RDI économie pour commenter les enjeux économiques, a conservé une libre parole. Dans un livre qui paraît ces jours-ci, Créer et partager la prospérité, publié aux Presses de l’Université du Québec, Diane Bellemare aborde avec pragmatisme les questions de protection sociale, de retraite et d’emplois, et lance des propositions qui ne représentent pas nécessairement la position du gouvernement Harper.

Elle nous annonce même que son approche s’appuie sur les principes de John Maynard Keynes, qui n’est pas du tout le préféré des conservateurs. Le Keynésianisme est favorable à l’intervention de l’État dans l’économie pour favoriser le plein emploi.

« Les idéologies alimentent les tensions et font basculer les débats dans l’irrationnel », écrit Diane Bellemare dans les premières pages de son ouvrage. Ce qu’elle annonce, dès le départ, c’est qu’il faut améliorer sensiblement « le système de rémunération », c’est-à-dire les politiques qui encadrent toutes les questions liées à l’emploi, au chômage, aux cotisations sociales, à la retraite et à la formation.

Protections sociales déficientes

« Le chômage élevé divise la société en groupes : les élus et les exclus, écrit Diane Bellemare. Ce phénomène d’exclusion pèse lourd sur les dépenses d’assistance sociale. » À son avis, il faut tout faire pour apporter une meilleure sécurité aux travailleurs et favoriser la création d’emplois et l’intégration des chômeurs et assistés sociaux au marché du travail.

« Au Canada, la protection sociale (rémunération publique) en pourcentage du PIB est inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. En 2010, elle atteint 18,6 % du PIB comparativement à 22 % pour l’ensemble des pays de l’OCDE. […] Le système de rémunération publique se présente comme un amalgame pas toujours cohérent de programmes provinciaux et fédéraux, souvent peu généreux comparativement à ceux d’autres pays industrialisés. »

De plus, 1 personne sur 2 en chômage au Canada reçoit des prestations d’assurance-emploi. Ce n’est pas acceptable dit-elle parce que le système ne tient pas compte de « l’obsolescence des compétences professionnelles ».

Pour ceux qui sont et qui restent dans le marché du travail, il faut savoir que « les nouveaux emplois se créent aux extrémités de la distribution des revenus, accentuant les inégalités de revenus alors que la moyenne des revenus réels n’augmente guère ». Elle ajoute que, de nos jours, les entreprises font « assumer aux employés davantage de risques que par le passé. Cette réalité est pourtant paradoxale. En effet, le succès des entreprises repose de plus en plus sur la qualité de leurs ressources humaines ».

La sécurité du revenu à la retraite

La sécurité du revenu à la retraite n’est pas à point selon Diane Bellemare. Il y a trop de gens pauvres à la retraite, reconnaît-elle. « Au Québec, 44 % des personnes de 65 ans et plus reçoivent le Supplément de revenu garanti comparativement à 34 % pour le Canada. » Et un peu plus du tiers seulement des Canadiens et des Québécois ont des régimes de retraite complémentaires. « Les entreprises n’ont pas rempli la mission que la société canadienne leur a confiée », écrit-elle. Il faut repenser les revenus de retraite, à son avis, en déplaçant le « pivot central » du système des régimes complémentaires vers les régimes publics que sont la Régie des rentes du Québec et le Régime de pensions du Canada.

La sénatrice Bellemare est de ceux et celles qui croient qu’il faut travailler plus longtemps et qu’on devrait « songer à établir un âge flexible pour la mise à la retraite ». Elle croit aussi que les pensions de retraite « devraient être indexées au niveau de vie courant, à la hausse comme à la baisse ». Elle est aussi d’avis qu’il faut bonifier le système de la Régie des rentes du Québec et du Régime de pensions du Canada afin qu’ils « deviennent l’épine dorsale du système de maintien du niveau de vie à la retraite ».

Solution : plein emploi

Il faut que toutes les énergies convergent vers la création d’emplois. Diane Bellemare affirme que « ce n’est pas en uniformisant les règles et en obligeant les gens à déménager à des centaines, voire à des milliers de kilomètres de leur lieu de résidence qu’on réglera le problème ». Et ce n’est pas en coupant dans l’assurance-emploi qu’on règle le problème, selon la sénatrice. Au contraire, une telle avenue crée de la pauvreté.

Le plan de match de Diane Bellemare mise beaucoup sur le « plein emploi ». Ce n’est pas le chômage zéro. Le « plein emploi », c’est de faire en sorte qu’il y ait plus de postes disponibles que de chômeurs. Bien sûr, ces chômeurs ne sont pas prêts ou formés pour pourvoir ces postes.  Mais le principe d’un système qui offre le plein emploi serait ainsi atteint. Diane Bellemare précise toutefois que « le plein emploi, c’est la possibilité d’exercer un emploi rémunéré qui est garantie par la société et non un droit à un revenu à n’importe quelle condition ».

Pour y arriver, l’État doit mettre l’emploi au cœur de ses stratégies et il faut certainement miser sur la formation continue.

« En 2010, écrit Diane Bellemare, les coûts du chômage pour le Canada et le Québec atteignent respectivement 190,1 milliards et 37,4 milliards de dollars ou 11,7 % du PIB. On peut facilement imaginer que dans un contexte de plein emploi, les gouvernements auraient moins de problèmes budgétaires. »

À lire. Excellente lecture de chevet.

La décision du gouvernement Harper de geler pour trois ans le taux de cotisation des employés et des employeurs à l’assurance-emploi signale deux choses : Ottawa poursuit inlassablement ses démarches visant à pousser les chômeurs à revenir sur le marché du travail et l’économie va peut-être mieux qu’on le pense!

Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, lors d'un point de presse à OttawaD’abord, même si la croissance a ralenti au pays, il se crée toujours des emplois, le chômage est en baisse, les ventes au détail demeurent fermes et les espoirs de reprise des exportations grandissent avec le rebond américain en cours et les signaux un peu plus encourageants en provenance d’Europe. Cela dit, pour asseoir la croissance du Canada, le ministre Flaherty cherche peut-être à stimuler l’économie en réduisant les charges fiscales des entreprises et, dans une moindre mesure, des travailleurs.

Par ailleurs, et c’est important de le souligner, le gouvernement n’essaie plus de maintenir d’importants surplus dans le compte de l’assurance-emploi. Le déficit annuel a été effacé et le déficit cumulé se réduit d’année en année, maintenant que la crise est chose du passé. De toute évidence, la décision de geler les cotisations aura pour conséquence de maintenir le compte en équilibre, rien de plus. L’objectif n’est pas d’accumuler des réserves.

Il faut dire aussi que la réforme de l’assurance-emploi, qui a provoqué beaucoup de contestations dans les régions qui comptent sur le travail saisonnier, a peut-être entraîné une réduction des prestations à verser. La croissance économique et la création d’emplois ont aussi réduit les besoins en ce qui a trait aux prestations à verser.

Deux constats :

  1. Le gouvernement va surtout soulager les petites entreprises avec sa mesure, des entreprises qui ont beaucoup de taxes à payer et qui demandent régulièrement qu’on leur donne un peu d’air. Cette annonce sera bienvenue pour elles.
  2. Ceux et celles qui souhaitent voir le gouvernement fédéral revoir ses règles afin de favoriser l’accès pour les travailleurs et les sans-emploi à la protection de l’assurance-emploi seront déçus. Ce n’est, de toute évidence, pas du tout le chemin que le gouvernement suit.

Une question importante : à la prochaine récession, aurons-nous les moyens de faire face à une montée du chômage? Faudra-t-il alors augmenter de façon considérable, d’un coup, les cotisations des uns et des autres?

Selon l’économiste Jean-Pierre Aubry du CIRANO, « avec des élections en 2015, le pire qui peut arriver pour le gouvernement Harper est un essoufflement de la croissance, de l’emploi et du PIB ».  La mesure annoncée va aider à réduire la probabilité de faire face à un tel essoufflement tout en permettant de réaliser l’équilibre budgétaire en 2015.

D’entrée de jeu, permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2013 : du bonheur, de l’amour, de la paix et du succès! De la sérénité afin que chacun, peu importe sa situation, puisse mieux vivre, plus calmement, sans manquer de rien.

Cette année s’amorce avec deux nouvelles encourageantes.

D’abord, des avancées pour éviter le précipice budgétaire aux États-Unis, ce qui aurait pu avoir un impact économique majeur. Plus de peur que de mal finalement! Et puis, un règlement dans la LNH. Cela permettra à des milliers de personnes de retrouver des emplois perdus par ce conflit de travail opposant de riches joueurs à de riches propriétaires, et qui s’étirait…

Surtout, le bilan de 2012 est très appréciable au chapitre de l’emploi. Les changements imposés par le gouvernement Harper à l’assurance-emploi vont bouleverser la vie de milliers de travailleurs et de leur famille, c’est certain. Mais les dernières statistiques confirment une amélioration générale de la situation économique au pays, surtout au Québec.

Ainsi, après la perte de 51 000 emplois en 2011, le Québec a rebondi au cours de la dernière année en ajoutant 138 000 emplois. Le taux de chômage a baissé, les taux d’emploi et d’activité ont augmenté.

Dans les bonnes nouvelles, notons l’ajout de 128 000 emplois dans la région métropolitaine de Montréal, stimulée en particulier par un faible taux de chômage en Montérégie à 6,1 %. Aussi, la presque totalité des emplois créés au cours de la dernière année ont été à temps plein.

 

Les régions championnes en terme de faible chômage :

  • Chaudière-Appalaches : 4,6 %
  • Capitale-Nationale : 4,9 %
  • Montérégie : 6,1 %
  • Côte-Nord et Nord-du-Québec : 6,3 %
  • Laurentides : 6,5 %
  • Abitibi-Témiscamingue : 6,7 %
  • Bas-Saint-Laurent : 6,8 %

 

Les régions autour de la moyenne :

  • Centre-du-Québec : 7,1 %
  • Outaouais : 7,2 %
  • Lanaudière : 7,2 %

 

Les régions où le taux de chômage a monté en 2012 :

  • Laval : 7,4 %
  • Estrie : 7,9 %
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean : 9,4 %
  • Montréal : 10,1 %
  • Mauricie : 10,5 %
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 14,6 %

 

Cela dit, les économistes sont d’avis que la situation ne va pas perdurer. Parlant pour l’ensemble du Canada, l’économiste Matthieu Arseneau de la Nationale affirmait vendredi qu’il demeure « sceptique quant à la durabilité de ces gains en raison de la volatilité des données sur l’emploi ».

Chez Desjardins, l’économiste Joëlle Noreau disait ceci : « Bien que les données économiques s’améliorent au sud de la frontière, les préoccupations entourant le contexte budgétaire laissent encore bien des inquiétudes quant à la performance de l’économie américaine cette année. Ce climat de tension amènera bien des hésitations chez les employeurs qui préféreront peut-être jouer de prudence dans les premiers mois de 2013 en limitant à la fois les investissements et les embauches. »

Une fois de plus, ce début d’année s’amorce sur une série de doutes, qui laissent croire qu’une croissance durable et soutenable peut s’installer, mais les risques demeurent assez nombreux pour faire dérailler, encore une fois, ce qui peut ressembler à une reprise. N’est-ce pas très prudent comme projection pour 2013?

Syndiqués, retraités, chômeurs, le monde du travail est en complète transformation au Canada. Le gouvernement Harper, majoritaire depuis un an, instaure de nouvelles règles qui sont en train de modifier en profondeur la relation entre l’État et les citoyens. Le rôle du gouvernement est revu, et tout cela a et aura un impact fondamental dans la vie des Canadiens.

Moins bien payés

Assurance-emploi

La semaine dernière, la ministre des Ressources humaines Diane Finley a annoncé les nouvelles règles régissant l’assurance-emploi. Dorénavant, les chômeurs devront se trouver un emploi plus rapidement, accepter des emplois moins rémunérateurs, sinon leur prestation sera réduite. Les travailleurs saisonniers sont les plus touchés par cette nouvelle gestion de l’assurance-emploi.

 Les chômeurs fréquents, ceux qui travaillent intensément quelques semaines et qui doivent réclamer régulièrement le soutien de l’assurance-emploi entre les saisons, auront six semaines pour se trouver un nouvel emploi au même salaire. S’ils n’y arrivent pas, ils devront accepter un poste dit « comparable » qui pourrait descendre à 70 % de leur rémunération.

Les chômeurs fréquents devront ainsi accepter un poste moins rémunérateur, se trouvant à une heure ou moins de leur domicile. Le Globe and Mail souligne que cet aspect s’avère problématique. Certaines villes, où le chômage est élevé, sont à plus d’une heure d’une autre ville. C’est le cas de Grand Falls-Windsor à Terre-Neuve-et-Labrador. Elle se trouve à 95 kilomètres de Gander. Le taux de chômage à Grand Falls-Windsor est de 21,1 %. Même scénario à Campbellton dans le nord du Nouveau-Brunswick, à 2 heures de Miramichi. Le chômage est tout près de la barre de 20 % dans la région.

Et, honnêtement, que feront les pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine?

Dans les provinces de l’Atlantique d’ailleurs, les chômeurs fréquents représentent de 56 à 80 % de tous ceux qui doivent réclamer un soutien de l’assurance-emploi. C’est un changement extrêmement important que les nouvelles règles viendront imposer.

La pension, plus tard

L’autre réforme, qui se terminera à la fin des années 2020, c’est celle de la hausse de l’âge prévu pour recevoir un premier chèque de pension, un chèque de la Sécurité de la vieillesse. De 2023 à 2029, l’âge de la retraite va passer de 65 à 67 ans.

Si vous avez 50 ans aujourd’hui, vous n’aurez pas droit à la Sécurité de la vieillesse à 65 ans comme vous l’avez toujours cru. Ce sera à 67 ans. Cette décision aura un impact sur les finances publiques des provinces qui devront soutenir financièrement un nombre important de personnes pour deux années supplémentaires. Cette décision fera en sorte également que les citoyens devront travailler deux années de plus avant de pouvoir retirer les premières sommes de la Sécurité de la vieillesse.

Les plus démunis, et ils sont nombreux, n’auront droit au Supplément de revenu garanti qu’à 67 ans également. Ces changements, bien qu’on ait le temps de les voir venir et s’installer, auront des conséquences importantes sur des millions de Canadiens.

Lois spéciales

Des travailleurs du Canadien Pacifique, membres du syndicat des Teamsters Canada, ont organisé un piquet de grève à l’entrée du dépôt de rails près de l’avenue Jarvis, à côté du McPhillips Sation Casino.

Et l’autre transformation qui s’opère au Canada, mais qui ne fait pas l’objet d’une mesure budgétaire, c’est l’intervention du gouvernement Harper dans certains conflits de travail. Invoquant la protection de l’économie, le gouvernement a décidé d’imposer des lois spéciales pour mettre fin à des conflits. Il l’a fait à Air Canada, à Postes Canada et se prépare à le faire au Canadien Pacifique, où 4800 travailleurs sont en grève depuis la semaine dernière.

Ce conflit ralentit le transport de grains dans l’ouest du pays et le transport de passagers en Ontario. La possibilité de voir Ottawa déposer une loi spéciale n’a pas favorisé la négociation selon le syndicat, qui accuse la partie patronale de n’avoir jamais négocié de bonne foi. Les négociations sont rompues. Le CP attend la loi spéciale, selon les travailleurs.

Tout compte fait, le monde change rapidement sous les conservateurs majoritaires pour plusieurs travailleurs syndiqués, dont le pouvoir de négociation s’éteint sous le feu d’une loi spéciale, pour les chômeurs, dont le rythme des saisons prendra bientôt une nouvelle forme, et pour les futurs retraités, qui devront attendre deux années de plus avant d’avoir droit au soutien gouvernemental pour leurs vieux jours. Ce sont des transformations qui ne sont pas mineures, loin de là, qui changent ce pays et la vie de ses citoyens.

Beaucoup de choses passent inaperçues dans un budget, surtout dans un plan budgétaire de l’ampleur de celui qu’a présenté le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, jeudi dernier à Ottawa. Ça se passe vite, il faut gober beaucoup d’informations et le temps est limité pour tout dire en ondes.
 
C’est dans les jours suivants qu’on peut faire des trouvailles dans le budget, comprendre certains enjeux et communiquer certaines informations qu’on n’a pas eu le temps de mettre en lumière. Voici en rafales quelques-unes de ces informations, oubliées ou peu abordées :
 
  • Ottawa va vendre des résidences officielles à l’étranger pour les remplacer par de plus petites, ce qui devrait rapporter 80 millions de dollars au trésor public. « Des locaux plus modestes n’auront pas d’incidence sur la capacité de nos diplomates à accomplir leur travail », est-il écrit dans le budget. Le plafond de remboursement des loyers sera abaissé et des affectations seront prolongées afin de réduire « les coûts administratifs associés aux déménagements fréquents ».
  • Ottawa met fin au programme Katimavik, fondé par le sénateur Jacques Hébert, un proche de Pierre Elliott Trudeau, père du député libéral Justin Trudeau, qui a dirigé dans le passé ce programme destiné aux jeunes de 17 à 21 ans. Le ministre n’y va pas par quatre chemins dans son budget : le gouvernement entend dorénavant financer « des programmes à un coût raisonnable qui profiteront à de nombreux jeunes plutôt que d’affecter les fonds disponibles à des programmes qui touchent un très petit nombre de participants, et ce, à un coût excessif par personne ».
  • Ottawa continue de revoir son discours sur sa décision d’acheter des F-35. Dans le budget, il est écrit que le gouvernement « fera l’acquisition d’appareils abordables en remplacement de la flotte vieillissante d’avions CF-18 ». Il n’y a pas si longtemps, les ministres Peter MacKay et Julian Fantino défendaient avec passion la décision du gouvernement d’acheter 65 avions F-35 pour une somme se situant quelque part entre 5 et 8 milliards de dollars.
  • Le gouvernement Harper confirme que la SCHL va réduire le niveau de couverture en assurance des hypothèques au Canada. De nouveaux changements seront apportés au « cadre de gouvernance et de surveillance » de la SCHL « en aidant les prêteurs à trouver de nouvelles sources de financement et en accroissant la robustesse du marché des obligations sécurisées canadiennes ».
  • Les immigrants investisseurs devront être plus actifs dans l’économie canadienne. Ainsi, « le Programme d’immigration des gens d’affaires ciblera des investissements plus actifs dans les entreprises canadiennes en croissance et des entrepreneurs plus innovateurs ».
  • Le gouvernement veut privilégier les chômeurs et les travailleurs touchant de l’assurance-emploi pour les emplois saisonniers avant de faire appel à des travailleurs étrangers. Les mots du budget : « Grâce aux nouveaux liens entre les programmes d’assurance-emploi et des travailleurs temporaires étrangers, les travailleurs canadiens qualifiés pourront prendre connaissance des postes disponibles dans leur région et les obtenir, alors que les travailleurs étrangers disponibles seront engagés là où le besoin de leur participation est le plus grand. »
  • Les fonctionnaires devront contribuer davantage à leur régime de retraite. « Le gouvernement propose de rajuster le Régime de pension de la fonction publique de sorte que les cotisations des fonctionnaires en viendront au fil du temps à être égales à celles de l’employeur (50/50). Des changements comparables seront aussi apportés aux taux de cotisation aux régimes de retraite des Forces canadiennes, de la Gendarmerie royale du Canada et des parlementaires. » Le rapport est actuellement de 65 % employeur/35 % employé.
  • « Dans le cas des personnes qui deviennent membres de la fonction publique fédérale à compter de 2013, il est proposé de faire passer l’âge normal de la retraite de 60 à 65 ans. »
  • Plusieurs organismes, comme Équiterre par exemple, devront fournir plus d’informations sur leurs activités. Revenu Canada devra améliorer « ses activités d’éducation et d’application de la loi concernant les activités politiques des organismes de bienfaisance », en plus d’améliorer « la transparence en exigeant des organismes de bienfaisance qu’ils fournissent de plus amples renseignements sur leurs activités politiques, y compris sur la mesure dans laquelle leur financement provient de sources étrangères ».
  • Dans plusieurs ministères, le gouvernement consolide des pouvoirs aux mains d’une seule autorité, ce qui permettra un contrôle plus serré des subventions et des contributions gouvernementales.
  • En terminant, il est important de noter et de rappeler qu’en plus des compressions de 5,2 milliards de dollars annoncées dans les 67 ministères et organismes fédéraux, il y a aura un gel des dépenses dans les années suivantes, après 2014. En raison de la hausse du coût de la vie, ce gel signifie des compressions supplémentaires.

Voilà!