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Le Waterloo de BlackBerry?

Lundi 12 août 2013 à 14 h 09 | | Pour me joindre

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C’est par la nouvelle famille de Q10 et de Z10, lancée cette année, que BlackBerry devait assurer son avenir. L’heure n’est pas au bilan, mais les premiers mois de vente des appareils ont été décevants. Et, aujourd’hui,  l’entreprise se cherche un partenaire ou un acheteur.

À la lumière des commentaires émis par plusieurs analystes, deux questions se posent : BlackBerry sera-t-elle encore canadienne à la fin de l’année? Et son avenir se joue-t-il en Asie?

L’acheteur potentiel est une entreprise qui se cherche un système d’exploitation, une plateforme qui lui est propre. Donc, Apple, Google et Microsoft ne sont pas sur la liste des prétendants. Mais Samsung, Lenovo, ZTE et Huawei sont probablement les acheteurs les plus sérieux selon le Wall Street Journal.

Acheteurs potentiels de BlackBerry

Samsung (Suwon, Corée du sud)
chiffre d’affaires : 188 milliards de dollars

Lenovo (Pékin, Chine)
chiffre d’affaires : 30 milliards de dollars


ZTE (
Shenzhen, Chine)
chiffre d’affaires : 13,5 milliards de dollars

Huawei (Shenzhen, Chine)
chiffre d’affaires : 37 milliards de dollars

 

Au nombre des partenaires qui pourraient s’associer à BlackBerry comme investisseurs, le journal nomme 5 groupes : IBM, Amazon, HTC, Silver Lake Partners et l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada.

Fairfax Financial pourrait aussi jouer un rôle important. Prem Watsa, président de Fairfax,  principal actionnaire de l’entreprise, a annoncé son départ du conseil d’administration pour éviter tout conflit d’intérêts.

Est-ce que les autorités réglementaires américaine et canadienne diraient oui à un acheteur chinois? Ce n’est pas clair. BlackBerry a des contrats avec la Défense, donc des contrats qui touchent à des questions sensibles et stratégiques.

BlackBerry n’arrive pas à stopper son déclin. L’entreprise a supprimé 5000 emplois l’an dernier et a cessé ses activités dans plusieurs endroits. En 2009, l’entreprise détenait jusqu’à 50 % des parts de marché des téléphones intelligents sur la planète. Aujourd’hui, BlackBerry n’est même plus à 3 %… à des lunes de Samsung et d’Apple.

Parts de marché – vente de téléphones intelligents (selon IDC) :

  • Samsung                30,4 %
  • Apple                     13,1 %
  • LG                           5,1 %
  • Lenovo                  4,7 %
  • ZTE                         4,2 %

Parts de marché – systèmes d’exploitation (selon IDC) :

  • Android                 79,3 %
  • IOS                         13,2  %
  • Windows               3,7 %
  • BlackBerry            2,9 %
  • Linux                      0,8 %

BlackBerry perd du terrain aux États-Unis, au Canada et même dans les marchés émergents, où les concurrents qui utilisent la plateforme Android offrent des appareils à moindre coût. Aujourd’hui, 52 % des analystes qui suivent BlackBerry recommandent de vendre l’action.

Dans les derniers résultats financiers diffusés à la fin juin, l’entreprise a annoncé que 40 % des téléphones intelligents qu’elle a vendus étaient des BlackBerry 10. C’est 2,7 millions d’unités. Les analystes attendaient 3,3 millions.

BlackBerry compte 72 millions d’abonnés, une baisse de 4 millions par rapport au trimestre précédent.

L’entreprise devrait survivre. Mais où?

BlackBerry : est-ce la révolution?

Mercredi 30 janvier 2013 à 13 h 29 | | Pour me joindre

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Si c’est Research in Motion qui vole la vedette aujourd’hui au Canada,  c’est pourtant un autre fleuron technologique qui suscite l’enthousiasme en bourse. CGI gagnait 7 % ce midi après la publication de résultats meilleurs qu’attendu. L’acquisition de Logica fait bondir les revenus de l’entreprise. Mais CGI est une entreprise qui ne vous parle pas directement. Elle signe des contrats de service avec des entreprises et des gouvernements et ne vous propose pas de produits dans une boutique qui a pignon sur rue. C’est tout le contraire pour Research in Motion!

Le BlackBerry Z10En fait, l’entreprise de Waterloo, en Ontario, compte sur vous pour vivre et survivre. Dans une mise en scène qui s’est révélée peu enlevante finalement, le PDG de Research in Motion, Thorsten Heins, a dévoilé les deux nouveaux appareils qui seront dorénavant offerts par l’entreprise et qui doivent lui permettre de relancer ses ventes et ses profits.

Je laisserai aux experts technos le soin d’analyser la qualité des produits. Mais, loin de l’excitation ressentie à la présentation de Research in Motion à New York, quelques observations s’imposent sur la suite des choses pour l’entreprise.

D’abord, il est clair que c’est un moment charnière pour Research in Motion. C’est ni plus ni moins une révolution qui doit se produire pour l’entreprise. Changer le nom de la société souligne à grands traits l’importance du moment, qui va donc tout miser sur la marque BlackBerry. Toute l’énergie est concentrée sur la marque, le nouveau système d’exploitation et les deux nouveaux appareils, l’un tactile, l’autre avec clavier traditionnel.

Ensuite, les défis auxquels fait face l’entreprise de Waterloo sont importants et peut-être est-il déjà trop tard. Trois défis majeurs :

  1. RIM doit regagner la confiance des consommateurs. Même avec un appareil que certains peuvent considérer comme étant exceptionnel, l’effondrement dans le marché a été tel qu’il sera difficile pour l’entreprise de ramener les utilisateurs qui l’ont quitté, d’aller surtout les chercher chez les concurrents;
  2. Le BlackBerry est associé aux professionnels et aux entreprises. Le consommateur moyen, charmé par les produits d’Apple, ira-t-il vers le z10?
  3. Et puis, ce n’est pas qu’une guerre d’innovation ou de confiance, c’est aussi une guerre de prix. Research in Motion, qui a survécu grâce aux ventes de produits à faibles coûts dans les pays émergents, veut revenir avec force sur les marchés plus riches. L’appareil est à 650 $ ou à 150 $ avec un contrat de trois ans. Certains concurrents offrent l’appareil avec un contrat. Qui est prêt à payer pour les BlackBerry? Et les utilisateurs des marchés émergents auront-ils les moyens d’acheter le z10 ou le q10?

La société part de loin. Sa part de marché s’est établie dans le monde à 4,6 % dans les téléphones intelligents en 2012, loin de Samsung à plus de 30 % et d’Apple, à plus de 19 %. Elle s’est aussi effondrée aux États-Unis.

Le groupe a supprimé des milliers d’emplois, a réduit de 1 milliard de dollars ses dépenses, a perdu 1 million d’utilisateurs à son dernier trimestre. Son action a chuté de 90 % en 5 ans avant de rebondir dans les dernières semaines.

Est-ce que ça passe ou ça casse?

Steve Jobs : je vous comprends…

Jeudi 6 octobre 2011 à 13 h 42 | | Pour me joindre

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Steve Jobs est un être d’exception.