Depuis mars 2009, la planète boursière est branchée sur l’intraveineuse des banques centrales. Aux États-Unis, en Europe, en Angleterre, partout où ça compte, les autorités monétaires ont pompé des milliers de milliards de dollars dans les marchés financiers afin de faciliter la liquidité des obligations, les prêts entre banques et le crédit à la consommation.
Cette intervention est, en grande partie, responsable de la poussée boursière après l’effondrement survenue dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers et de la crise financière qui s’en est suivie. Depuis mars 2009, la hausse des bourses a été relativement constante, bien que ponctuée de quelques creux, qui n’ont duré que quelques jours ou quelques semaines. Le marché américain est entrée dans une cinquième année de marché haussier.
Ainsi, depuis mars 2009…
- New York (S&P500) : + 153 %
- Toronto (S&P/TSX) : + 72 %
- Paris (CAC 40) : + 65 %
- Francfort (DAX) : + 139 %
- Tokyo (Nikkei) : + 127 % (+ 85 % depuis 6 mois*)
Les bourses, en fait les opérateurs de marchés, sont devenus tout simplement « accros » à l’injection massive de dollars, d’euros, de yens, de livres dans les marchés financiers. Comme des héroïnomanes, ils sont dépendants à cet afflux monétaire, cette intervention rassurante qui laisse à penser que les pouvoirs suprêmes – banques centrales, gouvernements – seront toujours là pour ramasser les pots cassés et reconstruire après les dommages.
Des milliers de milliards de dollars dorment dans les grandes entreprises du monde, qui préfèrent la prudence à la prise de risque à la suite de la pire crise économique depuis 1929. Ces milliers de milliards sont donc remplacés par d’autres milliers de milliards injectés par les gouvernements et surtout les banques centrales.
Mais, voilà, le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke témoignait devant le Congrès hier. Et il a laissé entendre que le « pusher » pourrait bientôt demander son congé. « Si nous continuons de voir des améliorations et que nous avons confiance que cela sera durable, a-t-il déclaré, alors au cours des prochaines réunions de la Réserve fédérale, nous pourrions commencer à réduire nos achats d’obligations. Si nous faisons ça, ça ne voudrait pas dire toutefois que nous irions vers une réduction complète de notre intervention. »
Il n’en fallait pas plus pour assister à un revirement sur les marchés boursiers. Le Dow Jones est passé du vert au rouge, chutant d’environ 250 points. La dégringolade s’est poursuivie à Tokyo la nuit dernière, recul de 7 %, alors que s’est ajoutée une information importante, qui est celle d’une réduction de l’activité manufacturière en Chine.
Le marché haussier est-il terminé? Personne n’est en mesure de répondre à cette question. Et il est trop tôt pour la poser. Il n’y a rien de plus imprévisible que cette petite bestiole appelée la bourse.
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*La Bourse de Tokyo s’est envolée depuis six mois avec l’adoption par le nouveau premier ministre, Shinzo Abe, d’un plan de stimulation économique ainsi que l’intervention dans le marché pour faire baisser le yen afin de relancer les exportations.
À cause de la production américaine de gaz de schiste, le prix du gaz a plongé. Cela a du coup fait plonger le prix de l’électricité dans le marché au grand dam d’Hydro-Québec, qui misait sur ses exportations vers les États-Unis pour augmenter ses revenus et ses dividendes.
Et l’Europe est allergique au pétrole issu des sables bitumineux. Même si les Européens ne sont pas vraiment appelés à consommer de ce pétrole, ils continuent de mener une campagne contre ce type d’énergie. Le ministre fédéral des Ressources naturelles Joe Oliver affirme que les directives européennes sont discriminatoires et ne s’appuient pas sur la science. En notant les types de pétrole, les Européens minimisent les émissions de gaz à effet de serre (GES) émises par le Venezuela, selon Joe Oliver.
Le gouvernement Marois a décidé de mettre en place une nouvelle structure, qui remplacera Investissement Québec. Cela entraînera une redéfinition du rôle des Centres locaux de développement, le déménagement d’employés d’Investissement Québec et du ministère des Finances et la fin éventuelle des FIER, les Fonds d’intervention économique régionale.
Mais à quel prix?
C’est quoi? C’est une monnaie virtuelle créée par un Japonais en 2009 qu’on peut acheter sur des sites comme
Femme conservatrice, elle a frayé son chemin dans un monde d’hommes, pour devenir la première et seule femme à diriger le Royaume-Uni. Plusieurs analystes s’intéresseront à toutes les facettes de sa personnalité, mais attardons-nous ici au libéralisme économique. Sa conviction profonde était celle d’accorder beaucoup plus de « liberté » à ses citoyens pour leur permettre d’avoir une plus grande maîtrise de leurs décisions économiques.
