Vous êtes nombreux à vous demander comment le gouvernement Marois va arriver à l’équilibre budgétaire au cours de l’exercice 2013-2014. Certains doutent, n’y croient pas. D’autres croient que c’est responsable et raisonnable. Chose certaine, le chemin pour y arriver est très certainement parsemé d’embûches.
Voici donc les chiffres, essentiellement repris de la page A.19 du budget :
Raymond Bachand, ex-ministre des Finances, avait dressé un plan pour arriver à l’équilibre budgétaire en 2013-2014. À partir de ce plan, le nouveau gouvernement a constaté une impasse de 1,434 milliard de dollars.
- ralentissement économique : -605 millions
- dépenses supérieures aux prévisions : -829 millions
- total : -1,434 milliard
Pour arriver à l’équilibre, le gouvernement prévoit les mesures suivantes. Ce qui est accompagné d’un astérisque (*) signifie que les mesures pour arriver à amasser la somme visée demeurent à être identifiées et/ou réalisées.
- compressions dans les dépenses : 829 millions*
- réductions dans les autres organismes : 100 millions*
- économie d’intérêt sur la dette (1) : 25 millions
- gestes d’efficience des sociétés d’État : 290 millions*
- efforts additionnels – lutte contre l’évasion fiscale : 80 millions*
- réduction de l’aide aux entreprises : 68 millions
- taxe sur le tabac : 130 millions
- taxe sur la bière, le vin et les spiritueux : 100 millions
- taxe sur la masse salariale des institutions financières : 80 millions
- total : 1,702 milliard
Décisions et mesures du budget 2013-2014 :
- mesures budgétaires : 40 millions
- mesures fiscales : 28 millions
- provisions pour éventualités : 200 millions
- total : 268 millions
1,702 milliard – 268 millions = 1,434 milliard, ce qui permet d’arriver au déficit zéro.
Maintenant, est-ce que ces chiffres vont tenir la route? Est-ce que la croissance sera plus faible qu’attendu? Est-ce que les ministères réussiront à effectuer toutes les compressions nécessaires? Est-ce que le gouvernement sera en mesure d’atteindre ses nouveaux objectifs en matière de lutte contre l’évasion fiscale? Chose certaine, l’atteinte du déficit zéro demeure vulnérable à une foule de facteurs qui pourraient être difficiles à maîtriser.
(1) en raison d’un remboursement direct de la dette de 1 milliard à même les sommes du Fonds des générations.
