Blogue de Mélanie Loisel

C’est quoi, un bon gars?

mercredi 8 février 2012 à 12 h 55 | | Pour me joindre

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Cette semaine à Génératrice, nous donnons la parole aux hommes. Quel est leur rôle en 2012? Quels sont leurs combats? Et que faut-il faire pour en finir avec les stéréotypes masculinistes?

Aux États-Unis, l’équipe du magazine The Good Men Project se pose les mêmes questions. Sur leur site Internet, on peut y lire une multitude d’histoires qui traitent des préoccupations des hommes d’aujourd’hui.

John Dwyer collabore au site The Good Men Project

À 26 ans, John Dwyer est un des collaborateurs de cette publication numérique qui a vu le jour à Boston en 2009. Ce jeune écrivain, installé à Saint Louis au Missouri, y a vu une occasion en or pour écrire les histoires d’hommes qu’il côtoie, celles qu’il entend, et même ses propres histoires.

Dans son dernier article, « La belle et la brute », il raconte justement sa première expérience au ballet. Sa comparaison du Lac des cygnes à la mécanique automobile est pour le moins originale.

 

« C’est ce qui est intéressant avec The Good Men Project. Ce magazine en ligne permet aux hommes et aussi aux femmes d’écrire ce que les hommes sont, et non ce qu’ils devraient être. Les autres magazines masculins comme Men’s Health, GQ, Esquire, veulent nous vendre une image de l’homme. Ils essaient de nous dire ce que nous devrions être, alors que je peux très bien savoir ce qui est bon pour moi », explique John dans un français un peu maladroit.

En fait, The Good Men Project est plus qu’un magazine masculin électronique, il s’agit d’un mouvement social. Le fondateur, Tom Matlack, a voulu créer une plateforme pour discuter de la masculinité. Une grande question se trouve au cœur du débat : qu’est-ce que ça veut dire être un bon gars au 21e siècle?

Sur le site, les hommes se demandent quelle place ils occupent dans la société moderne. Il est question de la paternité, de la famille, de sexe, d’éthique, de politique, mais aussi de guerre, de sport et de pornographie. 

« Les jeunes hommes de nos jours se cherchent. Ils sont un peu perdus et confus. Le grand défi est donc de faire la part des choses entre ce qui est bien et ce qui est mal et d’agir en conséquence. Ça semble évident comme ça, mais ce ne l’est pas parce que le bon gars, dans le temps, ce n’était pas le même bon gars qu’en 2012 », explique John.

Et vous, qu’en pensez-vous? Qu’est-ce que ça sous-entend, la fameuse phrase : « C’est un bon gars »? 

Nous avons invité six hommes pour en discuter vendredi à 20 h à Génératrice.