Blogue de Cécile Gladel

Avons-nous encore droit à une information de qualité?

mardi 18 octobre 2011 à 11 h 53 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Rapidité, urgence, gratuité et mélange des genres. Les journalistes sont soumis à d’importants changements dans leur travail. Internet, les blogueurs, Facebook et Twitter ont modifié la donne. Dans cet environnement, est-ce que les citoyens ont toujours droit à une information de qualité? Doit-on remettre en question la gratuité de l’information transmise sur le web? Nos invités en discutent.
Pour aborder un tel sujet, il fallait réunir des journalistes de tous les horizons. Nicolas Langelier, journaliste indépendant et rédacteur en chef de Nouveau Projet, Daphné Cameron, journaliste à La Presse, et Guillaume Lavallée, journaliste pour l’Agence France-Presse.

C’est la professeure de l’Université Laval Colette Brin qui agit à titre de mentor. Elle est aussi derrière le Projet J, le portail d’information sur le journalisme.

Elle croit qu’on doit toujours s’inquiéter de la qualité de l’information, mais il faut être optimiste, car il y a des solutions. Si Colette Brin n’est pas prête à dire que l’information est menacée, elle pense que les citoyens sont plus allumés et intéressés qu’auparavant.

Guillaume Lavallée explique que les journalistes d’agence avaient le monopole de l’urgence, ce qui n’est plus le cas. Le journaliste préfère être en retard sur une nouvelle plutôt que de publier une fausse nouvelle. Les agences de presse doivent préserver leur expertise et leur fiabilité.

Daphné Cameron souligne quant à elle qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir l’information, car de nombreuses personnes sont embauchées pour contrôler l’information. Elle cible en particulier le cas du gouvernement fédéral, où il est très difficile d’avoir une réponse.

Nicolas Langelier se demande si le côté mercantile n’est pas en train de dépasser la nécessité d’avoir une information de qualité.

Les solutions
Nicolas Langelier aborde l’important dossier de la situation précaire des journalistes indépendants, de plus en plus nombreux dans la profession. Il explique la nécessité pour les journalistes indépendants d’avoir le droit de négocier collectivement sur le modèle de l’Union des artistes. C’était d’ailleurs la deuxième recommandation de Dominique Payette dans son rapport sur l’état de l’information. Nicolas est l’ancien président de l’Association des journalistes indépendants du Québec, qui lutte depuis des années pour obtenir une amélioration de la situation des journalistes indépendants.

Doit-on investir plus d’argent dans la qualité de l’information après avoir investi beaucoup dans la rapidité?

Autre question : doit-on offrir l’information totalement gratuitement? Ne devrait-on pas faire payer les gens? L’exemple du New York Times est probant. Il faut donc trouver un modèle économique viable pour assurer la pérennité des médias et, surtout, pour assurer une information de qualité.

Pour trouver tous les liens de l’émission sur les médias.

Pour écouter la table d’idées.

Pour écouter la présentation du Sportnographe.