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Bulletin de vote

Photo : clong

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, nous a fait faux bond lundi dernier. Remarquez, il y avait de quoi. Sa collègue, Line Beauchamp, ministre de l’Éducation, démissionnait le même jour. Ce n’est que partie remise.

Avec le climat tendu qui découle du bras de fer entre étudiants et gouvernement, difficile de ne pas entendre les rumeurs d’élections qui circulent. Si celles-ci ne sont pas déclenchées dans les prochains jours, elles le seront obligatoirement dans la prochaine année. Ce qui m’amène à vous parler d’un sujet récurrent dès qu’on soulève la question des élections : le mode de scrutin ou, si vous préférez, la réforme du système électoral.

Pourquoi réformer notre mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour? Parce qu’il favorise le bipartisme et qu’il permet à un parti de se faire élire par une minorité d’électeurs (comme c’est le cas de l’actuel gouvernement Harper), diront ses détracteurs.

Je laisse le soin à nos invités de vendredi soir de répondre à la question : Notre mode de scrutin permet-il de porter au pouvoir des élus qui représentent la volonté des électeurs du pays? Et si la réponse est non, que peut-on faire pour l’améliorer?

Et vous, aimeriez-vous changer notre mode de scrutin? Rendez-vous à 20 h à la Première Chaîne vendredi.

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Alors que les scientifiques sont de plus en plus bâillonnés au sein de la fonction publique fédérale, nous profitons du 80e Congrès de l’ACFAS, l’Association pour le savoir francophone, pour donner la parole aux jeunes chercheurs francophones du pays et de l’étranger.

Jusqu’à vendredi, 5000 chercheurs et étudiants vont livrer plus de 3000 communications dans tous les champs d’études. Les colloques sont ouverts au public et ça vaut le détour.

Lors du passage de Génératrice au congrès, nous avons rencontré Nicolas Bastien, un démographe de 28 ans qui est responsable du Projet Louis-Jolliet à l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA).

Nicolas Bastien

Qu’est-ce que le projet Louis-Jolliet?

C’est un outil de cartographie dynamique portant sur les langues au Canada. Il regroupe et cartographie les diverses données tirées du recensement portant sur les langues et leur utilisation au Canada.

Qu’est-ce que vos recherches vous ont permis de découvrir et de constater?

Cet outil permet d’illustrer les dynamiques linguistiques et d’en avoir une compréhension intuitive. C’est un outil de vulgarisation. Plus précisément, il permet d’identifier les communautés linguistiques à différentes échelles. Dans l’agglomération montréalaise, par exemple, on peut voir ressortir les quartiers avec d’importantes communautés anglophones (Ouest-de-l’Île, Westmount, etc.) ou encore allophones (Parc-Extension, Côte-des-Neiges, Brossard, etc.). Dans les provinces, cet outil permet aussi d’identifier les communautés linguistiques en situation minoritaire, par exemple les communautés francophones à Moncton ou à Sudbury, ou anglophones en Estrie.

Comment cet outil pourrait-il être utilisé?

Les gens connaissent très peu les dynamiques linguistiques au Québec et au Canada. Certes, on sait tous qu’il y a des communautés francophones à l’extérieur du Québec ou encore d’importantes populations anglaises et allophones à Montréal, mais illustrer les données portant sur l’utilisation des langues à l’aide de cartes interactives rend facilement compréhensibles ces diverses réalités. On espère que ces cartes vont permettre au public de mieux comprendre les dynamiques linguistiques afin que ces phénomènes ne soient plus uniquement du domaine des experts.

Pour découvrir d’autres recherches scientifiques, écoutez Génératrice demain à 20 h à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Sujet de la semaine : La recherche

Mercredi 9 mai 2012 à 14 h 55 | | Pour me joindre

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Participants au congrès de l'ACFAS. Photo : Mélanie Loisel

Le nom ACFAS me dit vaguement quelque chose, c’est l’acronyme pour l’Association francophone pour le savoir. Je feuillette la documentation en vue du 80e congrès de l’organisme, qui se déroule du 7 au 11 mai au Palais des congrès de Montréal : récupération du polystyrène, la vie privée sur Facebook, les avantages et désavantages du Plan Nord, la géomorphologie fluviale (qui permet de prédire les débordements des fleuves)… Moi qui ne suis pas une scientifique dans l’âme, je prends soudain conscience (tardivement, j’en conviens) de l’étendue des champs d’études et de l’étroite imbrication de ceux-ci dans tous les pans de la société.

Pierre Noreau, président de l’ACFAS, parle justement de société du savoir, qu’il décrit comme au quotidien Le Devoir : « une société dans laquelle les citoyens doivent être conscients de ce qui se développe dans le monde de la recherche scientifique, car la recherche scientifique dessine la société dans laquelle on vit ». Les études, les rapports, les recherches façonnent notre vie sans même que nous nous en rendions compte.

C’est pourquoi vendredi soir, à 20 h à la Première Chaîne, cinq jeunes chercheurs se relaieront pour nous présenter leurs recherches dans des domaines aussi divers que la chimie, l’éducation, la biologie, les réseaux sociaux et le recyclage. Mais parce que la recherche a l’importance que la société veut bien lui accorder, j’animerai une table d’idées sur le financement de la recherche, qui doit de plus en plus se plier à des impératifs commerciaux ou idéologiques, comme l’ont dénoncé plusieurs chercheurs.

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Raymond Bachand à l'émission Tout le monde en parle

Il y a deux mois, ma collègue Mélanie a eu la chance de parler à bâtons rompus avec le ministre des Finances. « Ça fait tellement de bien de pouvoir dire à un ministre ce qu’on pense de ses décisions et de pouvoir lui poser des questions sur ce qui nous préoccupe! »

Ce n’est effectivement pas tous les jours que nous avons accès au numéro 2 du gouvernement. C’est pourquoi nous avons lancé une invitation à M. Bachand et que, deux mois plus tard, nous avons le plaisir de vous annoncer qu’il sera avec nous à Génératrice, dont l’enregistrement aura lieu exceptionnellement le lundi 14 mai et qui sera diffusé le vendredi 18 mai.

Une partie de l’émission sera consacrée à vos questions. Vous avez donc une semaine pour nous les envoyer ici, sur le blogue, par le biais de nos réseaux sociaux (voir en haut de la page) ou par courriel (generatrice@radio-canada.ca). N’oubliez pas de nous indiquer votre nom et votre lieu de résidence.

On attend vos suggestions!

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Acheter une propriété est déjà un défi pour bon nombre de travailleurs, mais pour les travailleurs atypiques, qui n’ont pas le profil standard des emprunteurs, le défi devient pratiquement mission impossible.

Génératrice a donc posé trois questions à Louis Tétreault, directeur au développement des affaires pour un prêteur alternatif québécois.

1) Quels sont les plus grands défis pour un travailleur atypique qui veut s’acheter une propriété?
Du point de vue des prêteurs, il s’agit d’un profil d’emprunteur généralement plus risqué, pour lequel les normes de souscription hypothécaire sont plus sévères. Parmi ces normes, le prêteur hypothécaire exige habituellement la confirmation de la permanence du poste qu’occupe l’emprunteur. Toutefois, la majorité de travailleurs à temps partiel, ou saisonniers, ne bénéficient pas souvent du statut de permanent. En conséquence, on exige une mise de fonds plus importante de l’acheteur, réduisant ainsi grandement son pouvoir d’achat. Pour les travailleurs indépendants, ou autonomes, la situation est quelque peu différente. Les prêteurs se sont adaptés dans les dernières années et offrent maintenant une gamme de produits hypothécaires facilitant la qualification des emprunteurs travailleurs autonomes sur la base de leurs revenus. Néanmoins, encore une fois, on exigera généralement une mise de fonds initiale plus importante, et l’acheteur devra prouver qu’il exerce ses activités de façon indépendante depuis au moins deux ans.

 2) Est-ce que le marché s’est adapté à ce profil professionnel de plus en plus répandu?
Avant la crise financière de 2008, le gouvernement avait assoupli considérablement les normes de qualification des emprunteurs en faisant passer graduellement l’amortissement maximal de 25 ans à 40 ans et en permettant les achats avec une mise de fonds initiale minimale, voir 0 % dans certains cas. Ces changements avaient pour but de faciliter l’accession à la propriété dans un contexte où le marché de l’immobilier performait très bien, période durant laquelle la valeur des propriétés a grandement augmenté. L’emprunt était alors plus facile pour tous, et les travailleurs atypiques ne faisaient pas exception. À la suite de la crise financière, les normes ont été resserrées considérablement, notamment en ce qui a trait à l’amortissement maximal, qui a été ramené à 30 ans, selon les nouvelles normes imposées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et entrées en vigueur le 18 mars 2011. La mise de fonds minimale pour les travailleurs autonomes a également augmenté et on a réduit le montant maximal pour un refinancement à 85 % de la valeur de la propriété. Ces récents changements ont évidemment eu un impact important pour tous les emprunteurs, et non uniquement sur les travailleurs atypiques. Mentionnons tout de même que les prêteurs hypothécaires offrent toujours des produits destinés à faciliter la qualification des travailleurs autonomes et indépendants sur la base de leurs revenus, mais il y a toujours très peu de flexibilité pour ce qui est des travailleurs non permanents, à temps partiel ou saisonniers. Il est tout à fait compréhensible que les prêteurs agissent de la sorte d’un point de vue de la gestion du risque. Le problème est que dans le contexte économique actuel, le nombre et la création d’emplois permanents sont limités et souvent difficiles d’accès. Encore aujourd’hui, le financement hypothécaire est plus difficile à obtenir pour les travailleurs atypiques que pour les salariés avec permanence, et ce, bien que la proportion de ces types d’emplois soit en forte croissance dans notre société actuelle.

3) Que conseillez-vous à un travailleur atypique pour faciliter son accès à la propriété?
La situation n’est pas évidente pour le travailleur atypique lorsqu’il est temps d’obtenir du financement pour l’achat d’une propriété.  Pour y arriver, il devra avoir une mise de fonds suffisante, il est donc primordial de bien planifier son achat en vue de s’accorder le temps nécessaire pour économiser. Il est aussi important de garder une comptabilité précise de ses revenus et dépenses afin d’exposer clairement sa situation aux courtier et prêteur lors de la demande. Il voudra démontrer une certaine stabilité de ses revenus et une stabilité d’emploi dans le même secteur d’activités. De nouveaux prêteurs sont aujourd’hui présents sur le marché québécois, offrant une gamme de produits plus vaste aux emprunteurs. Les courtiers hypothécaires pourront assister tout emprunteur selon son profil particulier et lui offrir des solutions adaptées. Mentionnons que plusieurs prêteurs ne font affaire que par l’entremise de courtiers, il importe donc pour le consommateur de consulter un professionnel de l’hypothèque, tel un courtier, pour le guider dans sa démarche. Il est aussi important de souligner que les frais et les commissions de courtage sont habituellement à la charge du prêteur, il n’y a donc aucuns frais pour l’emprunteur.

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Était-il plus facile d’accéder à la propriété il y a 20 ans que ça ne l’est de nos jours? Comment s’assurer que les jeunes aient accès à la propriété? Certains considèrent qu’ils y ont aujourd’hui moins accès que leurs aînés du fait de la flambée des prix sur le marché immobilier ces dernières années. D’autres soutiennent au contraire que devenir propriétaire n’a jamais été aussi facile en raison des faibles taux d’intérêt. Qui a raison?

La table d’idées

Les invités de la table ronde. Photo : Cécile Gladel/Radio-Canada


Les invités sont Julie Gadreau, courtière hypothécaire chez Multi-Prêts Hypothèques, et Nicolas Sicard, jeune propriétaire d’un condo et ancien promoteur et développeur immobilier en France.

La mentore est Marie-Hélène Legault, chargée de cours d’économie à l’UQAM et responsable du cours Accès à la propriété à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) Est de Montréal. Elle explique que, pour plusieurs, l’achat d’une maison est la meilleure façon d’épargner.
Pour écouter la table d\’idées sur l\’accès à la propriété. >>

Les invités
Vancouver demeure la ville la plus chère, bien que certaines études avancent qu’il s’agit de Toronto. Nicolas Blachette est agent immobilier au centre-ville de Vancouver.
Pour écouter Nicolas Blachette. >>

Le coût de l’immobilier en ville étant très élevé, de plus en plus de jeunes s’installent en région et même en milieu rural. On assiste d’ailleurs à un nouveau phénomène : l’embourgeoisement rural. Martin Poirier est agent de migration pour Place aux jeunes en région dans la MRC Rimouski-Neigette.
Pour écouter Martin Poirier. >>

Nadim Makarem
Depuis quelques années, Beyrouth est devenue une destination prisée pour sa vie nocturne. S’y acheter un appartement est devenu un vrai casse-tête. Nadim Makarem est agent immobilier à Ramco, à Beyrouth.
Pour écouter Nadim Makarem. >>

Les liens intéressants
Une étude de Laurie Guimond, chercheuse postdoctorale en géographie à l’Université Laval, qui s’intéresse à ce qu’elle appelle les « néo-ruraux ». Elle a recensé quelques initiatives québécoises qui facilitent l’accès à la propriété dans les régions rurales du Québec.

Le coup de cœur d’Élodie est le « Guide de l’immobilier 2012 » publié dans le magazine L’actualité.

La Fédération des chambres immobilières du Québec et le prix des maisons

Le prix du mètre carré dans les grandes villes du monde

L’article « La propriété est-elle encore une bonne idée? » du magazine L’actualité

L’article « Rental complex » du magazine Canadian

Quand la ministre de l’Éducation est « pantoite »

Musique
La reprise de la pièce I’m working on a building du groupe Isabeau et les chercheurs d’or
Écoutez la pièce Ma maison sans bruit sur le site de Michèle O.

La pièce B-E-I-R-U & T du rappeur libanais Rayess Bek

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Comment avoir accès à la propriété? C’est la question que nous posons cette semaine à Génératrice. Au Québec, une maison unifamiliale coûte en moyenne 224 000 $, selon la Fédération des Chambres immobilières du Québec. À ce prix, il est bien sûr difficile de trouver une maison en ville, mais qu’en est-il en région?

Nous avons demandé à Laurie Guimond, chercheure postdoctorale à l’Université Laval. Elle a aussi été coordonnatrice du Groupe de recherche sur la migration ville-campagne et les néo-ruraux à l’INRS.

La chercheure Laurie Guimond

Quels sont les principaux défis pour un jeune couple qui veut s’acheter une propriété en milieu rural au Québec?

Tout comme en milieu urbain, accéder à une propriété en milieu rural peut représenter un défi de taille pour les jeunes. Parce que les propriétés qui correspondent aux besoins et aux moyens financiers des jeunes sont parfois rarissimes, hors de prix, délabrées ou encore localisées dans des endroits peu séduisants, en trouver une peut devenir un exercice laborieux. On peut en dire autant des terrains inaccessibles en raison de la réglementation de zonage stricte, par exemple la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.

Certaines zones, municipalités, municipalités régionales de comté (MRC) ou régions administratives sont plus difficiles d’accès que d’autres, particulièrement celles dans les campagnes les plus convoitées, notamment pour leurs paysages attrayants ou leurs atouts géographiques et naturels.

À titre d’exemple, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec, en 2011 les valeurs foncières moyennes des maisons unifamiliales dans les MRC suivantes varient fortement : Les-Pays-d’en-Haut, Laurentides (275 705 $); Brome-Missisquoi, Montérégie (223 869 $); Matawinie, Lanaudière (162 340 $); Arthabaska, Centre-du-Québec (129 828 $); Maria-Chapdelaine, Saguenay-Lac-Saint-Jean (99 338 $); Témiscamingue, Abitibi-Témiscamingue (87 727 $).

Ces statistiques contrastées démontrent que certains types d’environnement sont peu accessibles pour de jeunes familles désireuses de s’installer en milieu rural. On n’a qu’à penser aux milieux longeant le fleuve Saint-Laurent, ou bien sur les rives d’un lac, ou encore près d’une montagne. Cette réalité s’explique entre autres par l’engouement et l’installation de nouveaux résidents urbains de classes moyenne ou aisée dans les campagnes, ce qui peut entraîner une hausse du prix des maisons, rendant difficile l’accès à la propriété. Cela peut engendrer plusieurs transformations dans les milieux ruraux, dont l’exclusion tant des jeunes que des populations défavorisées ou de nouveaux résidents. 

Si les jeunes se heurtent à ces différents défis pour accéder à la propriété, ils utilisent diverses stratégies pour parvenir à leurs fins. Certains vont louer des appartements ou des maisons en milieu rural dans l’attente de dénicher une propriété qui leur convient. Dans leurs stratégies de recherche d’une habitation, lorsque c’est possible, ils ne manquent pas d’utiliser leur réseau de contacts afin d’être informés rapidement des maisons ou terrains en vente. Certains ont recours aux services de différents organismes régionaux, dont celui de Place aux jeunes en région. Certains n’ont d’autres choix que d’acheter de vieilles maisons nécessitant des rénovations majeures. Au final, trouver une propriété peut être difficile, mais avec patience, recherche et détermination, ce projet se concrétise pour de nombreux jeunes.

Les municipalités rurales proposent des incitatifs financiers pour faciliter l'accès à la propriété.

Quels sont les incitatifs mis en place par les municipalités pour faciliter l’achat d’une propriété?

De plus en plus, au Québec, tant les décideurs que des groupes de citoyens des municipalités rurales sont sensibilisés à l’importance d’attirer les jeunes à s’y installer et, dans une vision à long terme, de favoriser leur rétention. On voit naître une panoplie d’initiatives facilitant l’accueil des jeunes et leur accès à la propriété, tout en leur fournissant une certaine aide à l’installation. À titre d’exemple, j’énoncerai ici quelques initiatives concrètes mises en place dans trois régions administratives du Québec, souvent par l’entremise de politiques résidentielles, familiales et d’accueil.

Centre-du-Québec 

Depuis 2001, à Chesterville, la municipalité a fait des dons de terrains résidentiels à une vingtaine de jeunes familles.

À Warwick, une politique familiale a été mise en place en 2007, visant surtout à attirer les jeunes familles et les individus âgés de 30 à 40 ans. Ainsi, les acheteurs de maisons neuves reçoivent de la municipalité 1000 $ par année pendant 3 ans. De plus, l’institution financière locale verse une remise de 0,5 % en argent à tout nouveau propriétaire et place 1000 $ par enfant dans un régime d’épargne-études.

Estrie 

À Sainte-Camille, l’initiative des Fermettes du rang 13, démarré en 2004, se démarque particulièrement. Il a permis la vente de 25 terrains pour la construction d’habitations et le démarrage d’un projet agroforestier. Le tout a été facilité notamment par le fait que la municipalité a pris à sa charge la mise à niveau du chemin et l’électrification du secteur. La réussite de ce projet repose non seulement sur une croissance démographique locale marquée, mais sur des valeurs de solidarité, d’autogestion et de développement économique respectueux de l’environnement.

Chaudière-Appalaches

À Saint-Magloire, une politique domiciliaire offre des subventions aux jeunes familles lors de l’achat d’une maison existante ou la construction d’une maison neuve. Les propriétaires se voient offrir un remboursement de la taxe foncière sur une période de trois ans. Dans le cas d’une maison neuve, la municipalité offre un remboursement d’une valeur de 1 % du coût de la construction de la maison jusqu’à concurrence de 1000 $, tout en raccordant à frais réduits la maison aux services d’aqueduc et d’égouts dans les secteurs desservis. De plus, la politique domiciliaire offre un remboursement des droits de mutation jusqu’à concurrence de 500 $. Une autre initiative locale mérite d’être soulignée ici. La municipalité a acheté des maisons rénovées par des bénévoles dans le but de louer celles-ci à de nouveaux arrivants. Ces derniers ont accès à des baux avec option d’achat, et le prix du loyer diminue selon le nombre d’enfants.

Voilà quelques exemples d’initiatives mises en place dans diverses municipalités rurales. Celles-ci démontrent combien l’accès à la propriété est devenu, dans les campagnes québécoises, un enjeu majeur.

Venez discuter avec nous de l’accès à la propriété, tant en milieu urbain que rural, ce soir à 20 h à la Première Chaîne de Radio-Canada!

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Maison à vendre

Photo : elarouche (Archives)

Avec le réchauffement de la température recommencent habituellement les déménagements, dont le nombre culmine le 1er juillet. À deux mois de cette date fatidique, plusieurs jeunes adultes décident de troquer le loyer contre l’hypothèque pour « arrêter de jeter l’argent par les fenêtres ».

Comme les taux d’intérêt sont très bas, les gens se tournent naturellement vers l’immobilier, valeur sûre entre toutes, surtout depuis la crise financière de 2008. Le marché s’est incroyablement emballé depuis la fin des années 90 et particulièrement ces six ou sept dernières années, au même rythme que se sont multipliés les promoteurs et les agents immobiliers.

Évidemment, il reste les prix. En l’espace de quelques années seulement, certains ont vu la valeur de leur propriété doubler, et même tripler. Mais le bonheur des uns fait le malheur des autres : difficile dans ce contexte, pour un nouvel acheteur, de trouver quelque chose d’accessible alors que les salaires stagnent depuis plusieurs années. Pour remédier à la situation, on s’éloigne et/ou on s’endette lourdement, à mesure que les produits banquiers sont de plus en plus nombreux.

Certains diront qu’après tout être propriétaire n’est pas si importante que ça, l’essentiel est d’avoir un toit au-dessus de sa tête. Mais être « maître chez soi » donne une base qui nous permet de mieux s’enraciner dans un milieu de vie en s’investissant, matériellement et socialement, sans avoir la crainte d’être délogé et d’avoir à recommencer à zéro ailleurs. C’est la base de la communauté : s’organiser une vie autour d’un lieu (famille, amis, voisins, écoles, commerces, etc.).

Comment faciliter l’accès à la propriété? Comment s’assurer que les jeunes puissent devenir propriétaires en se constituant un actif et une qualité de vie?

On trouve des solutions concrètes vendredi soir prochain à 20h à la Première Chaîne.