Blogue de William Dion

Une demi-finale inoubliable

Samedi 10 novembre 2012 à 8 h 41 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Forts d’une fin de saison teintée de quatre victoires d’affilée, nous nous sommes présentés au CEPSUM largement défavorisés selon tous les experts. Les Carabins étaient invaincus à domicile où ils avaient même battu Laval. Ils nous avaient battus deux fois en saison et n’avaient subi la défaite que contre Laval, à Québec.

Nos meneurs et nos entraîneurs ont fait un bon travail pour nous préparer à un tel match. La gestion des émotions était au cœur de cette préparation.

Le match :

On commence la partie par une poussée offensive qui se termine par un touché, ça s’annonce bien. La suite de la première demie est toutefois catastrophique pour notre équipe. Nous bougeons bien le ballon en attaque, jouons bien en défense et dominons sur les unités spéciales. Cependant, nous commettons une pléthore de revirements, tous coûteux.

On retourne au vestiaire à la mi-temps non pas comme une troupe démoralisée, mais plutôt en mission. Les points faibles sont établis et nous retournons fébriles reprendre l’action.

Le début du troisième quart ne se passe pas comme prévu, on commet trois revirements en trois possessions et on donne un touché à l’adversaire. Toutes les raisons d’être désespérés sont réunies. Mais curieusement, sur le banc, les gens sont calmes, concentrés.

Ils sont tous conscients que ce n’est pas en paniquant ou en essayant de pallier les lacunes de nos coéquipiers que l’on va gagner. On continuait de se faire confiance mutuellement et c’est dans cet esprit que le vent a commencé à changer de côté.

Une étincelle était nécessaire pour allumer le feu.  Cette étincelle, c’est notre défense qui l’a créée. Une interception profondément dans le territoire des bleus ouvre les valves. Trois minutes plus tard, nous avons ramené l’écart à trois points et rien ne semble plus aller dans le camp adverse.

Les raisons qui expliquent la déconfiture des bleus, je ne les connais pas. Ce que je connais, ce sont les raisons qui expliquent notre caractère : discipline, effort, abnégation.

S’ensuit ce que certains commentateurs ont qualifié de « tempête parfaite », sorte de miracle qui n’arrive qu’une fois toutes les décennies au football. Qualifiez la remontée comme bon vous le semblera, pour nous il s’agit du résultat à une somme d’efforts.

Dunsmore 2012 :

Le disque qui tourne depuis presque maintenant 10 ans commence à être usé. Comment donner ne serait-ce qu’une chance au Vert & Or? Toutes les statistiques favorisent les champions en titre.

Cependant, la beauté du football c’est qu’à chaque partie, 48 joueurs s’alignent contre 48 joueurs, malgré tous les éléments extérieurs. La pureté du football réside dans son imprévisibilité.

Il est inutile pour moi de vous rendre compte des forces et faiblesses des deux équipes, ni des commentaires d’avant-match. Je peux dire cependant que l’esprit est bon dans l’équipe et que l’énergie est canalisée à la bonne place. Nous sommes prêts à jouer 60 minutes de football de la façon la plus intense et passionnée possible.

Nous comprenons aussi que le match de la Coupe Dunsmore 2010 sert de motivation, mais qu’une fois la partie commencée, seuls les attrapés, les bloques et les plaqués feront la différence.

Nous comprenons que ce qui nous a amenés en match éliminatoire pourrait ne pas être suffisant. Nous devrons faire plus et nous en sommes conscients.

Comme l’a si bien dit mon coéquipier Francis Lapointe : « Pour battre une équipe qu’on n’a jamais battue, il faut faire des choses qu’on n’a jamais faites. »

On l’a dit, on l’a répété. Maintenant, l’heure n’est plus à la parole, mais à l’action.