Blogue de Sophie Beaudoin

Méfiez-vous des cabines téléphoniques

mardi 4 octobre 2011 à 7 h 30 | | Pour me joindre

Pour me joindre

La fille de Mme Faucher se rend à Vendée, un petit village du Québec, chaque été. Lorsqu’elle veut appeler à la maison, elle se rend dans la cabine téléphonique qui se trouve au village, la même depuis quatre ans, et contacte sa mère à frais virés. Le signal des téléphones mobiles n’est pas bien capté dans le village et elle n’a pas toujours une carte d’appel. D’habitude, les appels coûtent une dizaine de dollars maximum. Mais cette année, une surprise de taille les attendait… une facture de 180 $ pour 4 appels.

Sans tambour ni trompette et, surtout, sans aucune indication sur la cabine téléphonique, Bell a vendu les droits pour cette cabine à une compagnie américaine basée à Los Angeles, Wilmac. Cette dernière n’offre pas les tarifs auxquels nous sommes habitués. Pour des appels à frais virés, elle facture 1,40 $ la minute, au lieu des quelques cents la minute habituellement demandés par Bell.

Le problème n’est pas nouveau. LA FACTURE en a parlé en septembre 2006. Le Conseil de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a abandonné toute juridiction sur les téléphones publics depuis 1998. Tout au plus oblige-t-il les compagnies à indiquer sur l’appareil téléphonique leur nom, leur adresse, un numéro sans frais et le tarif demandé par minute. Toutefois, la fille de Mme Faucher n’a vu aucune des ces indications sur l’appareil.

Mme Faucher s’est battue pour faire valoir son point de vue et elle a réussi à faire enlever deux appels, mais elle reste avec une facture de 116 $. Et elle reçoit constamment des messages SMS lui réclamant le reste de la facture. Ces textos lui sont facturés par son fournisseur de service cellulaire, car elle n’a pas de forfait pour les textos.

Comme il a décliné sa responsabilité, le CRTC ne veut pas prendre de plainte sur la facturation de ces services, mais il devrait prendre les plaintes sur le manque d’information sur les cabines téléphoniques.