Billets classés sous « MET »

La saison du MET vient de se terminer et reprendra en décembre prochain. Comme vous, j’adore la saison new-yorkaise, la qualité des productions et le plaisir de la découverte, mais à compter de cette semaine je savoure un autre plaisir : celui de puiser, dans la programmation des grandes compagnies canadiennes et européennes, les productions où nos artistes se sont illustrés.

Je n’avais jamais vu représenté L’affaire Makropoulos de Janáček jusqu’à il y a quelques jours, au Met. Il faut dire qu’il est rarement monté, et pour plusieurs raisons : chanté en tchèque, composé sur un livret terriblement compliqué, et reposant pour le rôle principal sur une cantatrice à la personnalité et à la voix hors du commun, il représente un défi de taille. Au Met, le défi a été relevé par l’incroyable soprano finlandaise Karita Mattila, une force de la nature qui réussit à nous convaincre qu’on peut encore être irrésistible… à 337 ans!

Ça y est, c’est commencé! Depuis déjà deux semaines, le MET présente consécutivement les quatre épisodes du Ring de Wagner. Une entreprise gigantesque qui ne s’était pas produite depuis 20 ans.

En février dernier, la soprano Natalie Dessay annonçait qu’elle avait l’intention de prendre une année sabbatique de l’opéra en 2015. Une annonce étonnante à première vue, mais qui trouve sa justification dans une suite de circonstances qui a bousculé sa récente carrière.

Non, La khovanchtchina n’est pas le nom d’un personnage d’opéra, c’est un terme qui désigne plutôt une grande page d’histoire de la Russie, l’affaire Khovanski. Plonger dans les méandres de l’histoire ou de la littérature russe, ce n’est pas une mince affaire. Moussorgsky a télescopé une trentaine d’années d’histoire dans un livret touffu, vivant, passionné, dont l’histoire se déroule sur un fond d’intrigues nouées autour de la succession au trône impérial.

Cette semaine, je vous invite à rencontrer deux artistes au talent fou, mais surtout deux êtres attachants, débordants de vie et de passion : le ténor péruvien Juan Diego Florez et la soprano allemande Diana Damrau. Tous les deux sont au sommet de leur carrière et trouvent le temps de s’occuper de leurs jeunes familles et de se consacrer à des causes qui leur sont chères.

Le Götterdämmerung : le crépuscule des Dieux mis en scène par Robert Lepage a eu lieu le 27 janvier dernier au Metropolitan Opera; je vous en ai d’ailleurs parlé dans mon blogue du lendemain. Au cours des deux dernières semaines, cette production a fait couler beaucoup d’encre, en particulier dans les pages des quotidiens new-yorkais et québécois.

Après le Met, la Canadian Opera Company étudie la possibilité de diffuser ses productions en HD par tout le pays. Et pendant ce temps, chez nous comme aux États-Unis, de petites compagnies d’opéra voient d’un mauvais œil la multiplication des présentations en version filmée, à tout petit prix, montées avec de très grands moyens de production et servies par les plus grandes voix. Comment faire face à une telle concurrence?

Me voilà à New York, pour le quatrième volet de la Tétralogie de Wagner mis en scène par Robert Lepage, Le crépuscule des dieux (Götterdammerung). La première a lieu le vendredi 27 janvier. Entre le moment où l’orchestre fera sonner les premiers accords à 18 h et le long écho du dernier accord un peu après minuit, le temps sera suspendu.

La fête des enfants à l’opéra

samedi 7 janvier 2012 à 10 h 00 | | Pour me joindre

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C’est encore le temps des Fêtes à l’opéra, et c’est la fête des enfants, de la galette des Rois et des maisons de pains d’épices! Avec Hansel et Gretel en direct du MET cette semaine, j’ai décidé de présenter en lever de rideau le délicieux conte d’Ahmal et les visiteurs du soir, créé la veille […]