Blogue de Stanley Pean

La fête à Donato

Vendredi 24 août 2012 à 19 h 40 | | Pour me joindre

Soixante-dix ans, c’est un âge respectable, certes. Et ça l’est encore quand on a passé plus des deux tiers de ces années au cœur de l’évolution du jazz, aux côtés des plus prestigieuses étoiles de cette musique. Le contrebassiste montréalais Michel Donato souffle ce week-end sur ses 70 bougies. Voilà l’occasion rêvée d’esquisser le portrait de cette figure emblématique du jazz d’ici.

Michel Donato voit le jour à Montréal le 25 août 1942 dans une famille de musiciens : son grand-père est violoniste; son père, saxophoniste, flûtiste et pianiste, et son cousin tâte de la contrebasse. Dès l’âge de 10 ans, le jeune Michel s’initie à l’accordéon, enchaîne vite avec le piano en autodidacte et entame son apprentissage de la contrebasse à 14 ans. Sous l’égide de Roger Charbonneau, il étudie au Conservatoire de musique du Québec, à Montréal, tout en faisant ses premières armes dans les boîtes de nuit aux côtés de Marcel Doré à la Casa Loma ou de son père au Palais d’Or.

Depuis le début des années 60, le contrebassiste s’est imposé sur scène comme sur disque en tant qu’accompagnateur, soliste, duettiste et leader, multipliant les rencontres musicales avec des musiciens de jazz du calibre du guitariste Sonny Greenwich, des pianistes Oscar Peterson, Oliver Jones et Bill Evans, du clarinettiste Buddy De Franco, du trompettiste Miles Davis et tant d’autres. Également actif dans le domaine des trames sonores pour le cinéma et la télévision, il signe la musique de quelques films et téléromans à succès.

L’émission du vendredi 23 août a été l’occasion de le retrouver aux côtés de quelques-uns de ses plus illustres interlocuteurs et interlocutrices, des pianistes Lorraine Desmarais, François Bourassa et James Gelfand à la chanteuse Karen Young, au bassiste Alain Caron et à l’accordéoniste Marin Nasturica, en passant par les saxophonistes Lee Gagnon, Jean-Pierre Zanella et Frank Lozano. Elle nous fournira aussi l’occasion de mesurer l’importance considérable de ce monstre sacré dans le paysage du jazz québécois et canadien.

Par ailleurs, il va sans dire que l’émission du jeudi 23 août est accessible pour écoute sur demande; j’y présentais notamment des nouveautés de la chanteuse Cheryl Bentyne qui rend hommage à Cole Porter (Let’s misbehave, Summit), du pianiste Benjamin Schaefer (Leaves like snow, Double Moon), du saxophoniste David Bixler (The nearest exit may be inside your head, Zoho) et de l’organiste Dave Siebels (With the Gordon Goodwin’s Big Phat Band. PBGL).

Écoutez l’émission du 23 août >>