Blogue de Stanley Pean

Étonnante Mary Stallings!

Vendredi 17 août 2012 à 13 h 38 | | Pour me joindre

On pourrait confondre sa voix avec celles de Carmen McRae ou de Nancy Wilson, encore qu’on y détecte aussi un brin de l’influence de Dinah Washington. Découverte par Louis Jordan au début des années 60, mais encore étonnamment et tristement méconnue du grand public, cette survivante fêtait hier (le 16 août) son 73e anniversaire de naissance. Et dans la foulée de la parution de son plus récent album, Don’t look back (HighNote), l’émission Quand le jazz est là de ce soir sera entièrement consacrée à cette grande chanteuse et à quelques brillants pianistes qui l’ont accompagnée ces dernières années.

Née en 1939 à San Francisco, Mary Stallings commence, comme bien de ses contemporaines, sa carrière au sein de chorales de gospel. Dès l’adolescence, elle côtoie sur scène des artistes aussi prestigieux que Ben Webster, Cal Tjader et les frères Montgomery (Wes, Monk et Buddy). Recrutée par Louis Jordan, elle s’illustre aux côtés de Dizzy Gillespie au club Black Hawk en 1960 puis, cinq ans plus tard, au Monterey Jazz Festival. C’est néanmoins sa collaboration avec le vibraphoniste Cal Tjader (Cal Tjader plays, Mary Stallings sings, Fantasy, 1961) qui l’imposera comme une voix importante de la relève tout au long des années 60, jusqu’à ce qu’elle prenne en 1972 une semi-retraite pour prendre soin de sa fille unique, Adriana Evans, aujourd’hui chanteuse de R’n’B.

De retour sur la scène jazz depuis le milieu des années 1980, Mary Stallings a fait paraître au cours des 20 dernières années des albums enregistrés pour les labels Concord, Half Note, Maxjazz et HighNote en compagnie de sacrées grosses pointures, dont le vétéran trompettiste Harry «Sweets» Edison, présent sur six plages de l’album Spectrum (Concord, 1995). Mais son choix de pianistes témoigne à la fois de son bon goût et de l’estime que lui portent ses plus illustres contemporains : Gene Harris, Monty Alexander, Geri Allen et Eric Scott Reed, pour ne nommer que ces quatre étoiles, l’ont successivement accompagnée sur scène et sur disque. C’est d’ailleurs à ceux et celle-là que l’émission de ce soir réserve la part du lion.

Autrement, je me permets d’attirer votre attention sur quelques découvertes qui ont récemment fait mon bonheur et que je vous ai présentées lors de l’émission du jeudi 16 août : le batteur Andrea Marcelli, la chanteuse Cecilia Monte, les guitaristes James Mason et Jacob Fischer, les pianistes Tyson Naylor et Christophe Pierre, sans oublier le saxophoniste Piero Odorici. Comme de coutume, cette édition de Quand le jazz est là demeurera offerte pour écoute sur demande.

Écoutez l’émission du 16 août >>