Blogue de Michèle Patry

Le grand Pollini a 70 ans

Mercredi 4 janvier 2012 à 14 h 57 | | Pour me joindre

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Depuis qu’il a remporté le concours Chopin de Varsovie en 1960, Maurizio Pollini  est un dieu du piano. Il avait alors 18 ans et il était le plus jeune concurrent. La grande Nadia Boulanger était membre du jury, tout comme Arthur Rubinstein, qui déclarait alors : « Ce garçon joue mieux que nous tous, membres du jury. »

Photo : Mathias Bothor / DG

Pollini célèbre son 70e anniversaire le 5 janvier, et son étoile brille toujours. D’allure aristocrate, polyglotte, féru de modernité autant en architecture qu’en musique et dans les arts en général, il n’a eu de cesse de défendre aussi bien le répertoire des grands maîtres (Bach, Chopin, Beethoven, Mozart, Brahms) que des compositeurs de son siècle (Schoenberg, Boulez, Nono.) « Confronter les répertoires, transmettre, attiser la curiosité » : tel est le credo de ce monstre sacré du piano.

« Si j’ai interprété de la musique de notre temps ou relativement récente, ce n’était pas par curiosité intellectuelle, mais avec un plaisir musical profond, dit-il. J’ai aimé certaines de ces œuvres de façon très complète, avec toute ma sensibilité, comme les grandes pages du répertoire classique, quoique différemment. »

Plusieurs lui reprochent une certaine distance, une certaine froideur ou un trop grand intellectualisme. D’autres, dont  je suis, y voient un pianiste respectueux du texte, réticent à la sensiblerie tout en étant amoureux des œuvres qu’il aborde et des sonorités qu’il peut produire à son instrument.

D’ailleurs, dans une entrevue donnée à la revue Classica, Pollini disait : « L’idéal, selon moi, serait d’avoir une sonorité très ronde et chaude dans les fortissimos, qui se diffuse sans dureté dans la salle de concerts, qui garde une vraie projection dans les pianissimos jusqu’aux derniers rangs… Le piano est un instrument fascinant qui permet de déployer une gamme infinie de couleurs et de nuances. »

Expérience toujours fascinante que d’écouter Pollini! Françoise Davoine vous accompagne dans cette expérience.
Au programme :
Orchestre philharmonique de Berlin, direction : Claudio Abbado,
- Concerto pour piano et orchestre no 17, K. 453 de Mozart;
Staatskapelle de Dresde, direction : Christian Thielemann,
- Concerto pour piano no 1 en ré mineur, op. 15  de Brahms.

Écoutez le concert diffusé le 5 janvier >>

Concerts enregistrés le 13 mai 2011 à la Philharmonie de Berlin et le 12 juin 2011 au Semperoper de Dresde.

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