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Johane Despins © Radio-Canada

Bien connue du public de Radio-Canada, Johane Despins a été journaliste, chroniqueuse et animatrice de nombreuses émissions à la radio et à la télévision. Elle coanime le magazine de consommation L’épicerie avec Denis Gagné depuis 2007.

Comment les gens feront-ils leur épicerie dans 10 ans?

Si on se fie à ce qui commence à paraître en Europe avec les technologies, on devrait avoir des paniers qui donneront avec précision toute l’information sans qu’on ait à lire les étiquettes. Avec les téléphones intelligents, on saura ce qu’on devrait acheter ou non en fonction de ce qu’on veut consommer. On n’aura même plus à réfléchir avant de faire un choix de produit, on aura déjà toute l’information sur les valeurs nutritives, sur la provenance des aliments, etc. Le marketing aura donc une place prépondérante sur les emballages et je crois que les produits seront donc encore plus beaux qu’ils ne le sont aujourd’hui. Va-t-on vraiment se rendre à l’épicerie ou va-t-on la commander sur Internet pour se la faire livrer? Je ne sais trop.

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Yanick Villedieu © Radio-Canada

Après des études à l’École supérieure de journalisme de Lille, en France, et quelques années de journalisme général, Yanick Villedieu a commencé à faire du journalisme scientifique et médical au milieu des années 1970, notamment au magazine Québec Science, et à la télévision de Radio-Canada (magazine Science-réalité, aujourd’hui Découverte). Depuis 1982, il collabore à la radio de Radio-Canada (magazine Aujourd’hui la science, devenu Les années lumière). Il collabore également au magazine L’actualité. Yanick Villedieu a maintes fois reçu des prix de journalisme, notamment le Grand Prix du journalisme des Radios francophones publiques en 2006. Membre d’honneur de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec, il a aussi reçu, en 2005, un doctorat honoris causa de l’Université d’Ottawa.

Où en sera la lutte contre l’obésité dans 10 ans?

L’obésité se définit comme une accumulation excessive de graisse corporelle qui représente un risque pour la santé, selon l’OMS. L’indice de masse corporelle (IMC) est le moyen mis en place pour mesurer l’obésité dans la population : il correspond au poids de la personne (en kilogrammes) divisé par le carré de sa taille (en mètres). Une personne ayant un IMC de 30 ou plus est généralement considérée comme obèse. L’obésité est l’un des facteurs de risque majeurs pour un certain nombre de maladies chroniques, parmi lesquelles le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer.

Au cours de la décennie 1990, l’obésité s’est répandue si soudainement qu’on a employé le terme d’épidémie pour désigner la croissance phénoménale des taux d’obésité mesurés dans les pays occidentaux. Pendant ces 10 années, le nombre d’adultes obèses a augmenté de près de 50 %.

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Pascal Yiacouvakis © Radio-Canada

Pascal Yiacouvakis est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en météo (1985) et d’une maîtrise en sciences de l’atmosphère (1993) de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche ont été effectués au Centre de recherche de Toulouse et portent sur le diagnostic des systèmes frontaux. Pascal a travaillé pendant plusieurs années comme prévisionniste pour Environnement Canada. Il a ensuite été embauché comme annonceur à la radio de la Société Radio-Canada. Depuis 1994, il est présentateur météo à la télévision de Radio-Canada ainsi qu’au Réseau de l’information (RDI). Il a reçu le prix Alcide-Ouellet 2002, décerné par l’Association professionnelle des météorologistes du Québec.

À quoi devrait-on s’attendre comme climat sur la planète dans 10 ans?

Si on regarde ce qui s’est passé en 10 ans au Canada, on remarque que les températures ont augmenté d’environ 0,4 degré à l’échelle de la planète. C’est de 0,5 à 1 degré dans les régions les plus au nord. Cette augmentation est constante, alors dans 10 ans, on pourrait observer une augmentation générale de 1 degré. Le réchauffement pourrait se faire plus rapidement.

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Claudia Larochelle © Radio-Canada

Claudia Larochelle est journaliste, chroniqueuse, auteure et animatrice de l’émission littéraire Lire à ARTV. On peut aussi l’entendre chaque samedi à On aura tout vu au 98,5 FM. En 2011, elle faisait paraître une nouvelle dans Amour et libertinage par les trentenaires d’aujourd’hui, un collectif qu’elle codirigeait. Son recueil Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps voyait le jour la même année. Elle vit à Montréal et achève l’écriture d’un roman.

Trois livres que nous lirons encore dans 10 ans?

Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, 1949
Non, le « Castor », n’a pas fini de faire parler d’elle. En 2022, mon éventuelle fille aura les deux tomes du Deuxième sexe dans sa bibliothèque, ainsi que mes nièces et certainement d’autres femmes, jeunes et moins jeunes, à qui je les aurai offerts. J’espère aussi que les hommes sauront trouver à travers les lignes de cet essai féministe paru en 1949 une résonance à leurs questionnements et des pistes de réflexion pour comprendre les relations entre les sexes et le chemin traversé par les femmes qui nous ont précédées.

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M. Craquepoutte

Monsieur Craquepoutte est un personnage de l’émission Toc toc toc. Il est sonneur de cloche, maître de poste et chef de gare. Il exécute chacune de ses tâches avec un zèle frénétique. Grognon, pesteux, capricieux, de mauvaise foi, il n’aime ni rien ni personne. Même la musique lui tape sur les nerfs. Toutes les musiques, mais particulièrement celles qui émanent de l’oiseau lyre de Musette… Il n’aime pas davantage le parfum des fleurs et encore moins les arômes qui s’échappent de chez Azim quand il cuisine. Tout ce qui est beau, tout ce qui sent bon et tout ce qui est mélodieux l’exaspèrent. Mais il est passionné par son Magli! Il le bichonne avec un soin maniaque en prétendant que ce dernier lui appartient alors qu’il appartient à tous.

Comment M. Craquepoutte perçoit-il les 10 prochaines années?

Moi, Craquepoutte, je vois l’avenir d’un bon œil! Je m’efforce de bien travailler à construire le présent pour que l’avenir soit meilleur. Tous les jours, je m’applique afin d’accomplir de l’excellent travail. Je classe, je tamponne et je distribue le courrier comme personne ne réussit à le faire. Je crois que tous les postiers des autres villages devront se rendre à l’évidence que c’est moi le meilleur. Ils n’auront pas d’autre choix que de m’élire postier en chef! Dans 10 ans, je serai donc à la tête de l’Académie des postiers. Tout le monde votera pour moi, je serai élu à l’unanimité! Et comme le succès engendre le succès, je gagnerai tous les grands concours. Que ce soit pour mes performances exceptionnelles ou encore pour ma très grande personnalité, je remporterai les plus beaux trophées. Je devrai même agrandir mon garage, car il y en aura beaucoup trop, il ne pourra pas contenir une aussi grande quantité de récompenses! C’est d’ailleurs dans ce même garage que je travaillerai à réaliser les plus belles, les plus grandes inventions, celles qui transformeront l’avenir! Les gens accourront de partout dans le monde pour se procurer mes plus récentes découvertes! La plus grande de toutes mes créations, celle qui fera de moi un personnage célèbre, un immortel, sera celle qui nous permettra de nous débarrasser enfin de cette satanée Grubule! Plus »

Marie-Josée Turcotte © Radio-Canada

Titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’Université de Montréal, Marie-José Turcotte a travaillé à Edmonton comme animatrice du matin à la radio de Radio-Canada. En 1985, elle est devenue journaliste à Montréal ce soir. Elle s’est jointe la même année à l’équipe des sports. Les Jeux de 2008 ont été son 10e rendez-vous olympique comme chef d’antenne. Au fil des ans, de nombreux prix ont souligné l’excellence du travail de Marie-José Turcotte, dont 11 prix Gémeaux entre 1995 et 2012.

Comment seront les Jeux olympiques dans 10 ans?

Dans 10 ans, tout tournera autour du dopage. Le dopage existe déjà, mais ce sera encore pire dans 10 ans. On ne pourra plus l’ignorer. Il faut dire que le dopage existe depuis pratiquement toujours. D’ailleurs, le mot « doping » a fait son apparition pour la première fois dans un dictionnaire en 1889. Il y a maintenant des systèmes de triche très organisés. Dans 10 ans, si le passé est garant de l’avenir, on sera loin d’en avoir fini avec la tricherie, parce que malheureusement, la lutte antidopage fonctionne beaucoup moins vite que la course pour le dopage. Les athlètes dopés travaillent avec des médecins qui savent déjouer les tests et être en avance sur les drogues utilisées. On s’en va vers un dopage assisté et supervisé, par exemple avec le rééquilibrage hormonal. Le médecin ferait partie intégrante de l’équipe. Les athlètes auraient donc une assistance médicale. Ce serait très malheureux. En ce moment, le dopage est interdit et on voit ce qui se passe. Si on le permettait, on n’aurait plus des athlètes, on aurait des éprouvettes.

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Emmanuelle Latraverse © Radio-Canada

Correspondante parlementaire de la télévision de Radio-Canada à Ottawa depuis mai 2005, Emmanuelle Latraverse a été nommée chef du bureau parlementaire de Radio-Canada à Ottawa en 2009. Elle est aussi l’animatrice du magazine hebdomadaire Les coulisses du pouvoir depuis le début de la saison 2011-2012. Elle témoigne des activités de la Chambre des communes depuis plus de 10 ans. Elle a été productrice et animatrice pour le réseau d’affaires publiques des câblodistributeurs (CPAC) de décembre 1999 à mai 2001, puis correspondante parlementaire du réseau TVA de 2001 à 2005.

Quel sera le portrait de la politique fédérale dans 10 ans?

Il est difficile de dresser un portrait de la politique fédérale dans 10 ans, quand on peine à prédire ce qui va arriver dans quelques mois, voire quelques semaines. Une chose est certaine, dans 10 ans, un élément essentiel de la vie politique fédérale sera en plein chambardement : la colline du Parlement. Les échafaudages actuels laissent à peine présager ce qui s’en vient; c’est une rénovation en profondeur qui est en chantier, et le pire est à venir. Car l’édifice du centre, aussi majestueux soit-il, doit lui aussi être modernisé de fond en comble, et donc la légendaire Chambre des communes, avec ses tapis verts et ses bureaux de chêne, ne sera pas épargnée. À vrai dire, elle sera entièrement déménagée dans la cour centrale du bloc de l’ouest. Le coût total de l’exercice s’élève à quelque 5 milliards de dollars, et déjà, à cause des dépassements accusés dans la première phase, le gouvernement a embauché des vérificateurs pour surveiller le tout, question d’éviter dans 10 ans une commission Charbonneau II sur le dos du ministère des Travaux publics!

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Gérard D. Laflaque © Radio-Canada

Gérard D. Laflaque est le personnage principal de l’émission Et Dieu créa… Laflaque. Père de famille stéréotypé et annonceur de nouvelles irrévérencieux, il commente l’actualité de manière sarcastique. L’émission, diffusée sur une base hebdomadaire depuis 2004 à la télévision de Radio-Canada, est un grand magazine hebdomadaire d’information conçu par le caricaturiste Serge Chapleau.

Que deviendra Gérard D. Laflaque dans 10 ans?

D’abord, je suis très très très chanceux parce que je suis un personnage virtuel. Et un personnage virtuel dans une émission de télévision, ça vieillit beaucoup moins vite que le vrai monde. Quand on regarde n’importe quel personnage qui fait une émission pendant plusieurs années, on remarque qu’ils ne vieillit pas vraiment. Tintin ne vieillit pas. Astérix non plus. Les Simpson aux États-Unis ne vieillissent pas non plus. Ça fait 18 ans et ils ont encore le même âge.

Nous en sommes à notre neuvième saison et, depuis le début, j’ai vieilli d’un an ou un an et demi seulement. Alors, ce n’est pas trop pire. J’ai l’impression que je vais durer encore longtemps. En tout cas, j’ose espérer que je vais être encore à Radio-Canada dans 10 ans avec la même femme, le même fils, la même situation. J’ai l’impression que je ne changerai pas beaucoup.

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Hubert T. Lacroix © Radio-Canada

Hubert T. Lacroix a été nommé président-directeur général de CBC/Radio-Canada le 5 novembre 2007, pour un mandat de cinq ans. Il est entré en fonction le 1er janvier 2008. Le 5 octobre 2012, le gouvernement du Canada a renouvelé son mandat pour les cinq prochaines années. Avant de joindre CBC/Radio-Canada, M. Lacroix occupait les fonctions de conseiller spécial auprès du bureau de Montréal de Stikeman Elliott, un cabinet d’avocats spécialisés en droit des affaires réputé à l’échelle nationale et internationale. M. Lacroix détient un baccalauréat en droit civil (1976) et une maîtrise en administration (1981) de l’Université McGill. Il est membre du Barreau du Québec depuis 1977.

À quoi Radio-Canada ressemblera-t-elle dans 10 ans?

Pour répondre à cette question, rappelons-nous où nous en étions en 2002, il y a 10 ans. L’iPod existait, mais pas encore l’iPhone ni l’iPad. La technologie a beaucoup évolué au cours des 10 dernières années. Aujourd’hui, tout est à portée de main. On fait ses transactions bancaires en ligne, on consulte son téléphone pour lire les nouvelles, etc. Tout passe par le numérique. Le progrès est en marche. Alors, si on se projette dans 10 ans, en 2022, force est de constater qu’on suivra la tendance technologique.

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Bernard Sévigny

Diplômé en journalisme, en économie et en administration, Bernard Sévigny a travaillé une dizaine d’années pour différents médias électroniques avant de se joindre au Groupe de recherche sur les collectivités en ligne (GRECUS). Il a ensuite été professeur à la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke et chercheur associé au Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO). Il a été élu à la mairie de Sherbrooke en 2009.

À quoi ressemblera Sherbrooke dans 10 ans?

La ville de Sherbrooke ressemblera à la ville de l’avenir. Elle sera une référence en matière de développement économique parce qu’elle aura réussi à s’inscrire dans une trajectoire de développement fondé sur le savoir. Sherbrooke ressemblera à une ville « universitaire » et sera reconnue comme telle en raison de l’efficace collaboration qu’elle aura développée avec ses partenaires membres du pôle universitaire. Sherbrooke sera une ville attrayante pour les jeunes, une ville qui leur offrira des opportunités de se réaliser qu’on ne retrouvera pas ailleurs au Québec.

Audacieuse et avant-gardiste, Sherbrooke aura intégré dans son développement urbain une ceinture verte qui mettra en valeur son patrimoine naturel. Elle sera devenue une destination recherchée par les amants de la nature.

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Michel Désautels © Radio-Canada

Michel Désautels fait ses débuts à Radio-Canada en 1972. Pendant quatre ans, il sera journaliste, animateur et réalisateur d’émissions d’information à CJBC Toronto. À l’automne 1977, il devient l’animateur des émissions spéciales du service des nouvelles du réseau français de Radio-Canada. Il occupe ce poste pendant cinq ans. Il quitte ensuite l’information nationale et internationale pour prendre la barre du grand magazine d’après-midi à CBF, Montréal-express. Il y sera en tout huit ans. Depuis 2003, il anime Désautels, qui comprend le magazine quotidien de retour à la maison dans la grande région de Montréal suivi d’une émission nationale d’affaires publiques. Il anime aussi des émissions spéciales telles les dernières soirées des élections fédérales et québécoises.

À quoi ressemblera la radio dans 10 ans?

Dans un horizon de 10 ans, j’ai l’impression qu’on va assister à un phénomène qui est déjà en marche, mais qui va s’accélérer : un recul des radios musicales, à tout le moins dans les marchés québécois. Les consommateurs de musique ont désormais les outils pour se faire à la carte un choix musical beaucoup plus intéressant que ce qu’on a à leur offrir, même si plusieurs ont trouvé des créneaux qui leur sont propres (rock progressif, adulte contemporain, etc.). Ces créneaux demeurent imparfaits comme outil pour satisfaire les goûts des gens qui ont envie d’écouter un type de musique en particulier. En plus du fait que la publicité peut parfois être un encombrement. Je pense donc qu’il y aura une spécialisation, mais à partir d’autres outils et plateformes. Radio-Canada en offre déjà une avec sa plateforme musicale Espace.mu. Donc, pour les amateurs de musique, la radio, telle qu’on la connaît, ne sera plus le vecteur principal. Ça deviendra autre chose.

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Lise Pelletier © François Trahan

Lise Pelletier est la mairesse de Fermont depuis 2003. Elle est aussi préfète de la MRC de Caniapiscau et siège au conseil d’administration de la Conférence régionale des élus de la Côte-Nord.

À quoi ressemblera Fermont dans 10 ans?

En 2022, la ville de Fermont aura acquis le statut de « capitale canadienne du fer ». Stimulée par le boom minier des 10 dernières années, la vigueur de son économie en fera la plaque tournante du développement du nord québécois. Cette expansion reposera sur des principes de développement durable centrés sur le capital humain.

Plusieurs mesures auront été mises en place pour favoriser l’expansion de la ville dont la population aura doublé en 10 ans. La création d’une nouvelle coopérative d’habitation du nord, soutenue par les gouvernements, permettra de répondre aux besoins en logements des travailleurs et des familles venus vivre à Fermont. Les programmes incitatifs pour les diplômés, ainsi que la bonification des crédits d’impôt pour les habitants des régions éloignées favoriseront la rétention de la population. La formation spécialisée permettra l’adaptation de la main-d’œuvre locale aux nouveaux emplois dans la région. L’utilisation des nouvelles technologies de l’information en éducation offrira un enseignement spécialisé à distance aux étudiants de Fermont. Le parc industriel aura doublé sa capacité et il accueillera de nouvelles entreprises dont les activités seront de plus en plus diversifiées.

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Ève Gagnon

Gymnaste depuis l’âge de 6 ans, Ève Gagnon rêve de faire la compétition aux Olympiques et d’aller sur la Lune. Avec son arrière-grand-mère, la centenaire Anne-Marie Carmichael, elle aime discuter de l’héritage qu’elle a reçu et de celui qu’elle laissera elle-même aux générations futures.

Lieu de résidence : Charlesbourg
Année de naissance : 2001

Travail réalisé par Alain Décarie et Jessica Nadeau

Alain Crevier © Radio-Canada

Alain Crevier œuvre à Radio-Canada depuis 1980. Jusqu’à 1991, il a travaillé à la radio. Après un passage à Télé-Québec comme animateur-journaliste des séries Nord-Sud et Feu vert, il est revenu à Radio-Canada. Il a animé l’émission radio du matin CBV bonjour, à Québec. Depuis 1995, il anime Second regard, une émission de télévision consacrée à la spiritualité, aux religions et à la quête de sens.

Quelle place la religion occupera-t-elle dans la société dans 10 ans?

La question est vaste, mais elle est fascinante! C’est le bon moment de la poser, en plus. La réponse est simple : pendant des décennies, pour ne pas dire des siècles, en Occident, au Québec, la seule référence qu’on avait pour faire face aux questions existentielles (la vie, la mort, la souffrance, les valeurs, le bien, le mal, etc.) était l’église catholique, et donc la religion catholique. Le temps passe, et on le voit aujourd’hui : on a l’impression que tout est en train de basculer. On ferme des églises, on fusionne des paroisses. J’ai même vu des diocèses littéralement faire faillite. On n’a plus l’impression du tout d’être dans le même monde. On est en pleine migration.

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Anne-Marie Carmichael

Cette charmante centenaire vit avec l’une de ses filles dans la maison qui l’a vue grandir à Québec. Entre les virées dans les magasins et les escapades au chalet que son fils lui a fait construire sur le bord du lac Bleu à Beauport, la grande ricaneuse soutient que même la reine n’est pas plus heureuse qu’elle.

Lieu de résidence : Charlesbourg
Année de naissance : 1911

Travail réalisé par Alain Décarie et Jessica Nadeau